manger trop ou trop peu

Sommaire
 
PRÉSENTATION
Introduction
Place dans les programmes
 
REPÈRES
Malnutrition Nord-Sud...
Alimentation, mondialisation...
Malnutrition et santé
Étude d'un cas de pays en transition...
 
EN PRATIQUE
Économie et société
Le jeu des chaises
Exportation et consommation...
Répartition mondiale de la production...
Autres activités
Sciences de la vie et de la Terre, éducation à la santé
La traçabilité
Calcul des besoins énergétiques journaliers
Calcul des apports nutritionnels...
Calcul de l'IMC...
Concevoir, créer et interroger une petite base de données...
Qualité de l'alimentation protéique...
 
GLOSSAIRE
 
POINT DOC
Bibliographie
Images en stock
Sur le Web
Médiagraphie
 
A PROPOS
 
PRÉSENTATION
Introduction
Source : http://www.ird.fr/indigo/

Plus de six milliards d'hommes vivent sur notre planète, 2 milliards souffrent de carences alimentaires, 854 millions sont victimes de la faim, 400 millions sont obèses.

La question de l’alimentation est centrale pour la survie et la reproduction de l’espèce humaine. Alors que dans son histoire, cette dernière a dû, à de nombreuses occasions, fréquenter la rareté, elle doit dans certains territoires* du Nord apprendre à gérer l’abondance. Les angoisses du manque oubliées, les sociétés développées s’interrogent désormais sur la qualité de leur alimentation. En même temps, dans les pays en développement une proportion importante de l’humanité continue à connaître des problèmes d’accès à l’alimentation (en 2006, selon la FAO, 25 000 personnes meurent chaque jour de sous-nutrition http://www.fao.org/index_fr.htm).


Ces contradictions s’expliquent principalement par les difficultés de répartition des richesses sur notre planète. Or, cette question de l’alimentation dans le monde s’inscrit désormais dans une perspective d’équilibre alimentaire et d’équité. Elle s’inscrit également dans une stratégie de développement durable qui préserve les équilibres écologiques, les biodiversités, les diversités culturelles et sociales.
Nul doute que ce nouveau millénaire ne pourra passer sous silence ces questions qui se traduisent de manière récurrente dans l’actualité sous diverses formes : famines, phénomènes migratoires, déforestation ...

Comment s’organisent les territoires pour répondre à une nouvelle demande alimentaire ?
Vers quels problèmes majeurs de nutrition tendent les pays du Sud et du Nord de la planète ?
L’ensemble des Sciences de la nature (SVT, Sciences Physiques ...) et de la culture (SES, Histoire et Géographie, ECJS ...) sont concernées. Ainsi, ce dossier s’articule autour de quatre parties « Repères » :
  • Malnutrition* Nord-Sud : état des lieux ;
  • Alimentation et développement local ;
  • Malnutrition et santé ;
  • Etude d’un cas de pays en transition : le Brésil.

Ce dossier associe des pistes d’activités liées, tantôt aux représentations économiques et sociales sur la répartition des ressources planétaires, tantôt à la compréhension active des paramètres et concepts nutritionnels essentiels.

Place dans les programmes
En sciences de la vie et de la Terre

Classe de sixième
Des pratiques au service de l’alimentation humaine
L’Homme élève des animaux et cultive des végétaux pour se procurer des aliments : l’amélioration quantitative et qualitative de la production alimentaire, permise par les progrès des sciences et des techniques, vise la satisfaction des besoins de la population humaine. Elle doit s’inscrire dans une perspective de développement durable*.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/hs4/MENE0401471A.htm

Classe de cinquième
Fonctionnement de l’organisme et besoin en énergie
Les aliments sont source d’énergie. Des apports supérieurs aux besoins de l’organisme favorisent certaines maladies.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/hs4/MENE0401471A.htm
Responsabilité de l'homme à l'égard de son environnement: Concept de développement durable

Classe de troisième
Fonctionnement de l’organisme, activité des cellules et échanges avec le milieu.
La connaissance des besoins nutritifs permet de définir une alimentation qui évite les excès et les carences.
La ration alimentaire journalière correspond à la quantité d’aliments nécessaire au fonctionnement et à l’entretien de l’organisme dans une situation donnée.
La prise régulière de repas et l’équilibre entre les catégories d’aliments consommés caractérisent une alimentation rationnelle.
Les besoins qualitatifs et quantitatifs peuvent être satisfaits par des comportements alimentaires variés, dépendant des goûts, des habitudes culturelles et des aliments disponibles.
Des excès alimentaires, particulièrement en sucres et en graisses peuvent altérer la santé (obésité*, diabète, maladies cardiovasculaires).
Des carences en certains nutriments : vitamines, minéraux, acides aminés, sont responsables de maladies nutritionnelles.
http://www.education.gouv.fr/bo/1998/hs10/som.htm
Responsabilité de l'homme à l'égard de son environnement : concept de développement durable.

Classe de première L et ES, enseignement scientifique
Alimentation et environnement
Approche à la fois individuelle et globale des problèmes de l'alimentation des hommes sur la planète et étude des déséquilibres de la consommation et de la production avec leurs incidences individuelles (pathologies) ou collectives (en terme de santé ou d'atteintes à la qualité de l'environnement), ce thème doit permettre de poser scientifiquement des questions sur "Quels aliments pour nourrir demain 6 milliards d'hommes ? ", en considérant à la fois l'individu et son environnement proche et global.
Comportements alimentaires et satisfaction des besoins
Choisir ses aliments - Evaluer ses besoins - Analyser les conséquences d’une ration déséquilibrée.
Production alimentaire et environnement : Quantifier les productions alimentaires - Analyser le fonctionnement d’un agrosystème et ses conséquences environnementales.
http://www.education.gouv.fr/bo/2000/hs7/vol5scientlitt.htm
http://www.education.gouv.fr/bo/2000/hs7/vol5scientes.htm

Classe de première S
La régulation de la glycémie et les phénotypes diabétiques
Les diabètes résultent de l’interaction entre gènes et facteurs de l’environnement, en particulier l’alimentation.
http://www.education.gouv.fr/bo/2002/hs6/default.htm

En sciences économiques et sociales
Classe de seconde
Consommation et mode de vie
Classe de première ES
Construction des normes
http://www.education.gouv.fr/bo/2001/28/encartd.htm

Classe de terminale ES
Economies développées et en développement, culture, normes
Spécificités socio-culturelles et mondialisation
En Histoire Géographie, ECJS

Collège
http://www.cndp.fr/produits/detailsimp.asp?Ref=755A0800

Classe de sixième - géographie
Cartes et paysages du monde
La répartition de la population mondiale ; les grands domaines climatiques et biogéographiques ; les grands types de paysages ...

Classe de troisième - histoire et géographie
Elaboration et organisation du monde d'aujourd'hui
De 1945 à nos jours : croissance, démocratie, inégalités ; la décolonisation ...
Géographie du monde d’aujourd’hui : l’inégale répartition des richesses et l'urbanisation.

Classe de sixième, cinquième et troisième - ECJS
Responsabilité vis à vis de l'environnement
La solidarité et la coopération internationale

Classe de seconde - géographie
Plus de six milliards d'hommes sur la Terre (thème introductif obligatoire)
L'inégale répartition des hommes et des richesses sur la terre.
Nourrir les hommes (thème obligatoire).
Croissance des productions, croissance des populations. Quelles agricultures pour nourrir les hommes ? Agrosystèmes et environnement.
http://www.education.gouv.fr/botexte/hs06020829/MENE0201544A.htm

Classe de terminale - géographie
Séries L et ES
L’espace mondial : Mondialisations, interdépendances, logiques d’organisation de l’espace mondial, des mondes en quête de développement ...
ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2002/hs7/ss.pdf
Série S
L’espace mondial : Les centres d’impulsion et les inégalités de développement.
Travaux personnels encadrés
http://eduscol.education.fr/D0050/themes.htm
Aspects transversaux : Education à la santé, Education à l’Environnement pour un Développement Durable (EEDD) ...

Education à la nutrition
http://eduscol.education.fr/D0189/accueil.htm

Généralisation d’une éducation à l’environnement pour un développement durable
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/28/MENE0400752C.htm

Thème Alimentation et développement durable - Production alimentaire et environnement
http://eduscol.education.fr/D1185/zoom-SVT_premiereLES_alimentation.htm
Quelles sont les conséquences de comportements alimentaires totalement déséquilibrés fondés sur la surconsommation d’aliments ou de boissons trop sucrés, trop riches en lipides ?
Peut-on produire des aliments pour 6 milliards d’hommes de façon durable ?
Comment lutter contre la faim et les déséquilibres alimentaires ?

Éducation au développement et à la solidarité internationale
http://www.education.gouv.fr/bo/2005/41/MENE0502108N.htm
REPÈRES
Malnutrition Nord-Sud...
... état des lieux
Malgré les efforts déployés par la communauté internationale depuis la Conférence Internationale sur la Nutrition (1992) et le Sommet mondial de l'alimentation (1996), et en dépit de certains progrès, on constate une persistance massive des problèmes de sous-alimentation* et de malnutrition* par carences au Sud. De leur côté, les maladies chroniques liées au mode alimentaire sont devenues des problèmes de santé publique communs aux pays en développement et aux pays industrialisés.

La malnutrition dans les pays en développement
La FAO estime le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde à 854 millions dont 820 millions dans les pays en développement. Cette estimation se fonde sur une méthode permettant d'évaluer en pourcentage et en valeur absolue la population qui, sur une année, n'a pas accès à une quantité suffisante d'aliments pour satisfaire ses besoins énergétiques. La méthode est basée sur une estimation des disponibilités alimentaires et sur l'application d'un seuil critique des besoins énergétiques : par définition les sous-alimentés chroniques sont ceux dont la consommation estimée d'énergie est inférieure à celle requise pour maintenir la masse corporelle et permettre une activité physique modérée.

Au-delà de ce chiffre global, d'autres données révèlent l'ampleur et la diversité des problèmes de santé publique liés à l'alimentation :

- Le retard de croissance* (soit une taille insuffisante par rapport à l'âge) et/ou l'insuffisance pondérale* (un poids insuffisant par rapport à l'âge) touchent plus de 150 millions d'enfants de moins de 5 ans (soit 1 enfant sur 3) ;

- Les adultes - et en particulier les femmes - sont près de 250 millions, dans les pays en développement, à souffrir d'un poids insuffisant à cause d'une malnutrition ;

- Deux milliards de personnes de tous âges sont touchées, à des degrés divers, par ce qui a été appelé au début des années 1990 la « faim cachée », c'est-à-dire des carences en micronutriments (nutriments présents en petites quantités dans l'alimentation et essentiels au bon fonctionnement de l'organisme) tels que le fer, la vitamine A, l'iode ou le zinc ;

- Les maladies non transmissibles liées à l'alimentation - obésité*, diabète non insulino-dépendant, maladies cardio-vasculaires, certains cancers - sont en émergence et en croissance rapide dans beaucoup de sociétés en développement ;

- Par ailleurs, des problèmes plus spécifiques s'étendent, liés à des situations ou à des populations particulières, comme les personnes atteintes du SIDA (dans certaines populations l'impact sur la sécurité alimentaire et sur le devenir des orphelins est énorme), les réfugiés et personnes déplacées ainsi que les personnes âgées dans le contexte actuel de vieillissement de la population.

Au total, c'est plus de la moitié de la population mondiale qui est atteinte par une forme ou par une autre de malnutrition, les femmes et les jeunes enfants étant les plus touchés.
Au vu de cette situation, les dirigeants réunis au Sommet mondial de l'alimentation en 1996 se sont engagés, à réduire de moitié la sous-nutrition d'ici 2015. Cet engagement a été inclus, avec d'autres buts fondamentaux, dans les Objectifs du Millénaire pour le Développement, adoptés en septembre 2000 lors du Sommet du Millénaire des Nations unies.
Au rythme actuel de la diminution de la sous-nutrition, les Objectifs du Millénaire du Développement seront probablement très difficiles à atteindre.

La malnutrition dans les pays industrialisés
Dans les pays industrialisés, bien que les problèmes de malnutrition par carences réapparaissent avec l'augmentation des personnes en situation de précarité, le problème de santé publique le plus important reste l'augmentation de la prévalence des personnes en surpoids ou obèses.

http://www.obesite.com, 2006


On considère qu'un individu adulte est en surpoids lorsque son indice de masse corporelle, ou IMC (poids divisé par le carré de la taille, en kg/m²) est supérieur à 25 et qu'il est obèse quand son IMC est supérieur à 30. Chez les enfants, la définition du caractère obèse est plus délicate en raison des variations de poids et de taille en fonction de l'âge et du sexe.

L'obésité est fondamentalement liée aux effets d'un bilan énergétique positif sur une plus ou moins longue période : les apports journaliers sont supérieurs aux dépenses. La phase de prise de poids peut prendre plusieurs années. La maladie se caractérise par une augmentation importante de la masse grasse - inflation du tissu adipeux - et une augmentation beaucoup plus faible de la masse musculaire. De multiples facteurs favorisent la prise de poids, ils sont pour la plupart d'origine sociétale : qualité de l'alimentation, mode de vie de plus en plus sédentaire, mais également génétiques ou liés à des troubles psychologiques.

Quelques chiffres :
150 millions d'adultes, dans les pays industrialisés, sont d'ores et déjà obèses ; deux américains adultes sur trois sont en surpoids, dont 40% obèses, (soit 100 millions).
L'Europe compte 30 % d'adultes en surpoids et le nombre d'enfants obèses a doublé en cinq ans ;
En 2006, en France on dénombre 5,9 millions d'obèses, et de 100 000 à 200 000 cas d'obésités massives (IMC > 40).
Chez les 6-9 ans la prévalence d'obésité a triplé depuis 1980 pour atteindre 16%.
En 1997, l'obésité concernait 8,2% de la population française. D'après une enquête de l'ObEpi en 2006, 12,4% de la population adulte française est obèse (11,8% des hommes et 13% des femmes). Cette augmentation de l'obésité n'est pas expliquée par le vieillissement de la population, elle est quasiment la même chez les hommes et les femmes et la fréquence de l'obésité est inversement proportionnelle aux revenus (l'obésité augmente beaucoup plus vite depuis 1992 chez les agriculteurs ou les ouvriers que chez les cadres et professions intellectuelles supérieures, INSEE, 2007).
L'un des objectifs annoncés par le gouvernement français, en janvier 2006, dans le cadre de son deuxième programme nutrition santé, est de réduire de 20% l'obésité de l'adulte et d'interrompre l'augmentation de la prévalence de l'obésité chez les enfants.

La transition nutritionnelle
Dans la plupart des pays du Sud, l'urbanisation et les changements rapides dans les modes de vie et d'alimentation ont entraîné, comme dans les pays industrialisés, l'apparition de problèmes liés au surpoids et à l'obésité. Résultat : de plus en plus de pays sont aujourd'hui confrontés à la fois à des problèmes nutritionnels sévères liés à des carences (retard de croissance et maigreur des enfants de moins de 5 ans), et à cette « épidémie d'obésité ». On estime à environ 115 millions le nombre de personnes souffrant d'obésité dans les pays en développement pour un total de 400 millions dans le monde. Cette situation de transition alimentaire et nutritionnelle est plus ou moins avancée selon les régions du monde. Mais dans certains pays émergents, à revenus intermédiaires, les maladies non transmissibles liées à l'alimentation (MNTA) dominent déjà les maladies infectieuses et les carences alimentaires, sans que celles-ci aient pour autant disparu.
OMS, 2000


Cette évolution a d'abord touché un certain nombre de pays émergents, aux ressources importantes et aux économies plutôt bien intégrées dans les réseaux internationaux, à l'image de la Corée du Sud, du Brésil (50 % de personnes en surpoids en 2005), du Mexique, ou plus récemment de la Chine (25% de surpoids en 2002). Ces pays ont su réduire de manière importante les situations de malnutrition et de maladies infectieuses liées à la pauvreté, même si toutes les catégories sociales ne profitent pas équitablement - tant s'en faut - de ces progrès. Progressivement, le phénomène s'est propagé vers des Etats à faible revenu et à croissance rapide, voire aux sociétés urbaines des pays les plus pauvres, générant des maladies chroniques qui n'ont pas pris la place des cas de malnutrition et d'infections, mais qui s'y sont, au contraire, ajoutés.
Dans ces pays en développement, maigreur et obésité affectent donc simultanément une grande partie de la population. A tel point qu'il n'est pas rare d'y voir, au sein d'une même communauté, voire d'une même famille, des enfants souffrant d'un retard de croissance au milieu d'adultes en surpoids et atteints de maladies chroniques dégénératives. Une situation complexe et paradoxale, que les services de santé de ces pays, aux ressources encore très limitées, ne sont pas préparés à affronter.

Pour en savoir plus

Etat de l'insécurité alimentaire dans le monde - 2004
FAO
« L'état de l'insécurité alimentaire* dans le monde 2004 » dresse un bilan des progrès accomplis et des revers subis dans la poursuite de l'objectif fixé par le Sommet mondial de l'alimentation (SMA) en 1996 : diminuer de moitié, d'ici 2015, le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde.
http://www.fao.org/docrep/007/y5650f/y5650f00.htm

Obésité : le nouveau fardeau du monde en développement
FAO
Il est paradoxal de constater qu'à mesure que les pays en développement poursuivent leurs efforts de réduction de la faim, certains se heurtent au problème opposé de l'obésité.
http://www.fao.org/FOCUS/F/obesity/obes1.htm

La FAO et les Objectifs du Millénaire pour le développement
Dans les années 90, une série de conférences et de sommets internationaux a défini d'autres buts fondamentaux que ceux de 1996 et a quantifié des objectifs ayant la même échéance. Ceux-ci ont été rassemblés dans la Déclaration adoptée par le Sommet du Millénaire des Nations Unies en septembre 2000, avant d'être reformulés en Objectifs du Millénaire pour le Développement, au nombre de huit.
http://www.fao.org/mdg/index.asp?lang=fr

L'état de l'insécurité alimentaire dans le monde
Le rapport complet SOFI 2006 rend compte des efforts déployés aux échelons mondial et national pour atteindre l'objectif adopté au Sommet mondial de l'alimentation de 1996, c'est-à-dire réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde d'ici à 2015.
http://www.fao.org/sof/sofi/index_fr.htm

L'obésité en France : les écarts entre catégories sociales s'accroissent
Article utilisant les données de « Enquêtes sur la santé et les soins médicaux » de l'INSEE, réalisées en 1980-1981, 1991-1992 et 2002-2003.
http://www.insee.fr/fr/ppp/publications/collect_doc.asp?coll=1&paru=1&avis=1&pres=1


Obésité et surpoids en France
Selon les résultats de la dernière enquête ObÉpi publiée en septembre, près de 20 millions de personnes vivant en France sont en surpoids. Même si, globalement, l'augmentation du nombre de cas tend à se ralentir depuis neuf ans, l'enquête révèle une élévation toujours plus importante des formes graves d'obésité.
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_actu.php?langue=fr&id_article=6803&id_theme=7&prov=index


Alimentation, mondialisation...
... et développement local : du global au local
Si la question de l'alimentation est une thématique qui sollicite les sciences de la Nature, il convient de prendre en compte les liens qui l'unissent aux sciences de la Culture (sciences humaines et sociales). En effet, ces dernières interviennent dans les pratiques alimentaires, elles les façonnent, les singularisent et participent à cette diversité qui est le propre des sociétés humaines. Or, s'il est vrai que les aliments et les cuisines du monde appartiennent au patrimoine de l'humanité, on sent bien que les phénomènes de mondialisation et d'homogénéisation des modes de vie sur le modèle occidental entraînent des tensions sur les particularismes culturels. En même temps, la dynamique des produits de terroir, les questions de qualité et de traçabilité, sont autant d'exigences qui mettent en évidence l'importance et les enjeux des débats actuels et leurs multidimensionnalités.
A ce contexte s'ajoute la pression démographique puisque les démographes estiment que la population de la planète atteindra les neuf milliards en 2025. Alors, on se rend bien compte qu'il importe de maintenir au centre de nos préoccupations la question alimentaire.
Comment expliquer qu'une partie de l'humanité connaisse la sous-alimentation* alors que les techniques productives n'ont jamais été aussi performantes ?
Comment s'organisent les producteurs pour répondre à une nouvelle demande alimentaire ? Autrement dit, quelle est la dynamique des acteurs sur les territoires* de production ?

Alimentation et organisation de la production alimentaire
Un recul historique, en suivant les conseils de l'école des Annales, permet de mesurer l'évolution de l'organisation agricole. On peut, en effet, distinguer trois étapes dans l'organisation de l'agriculture :
- L'âge pré-agricole : il se caractérise par des prélèvements raisonnables sur les écosystèmes naturels et par l'alimentation sauvage : cueillette, chasse et pêche. Sur cette longue période, apparaissent certains éléments fondamentaux dans l'évolution alimentaire et sociale des hommes comme le feu. Durant cette période, l'homme est un élément de la biosphère.
- L'âge agricole : l'activité agricole est la base de l'alimentation. Elle est caractérisée par la création d'agro-systèmes. Depuis les premières sédentarisations jusqu'au 19ième siècle, l'agriculture domine l'organisation sociale. Les techniques progressent peu.
- L'âge industriel : l'agriculture mondialisée. L'âge agro-industriel est marqué par la part croissante de l'industrie dans l'activité agricole et dans la production d'aliments. On parle alors d'agro-industrie. L'homme se détache de la biosphère en cherchant à la dominer.

Or, chacune de ces étapes n'a pas la même durée dans le temps, en effet, si l'homme apparaissait sur la terre le 1er janvier :
- Il serait chasseur, cueilleur, pêcheur pendant 364 jours.
- Le 30 décembre à 18 h apparaîtrait l'agriculture sédentarisée.
- Le 31 décembre à 23 h 08 apparaîtrait l'agriculture industrielle.
- Le 31 décembre à 23 h 55 apparaîtrait l'agriculture mondialisée.

Ce recul dans le temps nous permet de mieux saisir les enjeux et de nuancer les questions soulevées par les problèmes agricoles d'aujourd'hui.

Mondialisation et homogénéisation des pratiques alimentaires
Avec la mondialisation et les politiques marketing des firmes transnationales, ce sont développées des formes d'homogénéisation de la consommation, en général, et de la consommation de produits alimentaires en particulier. Ces entreprises appliquent des stratégies globales et produisent des biens ou des services dont la diffusion est planétaire.
Le marché agricole et la Division Internationale du Travail (DIT)* ont spécialisé chacun des Etats dans des productions particulières (arachides au Sénégal, cacao en Côte d'Ivoire, soja au Brésil, ...). Les surplus de production participent à l'échange international et les cultures vivrières traditionnelles sont remises en question par l'occupation de la surface agricole utile.
C'est ainsi que la production locale de riz au Sénégal, haricot rouge au Brésil et de sorgho/mil en Côte d'Ivoire vont reculer au profit des cultures de rente*. De cette façon, les biens importés vont remplacer progressivement, dans la consommation quotidienne, les productions locales. Les produits venus d'ailleurs et, en particulier, de l'occident seront perçus comme porteurs d'une symbolique valorisée par les campagnes publicitaires véhiculées par les médias dominants. Il faut dire que la puissance financière des firmes transnationales de l'agroalimentaire est devenue souvent difficilement contrôlable par les Etats. En effet, si le budget du Sénégal a été de 2 milliards d'euros en 2005, le chiffre d'affaires de Danone a été de 13 milliards d'euros durant la même année. Par ailleurs, et dans le même temps, celui de Carrefour s'est élevé à 40 milliards d'euros en France et à 83 milliards dans le monde.

Les producteurs locaux quant à eux seront nombreux à quitter les campagnes pour la ville participant ainsi à un exode rural massif. Comment lutter, en effet, face à ces mouvements enclenchés par les phénomènes de mondialisation lorsque les productions importées arrivent à un prix inférieur aux productions locales ? Quelle reconnaissance avoir sur un territoire où les productions réalisées ne sont pas reconnues à leur juste valeur nutritive et symbolique ?
Quant aux consommateurs, ils sont le plus souvent confrontés à une fascination exercée par les produits importés qui sont censés représenter la modernité.
Dans les pays du Nord, l'accélération du mode de vie urbain a entraîné, par ailleurs, une consommation alimentaire de plus en plus utilitariste. Le repas n'est plus, forcément, le moment d'une rencontre entre membres d'une famille, le lieu privilégié d'échanges qui construisent une relation sociale mais seulement un moment d'absorption de nourritures.
L'éclatement de la cellule familiale et la progression du taux d'activité féminin a entraîné une transformation des comportements nutritionnels. Si la famille est le lieu privilégié de l'apprentissage du goût, il apparaît que les mutations familiales et le cadre de vie urbain ont eu tendance à oublier cette initiation au profit de plats rapidement préparés.
Conséquence : le mode de vie sédentaire, la sur-consommation de graisses et de sucre (surtout dans les boissons) ont provoqué une recrudescence de l'obésité*.

Dans les pays développés apparaissent des enjeux contradictoires entre une mondialisation des goûts et une revitalisation des territoires. S'il est vrai que dans les pays du Nord on n'a jamais mangé autant de pizzas, de hamburgers et bu de soda, en même temps, avec la dégradation de la qualité, on a pu constater une réaction des consommateurs et des producteurs. Aujourd'hui, la question des productions de proximité est posée et le débat sur les produits de terroirs est central dans une recherche de qualité où le "consom'acteur", c'est-à-dire le consommateur citoyen, impose une certification de qualité et une traçabilité aux produits qu'il consomme (podcast : http://mshm.univ-montp3.fr/article.php3?id_article=128).

La dynamique des territoires agricoles et les nouvelles pratiques de distribution
Dans les pays du Nord, pour répondre à l'exigence de qualité rendue nécessaire, pour certains, à cause des crises du productivisme (vache folle, grippe aviaire ...) les agriculteurs ont développé des innovations commerciales pour échapper à la pression de la grande distribution. On peut ici en décrire deux :

Les AMAP ou Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne
Ce sont des partenariats de proximité entre un groupe de "consom'acteurs" et une ferme, souvent située en zone péri-urbaine, se développant à partir de la vente directe par souscription des produits fabriqués localement.
Elles sont adaptées à tout type de production, et particulièrement à celle des fruits et légumes.
Dans une AMAP, les "consom'acteurs" choisissent avec l'agriculteur les légumes à cultiver, le prix de la souscription, et les modalités de distribution des produits (fréquence, lieu, horaires ...). Ensuite, chaque consommateur achète à l'avance sa part de récolte qu'il viendra récupérer pendant la saison de production. C'est du commerce équitable* ici et maintenant.

Les épiceries de producteurs
Vingt à trente producteurs d'un territoire achètent ou louent un local en centre-ville pour écouler leurs productions au plus prés des ménages. Ils vendent, ainsi, directement leurs produits aux "consom'acteurs", sans que ces derniers se déplacent à la ferme, et sans que les producteurs se rendent sur les marchés.
Même si bon nombre de produits ont le label bio AB, ce qui les rapproche, c'est, avant tout, la production autour d'un territoire. Par ailleurs, si la quantité disponible dans une catégorie est faible, la variété de produits, elle, est conséquente. Chaque producteur est responsable de ses produits ; il les étiquette, les met en rayon ... Pour chaque produit vendu, 20 % est prélevé pour les frais de la structure. Il n'y a pas d'intermédiaires, ni de salariés ; les producteurs font tout eux-mêmes : la vente, les décors, les travaux sur le bâtiment, la mise en rayon, la comptabilité, la publicité, la gestion des stocks, le ménage, les travaux de maintenance...
Toutes les heures réalisées au profit de la structure sont comptabilisées indépendamment de la nature de la tâche ; elles doivent être effectuées au prorata du chiffre d'affaires réalisé. Le fonctionnement est basé sur la confiance.

Cette dynamique, permet aux agriculteurs de continuer à vivre sur leurs territoires et aux ménages sensibilisés de consommer des produits de proximité avec une qualité et une traçabilité assurées.
Ainsi, certains, dont Louis Malassis, fondateur d'Agropolis à Montpellier, ont même parlé de retour des paysans ou de l'émergence des nouveaux paysans, grâce à une recherche d'autonomisation des pratiques productives et commerciales (podcast : http://mshm.univ-montp3.fr/article.php3?id_article=127)
L'objectif est d'assurer des pratiques inscrites dans une démarche de développement durable* qui préserve les fragiles équilibres écologiques et sociaux.

Pour en savoir plus

Documents pédagogiques
Des documents pédagogiques de la Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier (MSH-M), pour les collèges et lycées, avec conférence débat, diaporama, exposition.
http://mshm.univ-montp3.fr/rubrique.php3?id_rubrique=74

Chiffres et données clefs sur l'obésité
http://www.obesite-sante.com/

Commerce équitable
Ce type de commerce permet de valoriser, à un prix supérieur à celui du marché, les productions d'agriculteurs du Sud. Ce contrat qui unit "consom'acteurs" du Nord et producteurs du Sud conclut en contrepartie d'un effort de qualité environnementale et sociale du cycle de production. Le café, le cacao, les vêtements sont les produits phares du commerce équitable.
Plusieurs structures s'en réclament dont l'Association Artisans du monde :
http://www.artisansdumonde.org/commerce-equitable.htm

Développement durable et achats solidaires
Antoine de Saint-Exupéry « Nous n'héritons pas de la Terre de nos ancêtres,  nous l'empruntons à nos enfants »
Le « développement durable » est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement dans le Rapport Brundtland : « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».
Après une année d' expérimentation (2003-2004), conduite dans 84 établissements répartis dans 10 académies, l'éducation à l'environnement pour un développement durable (EEDD) fait partie intégrante, depuis la rentrée 2004, de la formation initiale des élèves, tout au long de leur scolarité, de la maternelle au lycée, comme le spécifient la circulaire n°204-110 en date du 8 juillet 2004 ( BO n°28 du 15 juillet 2004) ainsi que les circulaires préparant la rentrée 2004 et la rentrée de 2005.
Pour plus d'informations voir le site :
http://eduscol.education.fr/D0185/accueil.htm

Produire et consommer local, le rôle des AMAP
Retrouver sur ce site toutes les AMAP (Association pour le maintien d'une Agriculture Paysanne) de France.
http://alliancepec.free.fr/Webamap/

Nourrir 9 milliards de Terriens
Article paru dans Le Monde le 10.03.07
La planète pourra-t-elle fournir de quoi manger aux 9 milliards d'humains qu'elle portera en 2050 ? Les agronomes du monde entier se posent cette question avec d'autant plus de circonspection qu'aujourd'hui, sur les 6,5 milliards d'habitants que compte la Terre, 2 milliards sont mal nourris et 854 millions sont "affamés", disposant de moins de 2 200 calories par jour. "Le défi est déjà de produire 30 % de plus pour que les humains mangent à leur faim, puis d'élever la production en 2050 pour nourrir 9 milliards de personnes, dit Marcel Mazoyer, professeur à AgroParisTechn. Pour atteindre ces objectifs, la production agricole mondiale devra doubler."
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-881512,0.html



Malnutrition et santé
Un nombre croissant de pays en développement doivent affronter le double problème de la malnutrition : une sous-alimentation* persistante, en particulier chez les enfants, et de l'obésité* ...

Près de 30% de la population mondiale souffre de malnutrition, sous une forme ou une autre.
Ceux qui ne reçoivent pas suffisamment d'aliments énergétiques ou de nutriments essentiels ne peuvent mener une vie saine et active. La conséquence est une plus grande vulnérabilité* aux maladies pouvant entraîner la mort. Les pertes humaines et les conséquences sur le développement social sont importantes.
Parallèlement, des centaines de millions de personnes souffrent de maladies causées par une alimentation trop abondante ou déséquilibrée.
Plus de la moitié des maladies dans le monde peut être attribuée à la faim, à un apport énergétique déséquilibré ou à des carences en vitamines ou en sels minéraux. Les pays en développement rejoignent rapidement le peloton des pays développés et se voient aujourd'hui confrontés à de sérieux problèmes de santé dus tant à une suralimentation qu'à une sous-alimentation.
En effet, l'obésité est généralement un signe de mauvaise alimentation. Lorsque les populations passent d'un environnement rural à un milieu urbain, leur régime alimentaire change et ils deviennent sédentaires. Les pays en développement doivent donc lutter à la fois pour nourrir leur population et pour pallier le coût des traitements de l'obésité et des maladies chroniques graves associées.

La malnutrition désigne autant la sous-alimentation et la suralimentation que les conditions résultant des déséquilibres dans l'alimentation et entraînant des maladies non transmissibles liées à l'alimentation (MNTA).

Les effets de la malnutrition par carences
La sous-alimentation et les carences en micronutriments peuvent avoir diverses conséquences néfastes pour la santé : elle affaiblit les défenses contre les maladies infectieuses accroissant leur fréquence et leur gravité.

La faim, la malnutrition, les carences nutritionnelles et les maladies liées à l'alimentation ont des effets sur les capacités de reproduction, les capacités d'apprentissage, la puissance de travail et l'activité physique.

Comme le montre le schéma ci-dessous, la moitié des décès des enfants de moins de 5 ans dans le monde sont dus à une malnutrition associée à une maladie infectieuse.
OMS et Caufield et al., 2004


Les formes les plus répandues de malnutrition sont la malnutrition protéino-énergétique et les carences en trois micro-nutriments, à savoir la vitamine A, le fer et l'iode.

Les formes les plus visibles et les plus graves de la malnutrition dans les situations de crises (guerre, sécheresse, déplacement de population,...) sont le marasme et le kwashiorkor.
Les carences protéino-énergétiques
Les enfants dont l'alimentation est insuffisante pendant plusieurs mois et qui contractent facilement des infections développent une forme de malnutrition protéino-énergétique sévère appelée « marasme ». Les signes du marasme sont notamment la fonte musculaire au niveau des membres inférieurs et supérieurs, un visage émacié avec un faciès de vieillard, un abdomen ballonné et une tendance à se sentir triste et à beaucoup pleurer.
L'autre forme de malnutrition protéino-énergétique sévère est le kwashiorkor. Il est également dû à un manque d'apports énergétiques et de nutriments mais il implique d'autres facteurs comme une carence sévère en vitamine A et autres micro-nutriments. Les signes du kwashiorkor peuvent apparaître rapidement, souvent lorsque l'enfant a une infection ou que le sevrage à l'allaitement est brusquement mis en place. Les jambes, les bras et le visage de l'enfant paraissent gonflés (à cause des oedèmes dans les tissus), le faciès est lunaire (peau pâle, fine avec desquamation) et les cheveux sont plus clairs et plus raides que normalement. Les enfants peuvent être également tristes ou apathiques (manque d'intérêt pour leur environnement).
Parfois, les enfants peuvent présenter en même temps des signes de marasme et de kwashiorkor (maigres, oedèmes sur les jambes, les bras et le visage). S'ils ne reçoivent pas une alimentation adéquate et un traitement médical, les enfants atteints d'une forme de malnutrition protéino-énergétique sévère risquent de mourir.



Marasme et kwashiorkor Action Contre la Faim

Retard de croissance Photo IRD-Y.Kameli

Base Indigo, IRD

Au-delà des conséquences visibles, la malnutrition par carence en micronutriments que l'on apprécie mal sans évaluations spécifiques, comme le fer, l'iode ou la vitamine A, entraîne des effets graves voire fatals.

La carence en vitamine A
La carence en vitamine ou avitaminose A est l'une des maladies nutritionnelles les plus graves chez les enfants.
Elle est souvent associée à une malnutrition protéino-énergétique.
Elle entraîne une cécité crépusculaire et, dans les cas les plus graves, elle peut endommager les yeux, causer une cécité totale. De plus, en raison du rôle de la vitamine A dans la régulation du système immunitaire, une carence même modérée peut entraîner une augmentation du risque de maladies infectieuses, des retards de croissance, et une hausse de la mortalité. Chaque année, 300 000 enfants des pays en voie de développement perdent la vue à cause d'une avitaminose A et les deux tiers de ces enfants risquent de mourir.
Une carence en vitamine A apparaît lorsque la personne ne consomme pas assez d'aliments riches en vitamine A (légumes à feuilles vertes, fruits jaunes ou orangés) ou pas assez de lipides.

L'anémie
L'anémie est le trouble nutritionnel le plus répandu dans le monde. La cause la plus courante de l'anémie est une carence en fer ou un manque de fer dans l'alimentation. Le fer est un minéral important, il est nécessaire pour la formation des globules rouges qui transportent l'oxygène dans le sang. Une carence dans les premiers mois de la vie entraîne une baisse importante des capacités cognitives, de l'activité physique et de la résistance aux maladies.
Les personnes anémiées ont souvent la langue et les lèvres pâles, l'intérieur de leur paupière est blanc. L'anémie diminue la capacité des gens à travailler, augmente la fatigue et diminue la capacité d'apprentissage des enfants. Les groupes à risque sont les femmes, les nourrissons, les jeunes enfants et les adolescents.
Il est possible d'empêcher l'anémie nutritionnelle en s'assurant que les femmes et les enfants mangent assez d'aliments riches en fer (foie, viande, poisson, légumineuses). Ces aliments doivent être associés à des aliments riches en vitamine C car elle améliore l'absorption du fer.

La carence en iode
La carence en iode, qui a pratiquement disparue dans les pays industrialisés du fait de la politique d'iodation obligatoire du sel, est toujours très présente dans les pays en voie de développement notamment dans les zones de l'intérieur enclavées. La thyroïde utilise l'iode pour produire l'hormone de croissance. Si l'alimentation ne contient pas suffisamment d'iode sur une longue période, des signes de carence apparaissent : augmentation du volume de la glande thyroïde (formation d'un goitre), faible poids de naissance, arrêt de la croissance chez l'enfant et altération du développement mental.
La consommation de sel iodé est donc fortement recommandée pour empêcher les troubles dus à une carence en iode.

Généralement, les carences en micronutriments sont la cause d'une moindre résistance aux maladies et d'une plus faible capacité de travail, ce qui se répercute sur la productivité et les revenus.

Les maladies chroniques non transmissibles liées à l'alimentation
Une véritable épidémie de maladies non transmissibles liées à l'alimentation (MNTA) s'amorce pour les prochaines décennies dans l'ensemble du monde. Leur nom : obésité, diabète, mais aussi maladies cardio- ou cérébro-vasculaires et certains cancers. Ces maladies chroniques sont coûteuses et provoquent de nombreux décès prématurés et la perte de nombreuses années de vie ajustée sur l'incapacité (DALY).
Les années de vie ajustées sur l'incapacité, représentent une unité de mesure élaborée par l'OMS et la Banque Mondiale et l'Université de Harvard. C'est la somme des années de vie potentielle perdues par suite d'un décès prématuré dû à la maladie et des années de vie productive perdues du fait de l'incapacité résultant de la maladie.

La contribution des maladies non transmissibles aux DALY sera de 60% en 2020 contre seulement 41% en 1990, selon une estimation de l'IOTF (International Obesity Task Force).

Le surpoids et l'obésité
D'après les dernières estimations de l'OMS en 2005, environ 1,6 milliard d'adultes (âgés de 15 ans et plus) avaient un surpoids et au moins 400 millions d'adultes étaient obèses. L'OMS prévoit en outre que d'ici 2015, quelques 2,3 milliards d'adultes auront un surpoids et plus de 700 millions seront obèses.
Au moins 20 millions d'enfants de moins de cinq ans avaient un surpoids en 2005.

Le surpoids et l'obésité se définissent comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé.
L'Indice de Masse Corporelle (IMC) est une mesure simple du poids par rapport à la taille. Il correspond au poids divisé par le carré de la taille, exprimé en kg/m².
Le surpoids est défini par l'OMS comme un IMC supérieur ou égal à 25 et l'obésité comme un IMC égal ou supérieur à 30.
Il est attesté que le risque de maladies chroniques augmente progressivement au-delà d'un IMC de 21.
Pour les enfants et les adolescents, le calcul de l'IMC doit être reporté sur la courbe de corpulence (IMC en fonction de l'âge).
La cause fondamentale de l'obésité et du surpoids est un déséquilibre énergétique entre les calories consommées et dépensées. Les facteurs sont :
  • un changement d'alimentation : plus grande consommation d'aliments très caloriques riches en graisses et en sucres mais pauvres en vitamines et minéraux ;
  • une activité physique moindre : sédentarité, travail moins physique, évolution des modes de transport.

L'obésité est un important facteur de risque de maladies chroniques comme :
  • les maladies cardio-vasculaires (cardiopathie, accident vasculaire cérébral) qui sont déjà la première cause de décès dans le monde (17 millions de morts par an) ;
  • le diabète de type II notamment ;
  • les troubles musculo-squelettiques, en particulier l'arthrose ;
  • certains cancers (endomètre, sein).
Le diabète
Le diabète est une affection chronique qui apparaît lorsque le pancréas ne produit pas assez d'insuline ou que l'organisme ne peut utiliser de manière efficace l'insuline qui est produite. Selon la définition de l'OMS, « le diabète est un état d'hyperglycémie, c'est-à-dire de concentration excessive de glucose dans le sang, qui peut résulter de nombreux facteurs génétiques et environnementaux agissant souvent de concert. »

Cette pathologie métabolique chronique se caractérise en effet par une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26g/l ou 7 mmol/l, vérifiée à deux reprises. Chez une personne saine, le pancréas secrète une hormone, l'insuline, qui régule le taux de sucre dans le sang (glycémie). On dénombre deux grands types de diabète. Le diabète de type I, dit « insulino-dépendant » (DID), touche 10% des patients. Le diabète de type II, anciennement appelé « diabète non insulino-dépendant » (DNID), représente 90 % des cas. Aujourd'hui, le diabète se rencontre à tout âge et sa fréquence augmente avec l'âge.

Le diabète de type I
Aussi appelée diabète maigre ou juvénile, cette forme de la maladie touche particulièrement les jeunes. il n'est pas lié au surpoids ou à l'obésité. A l'origine de cette affection, la destruction progressive des cellules bêta du pancréas qui sécrètent l'insuline. Lors de ce mécanisme dit auto-immun, l'organisme fabrique, chez une personne génétiquement prédisposée, des anticorps contre son propre pancréas. Le traitement du patient diabétique de type I repose sur des injections quotidiennes d'insuline.
Le diabète de type II
Encore appelé diabète gras ou de maturité, le diabète de type II apparaît généralement entre 40 et 50 ans, même si on le voit s'établir de plus en plus tôt. Son expression semble être le résultat de facteurs environnementaux, essentiellement alimentaires et comportementaux (surcharge pondérale, sédentarité).
Cette maladie se caractérise par une hyperglycémie, c'est-à-dire un excès chronique de sucre dans le sang. La maladie évolue de façon insidieuse et reste longtemps asymptomatique. De ce fait, de nombreux diabétiques ignorent leur état. Le diabète de type II associe deux phénomènes métaboliques. Dans un premier temps, un état d'insulino-résistance s'établit. L'organisme développe peu à peu une résistance à l'action de l'insuline et doit en produire une quantité de plus en plus grande afin de maintenir un équilibre glycémique constant. A terme, le pancréas, fatigué de cette stimulation permanente, ne produit plus suffisamment d'insuline. Les personnes généralement atteintes présentent une surcharge pondérale importante. Le diabète de type II s'établit généralement chez l'adulte d'âge mûr. Cependant, la maladie est en constante progression chez l'enfant.

D'une manière générale les maladies non transmissibles liées ou non à l'alimentation pourraient être responsables de 50 millions de décès en 2020 contre seulement 28 millions en 1990.

Selon l'OMS, les MNTA sont en passe de détrôner les maladies infectieuses comme principales causes de décès, et ce même dans les pays en développement où les conséquences des maladies liées à la sous-alimentation sont encore très présentes.

ACC/SCN, 2000


De plus, les études scientifiques ont montré que la malnutrition pendant la vie foetale et la petite enfance accroissait les risques de développer des MNTA à l'âge adulte. Le nouveau défi est donc de réduire les maladies dues aux carences tout en limitant l'émergence des MNTA, en particulier lorsque les ressources sont limitées et chez les populations défavorisées. Or jusqu'à présent, ces problèmes ont plutôt été traités séparément.
D'une manière générale, on admet aujourd'hui que la majorité des grands problèmes nutritionnels sont liés entre eux. Souvent, la malnutrition démarre pendant la vie foetale et, selon les conditions, peut se prolonger tout au long de la vie, particulièrement chez les filles et les femmes, celles-ci donnant à leur tour le jour à des enfants qui présentent un retard de croissance* intra-utérin.

Pour en savoir plus

International Obesity Taskforce
Site en anglais, l'IOTF (International Obesity Taskforce) fait parti du groupe IASO (International Association for the study of Obesity). Leur mission est de promouvoir l'équilibre alimentaire et l'activité physique ainsi que de prévenir l'obésité et les maladies chroniques liées à l'alimentation. Leurs travaux portent en particulier sur la prévention infantile de l'obésité.
www.iotf.org/


Étude d'un cas de pays en transition...
... le Brésil

Au Brésil, les différences régionales dans les régimes alimentaires sont principalement associées aux disparités liées à l'accès aux aliments et aux habitudes alimentaires, plus qu'à des variations écologiques ; et la situation nutritionnelle y a considérablement changé au cours des dernières décennies.


Une situation qui s'améliore ...
Entre 1975 et 1996, la prévalence des enfants de moins de 5 ans ayant une insuffisance pondérale* est passée de 18% à 6%.
Pendant la même période, le retard de croissance* a vu sa prévalence diminuer de façon importante, tout en restant le problème nutritionnel le plus répandu chez les enfants de moins de 5 ans, mais à un niveau relativement bas : ainsi en 1996, 10,5% des enfants étaient retardés en taille (7,8% en zone urbaine et 19% en zone rurale) contre 32% en 1975.
En 1997 la carence chronique en énergie (Indice de masse corporelle (IMC) <18,5 kg/m2) ne touchait plus que 6% des femmes âgées de 15 à 49 ans. Les différences entre zone urbaine et rurale et même entre les régions se sont atténuées entre 1975 et 1996. Les taux les plus élevés d'IMC <18,5 kg/m2 se trouvaient à Rio de Janeiro (9%), dans le milieu rural (8%), et notamment dans la région nord-est du pays (9%).
Aujourd'hui, l'insuffisance pondérale, le retard de croissance et la carence chronique en énergie ne sont donc plus considérés comme des problèmes majeurs de santé publique au Brésil.

En revanche, plusieurs carences en micronutriments restent à des niveaux élevés de prévalence et notamment la carence en fer. En 1998, 48% des enfants en dessous des cinq ans de la région Nordeste souffraient d'anémie, probablement due en grande partie à cette carence, les taux en milieu rural étant plus élevés qu'en milieu urbain.
En revanche, la situation pour la carence en iode semble s'améliorer en lien direct avec la décision du Ministère de la Santé en 1983 d'appliquer la recommandation internationale d'iodation universelle du sel (c'est-à-dire pour les hommes et les animaux). D'après l'enquête nationale de 1994-95, le taux de goitre chez les écoliers âgés entre 6 et 14 ans n'était plus que de 4%. Les pourcentages les plus élevés se trouvaient dans les états de Mato Groso do Sul et de Roraima (20%). En 1996, l'enquête nationale de démographie et de santé a fait ressortir qu'environ 95% des ménages consommaient le sel iodé.

Globalement, l'amélioration de l'état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans qui a eu lieu entre 1975 et 1996 est associée au développement économique important, à la réduction de la pauvreté ainsi qu'à l'amélioration des services de santé, de l'éducation et des infrastructures.

... et qui se dégrade.
Mais, parallèlement à cette amélioration, le Brésil, comme une grande partie du monde, connaît une progression très rapide du problème d'obésité*.
En 2005 les estimations (figure ci-dessous), font état de plus de 40 millions d'adultes en surcharge pondérale (IMC >25), soit plus de 50 % de la population contre 19% en 1989. A l'instar de la plupart des pays du Sud, les femmes ont été les premières touchées et restent plus fréquemment atteintes que les hommes : près de 18% d'entre elles sont obèses (IMC>30). Cependant la progression de l'obésité chez les hommes et les adolescents est spectaculaire. En effet, en 30 ans, la prévalence de l'obésité a triplé dans ces deux catégories de la population.

Comparaison des prévalences de surcharge pondérale et d'obésité entre le Brésil, la France et les USA (source OMS- 2005)


Ce phénomène observé dans de nombreux autres pays en développement ou à revenus intermédiaires est connu sous le nom de transition nutritionnelle. Il apparaît dans les pays comme le Brésil où la pauvreté diminue, où les problèmes de surpoids et d'obésité remplacent progressivement ceux liés à la sous-nutrition. Cette évolution est liée en grande partie à l'augmentation de la proportion de la population vivant en zone urbaine, qui est passée de 30% dans les années 1950 à 80% aujourd'hui. Urbanisation qui s'accompagne de l'adoption d'un mode de vie plus sédentaire et de l'introduction d'une alimentation de qualité nutritionnelle moindre à travers notamment les aliments transformés, les plats préparés, les fast-foods et les sodas au détriment de la consommation de produits traditionnels frais comme les légumes ou les fruits.

Au Brésil, l'obésité a commencé par toucher les catégories aisées de la population, mais on constate son doublement entre 1989 et 1997 dans le Nordeste qui est une région défavorisée économiquement et à dominante rurale. Dans le Sudeste, le plus fort taux de prévalence d'obésité chez les femmes a été observé parmi les 25 % les plus pauvres.

Les conséquences à moyen terme de cette épidémie d'obésité au Brésil sont l'explosion des maladies associées : diabète de type II, maladies cérébro- ou cardio-vasculaires, hypertension, certains cancers. L'OMS estime qu'entre 2000 et 2030 le nombre de diabétiques au Brésil pourrait passer de 4,5 millions à 11,3 millions.

Le Brésil a pris assez tôt conscience du problème, il a été le premier pays en développement à voter une loi en 2000 réglementant l'étiquetage des aliments; certains Etats ont comme en France interdit la vente des sodas et confiseries dans les établissements scolaires, et le Ministère de la Santé a lancé un projet « école saine », pour sensibiliser le corps enseignant et les élèves, ou encore le programme « Agita Brasil », pour favoriser l'activité physique dans la population, notamment dans les grandes villes.

Pour en savoir plus

Données démographiques, économiques ...
OMS
Pays par pays, des données sur le PIB, la population, la santé ...
www.who.int/countries/bra/fr/

Prévention de l'obésité
Site en anglais, l'IOTF(International Obesity Taskforce) fait parti du groupe IASO (International Association for the study of Obesity). Leur mission est de promouvoir l'équilibre alimentaire et l'activité physique ainsi que de prévenir l'obésité et les maladies chroniques liées à l'alimentation. Leurs travaux portent en particulier sur la prévention infantile de l'obésité.
www.iotf.org/

Au Brésil, le développement du pays augmente la prévalence de l'obésité
Article archivé du Monde, paru le 04/07/05
Selon la fédération de sociétés de médecins et d'associations observant l'obésité au Brésil, ce sont plus de 80 000 morts par an qu'entraîne l'obésité. Le pays a pris assez tôt conscience du problème, en étant par exemple le premier pays en développement à voter une loi, en 2000, encadrant l'étiquetage des aliments.
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-668176,0.html


EN PRATIQUE
Économie et société
Le jeu des chaises
Niveau : collège, lycée et plus
Durée : 30 min à 1 heure
Nombre de participants : entre 15 et 30 personnes

Objectifs pédagogiques :
Appréhender les déséquilibres démographiques, technologiques, alimentaires et économiques entre les continents ;
s’interroger sur la répartition mondiale des richesses.

Matériel :
une grande salle ;
autant de chaises et d’assiettes en carton que de participants ;
5 panneaux répartis sur les murs de la salle : Amérique du nord ; Amérique du sud ; Asie et Océanie ; Europe ; Afrique.

Déroulement :
1. Répartition de la population mondiale
La pièce est le monde et le groupe sa population, chaque participant représente X millions d’habitants.
Demander aux élèves de se répartir sous les panneaux de façon à représenter avec le plus d’exactitude possible la répartition de la population mondiale. Après les déplacements, l’enseignant corrige si nécessaire la symbolisation. Aujourd’hui, 6,6 milliards de personnes vivent dans le monde :


Population
(en millions)
Pourcentage
15 joueurs
20 joueurs
25 joueurs
30 joueurs
Afrique
965
14%
2
3
3
4
Amérique du nord
339
5,1%
1
1
1
1
Asie et Océanie
4067
61%
9
12
16
19
Amérique du sud
572
8,6%
1
1
2
2
Monde
6671
100%
15
20
25
30
Un joueur représente


445 millions d'habitants
334 millions d’habitants
267 millions d’habitants
222 millions d’habitants

Sources : Http://fr.wikipedia.org

2. Développement technologique agricole : répartition par continent de la disponibilité technologique
Les chaises représentent les tracteurs. Les sous-groupes répartissent devant eux les chaises correspondant aux tracteurs disponibles sur le continent.
L’enseignant corrige la symbolisation.

Dans le monde la part de la population active agricole se fait comme suit :
Afrique : 57%
Amérique du nord : moins de 2.1%
Europe : moins de 9%
Asie et Océanie : 74,6%
Amérique du sud : 16%
Moyenne mondiale : 44,3%


Nb de tracteurs (chaises)
Pourcentage
15 joueurs (nb de chaises)
20 joueurs (nb de chaises)
25 joueurs (nb de chaises)
30 joueurs (nb de chaises)
Afrique
527621
2%
0
1
1
1
Amérique du nord
5 511 335
20%
3
4
5
6
Asie et Océanie
7 685 452
30%
5
6
7
9
Europe
11 110 568
43%
6
8
11
13
Amérique du sud
1 292 736
5%
1
1
1
1
Monde
26 127 712
100%
15
20
25
30
Une chaise représente


1 741 847 tracteurs
1 306 385 tracteurs
1 045 108 tracteurs
870 923 tracteurs


3. Production céréalière mondiale
Les assiettes représentent la production de céréales. Les sous-groupes répartissent les assiettes.
L’enseignant corrige la symbolique.


Nb d’assiettes (céréales en Kt)
Pourcentage
15 joueurs (nb d’assiettes)
20 joueurs (nb d’assiettes)
25 joueurs (nb d’assiettes)
30 joueurs (nb d’assiettes)
Afrique
112 404
5%
1
1
2
2
Amérique du nord
395 180
20%
3
4
5
6
Asie et Océanie
1 018 994
51%
7
10
12
15
Europe
384 222
19%
3
4
5
6
Amérique du sud
103 416
5%
1
1
1
1
Monde
2 014 217
100%
15
20
25
30
Une chaise représente


134 280 Kt
100 710 Kt
80 568 Kt
67 140 Kt


4. La ration calorique disponible
Distribuer des papiers aux élèves sur lesquels sont inscrites les calories disponibles par jour, par personne et par continent.


Afrique
Amérique du nord
Asie et Océanie
Europe
Amérique du sud
Calories disponibles
2 000
4 000
2 500
3 500
3 000
Ration calorique moyenne fournie par les céréales
50 à 69%
10 à 29%
50 à 69%
10 à 29%
30 à 49%


Pour l’enseignant :

Grâce à une méthode active, ce jeu permet de travailler sur les représentations et de prendre conscience de la fragilité de l’équilibre planétaire. En se déplaçant dans la salle, les élèves vivent avec leurs corps la réalité de la planète et touchent du doigt l’impérative nécessité de mettre en place les mesures de répartition des richesses qui s’imposent pour accéder à une situation plus durable.

La population mondiale est inégalement répartie. Le taux de croissance des populations varie considérablement, celle des pays situés sous les tropiques et dans l’hémisphère Sud s’accroissant plus vite que celle du Nord. Au cours de la seconde moitié du XXème siècle la population mondiale a augmenté et son rythme d’expansion s’est accéléré. Elle risque de dépasser les 9 milliards en 2050.

L’agriculture est la principale source de nourriture et de revenu pour un peu moins de la moitié de la population mondiale. Le nombre de personnes cultivant la terre augmente, bien qu’en pourcentage de la population active, le secteur agricole soit en déclin (67% de la main d’œuvre mondiale en 1950 contre 44,3% en 2006).
Dans les pays industrialisés, l’intensification de la mécanisation a engendré une diminution importante de la main d’œuvre agricole. En France, la population agricole est passée de 50% de la population totale en 1900 à 2,5% en 2005.

L’emploi du tracteur est souvent le reflet du développement économique. Les pays les moins mécanisés se situent en Afrique subsaharienne, en Amérique du sud et en Asie, avec quelques exceptions (Inde, Libye, Nigeria, Pakistan ...). Dans environ deux tiers de ces pays, on dénombre moins de 50 tracteurs pour 1000 travailleurs agricoles. A l’inverse, en Europe et en Amérique du Nord, on compte plus de tracteurs que de population agricole.

Exportation et consommation...
... Le cas du cacao (1)

Niveau : collège
Durée : 30 min suivi d’exercices individuels
Nombre de participants : une classe

Objectifs pédagogiques :
Découvrir l’origine géographique des aliments ;
Comprendre le circuit des aliments du champ à l’assiette et leurs modes de production ;
S’initier à la notion de commerce équitable.

Matériel :
Tableau
carte du monde
panneau imprimé de l’exposition « Nourrir les hommes »
http://museum.agropolis.fr/pages/expos/nourrirleshommes/cacao.htm

Déroulement :
1. Lister les aliments consommés au petit-déjeuner. Faire un tableau de 3 colonnes : aliments / Nord / Sud. Après identification de l'origine géographique des aliments, cocher la case Nord ou Sud. Puis analyser la part des aliments produits dans les pays du Sud.

2. Définir avec les élèves les mots : « petit-déjeuner », « équitable », « commerce » (vendeur, acheteur, marchandise, argent, gain, bénéfices ...), « coopérative ».

3. Prendre le cacao comme aliment « témoin ». Qu’est-ce que le cacao ? Sous quelle forme pousse-t-il ? Situer les pays d’origine sur la carte. Retracer les étapes du voyage du cacao de la récolte jusqu’au consommateur.
http://museum.agropolis.fr/pages/expos/nourrirleshommes/cacao.htm pour trouver des informations sur le parcours marchant du cacao.

4. Proposer aux élèves un jeu de rôle pour les initier à la notion de commerce équitable. Faire 3 groupes : les producteurs vendeurs non organisés, les producteurs vendeurs organisés, les acheteurs. Expliquer comment les prix se négocient sur un marché en fonction de l’offre et de la demande. Comprendre comment un groupe organisé de vendeurs peut mieux imposer ses conditions.

... Le cas du cacao (2)

Niveau : collège
Durée : 30 minutes

Objectifs pédagogiques :
  • Comprendre les problèmes rencontrés par les petits producteurs pour vendre leur production ;
  • S’interroger sur les solutions qui peuvent s’offrir aux petits producteurs (création de coopérative, développement de marchés de l’exportation vers d’autres pays africain, transformation du cacao sur place ...).

Matériel :
  • fond de carte
  • éventuellement le panneau imprimé de l’exposition « Nourrir les hommes »
http://museum.agropolis.fr/pages/expos/nourrirleshommes/cacao.htm

Déroulement :
1. Après lecture des deux tableaux ci-dessous, sur un fond de carte, colorier en vert les pays producteurs et en rouge les pays les plus gros consommateurs du cacao. Conclure.

Pays producteurs
Production
(en milliers de tonnes)
Côte d’Ivoire
884
Brésil
270
Indonésie
260
Ghana
225
Malaisie
205
Nigeria
135

Source : CAOBISCO 2004

Pays consommateurs
Consommation
(en kg/an/habitant)
Suisse
10.2
Norvège
9.2
Belgique
9.1
Allemagne
9.0
Royaume-Uni
8.8
Irlande
8.8
Autriche
8.5
Danemark
7.9
Finlande
6.2
Etats-Unis
5.3
France
4.9

Source : CAOBISCO 2004

2. Compléter le texte avec les mots suivants : cacao / chocolatier / transporteurs / cabosse / consommateur / négociant / producteur / cacaoyer

Le ..................... est un arbre de 7 mètres de haut environ, produisant un fruit, appelé la ..................... Celle-ci contient des fèves de.....................
Après la récolte, on retire les fèves des cabosses pour les faire fermenter, puis sécher au soleil. Les fèves sont vendues 0.5 euro le kilo. Des ..................... achètent les fèves au ..................... et les emmènent au port. Ils les revendront 0.7 euro le kilo. Un ..................... achète les fèves au transporteur et les fait parvenir dans les pays industrialisés. Il les revend au prix de 1 euro le kilo. Un industriel achète et broie les fèves pour en faire du beurre de cacao. Il vend le beurre de cacao 3 euros le kilo et la poudre de cacao 0.7 euro le kilo. Un ..................... achète le beurre et la poudre de cacao avec lesquels il prépare la pâte de chocolat. Il rajoute du sucre, des noisettes, etc. pour fabriquer les tablettes de chocolat. Il les vendra 5euros le kilo. Un supermarché achète les tablettes de chocolat et les revend 7 euros le kilo au.....................

3. Numéroter dans l’ordre tous les intermédiaires entre le producteur de cacao et le consommateur de carré de chocolat et indiquer les prix de vente et d’achat.

Industriel


Transporteur

Chocolatier

Producteur

Négociant

Supermarché/
consommateur



4. Calculer le pourcentage d’augmentation du prix de vente entre la fève de cacao et la tablette de chocolat.
Conclure.

5. Quelles solutions s’offrent aux petits producteurs ?
..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... ..................... .....................

Répartition mondiale de la production...
... et de la consommation alimentaire : un exemple de déséquilibre

Niveau : collège, lycée
Durée : 30 min.

Objectifs pédagogiques :
Faire prendre conscience des problèmes mondiaux de répartition des richesses alimentaires ;
Interpeller le consommateur-citoyen sur les problèmes de développement durable* liés à l’alimentation.

Déroulement :
"Un habitant du Bangladesh consomme environ 2,7 kg/an de viande ; un français en consomme en moyenne 92 kg/an, environ 250 g/jour (en comptant, comme le boucher, le poids des os). Un habitant du Bangladesh consomme environ 190 kg/an de céréales ; un français en consomme en moyenne 110 kg/an.
Dans les élevages intensifs des pays industrialisés il faut 10 kg de céréales (blé ou sorgho, par exemple) pour produire 1 kg de viande.
Si une personne se nourrissait exclusivement de céréales, ses besoins seraient de 150 g de céréales par jour, environ 55 kg par an.
La production mondiale de céréales est de 2 milliards de tonnes (donnée FAO 2006). Plus du tiers de cette production est consommée par le bétail des pays industrialisés ..."

En vous appuyant sur l’analyse des données fournies dans le texte, effectuez les estimations suivantes :
1. Quelle production de céréales est nécessaire à l’alimentation du bétail qui fournira la consommation annuelle de viande d’un français ?
2. Combien de personnes, en supposant qu’elles ne consomment que des céréales, pourrait-on nourrir avec cette production ?
3. Sur une Terre, qui comptera en 2025 près de 9 milliards d’habitants (projection actuelle des Nations Unies), combien pourra-t-on nourrir d’êtres humains, à partir de la production mondiale actuelle de céréales, sur le mode de vie d’un habitant du Bangladesh et sur le mode de vie d’un français ?

Pour l’enseignant :
1. 92 kg/an de viande multiplié par 10 kg de céréales/kg de viande = 920 kg/an de céréales

2. Par français : 920 kg/an de céréales divisé par 55 kg/an/personne de céréales = 16 personnes
16 multiplié par 60 millions de français = 960 millions de personnes

3. Equivalent céréales de l’alimentation d’un habitant du Bangladesh : 190 + 2,7 x 10 = 217 kg/an
Population nourrie, sur le modèle d’un habitant du Bangladesh, avec la production annuelle actuelle de céréales (2.1012 t/an = 2.1012 kg/an) : 2.1012/217 = 9,2 milliards d’hommes

Equivalent céréales de l’alimentation d’un français : 110 + 92 x 10 = 1030 kg/an
Population nourrie, sur le modèle français, avec la production annuelle actuelle de céréales : 2.1012/1030 = moins de 2 milliards d’hommes.

Autres activités
"Manger trop ou trop peu : un monde entre sous et suralimentation"
Une exposition adaptée aux 14-18 ans, réalisée par Agropolis-Museum et l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement) dans le cadre d'Alimenterre, temps fort de la campagne "pour le droit à une alimentation saine et suffisante, partout pour tous" pilotée au plan national par le CFSI (Comité Français de Solidarité Internationale). Cette exposition est accompagnée de deux jeux pédagogiques : "Qui sont-ils?" (pour mieux comprendre qui sont les victimes de la malnutrition) et "Quelles solutions?" (un jeu de rôle pour mieux cerner les causes de la malnutrition et les propositions concrètes d'action à mettre en place). http://www.museum.agropolis.fr/pedago/base/pdf/ird/index.htm

"Nourrir les hommes"
L'exposition "Nourrir les hommes" illustre dans un langage adapté aux 9-13 ans les grands thèmes de l'alimentation dans le monde d'aujourd'hui.
Parmi les thèmes abordés : "Du soleil plein l'estomac", "Agricultures du monde", "Du champ à l'assiette", "Bien manger, c'est la santé", "A chacun son repas", "Sous-nourris, mal-nourris, sur nourris", "Côté cuisines", "Manières de table", "Vaincre la faim ensemble".
L'exposition est accompagnée d'un dossier documentaire pour l'enseignant (40 pages).
L'exposition a été réalisée par Agropolis-Museum et le Centre de Documentation Tiers-Monde de Montpellier, avec le soutien financier des Ministères des Affaires Etrangères et de la Coopération. La version virtuelle a été réalisée avec le soutien financier du CFSI.
http://museum.agropolis.fr/pages/expos/nourrirleshommes/index.html
Dossiers pédagogiques Alimenterre 2004
2 niveaux CP/5ème ; 4ème /BTS
Un ensemble de fiches d'animations et d’activités pour l'enseignant sur l'alimentation, la sécurité alimentaire, le commerce équitable ...
Dossiers réalisés par Agropolis Museum dans le cadre de la campagne Alimenterre 2004, "pour le droit à une alimentation saine et suffisante partout et pour tous".
http://museum.agropolis.fr/pedago/base/alimenterre04b/fichealimenterre04.htm

Outils pédagogiques « Nourrir 9 milliards d’homme »
Un podcast, un diaporama, une exposition et des conférences sur le thème « Nourrir 9 milliards d’hommes » produits et diffusés par la Maison des Sciences de L’homme de Montpellier.
http://mshm.univ-montp3.fr/article.php3?id_article=124
http://mshm.univ-montp3.fr/article.php3?id_article=111
Sciences de la vie et de la Terre, éducation à la santé
La traçabilité
Niveau : collège
Durée : 45 min à 1h00
Nombre de participants : 1 classe

Objectifs pédagogiques :
  • Découvrir et décoder les informations inscrites sur les étiquettes alimentaires ;
  • Apprendre à porter un regard critique sur les messages santé que l’on trouve sur les emballages ;
  • Orienter ses choix alimentaires.

Matériel :
  • un vidéo projecteur
  • un tableau
  • des emballages alimentaires

Déroulement :
1. Quelles informations trouve-t-on sur une étiquette ?
En s’interrogeant, les élèves essaient de retrouver les éléments obligatoires et facultatifs qui figurent sur une étiquette alimentaire. Les propositions sont notées au tableau.

Les étiquetages alimentaires permettent de décrypter ce que nous avons dans notre assiette. Ce sont de véritables sources d’information. Ainsi, ils nous permettent de juger de la qualité d’un produit et de savoir s’il répond à nos attentes.
Apprendre à lire et décoder des étiquettes avant d’acheter fait du consommateur un acteur éclairé.

Les mentions obligatoires, imposées par la législation, ont pour but de donner l'information minimale indispensable pour protéger le consommateur. Les données qui sont reprises sur l’étiquette doivent l’être dans la langue de la région où le produit est mis en vente.
Ces mentions sont :
  • la dénomination du produit ;
  • la composition ;
  • la date de consommation ;
  • le nom du fabricant ;
  • le numéro de lot ;
  • le contenu (poids net) ;
  • numéro d’agrément sanitaire européen ;
  • autres : le degré d’alcool, le pourcentage de cacao pour le chocolat, les conseils d'utilisation, la présence d'OGM (pour les aliments et ingrédients alimentaires qui contiennent plus de 1 % d’OGM).

Les mentions non obligatoires sont ajoutées par le fabricant dans un but plus commercial : mettre en valeur des qualités spécifiques du produit, offrir des conseils de préparation ou de dégustation. Ces mentions sont :
  • les informations nutritionnelles ;
  • le nom commercial : choisi par le fabricant, il est généralement suivi du nom légal.
Exemple : Nutella, pâte à tartiner aux noisettes.
  • les allégations nutritionnelles : Le décret français 93-1130 du 27/9/93 fixe actuellement les règles de l’étiquetage nutritionnel. Ainsi, une allégation correspond à toute mention qui affirme, suggère ou implique qu’une denrée possède des caractéristiques particulières liées à son origine, ses propriétés nutritionnelles (ex : riche en calcium), sa nature (ex : nouveau, frais), son mode de fabrication (ex : à l’ancienne), ou toute autre qualité. « Allégé en ... », « source de ... », « riche en ... » sont autant d’allégations dites nutritionnelles.

Certaines mentions sont interdites par la loi, pour préserver la santé et le respect du consommateur. Il s’agit principalement :
  • des mentions susceptibles de créer la confusion dans l’esprit d’un consommateur ;
  • des allégations thérapeutiques, c’est-à-dire qui font état d’un lien avec une maladie : prévention, traitement ou guérison ;
  • d’illustrations trompeuses.

D’une façon générale, toute communication sur les produits (publicité, allégation sur l’étiquetage) ne doit pas attribuer à une denrée alimentaire des propriétés de traitement et de guérison d’une maladie humaine ni évoquer ses propriétés.

2. Atelier de lecture d’étiquettes
Les élèves forment des groupes de deux ou trois. A chaque groupe est distribué des emballages alimentaires et une consigne :
  • Comparer les qualités nutritionnelles des produits alimentaires dits « santé » et leur équivalent non « santé ». Exemples : chocolat allégé en sucre, céréales allégées en sucres, yaourt à 0% de matières grasses, ...
  • Identifier sur les emballages les labels : AOC, AB, commerce équitable, Elu produit de l’année ... Chercher leurs définitions et les trier (officiel/non officiel, ...).
Travailler sur les arguments publicitaires : « Dans cette barre chocolatée, il y a autant de calcium que dans un verre de lait. ».
Par ce slogan publicitaire, on pourrait en déduire que cette barre chocolatée peut remplacer un verre de lait au goûter des enfants.

Qu’en est-il vraiment ?
Un grand verre contient environ 250 ml de lait :
  • soit 300 mg de calcium
  • et 112,5 kcal.
100g de barre chocolatée apportent :
  • 323 mg de calcium
  • 558 kcal.
Pour obtenir un apport calcique comparable à celui du lait, il faut manger 88.2g de barre chocolatée.
Or un bâtonnet pèse 21g, cela représente la consommation de 4 bâtonnets.
Or 4 bâtonnets c’est 468.72 kcal, avec un pourcentage lipidique très important (34%).
On a donc : un grand verre de lait qui apporte 300 mg de calcium et 112.5 kcal par opposition à 4 barres de chocolatées qui apportent 271.3 mg de calcium et 468.72 Kcal, soit 4 fois plus de calories !

3. Conclusion
Conclure sur l’intérêt d’apprendre à déchiffrer les étiquettes et mettre en parallèle ses connaissances nutritionnelles.
Prendre un exemple concret :
  • un paquet de chips de 100g est l’équivalent de 4 cuillères à soupe d’huile
  • ou une canette de coca de 33cl est l’équivalent de 6 morceaux de sucre
Calcul des besoins énergétiques journaliers
Niveau : collège, lycée
Durée : 15 à 45 minutes

Objectifs pédagogiques :
  • Quantifier la dépense et donc les besoins caloriques journaliers de chacun.
  • Identifier les paramètres susceptibles de faire varier les besoins énergétiques quotidiens.

Matériel :
  • Un logiciel de diététique : par exemple DIET, édité et commercialisé par Jeulin (http://www.jeulin.fr/) et reconnu d’intérêt pédagogique par le M.E.N, ou un des nombreux freeware disponibles tel que DETDIET (http://www.masef.com/freewares2/detdiet.htm) ...
ou
  • Un site web de diététique tels que http://www.tabledescalories.com/ ou http://www.i-dietetique.com/

Déroulement :
1. Relever sur une journée de votre choix, l’heure de lever et de coucher, les différentes activités exercées dans la journée et leur durée.

2. Saisir ces valeurs et noter les valeurs des dépenses énergétiques basale (au repos), complémentaire (liée aux activités de la journée) et totale calculées en kcal/j (ou kJ/j).

3. Faire varier les activités de la journée de manière à établir une fourchette de valeurs minimale et maximale des besoins énergétiques quotidiens.

4. Faire varier les paramètres individuels (sexe, âge, poids et taille) de manière à estimer leur impact sur le métabolisme basal.

Copie d’écran du logiciel Dietetique

Calcul des apports nutritionnels...
... d'une ration alimentaire

Niveau : collège, lycée
Durée : 30 à 45 min

Objectifs pédagogiques :
  • Estimer les apports nutritionnels d’une ration alimentaire journalière;
  • Les comparer aux besoins énergétiques et alimentaires recommandés;
  • Identifier d’éventuels déséquilibres alimentaires.

Matériel :
  • Un logiciel de diététique : par exemple DIET, édité et commercialisé par Jeulin (http://www.jeulin.fr/) et reconnu d’intérêt pédagogique par le M.E.N., ou un des nombreux freeware disponibles tels que DIETETIQUE (http://www.masef.com/non-medecins/dietetik.htm) ou DIET (http://www.masef.com/sharewares/diet.htm) ...

Déroulement :

1. Relever sur une journée de votre choix, la composition de chaque repas et la quantité approximative de chaque composant, sans oublier les boissons, les en-cas et les friandises, le pain et les ingrédients nécessaires à la préparation des plats cuisinés.

2. Saisir ces paramètres et noter la valeur de l’apport énergétique calculé en kcal/j (ou kJ/j) ainsi que la répartition en glucide-lipide-protide des apports alimentaires (sous forme d’un diagramme circulaire, par exemple).

3. Comparer l’apport calorique calculé à vos besoins réels.

4. Comparer la répartition en glucides, lipides et protides des apports alimentaires à la répartition conseillée.

Copie d’écran du logiciel DETDIET

Calcul de l'IMC...
... Utilisation des courbes de croissance et de corpulence

Niveau : collège, lycée
Durée : 15 minutes

Objectifs pédagogiques :
  • Calculer son IMC et le positionner par rapport aux valeurs moyennes.

Matériel :
  • une calculatrice de poche;
  • une copie des courbes de corpulence (courbes de corpulence figurant dans le carnet de santé ou sur http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/nutrition/actions62.htm).

Déroulement :
L’indice de masse corporelle (IMC) est un critère diagnostique de surpoids. Chez l’adulte, le surpoids est définit comme un IMC supérieur ou égal à 25 et l’obésité* comme un IMC égal ou supérieur à 30. Chez l’enfant et l’adolescent, le calcul de l’IMC doit être reporté sur la courbe de corpulence (IMC en fonction de l’âge).
1. Calculer votre IMC en divisant votre poids (en kg) par le carré de votre taille (en m).

2. Reporter la valeur obtenue sur la courbe de corpulence en tenant compte de votre sexe et de votre âge.



Concevoir, créer et interroger une petite base de données...
... sur la composition et la valeur nutritionnelle des aliments
Niveau : collège, lycée
Durée : variable (une à plusieurs séances)

Objectifs pédagogiques :
  • Rechercher et structurer une information aussi complète que possible sur la composition des aliments : la base de données est créée après collecte et harmonisation d’une masse d'information hétérogène dont les données utiles sont repérées et extraites ;
  • Définir de grandes catégories d'aliments et identifier leurs caractéristiques génériques : la base de donnée est triée et les aliments classés suivant différents critères relatifs à leur composition ;
  • Découvrir des propriétés nutritionnelles des aliments et rechercher des solutions à différents problèmes comme les carences, les excès ou les déséquilibres alimentaires : la base de données est interrogée par formulation de requêtes adaptées à chaque problème nutritionnel abordé.

Matériel :
  • un logiciel de gestion de bases de données ou un simple tableur ;
  • des étiquettes de composition alimentaire (revues, emballages, publicités ...).

Déroulement :
1. Création de la base de données.

1.1 Les élèves collectent individuellement, à partir de sources d'information précises, les données qui leur semblent utiles.

1.2. La mise en commun des résultats de la collecte amène à s’interroger sur la nature et la forme des informations à intégrer dans la base de données. Des choix doivent être faits : poids de produit frais ou de produit sec, kcal ou kJ, etc.
Une structure de table est arrêtée, permettant de répertorier et de comparer l'ensemble des compositions alimentaires.

1.3. Après prise en main des fonctions utiles du logiciel, la saisie des informations collectées s’effectue par groupes d'élèves et aboutit rapidement à une petite base de données, commune à toute la classe.

Exemple de fiche de saisie de la composition d’un aliment.


2. Exploitation de la base de données
2.1. Tris des données
Après familiarisation préalable des élèves avec les principes d'une opération de tri, en particulier la spécification d'un critère de tri, l'élève organise différents tris des aliments, puis édite et interprète les résultats obtenus.

Différents thèmes d’étude peuvent être abordés (richesse en glucide, protide ou lipide, valeur énergétique des aliments, etc.).

Exemple de tri simple des aliments par valeur énergétique décroissante.


2.2. Recherche et filtrage de données
Après familiarisation préalable des élèves avec les principes d'une opération de recherche, en particulier la formulation d’une requête utilisant des opérateurs logiques, l'élève effectue différentes recherches, en relation avec un problème nutritionnel précis, puis édite et interprète les données extraites de la base.

Différents domaines d’étude peuvent être abordés par la formulation de requêtes précises et pertinentes. Exemples :
  • « aliment végétal ET riche en protide »
  • « aliment riche en calcium OU en vitamine D »
  • « aliment lipidique ET NON (riche en cholestérol OU en acide gras saturés) »

Exemple simple de filtrage de la base de données selon le critère « Origine = végétale et Protides > 15 % »


Qualité de l'alimentation protéique...
... recherche des causes du kwashiorkor
Niveau : collège, lycée
Durée : 30 à 45 min.

Objectifs pédagogiques :
  • Découvrir les causes d’une carence nutritionnelle ;
  • Distinguer sous-nutrition et malnutrition*.

Déroulement :
En vous appuyant sur l’analyse des données fournies (texte et tableaux), identifiez les causes du kwashiorkor et les effets des solutions proposées.

Le kwashiorkor (mot signifiant, en Ghanéen, "l’affection de l’enfant qui n’est plus allaité") est une maladie qui apparaît après le sevrage (arrêt de l’allaitement maternel), dans certaines régions d’Afrique particulièrement défavorisées. Le kwashiorkor y est responsable de la mort de 30% des enfants de moins de 5 ans.
L'enfant ayant le syndrome de kwashiorkor n'a pas l'air mal nourri : le visage est plein et rond, les membres semblent bien remplis et l'abdomen est protubérant. Pourtant, ces apparences sont trompeuses : la saillie de l'abdomen est due à la fois à des oedèmes et à l'hypertrophie du foie. On observe également des lésions de la peau et la perte des cheveux. Le développement physique et mental est gravement affecté.
Après le sevrage, les enfants de ces régions reçoivent une alimentation presque exclusivement constituée de céréales (riz, maïs ou mil) ou de manioc. La valeur énergétique de la ration est souvent normale ou même élevée. La composition partielle des aliments utilisés est indiquée dans les tableaux suivants.
On peut soigner et guérir ces enfants en leur donnant une alimentation riche en produits laitiers ou en prolongeant la durée de l’allaitement maternel ..."

Proportion de protéines dans différents aliments (g pour 100 g d’aliment frais)

Lait maternel
Lait de vache
Riz
Maïs
Mil
Manioc
1,2
3,2
7,1
3,3
3,5
1,5


Proportion des différents acides aminés indispensables* (AAI) dans quelques protéines alimentaires
(en g d’AAI libérés par hydrolyse de 100 g de protéines)

Acides aminés indispensables
Protéine du lait (Caséine)
Protéines du riz
Protéine du maïs (Zéine)
Protéines du mil
Protéines du manioc
Leucine
9,2
6,3
12
9,5
2,9
Isoleucine
6,1
4,5
7,3
4,3
2
Lysine
8,2
3,2
0
2,2
3,5
Méthionine
3,4
3,4
0
1,6
1
Phénylalanine
5,0
6,3
6,4
4,3
2,2
Thréonine
4,9
3,2
3
0,1
2,1
Tryptophane
1,2
1,1
0,1
1,1
0,5
Valine
7,2
3,5
3
4,8
2,6

d’après annales 0 de l’épreuve anticipée d’enseignement scientifique du bac L

* Pour fabriquer les protéines spécifiques dont elles sont constituées, les cellules doivent disposer d’acides animés. Les cellules se procurent ces acides aminés (AA) dans l’alimentation soit directement sous forme d’AA ou soit sous forme de protéines qu’elles digèrent. Parmi les 20 AA différents, 8 sont dits indispensables (AAI) pour l’espèce humaine. En fait ces AA ne sont pas plus importants ou essentiels que les 12 autres dans la constitution des protéines mais les cellules humaines sont incapables de les synthétiser à partir d’autres molécules, contrairement aux 12 autres AA. Il est essentiel que ces 8 AA figurent tels quels dans les aliments. Si au cours des repas manquent ne fusse qu’un seul de ces AA indispensables, la cellule ne peut plus fabriquer les protéines qui en contiennent. Il y a dès lors carence.

Pour l’enseignant :
Le remplacement du lait maternel par une alimentation traditionnelle végétale africaine, céréales ou manioc, apparaît comme insuffisante à une bonne croissance du jeune enfant.
Le kwashiorkor n'est pas du à une carence quantitative : les aliments végétaux utilisés après le sevrage contiennent plus de protéines que le lait maternel (analyse du premier tableau) et la valeur énergétique de la ration est élevée.
Hypothèse : la maladie est due à une carence qualitative des protéines végétale en certains acides aminés, dits indispensables.
En référence à la composition satisfaisante en AA du lait maternel (analyse du second tableau), on peut identifier les AA qui font défaut dans les différentes protéines végétales utilisées :

Les cases grisées indiquent que la proportion d’AA est nettement plus faible

dans la protéine végétale que dans celle du lait maternel



Exemple de traitement des données à l’aide d’un tableur : Graphique de la composition en AAI de quelques protéines alimentaires


GLOSSAIRE
Agriculture de rente
L'agriculture de rente se distingue de l'agriculture de subsistance par le fait qu'elle donne lieu à un échange marchand et qu'elle participe aux échanges internationaux.

Agriculture vivrière
L'agriculture vivrière est une forme d'agriculture qui consiste à cultiver des produits essentiellement destinés à nourrir la population locale.

Commerce équitable
La notion de commerce équitable (en anglais fair trade) trouve ses origines dans les années 1950. La filière équitable garantit au producteur un tarif de vente minimal, au prix d'un surcoût volontairement accepté par le consommateur. Son slogan est : « Trade, not aid » (« un commerce, pas de la charité ») en référence à la conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) qui s'est déroulée à Genève en 1964.

Consom'action
Le néologisme exprime l'idée selon laquelle on peut être un consommateur responsable, capable de "voter avec son caddie" en adoptant une attitude citoyenne et non plus consumériste dans ses actes de consommation quotidienne.
Déficience en micronutriments
Manque de vitamines et de minéraux essentiels résultant d'une ration alimentaire déséquilibrée et de problèmes spécifiques d'assimilation de la nourriture consommée.

Dénutrition
Résultat d'une insuffisance prolongée de la ration alimentaire et/ou d'une mauvaise assimilation de la nourriture consommée. Ses manifestations incluent un dépérissement, un retard de croissance, un poids insuffisant par rapport à la taille, une capacité cognitive réduite, un mauvais état de santé et une faible productivité.

Dépérissement
(PIT) poids insuffisant par rapport à la taille, résultant en général d'une perte de poids associée à une période d'inanition ou à une maladie grave récente.

Développement durable
Selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement dans le rapport Brundtland il s'agit d'un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de " besoins ", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d'accorder la plus grande priorité, et l'idée des limitations que l'état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l'environnement à répondre aux besoins actuels et à venir.
Il rappelle le propos prêté à Antoine de Saint-Exupéry : « Nous n'héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants ».

Division Internationale du Travail (DIT)
Elle désigne le fait que la spécialisation et les avantages comparatifs ont développé les productions nationales autour de certaines particularités. Ils ne fabriquent pas tous la même chose et, de ce fait, échangent entre eux leurs excédents. On parle parfois de nouvelle DIT pour désigner la spécialisation actuelle des pays : les nouveaux pays industrialisés produisent des biens manufacturés. Les pays développés fabriquent surtout des produits technologiquement avancés et des services dont la production exige de hautes qualifications. Les pays les plus pauvres restent cantonnés dans des produits primaires à faible valeur ajoutée.

Faim
Situation dans laquelle un être humain manque des nutriments (protéine, énergie, vitamines et minéraux) nécessaires pour pouvoir mener une vie pleinement productive, active et saine. La faim peut être un phénomène éphémère ou un problème chronique à plus long terme. Elle présente plusieurs degrés de sévérité, allant de la faim modérée à un état clinique. Elle peut résulter du fait qu'une personne ne consomme pas assez de nutriments ou que son organisme n'est pas capable de les absorber.
Insécurité alimentaire
Insuffisance de la ration alimentaire, qui peut être temporaire (en période de crise), saisonnière ou chronique (lorsqu'elle se manifeste de façon continue).

Insuffisance pondérale
(PIA) poids insuffisant par rapport à l'âge, phénomène s'expliquant par une condition actuelle résultant d'une ration alimentaire inadéquate, d'épisodes passés de dénutrition ou d'un mauvais état de santé.

Malnutrition
Condition physiologique résultant de l'inadéquation ou du déséquilibre de la ration alimentaire ou d'une mauvaise assimilation de la nourriture consommée.

Obésité
L'obésité est un excès de masse grasse dans le corps, résultat d'un déséquilibre entre l'apport calorique quotidien et les dépenses énergétiques : l'organisme reçoit plus qu'il ne dépense et donc "stocke" une partie du surplus.
Retard de croissance
(TIA) taille insuffisante par rapport à l'âge, phénomène s'expliquant par un épisode prolongé de dénutrition, ou par des épisodes récurrents dans le passé.

Sécurité alimentaire
Situation dans laquelle tous les membres d'une population sont a tout moment à l'abri de la faim, autrement dis ont à leur disposition tous les nutriments (Protéine, énergie, vitamine et minéraux) nécessaires pour mener une vie pleinement productive, active et saine.
Sous-alimentation (sous-nutrition)
Insécurité alimentaire chronique ; la ration alimentaire n'est pas suffisante pour satisfaire les besoins énergétiques de base, et ce de façon continue.

Souveraineté alimentaire
Contrairement à la sécurité alimentaire qui ne s'intéresse qu'aux quantités d'aliments disponibles, la souveraineté alimentaire accorde une importance aux conditions sociales et environnementales de production des aliments. La souveraineté alimentaire privilégie des techniques agricoles qui favorisent l'autonomie des paysans.

Surnutrition
Résultat d'une ration alimentaire excessive anthropométrique fondé sur la mensuration du corps humain.

Territoire
Le territoire est un terme polysémique. Il conviendra de l'entendre ici comme un espace approprié humainement.
« Le territoire est un espace approprié... Approprié se lit dans les deux sens : propre à soi et propre à quelque chose... »
Roger Brunet, Le territoire dans les turbulences, Ed. CNRS-GIP RECLUS, 1990, p.23.
Vulnérabilité
Existence de facteurs en présence desquels l'individu risque d'être exposé à l'insécurité alimentaire ou à la malnutrition.


POINT DOC
Bibliographie
Ouvrages
« À table tout le monde ! Alimentation, culture et santé : du CE2 à la 5e»
CRDP de l'Académie de Montpellier, 2005, 1 livre 63 p.
Propose des conseils méthodologiques et des activités regroupées en 4 modules : alimentation et aliments, alimentation et culture, alimentation et société, alimentation et santé, à mener en classe et autres lieux de la communauté éducative, pour mettre au point des séquences d'apprentissage dans les domaines de l'alimentation, de la prévention, de la promotion de la santé, et de l'équilibre alimentaire.

« Sciences de la vie et de la Terre, éducation à la santé : comment intégrer la dimension éducation à la responsabilité en matière de santé dans l'enseignement des SVT au collège »
CRDP d'Aix Marseille, 2002, 1 livre 104 p.
Dans le cadre de l'enseignement des sciences de la vie et de la terre, cet ouvrage diffuse une sensibilisation aux problèmes de santé. Les auteurs proposent, à travers des documents originaux, une approche scientifique claire fondée sur des expérimentations qu'on pourra aisément développer avec des élèves. 

« La santé vol.3 : la prévention »
CRDP de l'Académie de Montpellier, 2002, 1 livre 224 p.
Coll.99questions sur.
99 questions permettent de faire le tour de plusieurs points de santé : prévenir les problèmes liés à l'hygiène, aux maladies infectieuses, à l'usage des drogues, à l'alimentation. L'ouvrage permet aussi d'apporter des connaissances essentielles liées à la sexualité, aux accidents, aux suicides, aux violences de l'environnement et aux acteurs qui agissent en matière de prévention sur ces sujets. 
Revues
« Nourrir la planète »
TDC, n°881, octobre 2004
Malgré l'abondance de la production vivrière* mondiale, la faim persiste. Le problème est de savoir pourquoi elle continue d'exister et de tenir en échec les meilleures volontés.

« L'équilibre alimentaire : savoir raison garder »
TDC, n°790, février 2000
Seule une alimentation équilibrée, tenant compte des progrès réalisés en matière de diététique, est en mesure de nous éviter ce que nous appelons "les maladies de la civilisation". Elle permet de préserver et de renforcer notre capital santé, à tout âge et à tout moment, car la santé se construit.

« La population mondiale : six milliards, et après ? »
TDC, n° 751, mars 1998
L'explosion démographique est derrière nous. L'humanité s'achemine vers une stabilisation de son effectif. Pourtant, le nombre continuera d'augmenter pendant quelques temps car il y a un nombre impressionnant de jeunes en âge de procréer. Quels sont les problèmes qui se posent pour l'avenir ?

« Le défi alimentaire : bientôt la fin de la faim ? »
TDC, n° 742, octobre 1997
Jamais la planète n'a autant produit sur le plan alimentaire, et pourtant 800 millions d'individus souffrent encore de la faim. Un paradoxe qui suscite une question cruciale : comment le monde peut-il nourrir le monde ?

« L'enjeu alimentaire : une sécurité alimentaire qui n'est pas garantie pour tous »
Cahier français N°302 mai-juin 2001 p. 97-102
En ce début du 21ème siècle, la sous-alimentation et la malnutrition continuent d'affecter des centaines de millions d'êtres humains. Dans cet article, Sylvie Brunel rappelle pourtant que les ressources disponibles - indépendamment des considérables réserves de production - suffiraient tout à fait aux besoins de la planète et que le problème de la faim* tient à la répartition inégale de l'offre alimentaire.
Bibliographie scientifique
« L'alimentation dans le monde : mieux nourrir la planète »
Charvet Jean-Paul, Larousse 2006, 1 livre 128 p.
L'ouvrage recense et explique la situation de l'alimentation mondiale. Il propose des solutions afin de mieux nourrir les populations. Il aborde des espaces géographiques précis à l'aide d'un atlas et de nombreuses illustrations.

« Nourrir la planète, pour une révolution doublement verte »
Griffon Michel, Odile Jacob, 2006, 1 livre, 456 p.
Analyse des mécanismes générant la faim dans le monde et des inégalités entre les sociétés. La révolution verte lancée dans le monde après la dernière guerre mondiale a pu faire oublier les dangers de la pénurie alimentaire, mais les politiques agricoles ont conduit à des ravages écologiques. L'auteur examine les solutions novatrices en faveur d'un développement durable*.

« L'état de l'insécurité alimentaire* dans le monde 2006 : éradiquer la faim dans le monde, 8ème édition »
FAO 2006, 1 livre 40 p.
Le nombre de personnes sous-alimentées vivant dans les pays en développement n'a pas diminué par rapport à 1990. Ce rapport présente une vue d'ensemble des progrès et reculs enregistrés dans les diverses régions et les obstacles auxquels se heurtent l'action contre la faim, ainsi que les défis qui restent à relever.

« Ils vous nourriront tous, les paysans du monde, si... »
Louis Malassis, Ed. Cirad /Inra, 2006, 1 livre 460 p.
Après « La longue marche des paysans français », suivi de « L'épopée inachevée des paysans du monde », ce troisième livre est un essai de synthèse sur le passé, le présent et le devenir des paysans : nourrir des hommes plus nombreux et mieux alimentés tout en protégeant la nature ne sera pas facile.

Tous obèses ? : L'obésité*, un choix de société
Delpeuch, Francis, Hachette livres 2006,
1 livre 187 p.
L'obésité mondiale révèle les dysfonctionnements d'un système agroalimentaire basé sur une logique industrielle, et rappelle que se nourrir est tout sauf simple. Le point sur la question par deux spécialistes de nutrition publique et un journaliste scientifique.

« Nourrir 9 milliards d'hommes »
Sous la direction de Gérard Ghersi, Edition ADPF, 2005, 1 livre 151 p.
L'accès à la nourriture saine, équilibrée et en quantité suffisante n'est, aujourd'hui encore, pas rendu possible partout, souvent entravé par une insécurité alimentaire qui revêt de multiples formes. Comment parvenir à nourrir convenablement et durablement probablement neuf milliards d'hommes en 2050 ?

« Atlas de l'alimentation dans le monde »
Autrement, 2003, 1 livre, 127 p.
Bilan sur l'alimentation dans le monde : les répercussions des actions de l'OMC sur la chaîne alimentaire, les choix en matière d'agriculture pour l'avenir, les OGM, l'état sanitaire des populations des pays pauvres victimes de la sous-nutrition ou de la malnutrition* et de celle des pays riches face aux problèmes d'obésité et de sécurité alimentaire...

« Biochimie des aliments : Diététique du sujet bien portant (2ème édition) »
Doin/CRDP d'Aquitaine, 2002, 1 livre 288 p., coll. Biosciences et techniques : Sciences des aliments.
Une première partie est consacrée à l'étude des nutriments (eau, macro et micronutriments) et à leur biodisponibilité. Est ensuite abordé le thème de la diététique du bien portant (enfant, adolescent, adulte ...) s'appuyant sur une analyse réfléchie des rations recommandées par les instances nationales.


Images en stock
L'imagier du dossier



Sur le Web
Population et développement durable : des cartes pour voir.
http://www.bondy.ird.fr/carto/pop_dev.html
Indigo, la base de données de l'IRD
La Base Indigo permet de stocker, sauvegarder et diffuser les images scientifiques de l'Institut. La prise de vue et les légendes sont assurées par les scientifiques eux-mêmes. Elle se développe en réseau et centralise à Paris une sélection de plus de 20 000 clichés choisis parmi un capital unique couvrant l'Afrique, l'Asie, l'Amérique latine et l'Océanie ainsi que les DOM-TOM, de 1950 à nos jours. La base d'images s'enrichit chaque année de 3 000 photos.
Les grands thèmes : environnement, santé, exploitation des ressources, sciences sociales, chercheurs sur le terrain ,..
http://www.ird.fr/indigo/

Exposition - Le banquet de l'humanité
Agropolis Museum - Musée des agricultures et des nourritures du monde
Si d'aucuns pensent que « nous sommes tous dans le même bateau », le Banquet de l'Humanité est là pour montrer que chaque homme y mange en fonction de son revenu, des ressources alimentaires et de la culture de son pays. Le Banquet de l'Humanité est au coeur du projet d'Agropolis-Museum : informer et sensibiliser sur la situation alimentaire dans le monde.
http://www.museum.agropolis.fr/pages/expos/banquet/banquet.htm

Science actualité : Du nord au Sud qui mange quoi ?
Dossier d'information en ligne réalisé par la Cité des Science et de l'Industrie : textes de références, vidéos en ligne ...
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_actu.php?langue=fr&id_article=1463&id_theme=1&prov=index

Obésité : vers une épidémie mondiale ?
Un site très complet d'accompagnement de la soirée thématique d'Arte autour de la "Globésité" le 17 mai 2005; programme de la soirée, interview, bibliographie, liens, dossiers thématiques (diabète, santé)
http://www.arte-tv.com/fr/histoire-societe/Ob_C3_A9sit_C3_A9_20_20-_20_20vers_20une_20_C3_A9pid_C3_A9mie_20mondiale_20_3F/866946.html

Prévention de l'obésité
Site en anglais, l'IOTF(International Obesity Taskforce) fait parti du groupe IASO (International Association for the study of Obesity). Leur mission est de promouvoir l'équilibre alimentaire et l'activité physique ainsi que de prévenir l'obésité et les maladies chroniques liées à l'alimentation. Leurs travaux portent en particulier sur la prévention infantile de l'obésité.
www.iotf.org/

Etat de l'insécurité alimentaire dans le monde - 2004-2006
FAO
« L'état de l'insécurité alimentaire* dans le monde 2004-2006 » dresse un bilan des progrès accomplis et des revers subis dans la poursuite de l'objectif fixé par le Sommet mondial de l'alimentation (SMA) en 1996 : diminuer de moitié, d'ici 2015, le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde.
http://www.fao.org/docrep/007/y5650f/y5650f00.htm http
http://www.fao.org/docrep/009/a0750f/a0750f00.htm

Population en chiffres
Institut National d'Etudes Démographiques (INED)
Données démographiques pour l'ensemble des pays du monde (superficie, population, natalité, mortalité, fécondité, espérance de vie, PNB/hab, projection pour 2025).
http://www.ined.fr/population-en-chiffres/monde/index.html

Obésité : le nouveau fardeau du monde en développement
FAO
Il est paradoxal de constater qu'à mesure que les pays en développement poursuivent leurs efforts de réduction de la faim, certains se heurtent au problème opposé de l'obésité.
http://www.fao.org/FOCUS/F/obesity/obes1.htm

L'état de l'insécurité alimentaire dans le monde - 2006
Le rapport complet SOFI 2006 rend compte des efforts déployés aux échelons mondial et national pour atteindre l'objectif adopté au Sommet mondial de l'alimentation de 1996, c'est-à-dire réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde d'ici à 2015.
http://www.fao.org/sof/sofi/index_fr.htm

La FAO et les Objectifs du Millénaire pour le développement
Dans les années 90, une série de conférences et de sommets internationaux a défini d'autres buts fondamentaux que ceux de 1996 et a quantifié des objectifs ayant la même échéance. Ceux-ci ont été rassemblés dans la Déclaration adoptée par le Sommet du Millénaire des Nations Unies en septembre 2000, avant d'être reformulés en Objectifs du Millénaire pour le Développement, au nombre de huit.
http://www.fao.org/mdg/index.asp?lang=fr

Données démographiques, économiques ...
OMS
Pays par pays, des données sur le PIB, sur la population, sur la santé ...
www.who.int/countries/bra/fr/

Obésité
OMS (Organisation mondiale de la Santé)
Rapports, informations, contacts de l'Oms sur l'obésité*
http://www.who.int/topics/obesity/fr/
L'obésité : quelles sont ses causes et ses conséquences ? Comment peut-elle être prévenue ?
http://www.euro.who.int/hen/syntheses/short/20040908_1?language=french

L'obésité en France : les écarts entre catégories sociales s'accroissent
Article utilisant les données de « Enquêtes sur la santé et les soins médicaux » de l'INSEE, réalisées en 1980-1981, 1991-1992 et 2002-2003.
http://www.insee.fr/fr/ppp/publications/collect_doc.asp?coll=1&paru=1&avis=1&pres=1

Obésité et surpoids en France
Selon les résultats de la dernière enquête ObÉpi publiée en septembre, près de 20 millions de personnes vivant en France sont en surpoids. Même si, globalement, l'augmentation du nombre de cas tend à se ralentir depuis neuf ans, l'enquête révèle une élévation toujours plus importante des formes graves d'obésité. La quatrième enquête ObÉpi roche 2006 vient de publier ses résultats concernant l'évolution de l'obésité et de surpoids en France. Ces deux fléaux ont gagné du terrain. Près de 14 millions de français seraient en surpoids et 5.9 seraient obèses. Les études montrent que ces problèmes touchent les couches de population les plus défavorisées
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_actu.php?langue=fr&id_article=6803&id_theme=7&prov=index
http://www.lanutrition.fr/ObEpi-2006-pourquoi-l-obésité-progresse-t-elle-a-1074-145.html

Obésité - Malnutrition - Nord/Sud
Encyclopédie de l'Agora
Dossier d'information en ligne, définitions, actualités, situation internationale, liens ...
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Obesite

Les actes du Festival International de Géographie de Saint-Dié 2004
« Nourrir les hommes, nourrir le monde. Les géographes se mettent à table »
3 parties :
Nourrir le monde un défi d'avenir impossible à relever ?
La sécurité alimentaire et sanitaire : une demande illusoire ?
Identités culturelles, gastronomies et alimentations.
http://xxi.ac-reims.fr/fig-st-die/actes/actes_2004/index.htm

Dossier Sciences au Sud, Nutrition, octobre 2001
Institut de Recherche et Développement
Un dossier spécial sur la nutrition, les conditions et réponses qui permettent à une société d'améliorer sa situation nutritionnelle de façon durable dans un contexte de ressources limitées.
http://www.ird.fr/fr/actualites/journal/dossiers/nutrition.pdf

Alimentation, nutrition et politiques publiques
Cahier de Propositions coordonné par Geneviève Le Bihan, Francis Delpeuch et Bernard Maire. - Ed. Charles Léopold Mayer, 2002, Cahier de propositions n°3, 132 p., ISBN 2-84377-063-7.
http://www.alliance21.org/fr/proposals/finals/final_nutrition_fr.pdf

Du consommateur au consom'acteur
La consom'action est un phénomène socio-culturel qui regroupe tous les consommateurs désireux d'agir plutôt que de subir. Ce phénomène gagne du terrain lié à l'évolution des consciences et à la sensibilité du consommateur au développement durable.
Le boycott progresse du fait de l'évolution des consciences et des nouvelles facilités de communication. Un nouveau comportement de consommation est en train d'émerger en France. Le "consom'acteur" est né. 2005 produits de qualité supérieure constituent la gamme des produits "équitables".
http://fr.wikipedia.org/wiki/Consom%27action http
http://www.educ-pop.org/281

De la malnutrition à la surnutrition Article d'Isabelle Santos, 31 octobre 2003
L'obésité, un mal réservé aux pays industrialisés ? Il n'en est rien. Si la malnutrition* reste le problème majeur, la surnutrition* devient également une menace dans les pays du Sud. L'OMS parle d'épidémie mondiale.
http://www.rfi.fr/fichiers/MFI/ScienceTechnologie/1064.asp
(http://www.rfi.fr/fichiers/MFI/ScienceTechnologie/1064.asp

Obésité et maladies cardiovasculaires gagnent les pays pauvres
Le rapport sur la santé dans le monde que vient de publier l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) soutient qu'il est possible de faire gagner un nombre d'années de vie en bonne santé aux habitants de tous les pays. Les populations des pays les plus pauvres pourraient même gagner jusqu'à dix ans et même plus, en agissant sur des facteurs de risques bien identifiés.
http://www.rfi.fr/fichiers/mfi/sante/744.asp

Au Brésil, le développement du pays augmente la prévalence de l'obésité
Article archivé du Monde, paru le 04/07/05
Selon la fédération de société de médecins et d'associations observant l'obésité au Brésil, ce sont plus de 80 000 morts pas an qu'entraîne  l'obésité. Le pays a pris assez tôt conscience du problème, en étant par exemple le premier pays en développement à voter une loi, en 2000, encadrant l'étiquetage des aliments.
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-668176,0.html

Logiciel de diététique DIET
Edité et commercialisé par Jeulin et reconnu d'intérêt pédagogique par le M.E.N
www.jeulin.fr/

Logiciel de diététique DETDIET
Un des nombreux freeware disponibles tel que DETDIET
www.masef.com/freewares2/detdiet.htm

Sites de diététique en ligne
Consultation de la composition de milliers d'aliments, proposition de recettes et menus.
www.tabledescalories.com/
Revue de presse nutrition, article, brèves, dossiers, calculateurs, tests, quizz et composition des aliments.
www.i-dietetique.com/

Courbes de corpulence
Une copie officielle des courbes de corpulence de l'enfance jusqu'à l'adolescence.
www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/nutrition/actions62.htm

Site de la Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier (MSH-M)
http://mshm.univ-montp3.fr propose, sur ce thème :

Des documents pédagogiques pour les collèges et lycées, avec conférence débat, diaporama, exposition.
http://mshm.univ-montp3.fr/rubrique.php3?id_rubrique=74
Un ensemble d'outils pédagogiques ... :
Podcast : nourrir 9 milliards d'humains
http://mshm.univ-montp3.fr/article.php3?id_article=124
Power Point, conférence et exposition : nourrir 9 milliards d'humains
http://mshm.univ-montp3.fr/article.php3?id_article=111
Entretien avec Louis Malassis, présentation de la trilogie paysanne
http://mshm.univ-montp3.fr/article.php3?id_article=127
Bibliothèque virtuelle Louis Malassis
http://mshm.univ-montp3.fr/malassis/
Entretien avec Dominique Chardon, produits de terroirs et développement local
http://mshm.univ-montp3.fr/article.php3?id_article=128
... Et de manifestations :
http://mshm.univ-montp3.fr/rubrique.php3?id_rubrique=55

Chiffres et données clefs sur l'obésité
http://www.obesite-sante.com/

Produire et consommer local, le rôle des AMAP
Retrouver sur ce site toutes les AMAP (Association pour le maintien d'une Agriculture Paysanne) de France.
http://alliancepec.free.fr/Webamap/

Développement durable et achats solidaires
Antoine de Saint-Exupéry « Nous n'héritons pas de la Terre de nos ancêtres,  nous l'empruntons à nos enfants »
Le « développement durable » est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement dans le Rapport Brundtland : « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

Après une année d' expérimentation (2003-2004), conduite dans 84 établissements répartis dans 10 académies, l'éducation à l'environnement pour un développement durable (EEDD) fait partie intégrante, depuis la rentrée 2004, de la formation initiale des élèves, tout au long de leur scolarité, de la maternelle au lycée, comme le spécifient la circulaire n°204-110 en date du 8 juillet 2004 ( BO n°28 du 15 juillet 2004) ainsi que les circulaires préparant la rentrée 2004, la rentrée de 2005, la rentrée 2006 (BO n°14 du 5 avril 2007).
Pour plus d'informations voir le site :
http://eduscol.education.fr/D0185/accueil.htm


Médiagraphie
C'est pas sorcier 33
Vidéocassette, 2002
C'est pas sorcier 33 / Le tabac / Les filières de la viande / La nutrition
Collection : Côté télé
Série : C'est pas sorcier
Au sommaire, trois émissions regroupées autour du thème 'comment bien construire notre organisme ?'. La première émission, La nutrition, propose de découvrir les bienfaits pour notre santé d'une alimentation équilibrée et variée. La deuxième émission, Les filières de la viande, parcourt les élevages ...
http://www.cndp.fr/Produits/DetailSimp.asp?ID=36461

Bien dans son corps 4
Vidéocassette, CNDP, 1998
Bien dans son corps 4 / Paradis artificiels / Équilibre alimentaire
Collection : Galilée
Série : Bien dans son corps
ÉQUILIBRE ALIMENTAIRE Les Mots d'Ados présentent les réactions de jeunes : ils rêvent de ressembler aux modèles que la télé leur propose, sylphide ou M. Muscle. Mais, interrogés sur leurs pratiques alimentaires, ils avouent manger n'importe quoi quand ils ont faim.

Bien manger, à quel prix ?
Vidéocassette, Scérén CNDP, 2002
L'inquiétude des Français face à une alimentation trop industrialisée augmente. L'émission s'interroge sur les évolutions techniques et commerciales du système de production et aborde la question de la réglementation politique et économique vis-à-vis des OGM. Elle enquête sur la fiabilité de certains labels et appellations affichées pas les produits alimentaires et tente de cerner les dangers potentiels des nouveaux produits, à l'aide de spécialistes.

L'obésité devient-elle une épidémie mondiale ?
Emission de radio du 22 novembre 2003 sur FIP avec Francis Delpeuch, Directeur de recherches à l'Institut de Recherche et Développement, qui traite du problème de l'obésité dans le tiers-monde et Marie-Aline Charles, Directeur de recherches à l'INSERM, qui aborde les aspects de l'obésité dans les pays riches notamment la France où elle a participé aux enquêtes réalisées sur ce problème sanitaire.
www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/science_frictions/fiche.php?diffusion_id=17898
A PROPOS
Auteurs :
Charlotte Ribard, responsable service jeune public d'Agropolis Museum, Montpellier
Nathalie Colin
Jean-Jaques Dides, professeur de sciences de la Vie et de la Terre, Lycée Jean Moulin, Pézénas, académie de Montpellier
Claude Llena, professeur de sciences économiques et sociales, lycée, académie de Montpellier

Réalisation technique :
Frédéric Bocage, responsable multimédia, Agropolis-Museum, Montpellier
Olivier Gaultier, responsable informatique, CDDP de l'Hérault, Montpellier

Responsable éditorial :
Sylvie Casanova-Karsenty, directrice du CDDP de l'Hérault


Situé à Montpellier (France), Agropolis-Museum est un musée de sciences et de société, un lieu unique pour découvrir un autre monde à travers l'alimentation et les hommes qui la produisent.
Site Web : http://museum.agropolis.fr/

Maison des sciences de l'homme de Montpellier
Mr Claude Llena
Expo Nourrir 9 milliards d'hommes et dossier
http://mshm.univ-montp3.fr/


 
© CDDP DE L'HERAULT - Thém@doc - Manger trop ou trop peu
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