Traces

Sommaire
 
PRÉSENTATION
Définitions
La place dans les programmes scolaires
 
REPÈRES
Indices d'une activité animale
De l'empreinte à l'animal
De l'indice à l'animal
 
EN PRATIQUE
Liste des fiches pédagogiques
Fiches pédagogiques école élémentaire
Fiches pédagogiques collège
Les techniques
Les outils
 
POINT DOC
Sites Internet
Bibliographie
Glossaire
 
À PROPOS
 
PRÉSENTATION
Définitions
Ichnologie, empreinte, trace, indice ? De quoi parlerons-nous exactement et comment en parlerons-nous ? Essayons d’être clair et rigoureux dans l’utilisation du vocabulaire.


Ichnologie : Etude des traces fossiles résultant d’une activité organique. (Larousse)

Nous ne parlerons donc pas d’ichnologie puisque notre intérêt porte sur des animaux bien actuels.

Empreinte :
Marque en creux ou en relief laissée par un corps qu’on presse sur une surface. (Le Robert)
Figure marquée par impression. (Littré)
En vénerie (art de la chasse) on parlera de traces laissées par le gibier sur son parcours.
En droit pénal on évoquera les empreintes digitales* (leur étude s’appelle la dactyloscopie). (Larousse)

Empreinte de sanglier adulte


Trace : Empreinte, vestige marquant le passage.
En vénerie on parlera de l’empreinte que des animaux laissent après leur passage. (Larousse)
Vestige qu’un homme ou un animal laisse à l’endroit où il a passé. (Littré)
Empreinte ou suite d’empreintes, de marques que laisse le passage d’un être ou d’un objet. (Le Robert)


Indice : Signe apparent qui met sur la trace. (Larousse)
Signe apparent qui indique avec probabilité. (Littré - Le Robert)


Indice : Ecailles et cône d’épicéa mangé par un écureuil




La place dans les programmes scolaires
L’observation du monde vivant, et notamment animal, est une des priorités de l’enseignement scientifique. L’approche affective, sensitive et rigoureuse que cette observation permet, implique les élèves dans leur milieu proche.
Or, il n’est pas aisé d’observer des animaux, même de proximité, avec une classe ou même un groupe d’élèves de primaire ou de collège.
Apprendre à repérer, analyser et étudier les traces qu’ils laissent dans notre environnement sera donc une bonne manière d’aborder cette observation, de traiter les points du programme qui s’y rattachent et d’entamer une éducation à l’environnement.
Ecole élémentaire (cycle 2 et 3)
Références en cycle 2

Compétences
Exemple d’activités
Les manifestations de la vie chez les animaux

Nutrition et régimes alimentaires

Locomotion

Interactions avec l’environnement.

Recherche de reliefs de repas lors de sorties nature. Observation de mâchoires d’animaux, de pelotes*, de pattes, ... en vue de déterminer les régimes alimentaires.
Observation des empreintes. Moulages.

L’action de l’animal dans le milieu. Chercher les dégâts causés par les animaux sur les plantations (enquête auprès de chasseurs, d’agriculteurs, ...)

Diversité du vivant et diversité des milieux
Observation et comparaison des êtres vivants en vue d’établir des classements.
Élaboration de quelques critères élémentaires de classement, puis approche de la classification scientifique.
Prise de conscience de la fragilité des équilibres observés dans les milieux de vie.

Déterminer les animaux en fonction des traces rencontrées sur le terrain et en établir un catalogue, trouver des éléments de comparaison pour une classification.


Observation ou recherche d’informations relatives à une action directe ou indirecte de l’homme sur l’animal (lecture de paysage, ...)


Références en cycle 3

Compétences
Exemple d’activités
Unité et diversité du monde vivant
Première approche des notions de classification, d’espèce et d’évolution :
A partir d’un catalogue d’animaux, trouver des éléments de similitudes pour aborder la classification. Classer les animaux issus de différents milieux.

Éducation à l’environnement
Rôle et place des êtres vivants.
Notions de chaînes et de réseaux alimentaires.
Adaptation des êtres vivants aux conditions du milieu.

Chercher à partir d’un fichier d’animaux
les relations entre les différents animaux (« je mange.. » « je suis mangé par … ».
les relations entre animal et milieux (pelage, plume, pattes, ...)
entre l’homme et l’animal (espèces en voie de disparition, influence de l’homme sur le comportement des animaux, ...)


Collège (6ème)
Références 6ème

Notions, contenus
Compétences
Place possible dans la démarche
Exemples d’activités
On distingue dans notre environnement : divers êtres vivants en relation les uns avec les autres et avec leur support.
Identifier quelques relations entre les êtres vivants et avec leur support.
Situation déclenchante
Investigation
voir "EN PRATIQUE", 3. Fiches pédagogiques collège, fiche C1
Les êtres vivants observés ne sont pas répartis au hasard. Leur répartition dépend des caractéristiques de l’environnement.
Constater la présence d’êtres vivants dans certaines conditions de milieu.
Situation déclenchante
Investigation

Comparaison de deux milieux différents de l’environnement proche quant aux êtres vivants qui s’y trouvent.
voir "EN PRATIQUE", 3. Fiches pédagogiques collège, fiche C1


Dans notre environnement, les conditions de vie et la répartition des êtres vivants varient en fonction de causes locales : par exemple, la présence de sol, la présence d’eau, selon l’exposition, selon l’heure du jour.


Observation de la répartition de différents êtres vivants présents dans le milieu.
voir "EN PRATIQUE", 3. Fiches pédagogiques collège, fiche C1


Construction du savoir
Compte rendu d’un travail sur le terrain oralement, par écrit, par des photographies ou par un film.
Les êtres vivants sont très divers.
Déterminer un être vivant à partir d’une clé dichotomique.
Investigation
Utilisation d’une clé dichotomique pour déterminer les traces des êtres vivants rencontrées.
voir "EN PRATIQUE", 5. Les outils, clé détermination


Investigation
Réalisation d’une collection de moulages de traces réalisés dans l’environnement proche.
voir "EN PRATIQUE", Moulage au plâtre sur le terrain
L’occupation du milieu par les êtres vivants varie au cours des saisons : comportements, alternances de formes chez les espèces animales.
Identifier des éléments permettant de montrer des variations dans l’occupation d’un milieu.
Investigation
Classement des animaux du milieu en hibernant, estivant, migrateur, actif.
Détermination des espèces.
voir "EN PRATIQUE", 3. Fiches pédagogiques collège, fiche C2
L’homme influe sur le peuplement du milieu selon ses choix d’aménagement, ses besoins alimentaires ou industriels.
Reconnaître une influence directe ou indirecte de l’activité humaine sur le peuplement d’un milieu proche.
Investigation
Observation ou recherche d’informations relatives à une action directe ou indirecte de l’Homme sur le peuplement, à partir de l’étude d’exemples locaux, éventuellement en utilisant des logiciels de simulation.



Cartographie des relevés de traces avant /après : déboisement, ensemencement, chasse, accumulation de déchets...
Superposition des cartes : évolution de la répartition, de la fréquentation.
Tous les autres êtres vivants sont des producteurs secondaires. Ils se nourrissent toujours de matières minérales* et de matière organique* provenant d’autres êtres vivants.
Identifier le régime alimentaire d’un animal à partir de traces, d’indices de son alimentation.
Situation déclenchante
Investigation
Observation dans l’environnement proche de manifestations, de traces, d’indices de l’alimentation des animaux.
Dissection et analyse d’une pelote de régurgitation* de rapaces.
voir "EN PRATIQUE", 3. Fiches pédagogiques collège, fiche C3
L’activité des êtres vivants du sol assure la transformation de la matière organique*.
Relier la transformation de la matière organique* à l’activité des êtres vivants.

Observation de décompositions dans la nature (végétaux et animaux).


REPÈRES
Indices d'une activité animale
La plupart des espèces mentionnées dans ce dossier sont présentes dans toute la France, exception faite pour le ragondin, le castor et la genette.

Restons raisonnables…
Le fait de savoir pister et trouver un animal nous permet souvent de l’observer de près. Il faut savoir rester raisonnable et éviter tout dérangement de la faune. De plus, il vaut mieux garder ses découvertes (terriers, aires de rapaces…) pour soi, une forte fréquentation peut nuire à la vie animale.


Où ?

Autour de l’eau

C’est au bord des rivières, des ruisseaux, des étangs, des mares… que les animaux vont laisser un maximum d’empreintes en allant boire ou chasser.


Exemples d’indices d’animaux
Rivières :
rat gris, putois, ragondin, héron
Etangs :
héron, canard, goéland, cheval
Mares :
sanglier, chevreuil, fouine, batracien, oiseaux
Lacs :
mouton, sanglier, chevreuil



On pourra observer très facilement des empreintes d’animaux près des flaques laissées par une averse.


Exemples d’indices d’animaux
Chemins :
sanglier, blaireau, écureuil, faisan, petits passereaux
Zone boueuse :
sanglier, chevreuil, oiseaux, petits rongeurs


Autour de l’arbre
Il ne faut pas oublier que les animaux vont se servir des arbres soit pour se nourrir, soit pour s’abriter ou éventuellement pour marquer leur territoire.
Le chêne va être pour le sanglier un lieu de nourriture ou un support pour se débarrasser de ses parasites.
Sur le sable et la neige

Ces deux supports sont les plus éphémères mais sont de très bonne qualité comme indicateurs du passage d’un animal.

Neige
Sable



Pour la neige, on préfèrera les photos plutôt que le moulage au plâtre, ce dernier en effet, dégage de la chaleur en séchant, rendant ainsi la prise d’empreinte délicate.
Pour le sable, il faudra qu’il soit bien dur, sinon le moulage sera de mauvaise qualité.


Sur les fils barbelés

Les fils barbelés sont un bon support pour la recherche des poils car ils gardent en mémoire le passage des gros animaux (sanglier ou renard, par exemple).

Quand ?

Il y a des moments plus propices que d’autres pour relever des empreintes sur le terrain.

  • La météo : elle va jouer un rôle important car elle rendra le terrain favorable à l’impression des pieds d’animaux. Si on a le choix, il vaut mieux prévoir une sortie le lendemain d’une averse de pluie ou de neige.

  • La période de l’année : les activités des animaux augmentent suivant la saison, par exemple pendant le rut ou le nourrissage* des jeunes.

  • Le matin : les traces seront encore fraîches pour les animaux ayant une activité nocturne.


De l'empreinte à l'animal
Identifier une empreinte* n’est pas une chose facile. L’analyse doit être la plus rigoureuse possible pour arriver à déterminer le nom de l’animal.

1ère étape : Déterminer à quel groupe, elle appartient.

Les empreintes peuvent être classées en quatre groupes :

  • Empreintes de pelotes* digitales* (renard, chien, blaireau...)
  • Empreintes de sabots (sanglier, chevreuil, mouflon...)
  • Empreintes de mains (écureuil, hérisson, musaraigne...)
  • Empreintes d’oiseaux (faisan, héron, canard...)


2ème étape : Analyser en détail le type d’empreinte.

  • Nombre de doigts
  • Forme
  • Taille
  • Griffes
  • Disposition

Les empreintes de pelotes digitales
Abréviations et échelles utilisées dans ce document :

PA = Pied antérieur - PP = Pied postérieur - D = Droite - G = Gauche
L = Longueur de l’empreinte - l = Largeur de l’empreinte


Toutes les tailles des empreintes indiquées dans les tableaux correspondent à des individus adultes.


Unité le centimètre
Chaque graduation correspond à 1 cm



Renard roux

Le renard est présent partout en France. Son empreinte se rencontre très facilement dans différents types de milieux (champs, bords de rivière, forêts, plages...). L’empreinte de la patte antérieure ressemble à celle de la patte postérieure.

PA

4 pelotes digitales et 1 pelote plantaire*.
Forme
Ovale et allongée.
Taille
Peut varier de L : 5 à 6 cm – l : 3,5 à 5 cm, les PA et les PP sont assez semblables.
Griffes
Fines et pointues, elles sont visibles surtout sur un sol mou.
Disposition
Les pelotes médianes sont rapprochées. Si l’on trace une ligne sur l’avant des pelotes latérales, on s’aperçoit que l’arrière des pelotes médianes ne la dépasse pas, contrairement au chien. Cette astuce se révèle souvent assez efficace.
Voir photo
Confusion possible
La plus grande confusion possible peut se faire avec l’empreinte de certaines races de chien.



Chien domestique

La plus commune des empreintes, on la trouve absolument partout. La marque laissée sur le sol par la patte antérieure est plus grande que la patte postérieure.

PA

4 pelotes digitales et 1 pelote plantaire généralement plus grosse que celle du renard.
Forme
Ronde.
Taille
Suivant la race du chien, la taille de l’empreinte peut varier énormément.
Griffes
Rondes et assez larges, elles marquent nettement.
Disposition
Les pelotes médianes sont plus espacées que celles du renard et la pelote plantaire est plus près de celles-ci.
Même astuce qu’avec l’empreinte du renard, si on trace une ligne sur les pelotes latérales, les pelotes médianes dépassent.
Voir photo
Confusion possible
Avec l’empreinte du renard, bien que l’on confonde plus facilement le renard avec le chien que le contraire.
Dans certaines régions on peut se tromper avec celle du loup.


Blaireau

Le blaireau se voit partout en France. Une empreinte que l’on trouve assez aisément sur les chemins forestiers, petits sentiers et dans les vignes. De par sa configuration, elle se rapproche beaucoup d’une empreinte de main d’homme. On peut aussi dire que c’est une empreinte miniature d’ours.

PA
Nombre de doigts
5 pelotes digitales rapprochées et 1 pelote plantaire plutôt large, bien visibles à cause du poids de l’animal.
Forme
Plutôt allongée du fait des griffes. Le talon du PP ne marquant pas toujours, elle ressemble assez au PA.
Taille
Le PA mesure environ L : 5,5 cm jusqu’à 7 cm si l’animal pose complètement son pied – l : 5 cm. Le PP est légèrement plus grand L : 5,5 à 7 cm – l : 3,5 à 5,5 cm.
Griffes
Elles marquent nettement, celles du PA sont un peu plus longues que celles du PP.
Disposition
4 pelotes digitales sont presque alignées. La 5ème positionnée plus basse est celle du pouce, elle indique alors s’il s’agit d’une patte gauche ou droite.
Voir photo
Confusion possible
Eventuellement avec le chien, mais en faisant très attention à l’alignement des pelotes digitales, cette erreur peut être évitée.


Chat sauvage

Le chat sauvage peut se rencontrer dans les Pyrénées, les Alpes et le Massif central. Cette espèce étant tellement discrète, son aire de répartition est difficile à délimiter.
Espèce forestière, son empreinte se rencontre sur les chemins. Identique à notre chat domestique toutefois il est légèrement plus gros, ce qui se retrouvera sur la taille de l’empreinte.

PA
Nombre de doigts
4 pelotes digitales et 1 pelote plantaire très caractéristique.
Forme
Pratiquement ronde.
Taille
Environ L : 4 cm – l : 3,5 cm, les PA et les PP sont assez semblables.
Griffes
Les griffes étant rétractiles, elles ne marquent pas quand le chat se déplace au pas.
Disposition
Les pelotes digitales sont un petit peu écartées. La pelote plantaire remonte sous les autres.
Confusion possible
Fréquemment avec le chat domestique, normalement l’empreinte est plus petite pour celui-ci mais certains chats peuvent être assez gros. Si cette empreinte se trouve près des habitations, elle appartiendra certainement à un chat domestique.
Autre confusion possible, la genette.


L’empreinte du chat domestique (voir photo) sera identique à celle-ci en ayant toutefois une taille inférieure (environ 3 cm). Il y a aussi le chat « haret », chat retourné à l’état sauvage et vivant lui aussi loin des habitations, ce qui dans certains cas peut augmenter les erreurs de détermination. De toute façon, on trouve en général beaucoup plus d’empreintes de chats domestiques que de chats sauvages.

Lapin de garenne

Encore une espèce présente dans toute la France. L’empreinte de taille inférieure à celle du lièvre, est tout de même la réplique exacte en plus petit. Il préfère les sols sablonneux, les ronciers et les dunes côtières.

PAD
Nombre de doigts
En général les pelotes ne se voient pas car elles sont recouvertes de poils. Il faut un substrat* exceptionnel pour distinguer les 4 pelotes digitales.
Forme
Suivant le substrat l’empreinte varie, le PA ressemble à une forme de coque de bateau pointue.
Le PP est de forme plus allongée.
Taille
Environ L : 3,5 cm – l : 2,5 cm pour le PA et le PP sauf s’il pose le pied en entier.
Griffes
4 griffes fines marquent assez bien le sol, c’est même souvent avec la forme pointue, le moyen pertinent d’identification de l’empreinte.
Disposition
Les pelotes sont rapprochées surtout les 2 médianes, on aura donc les 2 griffes médianes très proches elles aussi.
Voir photo
Confusion possible
La seule possible, c’est avec le lièvre.


Lièvre brun

Le lièvre brun se trouve dans toute la France avec une prédilection pour les champs et cultures et parfois les bois. Même si elle ressemble beaucoup à l’empreinte du lapin de garenne, celle du lièvre est plus grande.

PAD
Nombre de doigts
Les pelotes ne se voient pas beaucoup car elles sont recouvertes de poils. Le lièvre étant plus lourd que le garenne, on distingue mieux les pelotes sur un bon substrat.
Forme
Suivant la qualité du terrain l’empreinte varie, le PA ressemble à une forme de coque de bateau pointue.
Le PP est de forme plus allongée.
Taille
Environ L : 5 cm – l : 3 cm pour le PA et L : 7 cm – l : 3,5 cm pour le PP.
Griffes
4 griffes assez importantes marquent très bien sur un sol mou. La griffe la plus basse ne s’imprime pas toujours.
Disposition
Les pelotes sont rapprochées surtout les 2 médianes, on aura donc les 2 griffes médianes très proches elles aussi.
Confusion possible
Peut-être confondu avec le lapin de garenne, parfois le renard.


Genette

L’aire de répartition de la genette est le quart sud-ouest de la France, mais on peut la trouver ailleurs. Très discrète, elle préfère les espaces forestiers et rocailleux proches des cours d’eau.

PA
Nombre de doigts
5 pelotes digitales et 1 pelote plantaire.
Forme
Ovale, peut sembler ronde si le pouce ne marque pas.
Taille
Environ L : 4 cm – l : 3 cm, les PA et les PP sont assez semblables.
Griffes
Elles sont semi-rétractiles* et ne marquent pas toujours.
Disposition
4 pelotes digitales assez espacées impriment en général sur le sol. La 5ème placée plus bas n’apparaît pas tout le temps.
Confusion possible
Avec l’empreinte du chat qui a les pelotes plus rapprochées et légèrement plus grosses.
C’est une empreinte à identifier avec précaution.


Putois

Présent dans toute la France, il affectionne les bords des cours d’eau.

PA
Nombre de doigts
5 pelotes digitales et 1 pelote carpienne* sur le PA marquant assez souvent.
Forme
Entre ovale et ronde pour le PA et plus allongée pour le PP.
Taille
Environ L : 3,5 cm – l : 3 cm pour le PA et L : 4,5 cm – l : 3,5 cm pour le PP.
Griffes
Les 5 griffes petites et fines s’impriment plus ou moins suivant le substrat.
Disposition
3 pelotes médianes plus ou moins serrées et 2 pelotes latérales plus basses.
Confusion possible
Avec la fouine qui a normalement une empreinte plus importante.


Fouine

On trouve la fouine dans toute la France. Elle affectionne les espaces forestiers mais fréquente aussi les villages et les villes.

PA

5 pelotes digitales et 1 pelote plantaire marquent nettement sur un sol boueux.
Forme
Ovale.
Taille
Environ L : 4 cm – l : 3,5 cm pour le PA et L : 5 cm – l : 3,5 cm pour le PP.
Griffes
Les 5 griffes petites et fines s’impriment bien.
Disposition
Les pelotes sont assez espacées.
Voir photo
Empreinte en partie
supérieure
Confusion possible
Avec le putois qui a une empreinte plus petite et le chat bien qu’ils possèdent tous deux des pelotes plus rondes.


Les empreintes de sabots

Sanglier

Espèce présente dans toute la France, en forêt comme dans les champs. Il a une empreinte assez facile à identifier.

PAD

2 ongles et 2 gardes à l’arrière de l’empreinte qui n’impriment pas toujours.
Forme
Plutôt rectangle ou trapèze, voire carrée si on ne prend que les ongles.
Taille
Les PA et les PP sont quasiment identiques de L : 7 à 10,5 cm – l : 7 cm à 10 cm.
Disposition
La pince* du sabot est nettement ouverte à l’avant. Un des ongles peut-être plus petit que l’autre, on dit alors que le sanglier est « pigache ».
Voir photo
Confusion possible
Avec le porc domestique ou le cerf qui a une empreinte plus rectangulaire, avec une pince plus fermée.


Chevreuil

Le chevreuil est répandu sur toute la France, dans les forêts et clairières. C’est la plus petite empreinte d’ongulé*.

PA

2 ongles. Quand l’animal se déplace au galop et fait des bonds, 2 ergots peuvent s’imprimer à l’arrière du sabot, alignés sur les pinces.
Forme
Globalement triangulaire, elle ressemble à un cœur inversé.
Taille
Les PA et les PP sont quasiment identiques environ L : 3 à 4,5 cm – l : 2,5 cm à 3,5 cm.
Disposition
La pince du sabot est fermée et pointue à l’avant. Si l’animal galope ou bondit la pince s’ouvre.
Voir photo
2 empreintes juxtaposées
Confusion possible
Avec les sabots des marcassins bien que leurs empreintes soient aussi longues, que larges, et de forme carrée.


Mouton domestique

PAD

2 ongles arrondis.
Forme
Plutôt rectangulaire.
Taille
Variable suivant la race environ L : 5 à 6 cm – l : 4 à 5 cm.
Disposition
Pince légèrement ouverte, distance entre les 2 ongles assez régulière.
Voir photo
Confusion possible
Avec le chevreuil qui a le sabot plus petit et surtout la chèvre domestique.


Chèvre domestique

PAD

2 ongles nettement arrondis devant.
Forme
Plutôt rectangulaire.
Taille
Variable suivant la race environ L : 5 cm – l : 4 cm.
Disposition
Pinces ouvertes, convexes* à l’extérieur et concaves* à l’intérieur.
Voir photo
Confusion possible
Avec le mouton domestique.


Vache domestique

PA

2 ongles arrondis.
Forme
Globalement ronde.
Taille
Variable suivant la race, à peu près L : 10 à 12 cm – l : 9 à 10 cm.
Disposition
Les 2 pinces sont écartées avec une ouverture entre les deux importantes.
Voir photo
Confusion possible
Aucune en France.


Cheval domestique

L’empreinte* du cheval domestique se trouve sous deux formes : ferrée ou non.


1 ongle arrondi.
Forme
Ronde.
Taille
Variable suivant la race, à peu près L : 10 à 12 cm – l : 10 cm.
Disposition
Echancrure à l’arrière du sabot (la fourchette*) si le cheval n’a pas de fers.
Voir photo 1
Voir photo 2

Confusion possible
Avec l’âne.


Les empreintes de mains

Ecureuil roux

L’écureuil roux est visible dans toute la France, principalement en milieu forestier. L’animal étant très léger, il faut vraiment un très bon sol pour avoir son empreinte (près d’une flaque d’eau quand l’écureuil va boire, par exemple).

PAD
PPD

Le PA à 4 doigts et le PP en a 5. Sur les 2 empreintes, on distingue de longs doigts fins.
Forme
Le PA et le PP ressemblent respectivement à une main et à un pied.
Taille
Le PA mesure environ L : 3,5 cm – l : 2 cm et le PP environ L : 5,5 cm – l : 3 cm.
Griffes
Les petites griffes fines marquent très bien sur un bon substrat.
Disposition
Sur le PA, le pouce marque rarement. Les doigts sur les 2 empreintes sont souvent écartés en éventail.
Voir photo (PAD)
Confusion possible
Avec d’autres rongeurs comme le loir, par exemple, dont l’empreinte est plus petite.


Hérisson d’Europe

Encore une espèce visible dans toute la France, le hérisson peut se trouver dans divers milieux comme les bois, les haies et dans les jardins et les parcs.

PAD
PPD

Une véritable composition humaine, 5 doigts aux PA et aux PP. Les pouces ne marquent pas souvent sur l’empreinte.
Forme
En forme de main pour le PA et de pied pour le PP.
Taille
Les 2 empreintes ont quasiment la même taille environ L : 3 cm – l : 2,5 cm. Sauf si le hérisson pose totalement le PP, l’empreinte sera plus longue.
Griffes
Les petites griffes fines marquent très bien sur un bon substrat.
Disposition
A l’avant les doigts sont bien écartés et à l’arrière ils sont plus resserrés.
Confusion possible
Peu de risque de confusion sauf avec le surmulot.


Ragondin

Le ragondin est un mammifère originaire d'Amérique du Sud, introduit en Europe au XIXe siècle pour l'exploitation de sa fourrure. Tous les individus présents en Europe proviennent d'évasions ou de lâchers volontaires.
C’est une espèce aquatique que l’on trouve dans les rivières, lagunes et canaux où elle fait des dégâts importants.

PAD
PPD

5 doigts aux PA et 5 aussi aux PP avec en plus une palmure* sauf sur le pouce.
Forme
En forme de mains en éventail, plus allongée pour la patte postérieure.
Taille
Grande différence de taille entre le PA et le PP, L : 6 cm – l : 5 cm pour l’un et L : 10 cm – l : 6 à 8 cm pour l’autre.
Griffes
Les griffes sont grosses et assez courtes mais elles marquent bien sur un bon sol.
Disposition
A l’avant et à l’arrière, les doigts sont bien écartés quand il se déplace sur le sol.
Voir photo (PAG)
Confusion possible
Eventuellement avec le castor mais il a des empreintes plus grandes.


Castor

Le castor est inégalement réparti en France car ses populations ont subi l’influence humaine. Il vit dans les cours d’eau. On le trouve dans le bassin du Rhône mais aussi dans d’autres sites où il a été introduit ou réintroduit.

PAD
PPD

5 doigts aux PA et 5 aussi aux PP avec en plus une palmure importante.
Forme
En forme de mains en éventail, plus allongée pour le PP mais elle forme un large éventail.
Taille
Le PA environ L : 5,5 cm – l : 5 cm est nettement plus petit que le PP L : 10 à 16 cm – l : 9 à 10 cm.
Griffes
Courtes et importantes.
Disposition
A l’avant et à l’arrière, les doigts sont bien écartés quand il se déplace sur le sol. Mais il faut avoir un sol assez mou pour une empreinte correcte.
Confusion possible
Peu de confusion, sauf avec le ragondin qui a une empreinte plus petite et dont la palmure n’est pas identique.


Rat gris ou surmulot

Connu aussi sous le nom de rat d’égout, il est présent dans toute la France. Il affectionne le bord des cours d’eau, les fossés, les décharges d’ordures, les caves et les égoûts.

PAD
PPD

4 doigts aux PA et 5 doigts aux PP.
Forme
Empreinte en forme de main, plus allongée pour celle arrière.
Taille
PA environ L : 2 cm plus petit que le PP L : 3,5 cm.
Griffes
Petites griffes pointues à tous les doigts, peu visibles du fait de leur taille.
Disposition
Les doigts sont écartés sur le PA. Sur le PP, les doigts médians sont souvent plus écartés que ceux latéraux.
Voir photo
Confusion possible
Avec d’autres souris comme les campagnols ou d’autres rats.


Musaraigne

Les empreintes sont tellement petites qu’il faut un substrat d’excellente qualité (exemple : belle flaque de boue fine) pour les observer.
Il y a beaucoup d’espèces de musaraignes : certaines sont présentes dans toute la France (plaines ou montagnes).

PAD
PPD

5 doigts aux PA et aux PP
Forme
Empreinte en forme de main, plus allongée pour celle arrière
Taille
PA environ L : 0,8 cm – l : 0,8 cm plus petit que le PP environ L : 1,8 cm – l : 0,8 cm
Griffes
Petites griffes pointues à tous les doigts, peu visibles du fait de leur taille
Disposition
Les doigts sont écartés sur le PA et sur le PP.
Confusion possible
Avec d’autres rongeurs comme les souris, les campagnols et les mulots


Mulot, campagnol et souris

Comme pour la musaraigne, il faut aussi que le substrat soit d’excellente qualité. Il y a plusieurs espèces de mulots, de campagnols et de souris, certaines sont présentes dans toute la France (plaines ou montagnes). Il est très difficile de déterminer ces petits rongeurs avec précision uniquement avec leurs empreintes.

PAD
PPD

4 doigts aux PA et 5 doigts aux PP
Forme
Empreinte en forme de main, plus allongée pour celle arrière
Taille
PA environ L : 0,5 cm – l : 0,6 cm plus petit que le PP environ L : 1,5 cm – l : 1,7 cm
Griffes
Petites griffes pointues à tous les doigts, peu visibles du fait de leur taille
Disposition
Les doigts sont très écartés sur le PA. Sur le PP, les doigts médians sont plus longs que ceux latéraux.
Voir photo
Confusion possible
Avec la musaraigne


Les empreintes d’oiseaux

Les empreintes d’oiseaux se trouvent essentiellement sur des sols mous comme le bord d’une mare ou d’une flaque, le sable et la neige.


Petits passereaux (type Rouge-gorge familier)

Pour les petits passereaux, les empreintes diffèrent quelque peu suivant les espèces.


3 doigts à l’avant et 1 doigt à l’arrière.
Forme
Losange étiré ver le bas.
Taille
L : 2,5 à 3 cm – l : 1,5 cm.
Griffes
Fines griffes courtes.
Disposition
Ils se déplacent en sautillant donc les empreintes sont souvent groupées par deux. Suivant les espèces les doigts antérieurs sont soit symétriques soit asymétriques.
Voir photo
Confusion possible
Moineau domestique, mésanges...


Merle noir

On le trouve dans les parcs, les jardins et les milieux boisés. C’est une espèce très courante en France. Ses empreintes sont fréquentes au bord des flaques d’eau et aux pieds des arbustes dont les fruits sont tombés sur le sol.

PG

3 doigts à l’avant et 1 doigt à l’arrière.
Forme
Losange étiré vers le bas.
Taille
L : environ 5 cm – l : 3 cm.
Griffes
Fines, très petites sur les 4 doigts et plus longues sur le doigt antérieur central.
Disposition
Les doigts antérieurs sont symétriques*. Le doigt arrière est quasiment aussi long que celui central.
Confusion possible
Etourneau, grive.


Pic vert

Il est présent dans toute la France, dans les vergers, les jardins, les bois et les forêts. La forme de l’empreinte montre bien l’adaptation de la patte pour se tenir et se déplacer le long des troncs d’arbre. Bien qu’il se nourrisse assez souvent au sol, il n’est pas évident de trouver son empreinte sur le terrain.

PD

2 doigts à l’avant et 2 doigts à l’arrière.
Forme
Trapèze ou en en "X".
Taille
L : 6 cm – l : 2,5 cm.
Griffes
Assez longues.
Disposition
Les doigts intérieurs sont plus petits que les doigts extérieurs.
Confusion possible
Rare.


Héron cendré

On le trouve près des milieux humides (marais, étangs, cours d’eau...). Il a un long doigt arrière ce qui lui permet de se percher dans les arbres. Il est présent dans toute la France.

PD

3 doigts à l’avant et 1 doigt à l’arrière.
Forme
Losange.
Taille
L : 12 à 17 cm – l : 8 à 9 cm.
Griffes
Très courtes et arrondies à chaque doigt.
Disposition
Le doigt arrière est presque aussi long que le doigt médian.
Voir photo
Confusion possible
Aigrette garzette, héron pourpré.


Faisan de Colchide

Le faisan fréquente les terres cultivées entourées de sous-bois. On le trouve partout en France. L’animal étant assez lourd, son empreinte marque souvent très bien.

PD

3 doigts à l’avant et 1 doigt à l’arrière atrophié.
Forme
Losange ou carrée.
Taille
L : 7cm – l : 6 cm.
Griffes
Assez grandes et pointues.
Disposition
Doigts avant minces et assez écartés.
Voir photo
Confusion possible
Poule domestique, perdrix grise.


Perdrix grise ou rouge

Présentes partout en France mais suivant la région on trouvera l’une ou l’autre ou les deux. La perdrix affectionne les plaines découvertes et les champs avec des zones buissonneuses.

PG

3 doigts à l’avant et 1 doigt à l’arrière petit.
Forme
Losange ou carrée.
Taille
L : 2,5 à 4 cm – l : 3 à 3,5 cm.
Griffes
Petites et fines.
Disposition
Doigts avant assez écartés.
Confusion possible
Faisan.


Mouette rieuse

La mouette rieuse fréquente les roselières, les lacs et étangs. On peut la voir dans toute la France à différentes saisons.

PD

3 doigts à l’avant.
Forme
Trapèze.
Taille
L : 3,5 à 4 cm – l : 4 à 4,5 cm.
Griffes
Petites dépassant de la palmure.
Disposition
Doigts reliés par une palmure qui ne marque pas toujours.
Confusion possible
Goéland.


Corneille noire

On la trouve partout en France dans des zones plus ou moins boisées, aussi bien à la campagne qu’aux abords des villes.

PD

3 doigts à l’avant et 1 doigt à l’arrière.
Forme
Losange étiré.
Taille
L : 6,5 cm – l : 3,5 cm sans les griffes.
Griffes
Séparées de l’empreinte, petites sur les doigts avant et très longues sur le doigt arrière.
Disposition
Doigts antérieurs légèrement écartés avec le dessin des coussinets* bien marqué. Les empreintes sont groupées par deux.
Voir photo
Confusion possible
Rare.


Canard colvert

Le canard colvert est répandu dans toute la France. Il fréquente n’importe quelles zones humides, cours d’eau, étangs, lacs avec des eaux douces ou saumâtres*.

PG

3 doigts à l’avant et 1 doigt à l’arrière atrophié.
Forme
Losange ou carrée.
Taille
L : environ 6 cm – l : 5,5 cm.
Griffes
Petites et nettes.
Disposition
Doigts et palmures asymétriques, espace plus petit sur l’extérieur du pied.
Confusion possible
Avec d’autres espèces de canard.


De l'indice à l'animal
Les indices regroupent les différentes traces laissées par un animal lors de ses activités.

Echelles utilisées dans ce document :

Unité le centimètre
Chaque graduation correspond à 1 cm


Indices de nourriture

Renard roux
Le renard chasse des campagnols mais parfois il se méprend et tue des musaraignes. Il abandonne alors les cadavres bien vite car elles possèdent des glandes dégageant une odeur désagréable.

Les plumes arrachées (une plumée) à un oiseau sont un bon indice. Elles sont en général cisaillées à l’extrémité et collées par la salive.
Attention, d’autres carnivores agissent de la même façon, il faut « relativiser » la découverte.


Blaireau
Le blaireau laisse souvent derrière lui des indices de nourriture : des restes de nids d’hyménoptères qu’il a déterrés avec leurs alvéoles facilement reconnaissables, des tas de feuilles soulevées et de petits sillons dans la terre quand il est à la recherche de vers.


Sanglier
Les sangliers cherchent leur nourriture (racines, tubercules, bulbes ...) avec leur groin en retournant le sol : c’est ce que l’on appelle un boutis.
Ils se nourrissent aussi de fruits comme les glands. On trouve souvent des glands mâchonnés à moitié écrasés sous les chênes.


Chevreuil
Le chevreuil étant un herbivore, les indices de nourriture se trouvent sur les végétaux. Pendant les mois d’hiver, le chevreuil, comme d’autres cervidés, peut se nourrir en écorçant des arbres. Les marques sur les troncs sont nettes.
Il ne faut pas confondre l’écorçage et le frottis* voir "REPERES" Autres indices, Chevreuil.
Des indices de coupe se voient sur des rameaux qu’il a consommés, on parle alors d’abroutissement. La marque laissée sur les végétaux n’est pas franche, le chevreuil n’ayant pas d’incisives* sur la mâchoire supérieure.


Ecureuil roux
L’indice le plus fréquent est le cône de pomme de pin. On le retrouve décortiqué sur le sol avec, à côté, les écailles. Il n’a pas toujours le même aspect, parfois il reste des fils accrochés avec en plus quelques écailles. En général, la base est taillée en pointe. L’écureuil aime bien manger sur une souche un peu surélevée pour surveiller les alentours.
On trouve aussi des demi-coquilles de noisettes que les adultes cassent en deux. Cette coupe est moins parfaite chez les jeunes.
Sur les glands, les marques des dents se voient nettement.


Souris, mulots, campagnols
Les pommes de pins mangées par les mulots ont la base arrondie. Il n’y a pas de fils qui restent accrochés et les écailles sont rongées totalement.
Les noix ou les noisettes sont ouvertes avec soin. Elles sont rongées petit à petit pour ouvrir un trou sur le côté ou à une extrémité. Le bord de l’ouverture est chanfreiné avec des marques de dents.


Castor
Le castor consomme les écorces des arbres. Les écorçages font partie des principaux indices laissés. Sur les bois les plus gros, on observe nettement les traces des dents avec des lambeaux d’écorce sur le sol. Pour les bois plus petits, on ne voit pas de marques de dents et il n’y a pas de reste d’écorce.


Pics
Les pics cherchent des larves et des insectes dans les troncs d’arbres. Ils forent des trous plus ou moins profondément. C’est le pic noir qui creuse les plus grandes cavités.


Merle noir
Le merle se nourrit d’insectes et de vers de terre. Il consomme des fruits (en automne et au début de l’hiver) où les marques de coups de becs se voient facilement.


Hiboux Grand duc d’Europe
Le Grand-duc est un « super-prédateur » de la nuit. Son régime alimentaire est composé de lapins, de lézards, d’oiseaux (chouettes, faucons ...), de hérissons (voir photo), etc. Comme pour tous les rapaces nocturnes, les indices de nourriture peuvent se trouver dans ses pelotes de réjections*. On trouve aussi parfois les piquants d’un hérisson sur les lieux qu’il fréquente.


Goéland
Les goélands se nourrissent de poissons, de crustacés, pillent les nichées d’autres oiseaux et fréquentent aussi les décharges.
Au bord des cours d’eau ou sur le littoral, il n’est pas rare de tomber sur des restes d’écrevisses ou de crabes.


Oiseaux
Il est parfois difficile de trancher sur certains indices de nourriture pour identifier l’oiseau, comme par exemple sur des coquilles d’escargots ou sur des noisettes. On devine simplement les coups de becs.
C’est à peu près la même chose pour les œufs découverts sur le sol. S’il y a eu prédation, par exemple par une pie ou une corneille, la coquille aura des marques de coups avec du jaune séché au fond.
Evidemment les mammifères comme le renard ou la fouine adorent eux aussi ce genre de nourriture.


Rapaces
Les amas de plumes sont souvent la marque d’une prédation. Les rapaces (épervier, faucon) et certains mammifères (renard, chat sauvage) chassent les oiseaux. Dans le premier cas, les plumes sont arrachées, les plumes sont soit pliées ou percées mais la base du rachis* est intacte. Dans l’autre cas, les plumes sont sectionnées à la base et parfois collées par la salive (voir "REPERES" Indices de nourriture, Renard).
Des os, comme ici ce bréchet, portent la marque de coups de becs, il s’agit certainement d’un épervier.


Excréments
Malgré leur côté peu attirant, les excréments font partie des indices les plus intéressants car ils montrent de façon certaine la présence d’animaux sur le terrain. En effet, on les trouve partout et fréquemment. Ils vont nous donner des informations sur le régime alimentaire des animaux et sur leur comportement.
(Pour l'ensemble des photos, chaque graduation d'échelle représente un centimètre.)

Attention, il ne faut pas les toucher avec les doigts nus car certains peuvent contenir des maladies transmissibles à l’homme. Il est préférable de porter des gants ou de les ouvrir avec un bâton sur le terrain pour voir leur contenu.

Renard roux
Ses crottes mesurent entre 5 à 8 cm de long et 1 à 2 cm de diamètre. Elles sont souvent arrondies à une extrémité et pointues à l’autre. Parfois elles peuvent être fragmentées.
La coloration varie du noir foncé au blanc (gris clair)
quand le renard mange plus d’os. Ses excréments donnent de bons renseignements sur son alimentation. On trouve à l’intérieur des petits bouts d’os, des poils, des restes d’insectes (chitine*), des baies, des noyaux. L’odeur est souvent assez forte.


Blaireau
Le blaireau dépose ses crottes dans un trou appelé « pot » qu’il ne rebouche pas. Elles peuvent ressembler à celle du renard et être allongées, ou avoir une consistance beaucoup plus molle sous forme de bouse.


Lapin de garenne
Le lapin de garenne dépose ses crottes aux mêmes endroits, ce qui forme des amoncellements. Il se sert de ces amas pour marquer son territoire. Elles mesurent à peu près 10 mm de diamètre.


Lièvre
Le lièvre sème ses crottes par petits tas sur les lieux où il se nourrit généralement. Pas de confusion possible avec le lapin de garenne, elles sont beaucoup plus grosses et mesurent entre 1,5 et 2 cm de diamètre.



Hérisson
Ses crottes d’un noir brillant mesurent 3 cm de long et 1 cm de diamètre. Elles contiennent souvent des débris d’insectes.


Ragondin
Ses excréments mesurent 3 à 4 cm de long et 1 cm de diamètre. Ils ressemblent à des cornichons avec des sillons sur le dessus. Le ragondin les dépose sur les berges des cours d’eau.



Belette
Les laissées sont toutes petites du fait de la taille de l’animal. Elles ont une forme allongée et tortillée de 2,5 cm avec un diamètre de 3 mm. Elles sont déposées sur des lieux visibles comme une grosse pierre.



Fouine
Les crottes de fouine sont torsadées avec un bout effilé, d’une longueur de 8 cm environ et d’un diamètre de 1cm. Elles contiennent des poils et des fragments d’os mais aussi des restes de végétaux.



Genette
La genette utilise un « crottoir » régulièrement, souvent au sommet d’un endroit rocheux. Les excréments sont en général assez longs 10 à 20 cm avec un diamètre de 1,5 cm. Ils sont composés de fragments de végétaux, petits os (dents de rongeurs), poils, plumes et chitine*.



Sanglier
La consistance et la couleur des laissées de sanglier sont très variables du fait de son régime omnivore*. La forme la plus courante est "un cigare" de 10 cm de long et 6 cm de diamètre, composé de plusieurs éléments. On les trouve aussi sous forme de grains.



Cheval
Les crottes de cheval sont souvent un amas de gros grains de taille variable suivant la race. On distingue nettement à l’intérieur le régime herbivore de l’animal.


Vache domestique
La bouse de vache ressemble à une grosse galette bombée. La taille est variable ainsi que la couleur.


Mouton domestique
Les crottes du mouton se trouvent soit en tas soit séparées. Elles mesurent environ 1 cm de diamètre.


Chèvre domestique
Les excréments de la chèvre ont un diamètre de 1 cm de long et sont souvent plats à une extrémité.



Chien domestique
La taille des crottes de chien varie mais elles sont souvent cylindriques et consistantes. On devine souvent qu’il a mangé des croquettes de part leur aspect et leur couleur. L’odeur est souvent forte.


Chat domestique
Ses crottes mesurent entre 5 et 7 cm de long avec un diamètre de 1 cm. Le plus souvent ses excréments sont soigneusement enterrés.


Faisan
Les fientes* mesurent 2 cm de long avec un diamètre de 5 mm. Elles sont verdâtres avec une extrémité blanche.


Perdrix
Les fientes de perdrix sont regroupées en amas. Elles sont un peu allongées environ 2 cm avec un bout blanc.


Pic-vert
Le pic-vert a des fientes d’une longueur de 3 à 4 cm en forme de tube en général de couleur blanche. Elles sont composées de restes d’insectes (fourmis, chitine*).



Grive
C’est sous les buissons ou arbustes que l’on trouvera ses fientes. La grive avale les fruits et ne digère pas tous les éléments (graines) que l’on retrouve à l’intérieur.
Les fientes mesurent environ 2 cm et leur couleur varie suivant les fruits.


Chouettes effraie et hulotte
Les rapaces nocturnes régurgitent des pelotes de réjection*, leurs fientes ne contiennent aucun reste de nourriture et sont de couleur blanche. On les trouve souvent sous un perchoir nocturne.


Hérons
Les fientes des hérons sont liquides et blanches.


Goéland

Le goéland a des fientes informes, liquides et blanches. Sur le littoral, leurs empreintes sont parfois imprimées à côté.



Vers de terre
Les vers avalent la terre, se nourrissent de la matière organique* qu'elle contient, puis la rejettent sous forme de déjections. Ces excréments sont déposés sous forme de petits tortillons typiques appelés turricules.

Habitats
Les habitats regroupent à la fois les lieux de vie et de reproduction des animaux (ponte, mise bas ...).

Terrier de renard
Des déblais marquent l’entrée du terrier, dont le trou mesure environ 30 cm de diamètre. Il peut avoir plusieurs entrées. Une odeur forte se dégage du trou quand le terrier est occupé.



Terrier de blaireau
Le blaireau creuse plusieurs terriers, la taille du tas de déblais est impressionnante. Le trou mesure environ 40 cm de diamètre voir plus. Souvent à son entrée, les passages répétés créent une gouttière que l’on appelle toboggan. Il n’est pas rare de tomber sur des grands terriers familiaux.


Terrier de lapin de garenne
L’entrée du terrier mesure entre 15 et 20 cm de diamètre avec un monticule de terre plus ou moins important devant.


Terrier de rongeur
Les petits rongeurs creusent des terriers et des réseaux de galeries. Ils utilisent aussi les petites cavités rocheuses, la végétation dense, les trous dans les murs ...



Terrier de ragondin
Le ragondin creuse son terrier dans les berges des cours d’eau, son entrée mesure à peu près 30 cm de diamètre. Elle est complètement immergée ou à moitié.


Nid d’écureuil
L’écureuil construit un nid en forme de boule en haut d’un arbre, près du tronc. Son diamètre est d’environ 50 cm. Il en possède souvent 3 ou 4, certains lui servant de refuge.



Nid de mésanges
Beaucoup d’espèces de mésanges (bleue, charbonnière ...) nichent dans les trous d’arbres. Le nid est composé de mousse et de poils, en général.



Nids de petits passereaux
Les nids de petits passereaux ne sont pas évidents à identifier quand il n’y a plus les œufs à l’intérieur. Les jours de grand vent, on en trouve parfois tombés sur le sol. Les nids sont souvent composés de brindilles, de feuilles, de poils, de laine, de mousse ou lichens*, de chiffons et de papier.
Leur taille varie de 3 cm à 15 cm de diamètre.


Nid de merle noir
Le nid du merle noir est plus facile à identifier car il utilise un mélange d’herbes sèches, de racines et de boue. Le diamètre du nid est de 15 cm.



Nid de pie bavarde
Encore un nid qui ne pose pas trop de problème d’identification, la pie bavarde le construit avec des fines branches, des brindilles, de l’herbe et de la terre séchée. Le nid comporte un dôme ou un toit composé de petites branches.


Nid de corneille
Le nid de la corneille noire est plutôt assez gros, 50 cm de diamètre. Composé de branches, il est construit dans un arbre ou dans une falaise.



Nid de pic-vert
Le pic-vert fore son nid dans un tronc d’arbre, l’entrée mesure entre environ 6 cm de diamètre.


Nid de huppe fasciée
Elle niche dans un trou d’arbre ou de vieux mur. Il peut y avoir à l’intérieur des végétaux, de la laine ou du tissu.



Nid de guêpier d’Europe
Le guêpier creuse son nid dans la berge des cours d’eau ou dans des carrières. Une galerie assez longue (1 à 3 m) amène à une loge. Le diamètre de l’entrée est de 7cm. Les guêpiers nichent en colonie, plusieurs nids se trouvent les uns à côté des autres.


Nid d'hirondelle rustique
Son nid, en forme de demi-coquille est fait de boue, de végétaux (paille, tiges). L’hirondelle le construit souvent dans les garages, les hangars ou les granges, à proximité d’une source d’eau. Il mesure 13 cm de diamètre et est accroché contre une poutre ou un mur.

Pelotes de réjection

Faucon crécerelle
Pour la plupart des rapaces, la pelote de réjection* est un bon indice de nourriture. Suivant la saison et le régime alimentaire du faucon crécerelle (insectes ou rongeurs), la pelote* n’aura pas le même aspect et ne sera pas composée des mêmes éléments (poils, chitine*). Sa taille varie de 3 à 3,5 cm de long et de 1,5 cm de diamètre.


Chouette hulotte
Les pelotes de la chouette hulotte sont en général gris foncé et mesurent environ 5 cm de long et 2,5 cm de diamètre. On trouve à l’intérieur des restes de poils et d’os de petits rongeurs : mulots, campagnols et musaraignes.

Crânes et mandibules


Renard
La confusion entre le crâne du renard et celui du chien est courante. Une bonne astuce pour reconnaître les différents crânes, c’est de rapprocher leur forme de celui d’une carrosserie de voiture. Pour le renard, il ressemble à une voiture basse de sport et il mesure environ 14 cm de long.


Chien domestique
Le crâne du chien se rapproche plus d’une forme de véhicule utilitaire. Les tailles sont variables du fait des différentes races.


Blaireau
Le crâne est facile à reconnaître car il possède sur le dessus une crête osseuse. Il mesure 13 cm de long.


Lapin de garenne
Le crâne mesure 7 cm de longueur avec le trou de l’orbite important par rapport à sa taille.


Chat domestique
La taille de son crâne est de 9 cm de long. On pourra remarquer la taille importante des canines* par rapport aux incisives*.


Sanglier
Le crâne du sanglier mesure plus de 30 cm de long. C’est le sanglier qui a le plus grand nombre de dents : 44.
Ses défenses (les canines) sont imposantes chez le mâle, surtout celles de la mâchoire inférieure.


Chevreuil
La taille du crâne est de 19 cm de long, l’orbite de l’œil bien voyant mesure 3 cm de diamètre. Seuls les mâles portent des bois que l’on trouve parfois dans la nature car ils les perdent entre novembre et décembre.


Mouflon
Le crâne de mouflon est facilement identifiable grâce à ses cornes recourbées. Il mesure 23 cm de long.


Mouton domestique
Le crâne mesure 22 cm de long.


Ragondin
Les longues incisives rouges permettent de reconnaître aisément le crâne du ragondin. Il mesure 11 cm de long.


Hérisson
La mandibule inférieure mesure 4 cm de long avec des dents pointues d’insectivores*.


Musaraigne
Micro-mammifère égal micro-crâne de moins de 2 cm de long, les dents sont pointues comme chez le hérisson.


Lézard des murailles
Le crâne du lézard des murailles est allongé et aplati, il mesure environ 1,5 cm de long. Ses dents d’insectivores sont très fines et pointues.


Petits passereaux
Les petits passereaux, étant des proies faciles pour beaucoup de prédateurs, il arrive que l’on trouve parfois leur crâne. Suivant leur régime alimentaire, insectivore ou granivore*, ils n’auront pas la même forme de bec.


Goéland
La longueur du crâne fait 13 à 14 cm. Le bec, puissant et crochu, est aussi long que la boîte crânienne.

Autres indices

Pendant leurs activités,
les mammifères utilisent souvent les mêmes chemins pour se déplacer et aller chercher leur nourriture. Ces sentiers se voient nettement dans le paysage, on les appelle "les coulées". Suivant l’espèce, elles n’auront pas la même taille et la même usure. Elles peuvent être empruntées par des animaux différents.


Renard
Souvent en maraude*, le renard n’hésite pas à s’approcher des lieux habités par l’homme. En observant les fils barbelés des parcs à animaux, on peut découvrir des poils qui sont restés accrochés.


Blaireau
Aux alentours du terrier du blaireau, des arbres peuvent porter la marque de ses griffes.


Lapin de garenne
Le lapin de garenne creuse des trous appelés "grattis" plus ou moins profonds. Le trou est d’un côté vertical et incliné de l’autre. Sur la terre expulsée, on trouve en général des crottes. Les lapins mâles marquent ainsi leur territoire.


Chat domestique
On peut trouver des fragments de griffes incrustés sur les troncs d’arbres ou tombés à leur pied. Le chat marque ainsi son territoire.
De temps en temps, des poils de ses moustaches restent sur son lieu de toilettage.


Sanglier
Le sanglier se vautre dans des zones boueuses appelées "souilles". Il se débarrasse ainsi de ses parasites puis il va se frotter contre un arbre. Les "housures" sont les marques de boue sur le tronc.

Le plus souvent des poils restent accrochés dans
l’écorce et la boue. Parfois, il y a aussi des marques de coups de boutoir que le sanglier fait avec ses défenses.
Comme pour le renard, les fils barbelés gardent quelques poils quand l’animal passe les clôtures.


Chevreuil
Les mâles, appelés brocards, marquent leur territoire en laissant des blessures bien visibles aux jeunes arbres et arbustes, les frottis*. Ils déposent une sécrétion issue des glandes situées entre leurs cornes. Les frottis* sont des indices faciles à voir, dans certaines régions, on peut les confondre avec ceux du chamois.


Mouton domestique
Un indice facile à trouver en balade, la laine reste accrochée sur les épineux ou sur les branches basses.


Ane
On peut chercher quelques touffes de poils accrochés aux fils des clôtures de son enclos.


Couleuvres
On trouve des mues accrochées aux plantes, aux broussailles ou sur les pierres. Elles sont en général en un seul morceau et retournées comme un gant. C’est un moulage parfait du corps du reptile. Les serpents changent de peau cinq à six fois pendant la belle saison à mesure qu’ils grandissent.


Pigeon ramier
Les œufs du pigeon ramier sont blancs et lisses. Sur la photo ci-contre, ils ont été victimes de prédation.


Les oiseaux et leurs plumes

Au détour d’un chemin, lors d’une balade, il n’est pas rare de trouver des plumes. Quand il y en a un amas, c’est en général un signe de prédation. Une ou deux plumes isolées sont par exemple l’indice d’une mue, d’un choc avec un rapace, d’un accrochage dans les branches d’un arbre.

Attention : la variété des oiseaux et des plumes est telle que le tableau suivant ne donne qu’un petit aperçu de ce qui peut être découvert lors d’une sortie nature. De plus, suivant leur emplacement sur le corps, les plumes n’auront pas exactement les couleurs et les formes des photos ci-dessous.


Nom
Couleur plume
Photo
Corneille
Noire à reflet vert foncé.

Buse variable
Brun-noir, un bord blanc avec bandes foncées.

Faisan
Chamois brun, beige avec d’étroites barres noires.

Faucon crécerelle
Pointe brun noir, le reste beige-roux barré de noir brun.

Geai des chênes
Brun-noir, avec un bord barré de noir, de bleu et de blanc.

Pic épeiche
Noire avec des pois blancs sur les bords.

Pie bavarde
Noire la pointe avec des reflets bleu-vert et un côté blanc

Pigeon ramier
3 bandes : bas gris foncé, milieu gris clair, haut noir

Rollier d’Europe
Noire avec la base bleue azur


EN PRATIQUE
Liste des fiches pédagogiques

Fiches pédagogiques école élémentaire
Titre
Objectif
Niveau
EE1
Réalisation d’empreintes de mains avec de la gouache
Etablir un lien entre une partie de son corps et son empreinte (main, pied)
2 et 3
EE2
Indices et empreintes d’animaux
Etudier les empreintes et les traces de la vie animale dans un milieu naturel. Comparer les empreintes d’animaux entre elles et avec celles de l’homme.
2 et 3
EE3
Réalisation de moulage à l’argile
Réaliser une collection d’empreintes d’animaux
2 et 3
EE4
Indices et empreintes d’animaux
Etudier les empreintes et les traces de la vie animale dans un milieu naturel. Comparer les empreintes d’animaux entre elles.
3
EE5
Moulage au plâtre en classe d’une empreinte
Etudier les empreintes et les traces de la vie animale dans un milieu naturel. Comparer les empreintes d’animaux entre elles.
3
EE6
Synthèse sous forme d’un diaporama
Réaliser une synthèse du travail accompli sur les indices et traces d’animaux.
2 et 3
EE7
Disséquer une pelote de réjection*
Découvrir un régime alimentaire par l’étude des pelotes de réjections*. Construire une chaîne alimentaire. Equilibre d’un écosystème.
2 et 3
Fiches pédagogiques collège
C1
Constater la présence d’êtres vivants dans certaines conditions de milieu
Constater la présence d’êtres vivants dans certaines conditions de milieu à partir de l’observation de leurs traces.
Compte rendu d’un travail sur le terrain oralement, par écrit, par des photographies ou par un film.
6ème
C2
Repérer des variations de l’occupation du milieu
Constater la présence d’êtres vivants à partir de l’observation de leurs traces.
Classer des animaux du milieu en hibernant, estivant, migrateur, actif, présentant différentes formes suivant la saison.
6ème
C3
Identifier le régime alimentaire d’un animal
Identifier le régime alimentaire d’un animal à partir de traces, d’indices de son alimentation.
6ème



Fiches pédagogiques école élémentaire
Fiche EE1

EE1
Niveau : 2 et 3
Titre de la séance : Réalisation d’empreintes de mains avec de la gouache.
Objectifs : Etablir un lien entre une partie de son corps et son empreinte (main, pied).
Matériel : Gouache liquide de différentes couleurs, éponges, bacs, carton (pour faire les empreintes des mains), feuilles blanches, crayons


Durée
Déroulement
Matériel
30’
Faire réaliser par les enfants un panneau avec leur empreinte.
Chaque enfant s’enduit la main avec une éponge trempée dans de la gouache liquide et imprime son empreinte sur le carton.
Gouache liquide différentes couleurs 
Eponges
Bacs
Grand carton

10’
Discussion devant les panneaux réalisés.
Les enfants observent leurs mains et les empreintes qu’ils ont réalisées.

Questions de l’enseignant :
Qu’avez-vous fait ?
Que peut-on observer ?

Réponses :
Nous avons réalisé l’empreinte de notre main.
Les 5 doigts, la paume de la main. On observe la position du pouce par rapport aux doigts. On peut déterminer de quelle main, il s’agit. On remarque qu’il y a des éléments qui ne se voient pas (exemple : ongles).

Prolongement, faire la même chose avec le pied.

Voir diaporama (dernière diapositive)


Prolongement

Fonctions respectives de la main et du pied.
Nécessité de connaître l’animal pour trouver ses empreintes (station debout -> empreinte de pied).


Fiche EE2

EE2
Niveau : 2 et 3
Titre de la séance : Indices et empreintes d’animaux.

Points du programme : Le monde du vivant (Les manifestations de la vie chez les animaux – Diversité du vivant)
Objectifs : Etudier les empreintes et les traces de la vie animale dans un milieu naturel. Comparer les empreintes d’animaux entre elles et avec celles de l’homme.
Matériel : Argile, crayons, ruban adhésif, boîtes, empreintes en résine de différents animaux, panneau carton, panneau des empreintes de la classe.


Durée
Déroulement
Matériel

Avant la séance (voir "EN PRATIQUE", Fiches pédagogiques école élémentaire, fiche n°EE1)
Faire un panneau des empreintes de mains des enfants en classe.
Chaque élève réalise l’empreinte de sa main avec de la gouache sur un panneau de carton.

10’
Sur le terrain

Question de l’enseignant :
Comment peut-on connaître les différents animaux qui vivent dans ce lieu ?

Discussion avec les enfants, émission d’hypothèses.

10’
Etablir une liste de tous les indices qui vont permettre de donner des informations sur les animaux présents.
Réponses : plumes, poils, empreintes de pattes, terriers, nids, reste de repas, souille, crottes, ossements...

1h00
Partir sur le terrain si possible en petit groupe (10 ou 12 enfants maximum) à la recherche de traces de la vie animale. Récolte et photos de traces.

Objectif : Réalisation d’un panneau avec les traces trouvées. Il sera possible de rajouter des photos prises pendant la sortie (nid d’oiseau, crotte, empreinte...).
Panneau carton
Boîte de récolte
Crayons, feutres
Ruban adhésif


Prolongement

Coller les photos sur le panneau et le compléter avec les noms des animaux (voir "REPERES", De l’indice à l’animal)
Trouver des photos représentant les animaux et faire des fiches d’identité.
Trier les différentes empreintes (voir "REPERES", De l’empreinte à l’animal)
Comparer avec les empreintes des élèves (forme, nombre de doigts...)


Fiche EE3

EE3
Niveau : 2 et 3
Titre de la séance : Réalisation de moulages à l’argile.
Objectifs : Réaliser une collection d’empreintes d’animaux.
Matériel : Argile, supports, empreintes résines (voir site Model’Nature), racloir, crayons.


Durée
Déroulement
Matériel
15’
Distribuer une galette d’argile et la poser sur le support.
Chaque enfant choisit l’empreinte résine d’un animal et l’applique fortement sur l’argile.
Argile
Supports
Empreintes résines
10’
Les élèves gravent le nom de l’animal correspondant à leur empreinte.

15’
Observation de tous les moulages. Comparaison entre l’empreinte résine et celle réalisée.

Moulage résine -> patte de l’animal

Moulage argile -> empreinte que l’on trouve sur le terrain


Fiche EE4

EE4
Niveau : 3
Titre de la séance : Indices et empreintes d’animaux.
Points du programme : Unité et diversité du monde vivant. Etude de l’environnement.
Objectifs : Etudier les empreintes et les traces de la vie animale dans un milieu naturel. Comparer les empreintes d’animaux entre elles.
Matériel : Argile, crayons, ruban adhésif, boîtes, empreintes en résine de différents animaux, panneau carton, panneau des empreintes de la classe.


Durée
Déroulement
Matériel
10’
Sur le terrain

Question de l’enseignant :
Comment peut-on connaître les différents animaux qui vivent dans ce lieu ?

Discussion avec les enfants, émission d’hypothèses.

10’
Etablir une liste de tous les indices qui vont permettrent de donner des informations sur les animaux présents.
Réponses : plumes, poils, empreintes de pattes, terriers, nids, reste de repas, souille, crottes, ossements...

1h00
Partir sur le terrain si possible en petit groupe (10 ou 12 enfants maximum) à la recherche de traces de la vie animale. Récolte et photos de traces.

Objectif : Réalisation de fiches d’identités avec les indices trouvés. Il sera possible de rajouter des photos prises pendant la sortie (nid d’oiseau, crotte, empreinte...).
Panneau carton
Boîte de récolte
Crayons, feutres
Ruban adhésif


Prolongement

Faire un fichier des animaux en lien avec le milieu visité.
Trier les différentes empreintes (voir "REPERES", De l’empreinte à l’animal).
Faire le lien entre l’indice et le régime alimentaire (« je mange.. » « je suis mangé par ... »).


Fiche EE5

EE5
Niveau : 3
Titre de la séance : Moulage au plâtre d’une empreinte
Points du programme : Unité et diversité du monde vivant. Etude de l’environnement.
Objectifs : Etudier les empreintes et les traces de la vie animale dans un milieu naturel. Comparer les empreintes d’animaux entre elles.
Matériel : Verres doseurs, pinceaux, cuillères, bols, fiches proportions, supports plastiques, pâte à modeler, plâtre, eau, seaux, empreintes en résine de différents animaux.


Durée
Déroulement
Matériel
1h00
Distribution au groupe d’une collection d’empreinte en résines et observation.

Question de l’enseignant :
A qui appartiennent ces empreintes ?

Réponses : Empreintes de pelotes* digitales*, de sabots, de mains, et d’oiseaux (voir "REPERES", De l’empreinte à l’animal)

Faire une démonstration du moulage d’empreinte.

Moulage en plâtre d’une empreinte (voir "EN PRATIQUE", Moulage au plâtre)

Verres doseurs
Pinceaux
Cuillères
Bols
Supports plastiques
Pâte à modeler
Plâtre
Eau
Seaux
Empreintes en résine de différents animaux


Prolongement

Première approche de la classification scientifique (voir "POINT DOC")


Fiche EE6

EE6
Niveau : 2-3
Titre de la séance : Synthèse sous forme d’un diaporama
Points du programme : Les manifestations de la vie chez les animaux. Diversité du vivant et diversité des milieux. Unité et diversité du monde vivant. Etude de l’environnement.
Objectifs : Réaliser une synthèse du travail accompli sur les indices et traces d’animaux.
Matériel : Diaporama "De l’indice à l’animal" (voir "EN PRATIQUE", Les outils), vidéo-projecteur, ordinateur, logiciel de présentation type PowerPoint.


Durée
Déroulement
Matériel
1h00
Le diaporama peut être adapté en fonction du niveau des élèves.
Diaporama "De l’indice à l’animal" (voir "EN PRATIQUE", Les outils)
Vidéo-projecteur Ordinateur
Logiciel de présentation type PowerPoint
Cycle 2
N2
Tous niveaux
Cycle 2
Cycle 3
Collège
N1
N2
N3
N4

Des animaux en action N1
Retrouver avec les élèves ce que font ces animaux et quels indices ils laissent derrière eux :
empreintes : renard, sanglier, écureuil, chat, blaireau, merle
coulée : sanglier
reste de repas : renard
crottes : renard, sanglier, écureuil, chat, blaireau, merle
terrier : blaireau
chant : oiseau

Les différents indices laissés pas les animaux N1
Récapitulatif des différents indices que les élèves ont pu trouver dans la nature.

Les empreintes N3, N4
Faire le point sur les quatre types d’empreintes : pelotes digitales, sabots, mains, oiseaux.

Que faut-il faire pour identifier une empreinte ? N4
Analyser : forme, nombre de doigts, griffes, taille, disposition des pelotes ou des ongles.
Lister les informations que peut nous donner une empreinte.

Comparaison entre différentes formes d’empreintes N3, N4
(voir "REPERES", De l’empreinte à l’animal)
Pelotes du renard et du chien, du blaireau et du chat
La taille de l’empreinte du chien n’est pas précisée car il y a plusieurs possibilités de tailles suivant les différentes espèces.
Sabots du sanglier et du chevreuil
Mains du hérisson
Oiseaux, le merle
Le diaporama se termine à ce niveau.

La dernière vue doit être utilisée en complément d’un travail de comparaison entre l’empreinte du blaireau et celle de la main d’un élève (voir fiche n°EE1).


Fiche EE7

EE7
Niveau : 2-3
Titre de la séance : Observer une pelote de réjection
Points du programme : Les manifestations de la vie chez les animaux. Diversité du vivant et diversité des milieux. Unité et diversité du monde vivant.
Objectifs : Découvrir un régime alimentaire par l’étude des pelotes de réjections*. Construire une chaîne alimentaire. Equilibre d’un écosystème.
Matériel : Pinces, gants latex, loupes, feuilles A3.


Une remarque importante sur les pelotes de réjection :

Dans le contexte de la grippe aviaire, il est interdit de les manipuler en classe (Grippe aviaire : précautions, Note du 22 février 2006, B.O. n° 9 du 2 mars 2006 / RLR : 505-7).


Durée
Déroulement
Matériel
30’
Distribuer une pelote pour deux élèves (sans la nommer) et une feuille format A3.

Faire observer la pelote. (description, dessin, ...).

Questions de l’enseignant
D’où vient-elle
Que contient-elle ?

Mise en commun des hypothèses et des observations.

Réponses :
Ce n’est pas un excrément, la pelote de réjection contient différents éléments (os, poils, dents ...).
Pinces
Gants latex
Loupes
Feuilles A3

Questions de l’enseignant
Comment peut-on savoir le contenu exact de cette pelote ?

Réponse attendue
Il faut l’ouvrir.


Fiche EE8

EE8
Niveau : 2-3
Titre de la séance : Disséquer une pelote de réjection*
Points du programme : Les manifestations de la vie chez les animaux. Diversité du vivant et diversité des milieux. Unité et diversité du monde vivant.
Objectifs : Découvrir un régime alimentaire par l’étude des pelotes de réjections. Etude d’un réseau alimentaire. Equilibre d’un écosystème.
Matériel : Pinces, gants latex, loupes, pinceaux, récipients d’eau, buvards.


Durée
Déroulement
Matériel
30’
Distribuer une pelote pour deux élèves.

Demande de l’enseignant
Ouvrir la pelote, la faire tremper dans un récipient d’eau chaude quelques instants.
Ensuite munis de gants, poser la pelote sur le buvard, l’ouvrir, et en dégager les différents éléments.
Classer chaque élément par type os, poils, dents ...

Les os sont mis à tremper dans de l’eau javellisée.
Pinces
Gants latex
Loupes
Pinceaux
Récipients d’eau
Buvards
10’
Synthèse
Les pelotes sont des restes de repas. Elles contiennent des aliments qui ne sont pas digérés par l’animal.
Elles nous renseignent sur son régime alimentaire.


Prolongement possible :

Par collage sur une feuille de Canson noir classer les différents ossements.
Identifier et nommer ces différents os.
Définir l’appartenance des os.
Etablir une chaîne alimentaire et déterminer le rôle de l’animal au sein de cette chaîne.


Fiches pédagogiques collège
Fiche C1

C1
Niveau : 6ème
Titre de la séance : Constater la présence d’êtres vivants dans certaines conditions de milieu
Points du programme (programme en vigueur en 2004) :
Notion précédente : A l’école, les élèves ont pu découvrir la diversité des milieux et notamment leur environnement proche.
Problème : Comment repérer les relations des êtres vivants avec leur milieu ?
Objectifs :
Objectifs notionnels : Les êtres vivants observés ne sont pas répartis au hasard ; leur répartition dépend des caractéristiques de l’environnement, de causes locales. Ils sont en relation les uns avec les autres et avec leur support.
Objectifs méthodologiques : Constater la présence d’êtres vivants dans certaines conditions de milieu à partir de l’observation de leurs traces. Compte-rendu d’un travail sur le terrain oralement, par écrit, par des photographies ou par un film.
Stratégie :
Observation de la répartition des traces de différents êtres vivants présents dans le milieu.
Comparaison de deux milieux différents de l’environnement proche par rapport aux êtres vivants qui s’y trouvent.
Identification de quelques relations entre les êtres vivants et avec leur support.
Durée : une ou deux sorties sur le terrain (20 minutes chacune), une exploitation en salle (1 heure).
Préparation par l’enseignant :
Repérer le terrain et prévoir un circuit sécurisé permettant de traverser au moins deux milieux différents susceptibles de comporter des traces d’êtres vivants : terre meuble, bord d’eau, zone végétalisée ...
Choisir si possible un jour après une période d’intempéries (pluie, neige) favorable aux empreintes.
Eventuellement préparer des pièges à empreintes.
Matériel : 1 boîte de récolte par groupe (type boîte à chaussure, avec des cases pour trier directement ...), matériel de prise de note, de dessin (support et feuilles blanches), sacs plastiques et/ou gants latex, si disponible: Appareil photo numérique, ouvrages de détermination et accès Internet (voir "POINT DOC").


Durée
Déroulement
Matériel
15’
Situation déclenchante : Comment peut-on se rendre compte qu’il y a des animaux dans ce milieu ? On les entend, on les voit, on les sent, on voit leurs traces, leurs indices ...

Organisation : Former des petits groupes (3 ou 4), attribuer un rôle à chaque élève (prise de note, responsable de la boîte ...), distribuer le matériel, rappeler les règles de sécurité et d’observation (voir "EN PRATIQUE", Les outils, Les règles du pisteur).
Avancer à son rythme sans pour autant perdre de vue le groupe
Ne pas détruire d’indices donc regarder où on met les pieds
Ne pas toucher certains indices directement (excréments),
Savoir faire partager ses découvertes : montrer sur le terrain, récolter pour montrer aux autres ...
...en laissant à d’autres la possibilité de les faire aussi : encourager les récoltes en petites quantités, les photographies, les moulages ...
Une boîte de récolte par groupe (avec des cases pour trier directement ...)
Matériel de prise de note, de dessin (support et feuilles blanches)
Sacs plastiques
Gants latex
Appareil photo numérique
35’
Sur le circuit :
Susciter les observations par les élèves : se pencher, s’arrêter, poser des questions et éviter de donner des réponses !!
Passer d’un groupe à l’autre en veillant à ce que chacun trouve des indices différents.
Proposer aux élèves de poursuivre, seuls, cette chasse aux indices, dans l’environnement du collège, d’ici la séance suivante.
Formuler un nouveau problème : Comment les êtres vivants sont-ils en relation avec leur milieu ?

35’
En salle :
Déterminer la nature des indices récoltés à l’aide de guides ou de banques de données informatisées : information sur l’animal, son mode de nutrition, ses activités, ses liens avec les autres composantes de l’environnement, ses préférences possibles par rapport aux conditions de milieu (humidité, luminosité, température ...)
Ouvrages de détermination
Accès Internet
1h00
Compléter les informations du terrain avec celle de la littérature.
Rédiger une réponse au problème posé en présentant les relations des êtres vivants avec leur milieu (répartition, relations entre eux, avec leur support ...) : dans un tableau, un schéma, un texte illustré de photographie, un plan annoté du circuit réalisé..
Formuler un nouveau problème, notamment si on a réalisé deux sorties : Quelles sont les variations de ces relations ? de cette répartition ?


Fiche C2

C2
Niveau : 6ème
Titre de la séance : Repérer des variations de l’occupation du milieu
Activité réalisable si on a déjà fait l’activité fiche C : « Constater la présence d’êtres vivants dans certaines conditions de milieu »).
Points du programme (programme en vigueur en 2004) :
Notion précédente : Les êtres vivants observés ne sont pas répartis au hasard ; leur répartition dépend des caractéristiques de l’environnement, de causes locales.
Problème : Comment repérer des variations dans l’occupation du milieu par des êtres vivants?
Objectifs :
Objectifs notionnels : L’occupation du milieu par les êtres vivants varie au cours des saisons, notamment par des comportements adaptés et des alternances de formes chez les espèces animales.
Objectifs méthodologiques : constater la présence d’êtres vivants à partir de l’observation de leurs traces. Classer des animaux du milieu en hibernant, estivant, migrateur, actif, présentant différentes formes suivant la saison.
Stratégie :
Observation de la répartition des traces de différents êtres vivants présents dans le milieu.
Comparaison avec la répartition des traces de ces êtres vivants présents dans le milieu à une autre saison.
Rechercher les stratégies de ces êtres vivants pour passer la « mauvaise saison ».
Durée : une ou deux sorties sur le terrain (20 minutes chacune), une exploitation en salle (1 heure).
Préparation par l’enseignant :
Prévoir suffisamment de temps par rapport à la première activité, en visant une période présentant de réelles différences dans les conditions de vie afin d’observer des variations significatives.
Reprendre le même circuit sécurisé que lors de la première sortie (permettant de traverser au moins deux milieux différents susceptibles de comporter des traces d’êtres vivants : terre meuble, bord d’eau, zone végétalisée ...).
Choisir si possible un jour après une période d’intempérie (pluie, neige) favorable aux empreintes.
Eventuellement préparer des pièges à empreintes.
Matériel : 1 boîte de récolte par groupe (type boite à chaussure, avec des cases pour trier directement ...), matériel de prise de note, de dessin (support et feuilles blanches), sacs plastiques et/ou gants latex, si disponible: Appareil photo numérique, ouvrages de détermination et accès Internet (voir "POINT DOC").


Durée
Déroulement
Matériel
15’
Situation déclenchante : reformuler le problème.

Organisation : Former des petits groupes (3 ou 4), attribuer un rôle à chaque élève (prise de note, responsable de la boîte ...), distribuer le matériel, rappeler les règles de sécurité et d’observation (voir "EN PRATIQUE", Les outils, Les règles du pisteur).
Avancer à son rythme sans perdre de vue le groupe pour autant
Ne pas détruire d’indices donc regarder où on met les pieds
Ne pas toucher certains indices directement (excréments),
Savoir faire partager ses découvertes : montrer sur le terrain, récolter pour montrer aux autres ...
...en laissant à d’autres la possibilité de les faire aussi : encourager les récoltes en petites quantités, les photographies, les moulages ...
Une boîte de récolte par groupe (type à chaussure, avec des cases pour trier directement ...)
Matériel de prise de note, de dessin (support et feuilles blanches)
Sacs plastiques
Gants latex
Appareil photo numérique
35’
Sur le circuit :
Susciter les observations par les élèves : se pencher, s’arrêter, poser des questions et éviter de donner des réponses !!
Passer d’un groupe à l’autre en veillant à ce que chacun trouve des indices différents.
Commencer à recenser les différences par rapport à la sortie précédente afin de stimuler la recherche de nouvelles différences.
Proposer aux élèves de poursuivre, seuls, cette chasse aux indices, dans l’environnement du collège, d’ici la séance suivante.

35’
En salle :
Déterminer la nature des indices récoltés à l’aide de guides ou de banques de données informatisées : empreintes mais aussi exuvies*, amas de plumes ou de poils, terriers, nids ... (remarque : cela permet d’évaluer l’impact de la première activité).
Ouvrages de détermination
Accès Internet
1h00
Compléter les informations du terrain avec celle de la littérature.
Rédiger une réponse au problème posé en détaillant les variations de l’occupation du milieu : dans un tableau, un schéma, un texte illustré de photographies, un plan annoté du circuit réalisé ...
Faire le lien avec les stratégies de ces êtres vivants pour passer la « mauvaise saison ».

Durée
Déroulement
Matériel


Fiche C3

C3
Niveau : 6ème
Titre de la séance : Identifier le régime alimentaire d’un animal
Points du programme (programme en vigueur en 2004) :
Notion précédente : Tout être vivant produit sa propre matière organique* à partir de celle qu’il prélève dans le milieu. Certains êtres vivants sont des producteurs secondaires, ils se nourrissent de matière minérale et surtout de matière organique* prélevée sur d’autres êtres vivants.
Problème : Comment déterminer le régime alimentaire de certains producteurs secondaires ?
Objectifs :
Objectifs notionnels : Ils se nourrissent toujours de matières minérales et de matière organique* provenant d’autres êtres vivants de leur milieu. (Notions qui peuvent être construites ou rappelées en parallèle : les différents modes de nutrition, les chaînes et réseaux alimentaires).
Objectifs méthodologiques : Identifier le régime alimentaire d’un animal à partir de traces, d’indices de son alimentation.
Stratégie :
Observation et/ou récoltes dans l’environnement proche de manifestations, de traces, d’indices de l’alimentation des animaux.
Dissection et analyse d’une pelote de régurgitation* de rapaces, d’excréments (attention aux normes d’hygiène et de sécurité).
Recherche dans des guides ou une banque de données informatisées des aliments consommés par certains animaux.
Durée : une sortie sur le terrain (au moins une heure), une exploitation en salle (1 heure en TP mosaïque, 2 heures en TP tournant).
Préparation par l’enseignant :
Repérer le terrain et prévoir un circuit sécurisé.
Organiser des groupes : à limiter à 15 élèves, capables de s’entendre, si on veut vraiment les « accompagner » et pas les « cadrer ».
Commencer à récolter sur d’autres sites pour pouvoir compléter les récoltes des élèves.
Matériel : 1 boîte de récolte par groupe (type boite à chaussure, avec des cases pour trier directement ...), matériel de prise de note, de dessin (support et feuilles blanches), sacs plastiques et/ou gants latex, si disponible: Appareil photo numérique, ouvrages de détermination et accès Internet (voir "POINT DOC").


Une remarque importante sur les pelotes de réjection :

Dans le contexte de la grippe aviaire, il est interdit de les manipuler en classe (Grippe aviaire : précautions, Note du 22 février 2006, B.O. n° 9 du 2 mars 2006 / RLR : 505-7).


Durée
Déroulement
Matériel
15’
Situation déclenchante : faire (re)formuler le problème et émettre des hypothèses sur ce que l’on peut chercher comme indices.
Organisation : Former des petits groupes (3 ou 4), attribuer un rôle à chaque élève (prise de note, responsable de la boîte ...), distribuer le matériel, rappeler les règles de sécurité et d’observation (voir "EN PRATIQUE", Les outils, Les règles du pisteur)
Avancer à son rythme sans perdre de vue le groupe pour autant.
Ne pas détruire d’indices, donc regarder où on met les pieds.
Ne pas toucher certains indices directement (excréments),
Savoir faire partager ses découvertes : montrer sur le terrain, récolter pour montrer aux autres ...
... en laissant à d’autres la possibilité de les faire aussi : encourager les récoltes en petites quantités, les photographies, les moulages ...
Une boîte de récolte par groupe (type à chaussure, avec des cases pour trier directement ...)
Matériel de prise de note, de dessin (support et feuilles blanches)
Sacs plastiques
Gants latex
Appareil photo numérique
35’
Sur le circuit :
Susciter les observations par les élèves : se pencher, s’arrêter, poser des questions et éviter de donner des réponses !!
Passer d’un groupe à l’autre en veillant à ce que chacun trouve des indices différents.
Proposer aux élèves de poursuivre, seuls, cette chasse aux indices, dans l’environnement du collège, à la séance suivante.

35’
En salle :
Déterminer la nature des indices récoltés à l’aide de guides ou de banques de données informatisées : information sur le consommateur, le mode de nutrition.
Ouvrages de détermination
Accès Internet
1h00
Pour les indices les plus complexes : dissection et analyse.
Compléter les données de terrain avec celle des documents.
Rédiger une réponse au problème posé en présentant les différents régimes alimentaires repérés : dans un tableau, un schéma de réseau alimentaire, un texte illustré de photographies.
Formaliser (ou envisager suivant les récoltes de terrain ...) le lien avec les régimes alimentaires des êtres vivants du sol, de l’Homme, des animaux d’élevage.


Les techniques
Pièges à empreintes

Il est très utile de pouvoir provoquer la récolte d’empreintes, que ce soit sur le terrain ou dans la cour de l’école. Pour cela, il est possible de mettre en place des pièges à traces.

Sur le terrain :

  1.  Repérer un site qui a l’air fréquenté.
  2.  Construire un cadre en bois de 50 cm x 50 cm avec (ou sans) rebord de 3 cm de haut qui servira de support pour le piège et le remplir d’argile très humide (3 à 4 cm d’épaisseur).
  3.  Déposer le piège de préférence en fin de journée sur le terrain dans une coulée ou au pied d’un arbre par exemple, si possible l’enterrer et vaporiser de l’eau dessus avant de s’éloigner.
  4.  Relever les empreintes le lendemain matin.

Dans la cour de l’école :

Ce piège servira essentiellement pour avoir des empreintes d’oiseaux. C’est le même principe que sur le terrain.
Le piège doit être mis en place le matin, plutôt dans un endroit calme de la cour. Pour attirer les oiseaux, des graines sont mises au centre du cadre. Généralement, cela ne fonctionne pas le premier jour. Il faut être patient et renouveler l’opération plusieurs fois.


Dans les deux cas, une fois la récolte d’empreintes effectuée, on peut soit conserver les empreintes dans l’argile, soit réaliser des moulages au plâtre.


Moulage au plâtre
Sur le terrain

Moulage plâtre empreinte de chevreuil
Moulage plâtre empreinte de chien



Matériel : bol en plastique (demi-ballon), cuillère à soupe, couteau à mastiquer, plâtre, bouteille d'eau, pinceau (brosse), brosse à dents.

Matériel de moulage



Faire un boudin en terre autour de l'empreinte (rajouter un peu d'eau si la terre est trop sèche).
Le boudin doit être le plus près possible de l'empreinte sans l'abîmer (économie de plâtre).
Attention à bien rendre étanche l'extérieur sinon le plâtre va s'échapper.
Si le terrain est en pente la partie basse du rebord devra être plus haute.
Mettre de l'eau dans le bol. Il faut estimer la quantité d'eau par rapport à la taille de l'empreinte (quand on ajoute le plâtre le volume double).
Saupoudrer le plâtre dans l'eau jusqu' à obtenir une petite montagne qui en sort.
Mélanger ensuite le plâtre et l'eau pour obtenir une pâte à crêpes (ne jamais rajouter de plâtre).
Verser le mélange dans l'empreinte, doucement avec la cuillère puis verser le contenu du bol.
Penser à graver au dos du moulage le nom de l'animal, la date et le lieu (dès que le plâtre a durci).
Astuces
Nettoyer rapidement le plâtre sur le matériel, il durcit très vite.
Quand le dessus du moulage est devenu chaud, on peut enlever le boudin de terre.
Pour démouler facilement, passer un couteau sous l'empreinte et faire levier pour sortir le moulage.
Pour enlever la terre accrochée sur le moulage, verser de l'eau dessus en frottant délicatement avec un pinceau.

En classe

Moulage plâtre empreinte de merle
Moulage plâtre empreinte d’hérisson



Matériel : bol en plastique (demi-ballon), cuillère à soupe, couteau à mastiquer, plâtre, bouteille d'eau, pinceau (brosse), supports plastique, pâte à modeler, empreintes en résine.

Matériel de moulage
Support plastique et pâte à modeler
Empreinte en résine


Faire une galette de pâte à modeler d’environ 12 cm de diamètre et de 1,5 cm d’épaisseur.
Imprimer l’empreinte en résine sur la galette.

Réaliser un boudin en pâte à modeler autour de l'empreinte.
Le boudin doit être le plus près possible de l'empreinte sans l'abîmer (économie de plâtre).
Attention à bien rendre étanche l'extérieur sinon le plâtre va s'échapper.

Mettre de l'eau dans le bol. Il faut estimer la quantité d'eau par rapport à la taille de l'empreinte (quand on ajoute le plâtre le volume double).
Saupoudrer le plâtre dans l'eau jusqu'à obtenir une petite montagne qui en sort.
Mélanger ensuite le plâtre et l'eau pour obtenir une pâte à crêpes (ne jamais rajouter de plâtre).
Verser le mélange dans l'empreinte (commencer à remplir délicatement avec une cuillère).
Quand le dessus du moulage est devenu chaud, on peut enlever le boudin de pâte à modeler.
Penser à graver au dos le nom de l'animal, la date.
Astuces
Nettoyer rapidement le plâtre sur le matériel, le plâtre durcit très vite.


Récolte des pelotes de réjections

Une remarque importante sur les pelotes de réjection :

Dans le contexte de la grippe aviaire, il est interdit de les manipuler en classe (Grippe aviaire : précautions, Note du 22 février 2006, B.O. n° 9 du 2 mars 2006 / RLR : 505-7).


Pelote de réjection ouverte
Les pelotes de réjections* ne sont pas des crottes (excréments) d'oiseaux. Une astuce pour ne pas se tromper, elles ne sentent pas mauvais et ne sont pas vrillées.


Beaucoup d’espèces oiseaux rejettent par le bec sous forme de pelotes* des restes de nourriture (poils, petits os, restes d’insectes...) qu’ils n’arrivent pas à digérer. La taille, la forme, la couleur et la dureté varient suivant les espèces.

Les pelotes* les plus faciles à étudier sont celles des rapaces nocturnes car ils ont des sucs digestifs peu actifs et avalent leurs proies plus ou moins entières. Pour les rapaces diurnes, les pelotes* fournissent moins de renseignements sur leur régime alimentaire. Ils digèrent mieux et le plus souvent ils dépècent leurs proies. Pour les autres oiseaux, les pelotes* sont difficilement observables car elles se désagrègent rapidement, mises à part celles des espèces comme le goéland que l’on peut trouver facilement sur le littoral.

Lieux de récolte
Hangar agricole

On trouve les pelotes* dans les vieilles granges, hangars et clochers, sous les arbres ou sous les nids.

Conservation

Dès la récolte, si les pelotes* sont fraîches les laisser sécher à l’air libre. Ensuite les placer dans un récipient fermé contenant de l’anti-mites.

Préparation

Pour observer le contenu, on laisse tremper pendant quelques minutes la pelote* dans un récipient rempli d’eau tiède afin de la ramollir.
On utilise ensuite des pinces et des gants en latex pour dégager délicatement les petits éléments contenus à l’intérieur (os, chitine*, poils...).
Les outils

Clé de détermination.PDF
Cette clé très simplifiée propose de trouver à partir de leurs empreintes les principaux animaux rencontrés lors d’une sortie sur le terrain. Elle peut-être utilisée aussi bien par l’animateur, l’enseignant que par l’élève (dès le cycle 3).
Maj le 22/01/2007 - Télécharger112 Ko



De l’indice à l’animal.PPT [v 1.0] - Diaporama PowerPoint
Ce diaporama offre une synthèse des différents indices et empreintes trouvés sur le terrain. Il présente l’identification des empreintes de quelques animaux.
Maj le 22/01/2007 - Télécharger1831 Ko



A qui est cet indice.PPT [v 1.0] - Diaporama PowerPoint
Ce diaporama propose une évaluation. A partir des indices et empreintes, il faut retrouver le nom de l’animal.
Maj le 22/01/2007 - Télécharger8287 Ko



Les règles du pisteur.PDF
Code de bonne conduite sur le terrain.
Maj le 22/01/2007 - Télécharger26 Ko



Fiche de relevé d’indice.PDF
Cette fiche permet de répertorier et classer les indices.
Maj le 22/01/2007 - Télécharger68 Ko



Carnet de pisteur.PDF
Ce carnet permet de reconnaître quelques empreintes sur le terrain et d’en faire le relevé.
Maj le 22/01/2007 - Télécharger448 Ko



Portfolio de dessin d’empreintes.ZIP
Ensemble de dessins d’empreintes. (32 images .JPG)
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Portfolio lieux.ZIP
Ensemble de photos de différents lieux où l’on peut trouver des empreintes et des indices. (10 images .JPG)
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Portfolio empreintes1.ZIP
Ensemble de photos d’empreintes et de pistes que l’on peut rencontrer sur le terrain. (33 images .JPG)
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Portfolio empreintes2.ZIP
Ensemble de photos d’empreintes et de pistes que l’on peut rencontrer sur le terrain. (36 images .JPG)
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Portfolio nourritures.ZIP
Ensemble de photos d’indices de nourriture que l’on peut rencontrer sur le terrain. (28 images .JPG)
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Portfolio excréments.ZIP
Ensemble de photos d’excréments que l’on peut rencontrer sur le terrain. (31 images .JPG)
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Portfolio habitats.ZIP
Ensemble de photos d’habitats (terriers, nids ...) que l’on peut rencontrer sur le terrain. (17 images .JPG)
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Portfolio pelotes.ZIP
Ensemble de photos de pelotes de réjections que l’on peut trouver sur le terrain. (3 images .JPG)
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Portfolio cranes.ZIP
Ensemble de photos de crânes et de mandibules d’animaux que l’on peut rencontrer sur le terrain. (21 images .JPG)
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Portfolio autres indices.ZIP
Ensemble de photos de différents indices laissés par les animaux sur le terrain. (27 images .JPG)
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Portfolio pattes.ZIP
Ensemble de photos de pattes d’animaux. (24 images .JPG)
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Portfolio indices petite faune.ZIP
Ensemble de photos d’indices laissés par de petits animaux sur le terrain. (31 images .JPG)
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POINT DOC
Sites Internet
Site de Fédération Française d'équitation ; fiches Isabelle Delhaye-Prat
Présentation de 10 cartes nature proposant l'empreinte de l'animal, ses déjections....
http://www.ffe.com/infos/formation/documents/nature/Famille_des_indices.pdf


Site de l'ONF
Au cours d'une promenade en forêt de Fontainebleau, on apprend à détecter les indices de présence de certains animaux (sanglier, cervidés...), qui peuvent renseigner alors le promeneur attentif sur les habitudes et lieux fréquentés par certaines espèces. On observe non seulement les empreintes laissées au sol mais également les traces de passage sur certains végétaux ou sur le sol.
http://www.onf.fr/fontainebleau/actu.htm


Site de Fédération Internationale des Mouvements d'école moderne ; pédagogie Freinet
La recherche d’indices et le moulage d'empreintes avec les agents de l'environnement : reportage photo.
http://www.freinet.org/creactif/stsimon/gardes/traces.html


Site de Vertdeterre, dédié à l'identification des espèces
Pour découvrir les traces laissées par les animaux dans la neige. On y trouve des empreintes d'oiseaux et de mammifères. Un clic sur le dessin de l'empreinte permet d'accéder à la photo et fiche d'identification de l'animal.
http://www.vertdeterre.com/nature/animal/piste_neige.php


Site du Museum d’Histoire Naturelle du Nova Scotia Museum (Musée virtuel Canada)
Qu'est-ce qu'une empreinte fossile ? Comment se transformer en fossile ?
http://museum.gov.ns.ca/mnh/nature/tracefossils/francais/sections/empreinte.html


Site de Canadian Geographics
Jeu à télécharger
Jeu de jumelage de 6 empreintes d'animaux : faire glisser l'empreinte dans la case correspondant à l'animal. (lapin, couguar, loup, chevreuil, lynx, écureuil).
http://www.canadiangeographic.ca/cgkids/francais/jeux.asp


Site de l’école de Villard-sur-Doron (Savoie)
Les élèves racontent leurs observations de traces d’animaux lors d’une sortie raquette.
http://www.ac-grenoble.fr/doron/c-ecole_raquettes.htm


Site de Ornithomedia (site généraliste sur l’ornithomogie)
Une page Internet est consacrée aux traces de passage des animaux.
http://www.ornithomedia.com/pratique/debuter/debut_art37_1.htm
Bibliographie
Ouvrages Jeune public

L. BOUR, Découvre les secrets de la nature.- Paris, Gallimard jeunesse, 1996 ; coll. Découverte benjamin.
Un petit guide très illustré et succinct : reconnaître quelques mammifères et oiseaux, leurs traces ; apprendre à construire un nichoir, une canne... [à partir de 6 ans]


M. DUQUET, W. FRASCHINI [ill.], A l'affût des oiseaux.- Paris, Nathan, 1998 ; Carnet du jeune Robinson
Apprendre à approcher et observer les oiseaux, identifier les restes de leur repas, les plumes, les nids, les oeufs, les empreintes... pour reconnaître et identifier de nombreuses espèces. [à partir de 10 ans]


P. GRADOZ, N. SCHOTT [ill.], Les enfants observent et comprennent la nature.- Ingersheim, SAEP, 1999.
Observer la nature et pouvoir répondre à quelques questions, tout en indiquant les démarches à suivre et la documentation à consulter, tel est l'objet de cet ouvrage. Au sommaire, entre autres : Que voir et quand ? Observer les traces et indices laissés par les animaux et pourquoi ?... [à partir de 10 ans]


H. HARDY, E. SOUPPART [ill.], L. BESSOL [phot.], Sur les traces des animaux.- Paris, Nathan, 1998 ; coll. Carnet du jeune Robinson.
Un petit guide à emporter sur le terrain : les jeunes y apprendront à reconnaître les empreintes et traces laissées par les animaux sauvages, à identifier les restes de leur repas et les pelotes de rejection, à relever tous les indices de leur passage. Des conseils pratiques pour réaliser une règle à empreintes, repérer les terriers... [à partir de 10 ans]


F. HARDY, Dans la nature .- Paris, Nathan, 1997
Un guide qui permet de préparer ses sorties nature, d'apprendre à identifier les animaux et les plantes, construire une cabane, mouler des empreintes... [à partir de 10 ans]


F. LISAK, C. FICHAUX [ill.], Traces et empreintes.- Toulouse, Milan, 2000 ; coll. Carnets de nature.
Un petit guide de terrain pour les jeunes, pour apprendre à repérer les traces laissées par les animaux sauvages, et reconnaître les espèces concernées. [à partir de 10 ans]


D. MELBECK, JJ HATTON [ill.], Sur les traces de mammifères.- Paris, Nathan, 1999 ; Coll. Carnet du jeune Robinson.
Guide de terrain pour reconnaître les traces et empreintes laissées par les mammifères. [à partir de 10 ans]


F. MOUTOU, Mammifères de la campagne.- Paris, Gallimard jeunesse, 1995 ; coll. Les Carnets de la nature.
L'écureuil, le sanglier, le blaireau... laissent des indices de vie sur leur passage. Les repérer, apprendre à les reconnaître donne la chance d'apercevoir ces animaux.


Traces et indices d'animaux.- Paris, Office National des Forêts, 1997 ; coll. Série verte.
Ce livre permet aux jeunes de reconnaître les animaux, à partir de phases d'observation des empreintes, crottes ou frottis sur les arbres. [à partir de 10 ans]


Gourmands de nature.- Paris, Office National des Forêts, 1997 ; coll. Série verte.
Un petit guide qui permet de reconnaître les traces de repas que laissent les animaux des forêts. + petits jeux, questionnaires... [à partir de 6 ans]


V. TRACQUI, En forêt.- Toulouse, Milan, 2000 ; coll. Balades et découvertes
Des conseils pour préparer sa balade, des observations faciles à réaliser (empreintes, terriers, nids...) ; comment reconnaître les animaux... A emporter en balade !! [à partir de 10 ans]


Ouvrages Tout public

V. ALBOUY, C. FELLONI [ill.], Guide des curieux de nature... en 150 scènes.- Lausanne, Delachaux et Niestlé, 2005.
Ce livre s'adresse aux curieux de la nature qui veulent comprendre les traces de la vie lors de leurs promenades. Il présente quelques pistes pour décrypter une trace, débris, un indice pour interpréter un fait, un comportement. Il se concentre sur les faits les plus visibles : constructions diverses, traces de passage, de repas...


P. BANG, P. DAHLSTROM, Guide des traces d'animaux ; les indices de présence de la faune sauvage .- Lausanne, Delachaux et Niestlé, 1999 ; coll. Les guides du naturaliste.
Ce livre est un précieux outil pour tout naturaliste à la recherche de traces d'animaux, y compris les plus difficiles d'observation : les espèces nocturnes ou farouches. Il permet d'identifier les signes laissés par ces espèces : empreintes de pattes, arrachement d'écorces, lignes de baves, excréments...


M. et C. BOUCHARDY, Observer la vie sauvage chez soi : à la maison, au jardin, en ville, à la campagne .- Paris, Bordas, 1994 ; coll. Multiguides activité.
Toutes les astuces de détection des indices de présence des animaux (mammifères, insectes, oiseaux...) ; un guide d'identification.


L. CHAZEL, M. DA ROS, L'encyclopédie des traces d'animaux d'Europe.- Lausanne, Delachaux et Niestlé, 2002.
Un ouvrage important et très bien documenté qui recense l'ensemble des traces animales de la faune européenne, en 6 chapitres : insectivores, lagomorphes, rongeurs, carnivores, ongulés, oiseaux ; sont déclinées ensuite toutes les espèces correspondantes. Un index permet l'accès à l'animal recherché.


P. LOUDIN, Traces et silhouettes : à la découverte des hôtes de la forêt et de la nature.- Fontainebleau, Office National des Forêts, 1996.
Permet de reconnaître : les traces et empreintes de 15 mammifères + 12 silhouettes d'oiseaux


B. LOYER, 100 traces et empreintes faciles à voir.- Paris, Nathan, 2004.
Connaître et identifier les traces animales. Une répartition en cinq biotopes (milieu aquatique, forestier, prairies et champs, jardins cultivés, milieu montagnard) détermine le site où l'empreinte est habituellement rencontrée. Une rubrique " clef de détermination " par milieu permet d'affiner l'identification d'après la forme de l'empreinte. Les autres indices (pelotes de réjection, excréments, voies des mammifères, coulées et autres traces) sont présentés à la fin de l'ouvrage, où le moulage d'une empreinte est également clairement expliqué.


J. NEL, Sur les traces de petites bêtes : guide pour la reconnaissance des principales traces laissées par des animaux invertébrés terrestres .- Peyrolles-en-Provence, Le Loubatas, 2003.
Ce livre permet à tous (adultes et enfants) non initiés, d'identifier les indices de passage des insectes, mollusques... On apprend à repérer les trous ou la destruction partielle dans les végétaux, les déformations des végétaux, les restes de ponte et de mue, des constructions diverses.


S. SIGNOLET, D. MANSION [ill.], Identifier les traces d'animaux.- Rennes, Ouest-France, 2002 ; coll. Nature pratique.
Ce livre permet d'identifier les traces d'animaux sans les chercher, en forêt, dans les champs, les jardins... Il répond aux questions de tous sur les empreintes, les reliefs de repas, les abris ou traces territoriales laissées ici ou là. C'est aussi un accès à la découverte d'une certaine faune sauvage.

Matériel pédagogique

JL. ORENGO [réal.], Model'Nature - SARL Model'Nature 8, route de Miguet 09190 Saint-Lizier
Catalogue de matériel permettant la réalisation de moulages d’empreintes.
http://modelnature.free.fr/cariboost1/


M. DELSOUC, 50 activités pour appréhender la forêt à l'école, cycles 1 et 2 .- Toulouse, CDDP Tarn-et-Garonne ; CRDP Midi-Pyrénees, 1997.
Propose des activités centrées sur la forêt, notamment sur les traces animales, par des séquences sur le terrain.


D. DODOKAL [réal.], Traces de la vie sauvage.- Kryzalid nature
Vidéocassette de 52 min. - Tous publics
Ce documentaire permet de découvrir la faune sauvage française d'après ses différents indices de présence : plumes, pelotes de réjection, herbes grignotées, écorces rongées, empreintes dans le sol.


A l'école des traces : une enquête de Nat la tortue.- Toussus-le-Noble, Nature et Découvertes, 2002.
Un kit contenant : 1 guide de l'encadrant, 49 fiches pédagogiques réparties en 5 ateliers, 15 cartes indices, 4 empreintes en résine, l'ouvrage "Traces et empreintes" éd. Nathan, 1 poster forêt.
Peut être utilisé avec les enfants à partir du cycle 1. Propose 5 ateliers sur les animaux de la forêt.
En partant d'indices et traces laissés par les animaux, les enfants mènent l'enquête ; ils doivent reconnaître les espèces, réaliser des moulages d'empreintes...
Glossaire
Asymétrique
Contraire de Symétrique.

Bréchet
Crête osseuse saillante et verticale sur la face externe du sternum de la plupart des oiseaux.

Canine
Dent pointue entre les incisives et les prémolaires.

Carpien(ne)
Qui fait partie du carpe (squelette de la main entre l’avant bras et le métacarpe).

Chitine
Substance organique, constituant de la cuticule des arthropodes.

Concave
Dont la surface présente un creux, un renfoncement.

Convexe
Courbé et saillant à l’extérieur.

Coussinet
Voir pelote.

Digitale (Empreinte)
Dessin formé par les lignes de la peau des doigts, des paumes des mains, des orteils ou de la plante des pieds.

Écorçage
Action d’écorcer un arbre.

Écosystème
Unité écologique de base formée par le milieu et les organismes qui y vivent.

Exuvies
Peau rejetée par un animal à chacune de ses mues.

Fientes
Excréments de certains animaux, particulièrement les oiseaux.

Fourchette
Partie du sabot du cheval formant le milieu de sa face inférieure.

Frottis
Dépôt de sécrétions laissé sur un arbuste ou une branche basse par un animal (brocard, cerf, chamois...)

Granivore
Se dit d’un animal qui se nourrit presque exclusivement de graines.

Hyménoptères
Ordre d’insectes caractérisé par la possession de deux paires d’ailes membraneuses.

Incisive
Dent aplatie située sur la partie avant des deux maxillaires.

Insectivore
Se dit d’un animal qui se nourrit presque exclusivement d’insectes.

Lichen
Végétal complexe se développant sur les sols et les arbres.

Maraude
Action de commettre des vols.

Matière minérale
Qui appartient aux minéraux.

Matière organique
Qui appartient aux organes, aux tissus vivants.

Nourrissage
Action de nourrir un animal domestique.

Omnivore
Qui se nourrit d’aliments divers.

Ongulé
Ensemble de mammifères qui possèdent un ou plusieurs sabots à l'extrémité de leurs membres.

Paléoanthropologue
Scientifique qui se spécialise dans l'étude de l'origine de l'espèce humaine et de ses ramifications. Pascal Picq "etude des origines de l'Homme et de son environnement".

Paléontologue
Scientifique qui étudie les restes fossiles des êtres vivants du passé et les implications évolutives de ces études.

Palmure
Membrane reliant les doigts de certains vertébrés aquatiques.

Pelote
Callosité cornée souple et résistante.

Pelotes de réjections (ou de régurgitation)
Amas de débris alimentaires non digérés (poils, plumes, os, etc.) rejetés par les oiseaux de proie.

Pince
Extrémité antérieure du pied des mammifères ongulés.

Plantaire
Terme qui caractérise ce qui est relatif à la face inférieure du pied.

Plantigrade
Animal qui marche sur la plante des pieds.

Prédateur
Animal qui se nourrit de proies.

Prédation
Activité des animaux prédateurs.

Rachis
Axe central des plumes d'oiseau, qui porte les barbes et qui est implanté dans la peau.

Rétractile
Qui a la possibilité de se rétracter.

Saumâtre
Qui est constitué d’un mélange d’eau douce et d’eau de mer.

Sécrétion
Phénomène physiologique par lequel un tissu produit une substance spécifique.

Substrat
Matière sur laquelle s'exerce une action.

Symétrique
Se dit de 2 choses semblables et opposées.

À PROPOS
Auteurs :

Ce dossier a été réalisé par :

Franck PIC, animateur environnement - actions éducatives
Maison départementale de l’environnement - Département de l’Hérault
Site Internet : http://www.herault.fr/

Jean-Paul Bompieyre, professeur des écoles, Centre Ressources Sciences et Technologie - Inspection académique de l’Hérault
Site Internet : http://crts.prades.free.fr

Florence Thorez, professeur de Sciences de la Vie et de la Terre – Service éducatif du GRAINE Languedoc-Roussillon (Groupement Régional Animation Initiation Nature Environnement).
Site Internet : http://grainelr.org

Coordination éditoriale :
Sylvie Casanova, directrice du CDDP de l'Hérault
CDDP de l'Hérault
Site Internet : http://www.crdp-montpellier.fr/CD34/

Suivi de l'édition :
Marie-Line Perillat, directrice de la collection Thém@doc
Site internet : http://www.cndp.fr

Marie-Hélène Grossmann, chef de projet SVT, service national des productions imprimées et numériques du CNDP
Site internet : http://www.cndp.fr
Intégration informatique :
Olivier Gaultier, Informaticien
CDDP de l'Hérault
Site Internet : http://www.crdp-montpellier.fr/CD34/

Crédits Photos :

Franck Pic

Fabrice Cahez, photographe naturaliste – Site Internet : http://www.fabricecahez.com/

Eric Ferry, photographe naturaliste – Site Internet : http://ferry-oertel.com/

Cédric Girard, photographe naturaliste – Site Internet : http://www.aube-nature.com/

Louisa Zaïoun, animatrice environnement, Maison départementale de l’environnement - Département de l’Hérault

Jean-Paul Bompieyre

Florence Thorez

 
© CDDP DE L'HERAULT - Thém@doc - Les indices et traces d'animaux
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