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La connaissance et la lecture des traces laissées par des animaux remontent aux temps préhistoriques. Il était alors vital pour l’homme d’acquérir ce savoir, tant pour se procurer de la nourriture, des peaux, des outils, des matériaux (os, tendons, colle, ivoire ...) que pour ne pas devenir la proie de certaines espèces.
Cette connaissance de la faune sauvage a perduré longtemps (luparii - chasseurs de loup - dès le Moyen Age, pisteurs royaux, braconniers roturiers pour pallier pénurie et famine) mais a commencé à disparaître à l’orée du XXe siècle.
 Lac de La Jasse et Pic St-Loup - Mas de Londres (34) |
L’homme, aujourd’hui, n’a pratiquement plus besoin de connaître le comportement des animaux, les trappeurs (pisteurs) et les peuplades dites primitives ont quasiment disparu. Cependant, il serait dommage que cette science pratique de l’observation animale disparaisse car elle permet de transmettre un certain patrimoine, d'aider des métiers d'extérieur (agriculteur, jardinier, éleveur, forestier) ou scientifiques (paléontologue*, paléoanthropologue*, police scientifique), voire la pratique raisonnée de la chasse. C'est aussi une connaissance attrayante pour le promeneur soucieux de lire et comprendre son environnement.
Les végétaux et les minéraux sont facilement observables, un peu de temps suffit en général pour étudier les habitants d’une mare, les jumelles seront d’une aide considérable pour étudier commodément les oiseaux, mais l'observation et la reconnaissance des mammifères, très souvent de mœurs nocturnes, est autrement plus difficile. Leur présence ne peut être mise en évidence que grâce à la lecture des traces et indices qu’ils auront laissés dans leur environnement.
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