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Les éditions de Candide, et surtout
les publications autour de Candide, prolifèrent cet automne comme les champignons
sur les rayons de nos librairies.
Le scrupuleux professeur, et le lycéen inquiet,
nont plus quà faire leur marché.
Et voilà le conte de Voltaire, léger, nerveux, écrasé
par la masse des savants commentaires et analyses (de qualité très inégale, parfois
purement alimentaires
), envahi par une profusion de notes, de références, et par
lappareil pédagogique que suscite son élection au baccalauréat !
Or, quel professeur, sur une uvre aussi classique,
a vraiment besoin de lire toute cette glose (pan-glose ?) pour bâtir une étude
sérieuse, dégageant lessentiel ? Oserons-nous même choisir un autre conte, sans
désavantager nos élèves ?
Et le candidat ? Candide, il fait confiance aux
commentateurs, qui pour lui font autorité. Ne tirera-t-il pas plus de profit et de
plaisir
à lire et relire le conte, à se réjouir de la verve incisive de
Voltaire, à se laisser prendre à la fantaisie rocambolesque du récit ?
Le livre ne porterait-il pas par lui-même son sens, ne
parlerait-il pas par lui-même ? Ce conte serait-il écrit pour des érudits, des initiés
?
Avions-nous mal compris ? Lobjectif nest-il
pas de se poser des questions et de chercher les réponses dans le texte, délaborer
collectivement, et personnellement, une lecture ? Cétait sans doute de notre part
trop de naïveté
Réjouissons-nous pourtant ! Nous avons
échappé au film de rentrée, adaptation cinématographique de Candide, à
consommer en matinée scolaire. A un tarif promotionnel, bien entendu
Salut ! |