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Raymond CUBY
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(1) Cours de
linguistique générale, publié par Bally et Sechehaye, Payot 1987, P. 238. |
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En vertu de son propre sens étymologique, létymologie doit sefforcer de dire
vrai. Elle fut pourtant longtemps une activité hautement fantaisiste. Parmi les erreurs
commises dans le passé, on a coutume de placer les étymologies dites populaires, ce qui
est très injuste. Le bon peuple, en effet, nétant pas chargé de rechercher
lorigine des mots, ne peut se tromper dans ce domaine. Il se sert de la langue,
cest tout, et lon sait bien que lusage ne la laisse pas intacte.
"Il nous arrive parfois, dit Saussure, destropier les mots dont la forme et le
sens nous sont peu familiers, et parfois lusage consacre ces déformations" (1). Ainsi sont nés courtepointe, choucroute, contredanse,
faubourg
Il ny a pas là de véritable tentative dexplication, mais
un rapprochement spontané avec des mots connus. Entre les deux éléments, intelligibles
séparément, ainsi apparus dans les exemples que nous venons de citer, le rapport de sens
n'est pas évident, mais on n'y regarde pas de trop près, et lon se contente même
souvent dun seul élément intelligible, le reste étant abandonné à son
obscurité. Saussure appelle cela des "étymologies populaires restées à moitié
chemin": calfeutrer, escarboucle
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(2) cf. Le français
dans tous ses états, n° 24, article de Lucien Ruh, P. 72 "A propos de
létymologie populaire".
(3) Les véritables ou
probables étymons des mots concernés sont donnés dans les dictionnaires usuels.
Signalons le processus inverse: cest lévolution de la forme qui peut susciter
un rapprochement: albastre est attesté dés le XIIe siècle comme alabastre (encore
chez Rabelais) et alebastre, et a pu faire penser à albus. Ailleurs
cest le sens: la secte étant ce que lon sait, certains ont rapproché le mot
de secare.
(4) plutôt que cen,
cen étant une forme commune du démonstratif en a.fr. |
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Ce sont des linguistes qui ont, avec quelque mépris parfois (2),
parlé détymologie populaire. Le plus souvent les dictionnaires, étymologiques ou
autres, emploient les termes de réfection, dadaptation, de rapprochement, de
croisement, dinfluence, dattraction paronymique, et, sans connotation
péjorative, daltération. Létymo lo gie populaire apparaît mieux ainsi
comme un accident dans lhistoire complexe du vocabulaire, qui nest pas faite
dapplications pures et simples de lois phonétiques. Comme lanalogie,
"dont le rôle est immense" (Saussure), comme lagglutination, comme les
emprunts, elle est un de ces faits de langue qui donnent aux mots leur forme
daujourdhui. Et influent parfois sur leur sens: forcené, souffreteux,
habiller etc. (3)
La vraie fausse étymologie est produite
par des professionnels ou amateurs qui tiennent un discours sur la langue. À une époque
où lécriture était encore peu répandue, les doctes ont pu influer sur la
graphie. Se fiant à de vagues ressemblances entre des mots français et des mots latins
de même sens, ils ont prescrit décrire poids par références à pondus,
legs par référence à legatum, entre-temps pour entretant par
référence à tempus. On a voulu au XVIIe siècle défendre lorthographe sans
dessus dessous en la justifiant par lasyndète: sans dessus (ni) dessous,
et voilà quil faut écrire, bizarrement, sens dessus dessous, au mépris de
la véritable origine de lexpression: cen dessus dessous (4).
Lerreur étymologique dhier a
conduit à la vérité orthographique daujourdhui, et, comme
létymologie populaire, il faut bien la prendre en compte. |
(5) Le suffixe - ille
est dû probablement à un rapprochement avec ville. Littré définit le mot, en
son sens premier, comme "une chanson qui court la ville".
(6) Dictionnaire
étymologique de la langue française de Bloch et W. von Wartburg, P.U.F. 1996. Dictionnaire
étymologique et historique du français de Dubois, Mitterand, Dauzat Larousse-Bordas
1998. Nouveau dictionnaire étymologique du français de Jacqueline Picoche,
"Les usuels" du Robert 1994, le seul qui abandonne ces légendes et soit proche,
sur ce point, de P. Guiraud.
(7) Pierre Guiraud, Structures
étymologiques du lexique français, Larousse 1967.
(8) Létymologie
donnée de billevesées, "boyaux gonflés" comme une vessie, est, selon
Guiraud, "très satisfaisante pour le sens, mais elle a le défaut de rester
isolée". Létymologie donnée par lancien comme par le nouveau Petit
Robert pour faribole qui viendrait de frivolus fait penser à poids<pondus;
le mot latin a pu, tout au plus, influer sur la finale. |
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Lessor, au siècle dernier, de la grammaire historique, a fourni les moyens
dune recherche sérieuse sur le passé des mots, sans faire disparaître pour autant
les hypothèses les plus hasardeuses. On sest souvent satisfait un peu vite
dun étymon qui se prête à une description de lhistoire dun mot
conforme aux données de la linguistique, sans sinterroger assez sur la validité de
cet étymon. Ainsi on a abusé de lhypothèse onomastique; une simple paronymie a pu
conduire à prêter à des personnes ou à des lieux des particularités plus ou moins
imaginaires: cest ainsi quun bouffon mythique allemand, le curé de Calemberg,
fut sacré père du calembour. Dauzat écartait cette calembredaine, mais il pensait
encore que le Val de Vire était le berceau du vaudevire, devenu vaudeville (5), parce quun meunier poète de cette région avait écrit
un recueil de ce genre de ritournelle. Aucun dictionnaire ne donne plus cette étymologie,
mais tous continuent à considérer le sansonnet comme un petit Samson, alors
quaucun document ne fournit de base à ce rapprochement, et le martinet serait
loiseau de je ne sais quel Martin. On abuse maintenant encore du recours aux
légendes: celle par exemple des maquereaux, qui escortant les harengs dans leurs
migrations, favoriseraient le rapprochement entre mâles et femelles et seraient donc des
poissons proxénètes, ou celle de la grive qui nous viendrait de Grèce, ce que "ni
la zoologie ni le folklore ne permettent de dire" (P. Guiraud). Or ces légendes
figurent toujours dans deux des trois principaux dictionnaires étymologiques, relayés
par le Nouveau Petit Robert. (6)
Pierre Guiraud (7)
a fourni des arguments forts pour dautres hypothèses. Joignant à létude
diachronique une analyse synchronique fondée sur de nombreux inventaires exploitant les
parlers locaux, il conclut à lexistence de "nombreuses matrices fonctionnant
au sein même de la langue", ou, si lon veut, de procédés de formation
lexicale nettement définis. Par exem ple les objets peuvent emprunter leur nom au lieu de
leur production (camembert, champagne), mais pour les titres de chansons
lorigine napparaît que sous forme dadjectifs substantivés: la
Marseillaise, la Paimpo laise. Il ny a pas là de structure daccueil pour vaudevire,
- et maintenant tout le monde ladmet -, qui en revanche entre dans celle des
composés tautologiques formés de deux verbes synonymes du type bouleverser,
virevolter, tournebouler. Pierre Guiraud montre combien ce modèle est productif et il
en voit une illustration dans baliverne -sur ce point il est maintenant suivi par
le Nouveau Petit Robert-, faribole, billevesée
, calembour et
calembredaine, et bien dautres encore (8). |
(9) Pour le suffixe - ereau,
voir lapereau, hobereau. La groseille appelée maquereau,
(secondairement groseille à maquereau), est, elle aussi, striée, et le mot a
parfois désigné en a.fr. des taches aux jambes.
(10) À moins que ce soit
le nom de lentremetteur qui soit tiré de celui du poisson. Or maquereau
désignant le proxénète est traditionnellement donné comme venant dun mot
signifiant "courtier" en moyen néerlandais. Pour P. Guiraud, il "entre
dans la longue série synonymique qui assimile le souteneur au matou", autre animal
tacheté. Cf. entre autres, maraud, marlou, maroufle.
(11) Le Nouveau Petit
Robert ne fait plus de grivelé un dérivé de grive, mais de grivel,
"buf tacheté". En fait grivel, de cribellum, signifie
"crible" et métaphoriquement "buf tacheté". Grive
pourrait être un emploi métaphorique dune autre forme du nom du crible, griva,
en catalan. Finalement, griva la grive ce serait aussi simple que rosa la rose
et luna la lune. Se non è vero
(12) Sont attestés sasset,
sassot, sassonner ("crible, cribler"), doù P. Guiraud
conjecture sassonnet ("petit crible"). Le rapport avec Samson
pourrait être secondaire et expliquer la nasalisation. De même Martin
ninterviendrait que dans la suffixation de martinet. Ces deux noms propres
sont à prendre en compte, mais pas comme étymons.
(13) Précis de
lexicologie française, Nathan 1977, P. 26.
(14) Pierre Guiraud,
Les locutions françaises, PUF 1962, p. 7: "La locution est un signe à la fois
arbitraire et motivé [
] arbitraire dans la mesure où limage qui est à
lorigine de la locution et qui en motive le sens tend à sobscurcir, [
]
cependant il est dans la nature des locutions de retenir leur motivation car les mots qui
la composent, bien que formant une unité, gardent une certaine autonomie, et continuent
à évoquer des images qui leur sont propres. [
] Dans la plupart des cas,
limage libérée par la locution sactualise sans révéler le lien sémantique
qui est à la base des valeurs particulières de lexpression".
(15) À noter que les
Allemands disent ins Fettnäpchen treten, "marcher dans le petit pot de
graisse". |
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Autre modèle extrêmement productif, la nomination daprès une particularité
physique. Dans cette catégorie les animaux tachetés ont une large place, et cette
étymologie est reconnue pour marcassin, blaireau, pintade
Selon Pierre
Guiraud, qui sappuie sur un grand nombre de formes dialectales, le maquereau,
"poisson marbré de larges bandes", est ainsi appelé parce quil est
"maqué", du verbe maquer, signifiant contusionner, doù
lidée de tache (9). Lhypothèse est renforcée
du fait que le maquereau est également nommé daprès son aspect extérieur en
ancien provençal, où il se dit vairet, de varius, "aux couleurs
changeantes". Autre argument de poids: le maquereau proxénète napparaît dans
les textes que cent cinquante ans après le maquereau poisson: la légende concernant ce
dernier, si légende il y a, aurait donc été inventée après coup (10).
Mais doù vient donc la grive, si
ce nest de Grèce? On voit dordinaire dans ce mot le féminin de la.fr. griu,
de graecum, sur le modèle de juive formé sur juiu.
Linconvénient est que ce féminin, hormis le nom de loiseau, nest
attesté nulle part. Le Nouveau Petit Robert ajoute maintenant "p.ê. dun
dérivé du latin cribrum, cf. grivelé". La grive serait ainsi nommée
parce quelle est un oiseau criblé de petites taches (11).
Cest ce que soutient P. Guiraud, qui étaie son argumentation en relevant
dautres noms doiseaux évoquant lidée de crible: sur van, par
exemple, les mots vanneau, vanette, vannereau et avec un sémantisme voisin, sur mouche,
les mots mouchet, émouchet. Et sansonnet pourrait bien être un dérivé de
sas, autre genre de crible, comme martinet pourrait sapparenter à martelé,
cest-à-dire tacheté en moyen français (12).
Contentons-nous de ces quelques exemples
et de ces deux structures parmi celles, beaucoup plus nombreuses, quexplore P.
Guiraud. Son mérite est dinsister sur le fait que létymologie ne doit pas
examiner les mots séparément, mais délimiter les catégories lexicales dans lesquelles
ils viennent sinsérer. Faute de quoi lon ne peut débusquer le faux qui
se cache encore dans ce genre détude. Reconnaissons toutefois que les étymologies
contestées ne concernent quun nombre relativement restreint de mots, le plus
souvent concrets et monosémiques. Jacqueline Picoche estime pour sa part qu"on
propose aujourdhui avec une probabilité touchant souvent à la certitude des
étymons pour la plupart de mots français" (13).
Il faut encore citer P. Giraud à propos
des locutions idiomatiques. Elles donnent lieu, dit-il, à beaucoup de "fausses
interprétations" et sont toujours "prêtes à basculer dans la fausse
étymologie". Mais bien vite il se reprend: "ces fausses étymologies seraient
mieux nommées fausses motivations". On peut les comparer aux fausses
fausses-étymologies populaires (14).
Ces fausses motivations peuvent renforcer
le sens métaphorique global de la locution: Joli à croquer ne signifie plus
"digne dêtre dessiné", mais suggère quon en mangerait. De
même clouer le bec, où clouer est une forme archaïque et dialectale de clore,
"évoque aujourdhui limage dune bouche fermé avec un clou".
Il arrive aussi que le faux sens crée limage et fasse apparaître une nouvelle
locution: on continue à dire, à un certain niveau de langage, Il ny a pas
péril en (à) la demeure, sans toujours savoir que la demeure est ici la
temporisation, mais on dit plus souvent (Il n) y a pas le feu à la maison.
Dautres locutions ont une histoire plus complexe et sont fondées sur des faux sens
dont on ne se doute guère. Mettre les pieds dans le plat, cest à
lorigine marcher dans une étendue deaux basses, et lexpression traduit gaffer,
qui dans les dialectes franco-provençaux signifie "patauger". Mais ce qui lui
donne aujourdhui sa couleur, cest bien limage cocasse de pieds mis dans
un récipient par maladresse ou de propos délibéré (15).
Cocasse aussi ce chat quon a dans la gorge; probablement un maton, rapproché
de matou, et maton désigne toute espèce de grumeau. On retrouverait le
même jeu de mots si lon disait chaton (cf. le sens de "petit amas de
poussière"). Mais lexpression, telle quelle est aujourdhui, ne
permet pas de se représenter autre chose que lanimal. La disparition dun
terme entraînant celle dun calembour se retrouve dans danser devant le buffet.
Le vieux verbe fringaler signifiait "danser" et connotait son homonyme fringale.
Son remplacement par danser a entraîné une expansion pittoresque et une
évolution du sens: ceux qui nont rien à manger dansent devant le buffet vide pour
tromper leur faim. |
(16) Maurice Rat, Dictionnaire
des locutions françaises, Larousse 1967. |
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Certaines locutions ont fait couler beaucoup dencre. Faire, ou ne pas
faire long feu? Là nest plus la question. Maurice Rat tranchait: "On a
tendance aujourdhui, où lorigine de la locution nest pas comprise, à
ajouter à tort la négation, croyant exprimer la même idée [
]. Cest
proprement dire tout le contraire de ce que lon veut dire" (16). Faux, ce commentaire! La vérité est sans doute dans le
Nouveau Petit Robert: "Faire long feu se dit dune cartouche dont
lamorce brûle trop lentement, de sorte que le coup manque son but" et signifie
au figuré "ne pas produire son effet, échouer". Il nest pas vrai que ne
pas faire long feu exprime la même idée; évoquant limage dune bûche
qui "ne tient pas le feu", lexpression signifie "ne pas
sattarder". Ces deux locutions sont claires dans leurs contextes; lune,
plus ancienne, est surtout littéraire, lautre est plus usuelle dans le langage
parlé.
Les commentaires farfelus nont pas
manqué dans le passé, où lon ne cherchait guère lorigine des locutions
dans les archaïsmes et les parlers régionaux qui leur ont donné naissance. Des érudits
ont réussi à obscurcir une expression aussi claire que baisser pavillon,
empruntée au langage de la marine: un étage à supprimer pour ne pas gêner la vue
dune haute personnalité, un cornet acoustique abaissé en signe dabandon dans
une discussion, que na-t-on pas imaginé! De même pour croquer le marmot. On
a puisé dans La Fontaine (Le Loup, la Mère et lEnfant IV, 16); Furetière a
inventé une histoire de solliciteurs qui dessinaient dauthentiques marmots sur les
murs de lantichambre pour tromper leur attente. Puis on sest avisé que le
marmot était un heurtoir, ainsi nommé à cause de la figure qui y était ordinairement
représentée, mais il fallait se battre les flancs pour expliquer croquer, dont P.
Guiraud retrouve le sens ancien de "frapper" au XVIe siècle. Lexpression
signifie donc "attendre devant une porte en cognant impatiemment le heurtoir".
Mais est-elle encore très usitée?
Cest une curiosité légitime qui
pousse à rechercher lorigine des locutions. Mais on se satisfait dordinaire
de ce que lon sait être faux: "la bizarrerie, voire le non-sens, sont une
source de succès et de survie" (P.Guiraud) pour beaucoup dentre elles.
Personne nhésitera à dire tomber dans les pommes ou se mettre sur son
trente et un. Considérons donc les locutions comme des expressions figées, plus ou
moins arbitraires (cf. note 14), dont importe avant tout la signification globale, que
naffectent pas leur opacité ou les erreurs commises sur le sens littéral de leurs
constituants.
Nous usons tous de ce faux qui nen
est pas un, qui sincorpore à la langue et la fait évoluer. Le seul faux digne de
ce nom ne se rencontre que dans les explications des commentateurs; celles des amateurs
peuvent faire sourire, mais les linguistes eux-mêmes risquent le faux dans leurs
hypothèses, par définition destinées à être critiquées, voire remplacées. Vive le
faux qui pimente la langue et stimule la recherche!
DOCUMENT ANNEXE
"Egayons cet article par une
anecdote que racontait le duc de Biron, un jour quil voulait prouver la difficulté
quont les étrangers à comprendre les locutions figurées de la langue française:
Milady B
disait-il, avait eu la
bonté de me donner un rendez-vous au bois de Boulogne et linhumanité dy
manquer. Au bout de deux heures, je mennuyai de lattendre et, de retour chez
moi, je lui écrivis pour me plaindre de son inexactitude. Par malheur il y avait dans mon
billet quil était bien mal à elle de mavoir ainsi fait croquer le marmot.
Milady savait assez mal le français. Elle prend son dictionnaire, et trouvant que croquer
signifie "manger" et que marmot veut dire "enfant", la voilà qui
conclut que, dans ma fureur, javais mangé ou voulu manger un enfant. Aussi dit-elle
à une de ses amies qui entrait en ce moment chez elle: cest un monstre que ce duc
de Biron; je ne veux le voir de ma vie. Lisez ce quil mécrit".
(Fin dun article
consacré à ladite locution dans le Dictionnaire étymologique, et historique et
anecdotique des proverbes, de P.M. Quitard, Paris, P. Bertrand, libraire-éditeur
1842.) |
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