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Sélection d'albums et la proposition d'activités | Interculturalité | Itinéraire de découverte en Camargue |
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1er groupe : Inger, Lotta et Lena |
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AIGUES-MORTES |
Des faits historiques
Louis IX (Saint Louis) a voulu fonder son propre port méditerrannéen pour partir en croisade. Il l'a fait à partir de 1240 à Aigues-Mortes. Peut-être que c'est ici qu'Arn est parti. La ville est une ville fortifiée, construite avec des rues semblables à un échiquier, un peu comme une "Visby" carrée avec dix portes.
Un demi-siècle plus tard, le port est devenu inutilisable à cause de l'ensablement des chenaux. Cela eut pour conséquence de préserver jusqu'à aujourd'hui l'un des exemples les plus représentatifs du nouveau tracé urbain du XIIIe siècle, très peu endommagé par des constructions ultérieures.
Les Cévennes
Le roi Louis XIV avait interdit aux protestants de pratiquer leur culte. Les camisards (le nom donné aux protestants cévenols) se cachaient dans des grottes des Cévennes. Ces lieux secrets où se réunissaient les portestants on les appelait le "Désert" par référence à la traversée du désert par le peuple élu. Les conditions dans ces lieux secrets étaient très simples, ce que l'on retrouve dans la sobriété des temples d'aujourd'hui (par exemple l'église réformée à Stockhölm).
La Tour de Constance
La Tour de Constance a été construite comme une forteresse en 1250 mais depuis 1304 elle est devenue une prison et elle l'est restée pendant des siècles.
A l'époque de la persécussion des protestans sous Louis XIV, la tour a servi de cachot aux prisonniers huguenots, et surtout aux femmes et aux enfants.
Marie Durand (1715-1776) a été prisonnière à la tour de 1730 à 1768. Pendant cette période elle a écrit 49 lettre ou billets (parus dans la collection "Les Presses du Languedoc" sous le titre "Lettres de Marie Durand, 1986). Marie Durand s'adresse aux autorités en décrivant les conditions dans lesquelles elle-même et les autres prisonnières vivent. |
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| La devise "résister" gravée dans le mur par Marie Durand témoigne pour toujours de sa lutte pour sa foi. |
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Pour en savoir plus vous pouvez consulter http://aiguesmortes.free.fr, un site Internet sur Aigues Mortes illustré de belles photographies.
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2ème groupe : Anneli, Marianne et Ted |
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| Les Saintes-Maries-de-la-Mer |
La légende
Le village des Saintes-Maries-de-la-Mer est probablement un village ancien. La première mention du village date du IVe siècle.
Le nom actuel du village remonte à 1838. Derrière le nom se cache une légende ; Marie Jacobé, la sur de la Sainte Vierge et Marie Salomé, la mère de Jean et Jacques le Majeur, Marie-Madeleine la pécheresse et Sarah sa servante avaient été chassées de Judée et abandonnées sans nourriture à bord dune barque sans voiles, ni rames ou pilote. Mais, Ô Miracle, les passagères survécurent et débarquèrent saines et sauves sur les rivages de la Camargue sur le lieu qui devint les Saintes-Maries-de-la-Mer. Une église fut dédiée à leur mémoire.
Selon la légende Sarah, la servante, aurait été une tzigane et voilà pourquoi il y a un grand nombre de gitans qui prennent part à la procession du 24 et 25 mai où on célèbre les Saintes et surtout Sarah.
Dans cette procession une barque avec leurs effigies est portée sur les épaules des fidèles, de léglise à la plage, où elles sont bénies.
Ce nest pourtant quen 1935 que le culte de Sarah est associé à celui des Saintes.
Léglise
Léglise du village a la forme dun bastion imprenable. Au-dessus du chur sélève une construction semblable à une tour de défense. A lorigine était consacrée à Saint Michel mais depuis le XIXe siècle on peut y voir les reliques des Saintes Maries et de Sarah.
Les Saintes-Maries-de-la-Mer et Vincent Van Gogh
Le 30 mai 1888, Vincent Van Gogh reçoit un billet de 100 F de son frère Théo ce qui lui permet de faire enfin le voyage tant désiré aux Saintes Maries pour voir une fois une mer bleue et un ciel bleu. Il monte dans la diligence qui va tous les jours d'Arles aux Saintes-Maries en traversant des plaines d'herbes où il y a des manades de taureaux et des troupeaux de petits chevaux blancs à demi sauvages et bien beaux ... avec des vignes, des landes, des terrains plats comme la Hollande. Arrivé aux Saintes Maries, il s'installe dans la seule auberge du village, l'Hôtel de la Poste, au coin de la Grande Rue et de la rue du Grenier à Sel, où après un sérieux marchandage, la famille Courlas le prend en pension pour 4 F par jour au lieu de 6.
De son séjour d'une petite semaine aux Saintes Maries, l'artiste rapportera six peintures à l'huile et presque une vingtaine de dessins représentant des vues du village, des barques et des cabanes couvertes de sagne.
Du village avec son église fortifiée il exécute deux vues, en juin 1888 :
ces deux tableaux nous donnent une représentation très précise du village en cette année 1888, lorsqu'il était bordé au midi par une rangée de cabanes de gardian construites sur les ruines de l'ancien rempart. Mais, comme nous le montre une carte postale éditée vers 1900, des habitations en dur devaient peu à peu remplacer ces cabanes rustiques.
Au-devant de ces cabanes s'étendait alors une vigne flanquée sur la droite par le bâtiment des Douanes aujourd'hui disparu. C'est sur l'emplacement de cette vigne, dont quelques vieux Saintois ont gardé le souvenir, que sont installés maintenant le mini-golf et l'Office du Tourisme.
Le même souci de réalisme anime l'artiste lorsqu'il peint et dessine sur la plage toute plate et sablonneuse des petits bateaux verts, rouges, bleus tellement jolis comme forme et couleur qu'on pensait à des fleurs. Ces barques de pêcheurs tirées à sec sont des "béto", embarcations à fond plat dont le mât décalé vers l'avant soutient une longue antenne chargée d'une voile latine.
Pour en savoir plus vous pouvez consulter le site Internet des Saintes-Maries de la Mer à l'adresse suivante : http://saintesmaries.multimania.com/
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3ème groupe : Madeleine, Annette, Marie et Christina |
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| La Camargue |
| Engane, taureau de Camargue | Maryse Lamigeon - illustré par François Vincent - publié par l'école des loisirs, Archimède en 1998. |
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La Camargue est située entre le Rhône et la Méditerranée. Ce pays possède un pouvoir de séduction très fort pour ceux qui aiment la nature. On y voit des chevaux blancs, des flamants roses et des taureaux noirs. Les animaux s'y reproduisent en toute liberté. C'est une halte pour de nombreux oiseaux migrateurs et un refuge pour certaines espèces en voie de disparition. Les marais et les étangs abondent d'une faune rare, parfois unique. Le paysage formé des lagunes a peu changé depuis cinq mille ans. Ce delta est aussi le royaume des moustiques et autres insectes.
Ici l'homme a construit des digues et des canaux, il a pompé l'eau douce et l'eau salée, et inventé une trilogie du sel, des taureaux et du riz.
La Camargue est devenue un Parc Naturel Régional en 1970.
Les taureaux
En pays camarguais comme en Espagne, on cultive l'icône taurine. Le taureau de Camargue, aux cornes en forme de lyre, serait d'origine asiatique.
Depuis des siècles, les hommes admirent la noblesse du taureau. Jamais ils n'ont réussi à le domestiquer totalement. En Provence et dans le Languedoc, ils ont créé des jeux où le taureau camarguais, toujours sauvage, est considéré comme un véritable dieu de l'arène.
Les gardians sont les gardiens des troupeaux de chevaux et de taureaux. La Confrérie des Gardians qui a Saint Georges pour patron existe depuis 1513, mais les gardians salariés sont aujourd'hui bien peu nombreux. La Camargue des gardians, grand chapeau et veste noire, chevauchant leurs montures blanches à la poursuite des taureaux sauvages.
Glossaire camarguais
Cabane |
la maison camarguaise. En Camargue, chaumière au toit de roseaux, aux murs blanchis à la chaux, arrondie au nord pour résister au mistral. En moyenne cinq mètres de large et huit mètres de long. Souvent il y a un croix camarguais sur le toit. |
Engane |
mot provençal désignant la salicorne, plante charnue et comestible qui pousse sur les terrains salés du littoral. |
Gardian |
gardien d'un troupeau de chevaux ou de taureaux camarguais. |
Gardianou |
enfant gardian. |
Manade |
troupeau de taureaux en Provence et dans le Languedoc. |
Manadier |
éleveur de taureaux. |
Mistral |
un vent soufflant du nord dans la vallée du Rhône, mais c'est aussi le nom d'un écrivain provençal. |
Taurillon |
jeune taureau. |
Le sel
L'exploitation du sel est une industrie importante dans la Camargue d'aujourd'hui.
L'industrie salinaire a commencé en 1855 parce qu'il y avait des besoins en sel dans l'industrie chimique, particulièrement l'industrie des savons de Marseille : chaque grande entreprise a fait construire toute une ville pour ses ouvriers autour de ses salins. Là,il y avait un parc où le directeur habitait, des maisons des ingénieurs et des habitations des ouvriers.
Aujourd'hui si l'on veut visiter une telle ville, on peut aller à Solvay.
Pour faire du sel, l'eau est amenée dans de grands bassins. Après, l'eau passe de bassin à bassin et pendant ce passage, l'eau perd 90% de son volume et concentre le sel. L'eau qui reste est amenée dans ce qu'on appelle des « tables salaires » ou des « cristallisoirs » où le soleil commence à travailler et fait disparaître leau qui reste et le sel apparaît en forme de petits cristaux.
Quand leau est très concentrée, il y a beaucoup de petites algues roses dedans , ce qui donne à leau une couleur rose. En septembre, quand la concentration du sel dans leau est à son hauteur maximum , les flamants mangent ces petites algues roses, c'est grâce à cette nourriture que les flamants deviennent roses.
La Venise de la nature
La Camargue est un pays contradictoire avec les éléments naturels mais aussi les intérêts économiques. Ces espaces naturels sauvages sont depuis longtemps très largement redessinés par les hommes quil sagisse des saliniers ou des riziculteurs. Mais la Camargue doit aussi faire face au développement dautres industries et à la fréquentation humaine.

La Camargue perd depuis quarante ans mille hectares par an au profit de lindustrie. Il faut penser à protéger lendroit : c'est le rôle qui a été confié aux gardiens de la réserve. |
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