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Niveau : collège
Durée : 45 min à 1h00
Nombre de participants : 1 classe
Objectifs pédagogiques :
- Découvrir et décoder les informations inscrites sur les étiquettes alimentaires ;
- Apprendre à porter un regard critique sur les messages santé que l’on trouve sur les emballages ;
- Orienter ses choix alimentaires.
Matériel :
- un vidéo projecteur
- un tableau
- des emballages alimentaires
Déroulement :
1. Quelles informations trouve-t-on sur une étiquette ?
En s’interrogeant, les élèves essaient de retrouver les éléments obligatoires et facultatifs qui figurent sur une étiquette alimentaire. Les propositions sont notées au tableau.
Les étiquetages alimentaires permettent de décrypter ce que nous avons dans notre assiette. Ce sont de véritables sources d’information. Ainsi, ils nous permettent de juger de la qualité d’un produit et de savoir s’il répond à nos attentes.
Apprendre à lire et décoder des étiquettes avant d’acheter fait du consommateur un acteur éclairé.
Les mentions obligatoires, imposées par la législation, ont pour but de donner l'information minimale indispensable pour protéger le consommateur. Les données qui sont reprises sur l’étiquette doivent l’être dans la langue de la région où le produit est mis en vente.
Ces mentions sont :
- la dénomination du produit ;
- la composition ;
- la date de consommation ;
- le nom du fabricant ;
- le numéro de lot ;
- le contenu (poids net) ;
- numéro d’agrément sanitaire européen ;
- autres : le degré d’alcool, le pourcentage de cacao pour le chocolat, les conseils d'utilisation, la présence d'OGM (pour les aliments et ingrédients alimentaires qui contiennent plus de 1 % d’OGM).
Les mentions non obligatoires sont ajoutées par le fabricant dans un but plus commercial : mettre en valeur des qualités spécifiques du produit, offrir des conseils de préparation ou de dégustation. Ces mentions sont :
- les informations nutritionnelles ;
- le nom commercial : choisi par le fabricant, il est généralement suivi du nom légal.
Exemple : Nutella, pâte à tartiner aux noisettes.
- les allégations nutritionnelles : Le décret français 93-1130 du 27/9/93 fixe actuellement les règles de l’étiquetage nutritionnel. Ainsi, une allégation correspond à toute mention qui affirme, suggère ou implique qu’une denrée possède des caractéristiques particulières liées à son origine, ses propriétés nutritionnelles (ex : riche en calcium), sa nature (ex : nouveau, frais), son mode de fabrication (ex : à l’ancienne), ou toute autre qualité. « Allégé en ... », « source de ... », « riche en ... » sont autant d’allégations dites nutritionnelles.
Certaines mentions sont interdites par la loi, pour préserver la santé et le respect du consommateur. Il s’agit principalement :
- des mentions susceptibles de créer la confusion dans l’esprit d’un consommateur ;
- des allégations thérapeutiques, c’est-à-dire qui font état d’un lien avec une maladie : prévention, traitement ou guérison ;
- d’illustrations trompeuses.
D’une façon générale, toute communication sur les produits (publicité, allégation sur l’étiquetage) ne doit pas attribuer à une denrée alimentaire des propriétés de traitement et de guérison d’une maladie humaine ni évoquer ses propriétés.
2. Atelier de lecture d’étiquettes
Les élèves forment des groupes de deux ou trois. A chaque groupe est distribué des emballages alimentaires et une consigne :
- Comparer les qualités nutritionnelles des produits alimentaires dits « santé » et leur équivalent non « santé ». Exemples : chocolat allégé en sucre, céréales allégées en sucres, yaourt à 0% de matières grasses, ...
- Identifier sur les emballages les labels : AOC, AB, commerce équitable, Elu produit de l’année ... Chercher leurs définitions et les trier (officiel/non officiel, ...).
Travailler sur les arguments publicitaires : « Dans cette barre chocolatée, il y a autant de calcium que dans un verre de lait. ».
Par ce slogan publicitaire, on pourrait en déduire que cette barre chocolatée peut remplacer un verre de lait au goûter des enfants.
Qu’en est-il vraiment ?
Un grand verre contient environ 250 ml de lait :
- soit 300 mg de calcium
- et 112,5 kcal.
100g de barre chocolatée apportent :
- 323 mg de calcium
- 558 kcal.
Pour obtenir un apport calcique comparable à celui du lait, il faut manger 88.2g de barre chocolatée.
Or un bâtonnet pèse 21g, cela représente la consommation de 4 bâtonnets.
Or 4 bâtonnets c’est 468.72 kcal, avec un pourcentage lipidique très important (34%).
On a donc : un grand verre de lait qui apporte 300 mg de calcium et 112.5 kcal par opposition à 4 barres de chocolatées qui apportent 271.3 mg de calcium et 468.72 Kcal, soit 4 fois plus de calories !
3. Conclusion
Conclure sur l’intérêt d’apprendre à déchiffrer les étiquettes et mettre en parallèle ses connaissances nutritionnelles.
Prendre un exemple concret :
- un paquet de chips de 100g est l’équivalent de 4 cuillères à soupe d’huile
- ou une canette de coca de 33cl est l’équivalent de 6 morceaux de sucre
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