 |
Anne MILLAT
|
|
|
" Les Salons
de Diderot sont restés des modèles du genre et seront toujours lus avec fruit " T. Gautier
Le terme " paysage " qui pose, quand on lapplique
à un texte littéraire, des problèmes qui font douter de sa pertinence dans ce domaine,
vient au contraire tout naturellement sous la plume du critique dart, qui ne fait
alors que reproduire une étiquette classique et commode en peinture. Genre pictural bien
connu du grand public, surtout depuis la vogue de lImpressionnisme, le paysage ne
fut pourtant, jusquau milieu du 19e, quun genre mineur. Dans les académies
comme dans les salons de peinture, les artistes présentent des " paysages historiques "
où la nature nest quun décor, totalement recomposé. Ce sont les scènes qui
sy déroulent qui doivent focaliser le regard des spectateurs et qui donnent à la
toile son sens pour le peintre, et sa valeur pour les juges.
Telle est la situation lorsque, à la demande de
l" ami Grimm ", Diderot rend compte, de 1759 à 1767, pour La correspondance
littéraire, revue manuscrite, des uvres exposées au salon carré du Louvre.
Ainsi, en 1767, le catalogue, sur 250 uvres environ, comporte seulement une
cinquantaine de paysages. Or, dans le Salon de 67 (1) , considéré comme le
couronnement de son uvre critique, Diderot affirme un goût personnel dans un
ensemble selon lui décevant, marqué par un" retour à lantique " et " au grand
goût ", cest à deux paysagistes, Joseph Vernet et Hubert Robert, quil
consacre ses deux plus longs chapitres. Certes, " pantophile " selon le mot de J.
Starobinski (2) , il est aussi capable de senthousiasmer pour tel portrait,
tel tableau dhistoire, etc. Et, par ailleurs, certains amateurs prisent, comme lui,
les tableaux de Vernet ("Il a des commandes pour plus de cent ans ", p. 435, note 1). De
la diversité foisonnante des remarques parfois contradictoires de ce Salon de 67, se
dégagent un vif amour de la nature, une certaine idée de la peinture, et des constantes
dans les goûts exprimés.
|
|
| (1) D. Diderot, Salons
III, Hermann, Editeurs des Sciences et des Arts, 1995. |
| (2)
J.Starobinski, Diderot dans l'espace des peintres. Editions Réunion des musées
nationaux, 1991. |
|
|
|
|
|
Tout dabord, quels sont les
éléments représentés dans les paysages commentés par Diderot ? Ils sont très variés
: rochers, eaux, arbres et frondaisons, ciels... Le grand paysagiste quest Vernet
fait tout " avec excellence " : " arbres, animaux, (...), rochers imposants, montagnes
éternelles, eaux dormantes, agitées, précipitées, torrents, mers tranquilles, en
fureur, sites variés à linfini, (...), calme, temps orageux, serein ; ciels des
diverses saisons, lumières des diverses heures du jour..." (p. 227). Ces paysages sont
toujours peuplés de silhouettes humaines, isolées ou en groupe, rêvant ou vaquant à
leurs occupations : marins, bergers etc. Diderot y observe aussi des éléments
architecturaux : ponts, chaussées, quais, constructions à lusage incertain
nommées " fabriques " souvent en ruine.Le
critique sattache tout particulièrement à rendre compte de deux éléments qui
signent, selon lui, le talent et suscitent le sentiment du sublime : la profondeur, et la
lumière. Il sémerveille que certains tableaux - de petite dimension, parfois -
donnent une intense illusion despace. Ainsi Un pont... de Hubert Robert :
" Imaginez, écrit-il, sur deux grandes arches cintrées, un pont de bois, dune
hauteur prodigieuse. Il touche dun bout à lautre de la composition et occupe
la partie la plus élevée de la scène. (...). Descendez de là. Regardez sous les arches
; et voyez dans le lointain, à une grande distance de ce premier pont, un second pont de
pierre qui coupe la profondeur de lespace en deux, laissant entre lune et
lautre fabriques une énorme distance. (...). Je ne vous parlerai pas de
leffet de ce tableau. Je vous demanderai seulement sur quelle toile vous le croyez
peint. Il est sur une très petite toile, une toile de 1 pied 10 pouces de large..." (p.
234). A Julliart il donne le conseil suivant : " Il faut que lair et la lumière
circulent entre I [es] branches et I [es] troncs ". (p. 251), "... il eût fallu faire
passer de lair entre les figures et le rocher ".
Un second élément stimule la verve de Diderot : la
lumière. Des notations y ont systématiquement trait. Cest souvent elle qui donne
au tableau à la fois son unité, son harmonie, et sa vraisemblance. Les sources de
lumière sont précisément repérées dans la description du tableau : soleil - souvent
voilé ou couchant -, mais aussi clair de lune, brasier, fanal... Toute maladresse est
critiquée sévèrement. A cet égard on pourra lire le commentaire enthousiaste
quil consacre au Clair de lune de Vernet, son tableau favori au salon de 67
: " Voilà vraiment le tableau de Vernet que je voudrais posséder. Un père de famille
qui a des enfants et une fortune modique serait économe en lacquérant ". Et à
propos dune esquisse de Hubert Robert : " Lintéressant, jai presque
dit le merveilleux, cest que le corps lumineux étant supposé au-delà de la toile,
dans une direction tout à fait oblique à larcade, cette arcade ne laisse passer
dans lintérieur de la ruine quun rideau mince de clarté ; que ce rideau est
comme tendu entre des ténèbres qui lui sont antérieures et des ténèbres qui lui sont
postérieures ; cest que léclat de ce rideau nôte point à celles-ci
leur obscurité. Comment montre-t-on de la lumière à travers une vapeur obscure (...) !
par quelle magie fait-on passer ma vue successivement par une épaisseur de ténèbres,
une pellicule de lumière, où je vois voltiger des atomes, et une seconde épaisseur de
ténèbres. (...) il faut convenir que si la chose nétait pas faite on la jugerait
impossible " (p. 363).
Le grand paysagiste, pour Diderot, doit se livrer à une
étude directe de la nature, dans ses détails, ses variations infinies, sous peine de
retomber dans la tradition et la convention. (cf. Essais sur la peinture, 1765).
Toutefois dans le préambule du Salon de 67, il ironise aux dépens de ceux qui croient "
à une belle nature subsistante... quil ny a quà copier " ; le peintre
Langrenée par exemple dont il sécrie : " Cela parle aux yeux mais cela ne dit le
mot à lesprit ni au cur ". Et, au sujet de Vernet, Diderot se démarque des
autres critiques qui louent surtout son talent dobservateur. Lui, il salue le génie
avec lequel il sait recomposer des paysages et, ainsi, susciter lémotion. On sait
que les paysages en question ne furent pas peints sur le motif, mais " que lartiste
se rappelle ces effets à deux cents lieues de la nature, et (...) na de modèle
présent que dans son imagination ". (p. 226). En effet pour Diderot, l'art, le rêve,
sont plus puissants que la transposition dune expérience vécue. En cela, selon J.
Starobinski, il est non-moderne. Il cherche dans les tableaux des " simulacres persuasifs
", propres à faire naître chez le spectateur la mélancolie, la volupté et la
terreur.. "Le grand paysagiste a son enthousiasme particulier, cest une espèce
dhorreur sacrée. Tout ce qui étonne lâme, tout ce qui imprime un sentiment
de terreur, conduit au sublime ". (p 234). Il souligne les combinaisons paradoxales de
sentiments qui naissent de la contemplation des plus grands peintres, Poussin par exemple,
qui " sait, dans un paysage (...) sublime (...), quand il lui plaît, vous jeter du
milieu dune scène champêtre, l'épouvante et leffroi. (...) Depuis les
voyageurs tranquilles du fond, jusquà ce dernier spectacle de terreur et
deffroi, quelle suite de passions différentes, jusquà vous qui êtes le
dernier objet, le terme de la composition. (...) Voilà les scènes quil faut
imaginer quand on se mêle dêtre un paysagiste ". (p. 400).
|
|
|
|
|
|
Diderot critique dart, reste un
écrivain. Avec une totale liberté, il inaugure un espace nouveau dans la littérature,
et définit la tâche du critique : non pas décrire les uvres exposées au salon,
mais en suggérer la force esthétique par ses propres moyens décrivain.La situation dénonciation particulière imaginée par
Diderot le distingue radicalement des autres " salonniers ". Outre le tempérament et la
notoriété de lémetteur, ses Salons se signalent par leurs destinataires
multiples. A priori, ces pages sadressent à Grimm lui-même, qui les lui a
commandées. Mais il invente parfois un destinataire fictif, compagnon de promenade,
acquéreur potentiel. Ou encore il sadresse au peintre ("Ami Vernet, prends tes
crayons..."), aux autres critiques, etc. Regrettant les obstacles qui, au salon, gênent
le critique dart, il rédige de mémoire ses comptes rendus, imposant son rythme,
revivant ses impressions, en écrivain et non en journaliste " salonnier ". Ses Salons
sont une séduisante initiation à la lecture de tableaux, en ce qui concerne les paysages
notamment. Pas de recette, mais une infinie souplesse dans les itinéraires
quemprunte lécrivain pour parcourir la toile, ou plutôt la recomposer pour
son lecteur. Il use bien sûr dun vocabulaire technique, acquis au contact des
artistes eux-mêmes, mais aussi douvrages théoriques nombreux. Pas de jargon
cependant, qui ferait obstacle au partage de ses impressions avec son lecteur. On peut
consulter certaines études fouillées de tableaux auxquels il sintéresse
spécialement, par exemple un Paysage de Casanove (p. 281) ; ou les conseils
quil prodigue à Julliart, - avec quelle cruauté ! - concluant ainsi son article :
" A présent, M. Julliart, dites-moi si vous êtes un paysagiste. Un tableau que je
décris nest pas toujours un bon tableau. Celui que je ne décris pas en est à coup
sûr un mauvais. Pas un mot ici sur ceux de M. Julliart..." (p. 251 à 254).
Diderot commence souvent son étude de tableau par une
description en style " télégraphique ", suivant un ordre clair quil livre au
début des pages consacrées à Le Prince : " Cest une assez bonne méthode, pour
décrire des tableaux, surtout champêtres, que dentrer sur le lieu de la scène,
par le côté droit ou par le côté gauche et savançant sur la bordure den
bas, décrire les objets à mesure quils se présentent. Je suis bien fâché de ne
men être pas avisé plus tôt ". Il la met aussitôt en pratique au sujet du n°85
(p. 301). Diderot fait la part belle au détail, selon la méthode scientifique
préconisée dans LEncyclopédie, sans perdre de vue l'essentiel la ligne
d'unité qui donne au tableau sa puissance et explique la qualité de limpression
produite. En effet, trop de détails nuit : " Plus on détaille, plus limage
quon présente à lesprit des autres diffère de celle qui est sur la toile.
(...). Sur [la description] qui précède, il ny a personne qui naccordât
plusieurs pieds en carré à une petite ruine grande comme la main ", écrit-il à la fin
de son commentaire de Petite, très petite ruine dHubert Robert (p. 342).
Intéressant et libérateur : après la description,
vient en général l'appréciation. Diderot initie à une lecture subjective, à une
appropriation du paysage. Il invite son lecteur, non à adopter ses jugements, dont il
souligne à plaisir les contradictions, mais à se créer ses propres paysages
intérieurs, à se laisser inspirer, pour méditer sur le monde et sur lhomme. Il
nous en donne lexemple et les moyens. Le je est omniprésent dans ses Salons,
et les points dexclamation abondent. Il multiplie les termes valorisants et
dépréciatifs, dans un éventail allant de lenthousiasme délirant à la critique
sans appel. Citons deux exemples extrêmes : " O les belles ruines ! quelle fermeté, et
en même temps quelle légèreté, sûreté, facilité de pinceau ! quon me dise à
qui ces Ruines appartiennent afin que je les vole..." (p. 336), " Le ciel est un des
plus mauvais et des plus lourds de lartiste. Cest un gros quartier de
lapis-lazuli à couper avec le ciseau dun tailleur de pierre. Point doiseau
qui ny périsse étouffé ". Diderot ne craint pas les apprécitions contrastées :
"...toute cette moitié de la composition est bien de couleur et deffet ; le reste,
pauvre, terne, gris, effacé ; l'ouvrage dun écolier qui a mal fini ce que le
maître avait bien commencé ". (p. 332). On notera particulièrement certains adjectifs
qui reviennent souvent sous sa plume : outre " sublime ", il affectionne le terme "
fécond " qui sanctionne le pouvoir créateur de certains peintres, Rubens, ou Vernet, et
lopposition " grand/petit " (prise au propre comme au figuré) qui forme le couple
dominant : les paysages de Lagrenée, aux " petits sujets tranquilles ", montrent des
natures " trop petites, trop ordinaires ", tandis quà propos dun paysage
dHubert Robert déjà mentionné, il sexclame : " Quelle grandeur ! quelle
noblesse ! " (p. 336).
|
|
|
|
|
|
Ce qui fonde lentreprise des Salons,
notamment celui de 67, cest que, pour le philosophe Diderot, tous les arts sont
liés, tout grand artiste est " poète ". Ces textes instaurent un dialogue entre les
différentes formes dexpression que sont la peinture, la littérature, la musique,
et soulignent les correspondances entre les domaines sensoriels et culturels quelles
sollicitent.Les peintres académiques empruntaient
volontiers leurs sujets aux uvres littéraires du passé. Il nen va plus de
même pour les peintres paysagistes contemporains auxquels Diderot sintéresse le
plus. Certes des personnages y figurent, vaquant à leurs occupations. Mais ils sont
subordonnés au paysage lui-même, et ne reproduisent plus, comme chez leurs
prédécesseurs illustres, Poussin par exemple, des scènes liées à lhistoire ou
à la mythologie. Diderot, critique-écrivain, a alors tout loisir dinventer
lui-même la fable : "...presquau pied des montagnes de la gauche souvre une
large caverne obscure. Mon imagination échauffée place à côté de cette caverne une
jeune fille qui en sort avec un jeune homme. Le jeune homme tient un des bras de la jeune
fille sous le sien. Elle, elle a la tête détournée du jeune homme ; elle a couvert ses
yeux de sa main libre, comme si elle craignait de rencontrer ses regards...".
Lexemple le plus probant de cette confusion entre les domaines pictural et
littéraire est larticle consacré, dans le Salon de 67 aux sept toiles
quexposait Vernet cette année-là. Diderot sy livre à une " mystification
éblouissante ", selon les termes de J. Starobinski : il feint de délaisser le compte
rendu pour raconter avec délices six promenades effectuées par lui en compagnie
dun " cicérone ", l'abbé X : " Vernet. Javais écrit le nom de cet
artiste au haut de ma page et jallais vous entretenir de ses ouvrages, lorsque je
suis parti pour une campagne voisine de la mer et renommée pour la beauté de ses
sites...". Ce long passage (p. 174 à 224) se compose de six textes intitulés " sites
" : 1er Site, 2e Site, etc. auxquels succède un texte intitulé 7e Tableau, amené par
ces mots : " Mon secret ma échappé, et il nest plus temps de recourir
après. Entraîné par le charme du Clair de lune de Vernet, jai oublié
que je vous avais fait un conte jusquà présent, (...) et tout a coup, je me suis
retrouvé de la campagne au Salon (...). Ces différents sites sont des tableaux de
Vernet...". Au-delà du plaisir de mystifier le destinataire, Diderot dévoile ici la
supériorité de lart sur la nature : pour lui, aucun site réel ne peut offrir des
émotions, une expérience, comparables à celles que fait naître le " paysage ".
recréé par lartiste. Paradoxalement, l'amoureux de la nature ne pourra trouver
plus grand plaisir quen la savourant sous forme de " tableau ".
Quand il ninvente pas des fables, Diderot
philosophe à partir des tableaux, rapprochant peintre et poète, mettant en parallèle
les moyens utilisés : " Le poète a sa palette comme le peintre, ses nuances (...). Sa
langue lui offre toutes les teintes imaginables..." (p. 383), ou soulignant la
ressemblance entre les effets recherches. Ainsi le " paysage avec ruines ", dont Hubert
Robert, qui fait cette année-là ses débuts au Salon, est le spécialiste, inscrit dans
le tableau une méditation sur le temps et la condition de lhomme. " Les idées que
les ruines éveillent en moi sont grandes. Quil est vieux ce monde ! Quest-ce
que notre existence éphémère en comparaison de ce rocher qui saffaisse, de ce
vallon qui se creuse ".
Pour Diderot, enfin, paradoxalement, la peinture
sadresse à tous les sens : la vue mais aussi louïe ou le toucher. Ses
commentaires de tableaux fourmillent de notations relatives aux diverses sensations. Il
nous fait entendre " les bruits qui saffaiblissent dans la campagne " du Clair
de lune, " la mer qui, en mugissant vient se briser au pied du phare " dans le
troisième paysage de Vernet, " le coup de battoir dune blanchisseuse, qui frappe
subitement [son] oreille " dans le quatrième etc. Il lui est " doux de goûter la
fraîcheur [des] eaux après avoir éprouvé la chaleur qui brûle [le] lointain ", la
transparence ou la fluidité, le frémissement des eaux. Il sent lépaisseur ou la
légèreté des nuées, latmosphère de brouillard, la mousse tendre, la verdure
(...) chaude qui revêt dénormes pierres pelées, sèches, roides... Diderot tente
de traduire dans le langage lunivers des peintres.
Loriginalité de Diderot réside donc dans les
goûts quil exprime : amour de la nature, dune nature sauvage, aux
perspectives immenses, qui submerge le spectateur démotions puissantes. " Entre un
assez grand nombre dhommes et de femmes qui tous sétaient sauvés de la ville
pour jouir des agréments de la campagne, aucun qui vint respirer la première fraîcheur
de lair, sentir le charme de la nature ranimée par les vapeurs de la nuit..." (p.
193). Elle est, davantage encore, dans la forme littéraire quil invente pour son
compte rendu, alliant description, dialogue, narration, méditation. Mais ce qui frappe
surtout, cest loriginalité du projet éminemment subjectif de Diderot
contemplant les paysages, réels ou peints, projet qui annonce les Rêveries de Rousseau :
le moi investit le paysage, et lécrivain se livre tout entier à létat
délicieux de jouir de soi, parfois en compagnie dun être cher : " Si le lieu
dune ruine est périlleux, je frémis. Si je my promets le secret et la
sécurité, je suis plus libre, plus seul, plus à moi, plus près de moi. (...). Je puis
me parler tout haut, maffliger, verser des larmes sans contrainte ". (p. 339).N.B. Le volume de la
collection Mitterand " Textes et Documents ", XVIIIe, comporte un encart
dillustrations qui montre des reproductions de tableaux de Vernet, Robert,
Loutherbourg, dont parle Diderot, en particulier le fameux Clair de lune de
Vernet, et le tableau de Robert Le Pont. |
|  |