III - TROISIEME PARTIE :UN TRAVAIL DE GROUPE EN GEOGRAPHIE DANS UN CE2
Contexte de la classe
- 26 élèves dont 3 primo-arrivants.23 sont d'origine marocaine ou algérienne et 3 d'origine gitane.
- Le niveau de la classe est qualifié de " peu élevé " par l'enseignante. Cependant, les élèves semblent relativement impliqués dans les apprentissages même s'il y a parfois de l'agitation.
- Les situations d'apprentissage sont principalement frontales mais la maîtresse met parfois en place du travail de groupe dans certaines matières (par exemple en sciences). Les groupes sont alors constitués par proximité : certains élèves se retournent pour former des groupes de 4 (toujours identiques sauf quand certains élèves sont déplacés). Ces groupes sont hétérogènes car la maîtresse a veillé à placer côte à côte des bons élèves et des élèves en difficulté.
Ma démarche
J'ai choisi d'instaurer un travail de groupe lors d'une séance de géographie. Celle-ci est la première d'une séquence ayant pour thème les paysages urbains. Elle a lieu après une sortie au centre-ville de Montpellier au cours de laquelle les enfants ont pu observer une partie du paysage urbain montpelliérain depuis le toit du Corum et découvrir les maquettes de la ville installées à la mairie.
L'objectif de cette première séance était principalement de faire émerger les représentations des enfants sur la ville, d'essayer de voir quelles étaient leurs connaissances et leurs repères en la matière.
En effet, nous avons pu constater lors de la sortie que certains enfants n'étaient jamais venus au centre-ville et avaient du mal à se situer dans l'espace urbain.
Il m'a donc semblé qu'un travail de groupe (qu'on peut qualifier de recherche) pourrait s'avérer intéressant dans la mesure où les élèves seraient amenés à confronter leurs représentations sur la ville au sein des groupes, à discuter et à essayer d'argumenter leur point de vue. Les problèmes subsistants seraient traités et discutés en grand groupe avant une phase d'institutionnalisation des notions abordées.