Fiches pédagogiques
Le policier pour mettre en appétit les jeunes lecteurs
Catherine DUPUY, Claude PAXION, Anne MILLAT

 

Comment mettre en appétit les jeunes lecteurs ?
Une réponse possible à cette question délicate est de proposer l’étude d’un roman policier.

On trouvera ci-après un ensemble de fiches présentant chacune, sur un livre donné, des exercices ou des pistes de travail.

(1) Signalons également, dans l’ouvrage collectif de l’AFEF, Nous enseignons la littérature (Syros, coll. Contre-Poisons) un article de R. Le Loch (p. 120 à 127) sur L’île aux trente cercueils de M. Leblanc.
(2) Les livres d’Agatha Christie ayant fait l’objet, dans la collection " Le Masque ", d’une nouvelle traduction en 1993, il faudra s’assurer que tous les élèves aient la même édition.
 

FICHE 1 - Le Treizième chat noir

   Christian POSLANIEC Niveau : Cinquième

OU L'ON VERRA QUE LE ROMAN POLICIER INSTALLE UNE REFLEXION SUR LA LECTURE ET LA PLACE DU LECTEUR

Tous des Agatha Christie, tous des enquêteurs ?

Une séquence de lecture suivie établie à partir du roman policier pour la jeunesse Le treizième chat noir de C. Poslaniec, a été menée pour des élèves de 5e, par un professeur résolu à faire prendre conscience aux collégiens des indices annonciateurs de possibilité narrative que l'auteur prend soin de disséminer au fil de son texte. Indices que des lecteurs-enquêteurs de sens devaient repérer afin de construire un scénario plausible.
Le treizième chat noir met en scène un personnage, Christie Spivac, jeune écrivain, qui se rend à des événements mystérieux : vol de livres à la bibliothèque municipale, agression d'une vieille dame, pour finir il est sans cesse fait allusion à la légende du Chat du Diable. Christie Spivac est par la suite injustement accusé par les habitants de Beaugency et doit fuir leur colère.

Travail des lecteurs-détectives ou mise en place d'un dispositif de méta-lecture

Arrivés au chapitre XV, juste avant que l'auteur donne la solution de l'énigme, les élèves sont invités à écrire leurs hypothèses sur la machination contre le personnage de C. Spivac et sur l'existence du fantôme de la Bibliothèque.
Les constructions de sens des élèves ont été lues, ensuite, et confrontées avec la fin du roman. Plusieurs collégiens se sont rendu compte que " l'auteur avait eu les mêmes idées qu'eux " !
Cette interruption dans la poursuite des séances de lecture du roman policier a visé à mettre en évidence ce que U.Eco nomme dans son essai Lector in Fabula, " la coopération interprétative " . Plus que tout autre genre littéraire, le roman policier doué de son originalité fondamentale d'agencement narratif, " construit " les compétences de son lecteur. En effet, le roman policier tend son miroir au lecteur modèle qu'il met en demeure de mobiliser sa perspicacité.
Les élèves ayant trouvé " la solution " ont eu le bonheur d'avoir tracé un itinéraire de lecture, qui a coïncidé parfaitement avec la stratégie textuelle de C. Poslaniec. Pour les autres, le professeur n'a pas voulu écarter les " mauvaises solutions " mais au contraire a pris acte des " ratés " dans la résolution de l'énigme du roman policier. Un faible pourcentage de collégiens a fourni des réponses erronées parce que ceux-ci n'avaient pas vu les fonctions des personnages du roman. D'autres s'en sont remis à une solution de type deus ex machina qu'ils n'ont pu justifier. Le professeur a relevé des explications qui ne correspondaient pas à la fin du roman telle que l'avait écrite l'auteur, mais il a examiné avec les élèves des éléments textuels qui pouvaient être intégrés dans un autre scénario possible.

Ainsi, la solution de type merveilleux a été avancée : la légende du chat noir intervenant de façon omnipotente tirait la fin du roman du côté du conte ; alors que C. Poslaniec donnait une version totalement réaliste de son énigme policière : le personnage, C. Spivac, victime... d'un comité d'accueil pittoresque, de villageois décidés à tester leur lauréat et à l'immerger dans une intrigue policière montée par eux.
Les élèves ont pu percevoir (osons jargonner un peu) les virtualités signifiantes s'enclencher facilement. Enfin, nous croyons que l'exercice de l'interprétation, sur ce roman, achemine les jeunes élèves vers une future littéraire à " plus haut sens " selon la formule de Rabelais.

Addenda : dans le cas où le lecteur de ces lignes n'aurait pas été covaincu de l'utilité du Roman Policier Jeunesse au collège

1. Le roman policier constitue un genre littéraire qui déploie par nature les instruments de captation du lecteur. Il met en place pour les jeunes lecteurs une situation-problème qui sollicite la logique de celui qui le lit.

2. Le roman policier : un terrain d'aventures pour les élèves ; plaisir du bruissement des genres par la tension surgissant du connu du lecteur (repères dans le système narratif - crime - victime - suspect - enquête) et la marge d'inédit créée par la fiction singulière de l'auteur.

3. Le roman policier provoque le dynamisme de la lecture. L'avancée de l'action, avec la mise en place d'indices, force le lecteur à poursuivre sa lecture, tout en la suspendant pour émettre des hypothèses. Nous avons organisé cette interruption dans la séquence de lecture suivie du Treizième chat noir de manière à ce que les élèves fassent le bilan des pistes de résolution de l'énigme et se prononcent en argumentant sur le ou les suspects.

Le processus d'élucidation de l'intrigue, jusqu'à la révélation finale de la vérité, fait partie du plaisir dans la poursuite de la lecture, qui une fois interrompue, engendre une frustation propre à augmenter la pugnacité du jeune lecteur à découvrir le texte policier.

Y a-t-il Daniel Pennac dans la salle ? Criminellement vôtre.    

FICHE 2 - Dix petits nègres

   Agatha CHRISTIE Niveau : Quatrième

Dix cartes blanches pour Dix petits nègres
Edition de 1993, Le masque n°299

Ces propositions d’exercices pour une classe de 3e sont appliquées à des passages précis de Dix petits nègres, mais certaines sont transposables à d’autres passages et pourquoi pas à d’autres textes.

1) Les personnages : il est intéressant de faire établir aux élèves des fiches sur chaque personnage dans le chapitre I en précisant à quels champs lexicaux appartiennent les éléments descriptifs.

2) Discours direct/Discours indirect :
- Etudier (page 16) dans le dernier fragment du chapitre I par exemple, le rôle des phrases entre guillemets, des phrases de discours direct sans guillemets.
- Elargir sur des exercices de reformulation permettant de retravailler le discours indirect dans le récit. Exemple : Tony Marston se demandait... (avant dernier fragment du chapitre I).

3) Le dialogue de la fin du chapitre I
Quels sont les indices narratifs ?
Quelles interventions du narrateur ?
En quoi cela répond-il à ce que l’on attend du roman policier ?

4) Vocabulaire
Choisir dans le texte une liste de mots (qui auront un autre sens dans un autre contexte), demander l’explication rédigée de deux ou trois d’entre eux, puis pour chacun une phrase dans laquelle le mot présentera une autre signification ; par exemple : " tenue, embarras, piqûre, leçon, parcourue ".

5) Constructions de phrases :
Chercher des expressions équivalentes de certaines constructions, par exemple " Auréolée de rigorisme et de principes inébranlables Miss Brent endurait stoïquement l’inconfort et la chaleur ", en faisant apparaître l’expression de la cause.

6) Expression écrite :
Rédiger un rapide portrait à partir des caractéristiques de Miss Brent (pages 11 à 13).

7) Etude d’un motif : le rêve (ch. VI page 69)
Du début à " Le Dr Armstrong se réveilla tout à fait ".
-Mise en place des conditions du rêve :
 * les indices de la chaleur
 * Le rêve : action de la réalité à travers le souvenir/rêve
 * Image de la victime : corps, visage, identité
-Le retour à la réalité
 * Rôle des sons/bruits
 * Rôle des mouvements
-Rôle du rêve dans l’énigme policière :
 * un médecin rêve de meurtre : intérêt ?
 * est-il un coupable possible ?
-Montrer que les déclencheurs et les phénomènes qui interrompent le rêve fonctionnent de la même manière dans des textes mettant en scène la montée de la peur et l’apparition de l’imaginaire, comme par exemple dans Sur l’eau de Maupassant.

8) Le point de vue de la narration
Qui est le narrateur ? Quel est le point de vue proposé ?
Analyse des sujets des verbes (ch. I)

9) Les indices de lieu : train/voiture ; île ; lieux fermés..., et les indices temporels.

10) La résolution de l’énigme :
Relever les indices destinés à égarer le lecteur par exemple dans l’interrogatoire de Rogers après le décès de son épouse.
On peut demander à des groupes de travailler sur " l’enquête " en suivant la mort de chacune des victimes. Chaque groupe présente ses conclusions qui, mises en tableau ou sur papier, peuvent être confrontées.
 

FICHE 3 - Le Meurtre de Roger Ackroyd

   Agatha CHRISTIE Attention aux éditions. Il serait prudent de faire une commande collective, les traductions différant sensiblement, au point que l’on a du mal à lire des passages en classe. Le titre du dernier chapitre notamment pose problème. Les références données ici renvoient à l’édition Le Masque traduction Myriam Dou-Desportes.

Niveau : Seconde
 
LA QUESTION DU NARRATEUR

PREPARATION
Demander aux élèves de lire le roman jusqu’au chapitre XII (qui fait le point à mi-parcours, sur l’enquête). Hercule Poirot y réunit tous les protagonistes, mais n’obtient de leur part aucun aveu. Tous ont un secret à protéger.
Chaque élève préparera, sur ces chapitres, une " question piège " pour ses camarades (voir ci-dessous une série de questions possibles).

Liste de questions :

    – Qui a été tué ? qui est mort ?
    – Sur qui portent les soupçons ?
    – Qui a prévenu le Docteur Sheppard de l’assassinat de R. Ackroyd ?
    – Quels indices attirent l’attention d’Hercule Poirot ?
    – Quel chapitre contient le récit du meurtre ?
    – Qui est le narrateur (nom, métier, nationalité, situation familiale) ?
    – Qui a vu R. Ackroyd vivant pour la dernière fois ?
    – Qui est amoureux de Flora Ackroyd ?
    – Le chapitre XI raconte deux visites. Lesquelles ?
    – Comment s’appellent les propriétés de R. Ackroyd et d’H. Poirot ?
    – Une seule personne n’a pas d’alibi. Laquelle ?

PREMIÈRE SÉANCE (1 heure)
Premier bilan de lecture (objectif secondaire : stimuler les retardataires).
Consigne : interdiction de révéler l’identité du criminel, même si on a lu jusqu’au bout le livre.
Travail sous forme de jeu de questions-réponses : on pose à tour de rôle sa question. Chaque élève essaye de répondre à une question au moins. L’auteur de la question évalue la réponse fournie (il peut être utile de relever les questions au préalable, pour organiser la séance).
 
DEUXIÈME SÉANCE (2 heures) : la question du narrateur
1. Etude dans le roman
(Le narrateur, dans ce roman, est le criminel : meurtrier et maître chanteur).
Les questions ci-dessous peuvent être utilisées pour un contrôle sur la lecture complète du roman, ou faire l’objet d’une recherche en classe, par petits groupes. Il y a lieu ensuite de les travailler ensemble, pour faire apparaître le fonctionnement et l’intérêt de certaines techniques de narration.

Première question :
Qui raconte ? Distinguer l’auteur A. Christie et le dédicataire Punkie (mais la dédicace ne figure pas dans toutes les éditions...), et le narrateur, le docteur Sheppard, qui est aussi un personnage, d’où récit à la première personne.

Deuxième question :
Pourquoi ? Pour qui ? (réponse chapitres XXIII et XXVII).
Pour la publication, au départ. Ceci est vrai jusqu’au chapitre XX. Afin de ridiculiser H. Poirot, et parce qu’il aime les romans policiers.
Voir au chapitre XXIII, page 223 : " En vue d’une publication possible... vingt chapitres ", et au chapitre XXVII, page 248 : " récit que je voulais publier... échec de Poirot ".
Ce récit est confié à Poirot par le Docteur (cf. ch. XXIII : "... j’ouvris un tiroir et j’y pris une pile de feuilles manuscrites que je lui tendis "). Son intention est, sous prétexte d’aider le détective, de lui présenter sa propre version des faits, et d’égarer son attention.
Les six derniers chapitres sont écrits en une nuit, et seront expédiés par la poste à Poirot qui les lira après le suicide de Sheppard (cf. XXI à XXVI inclus).

Troisième question :
Quand le Docteur Sheppard rédige-t-il son récit ?
D’après les pages citées ci-dessus, les événements sont racontés au fur et à mesure, sans doute chaque soir. Le Docteur rapporte les faits jusqu’à la fin de la seconde réunion organisée par Poirot (qui occupe les chapitres XXIII à XXVI). Les événements survenus pendant la dernière journée, sont écrits en une nuit (cf. début du chapitre XXVII). Le chapitre XXVII forme une sorte d’épilogue où le narrateur se dévoile et commente son propre récit.
 
2. Réflexion collective à partir des réponses à ces questions :
Quel est l’intérêt du choix fait par A. Christie ? Comment le choix d’un tel narrateur brouille-t-il les pistes ?

Le narrateur est le médecin du village, donc :

    – il connaît tout le monde, depuis longtemps,
    – on lui confie beaucoup de secrets,
    – on l’appellera, aussitôt le meurtre découvert, pour constater la mort,
    – il soigne et guérit : par profession, il ne peut pas tuer (cf. son nom Sheppard = berger),
    – c’est un notable, donc supposé honnête.

Le narrateur est insoupçonnable, aux yeux du lecteur, parce qu’il est le narrateur :

    – il raconte, donc il ne peut pas mentir, a priori,
    – il fait un récit très précis et détaillé, donc il ne cache rien,
    – il est un narrateur discret, c’est donc par modestie qu’il minimise son propre rôle.

3. Les " blancs " du récit
Préparation individuelle " à la maison " : comparaison du premier récit du meurtre et de sa découverte (ch. IV et V), fait par Sheppard, avec la reconstitution qu’en donne Poirot aux chapitres XXV et XXVI ("Je vais vous faire suivre le chemin que j’ai suivi moi-même..."). Donner des éléments de la colonne de gauche et demander de remplir la colonne de droite à l’aide des chapitres XXV, XXVI, XXVII.
 

Lecture naïve explication
p. 30 le sac noir du Docteur (Dr) sert en réalité à apporter les souliers de R. PATON p. 245
Le Dr est seul au salon il peut tout organiser 
 
p. 32 il soulève la vitrine pour observer une figurine en fait, il prend le poignard
p. 34 Ackroyd (A) désire rester seul avec le Dr et celui-ci accède à son désir celui-ci pourra accomplir son meurtre
p. 36 A envoie le Dr fermer la fenêtre en réalité, celui-ci la laisse ouverte p. 245
p. 37 A souhaite se décharger d’un lourd secret qui le tourmente. Le Dr l’invite à tout lui raconter (Cela lui permet de vérifier que Mrs Ferrars a raconté à A qu’on la fait chanter, mais n’a pas révélé le nom du maître chanteur) cf. p.39
p. 41 le Dr insiste à plusieurs reprises pour que A lise jusqu’au bout la lettre que lui a adressée Mrs Ferrars avant de se donner la mort  connaissant bien A, le Dr sait que c’est le meilleur moyen pour qu’il s’entête à ne pas la lire 
 
ch. XXVII
On apporte cette lettre à A à 9 heures moins 20. Le Dr le quitte à 9 heures moins 10 et franchit la grille du parc à 9 heures cf. révélations de Poirot, commentaire par le Dr lui-même p. 244 
ch. XXVII
p. 46 Parker va chercher de l’aide, et le Dr fait, en son absence, " le peu qu’il y a à faire ". il reprend le dictaphone et remet la bergère en place

Ce travail met en évidence la liberté de celui qui raconte pour agencer son récit à sa convenance.

Observer les appréciations que fait Poirot sur le récit du Docteur (p. 244, ch. XXVII), et les réactions de celui-ci.

TROISIÈME SÉANCE (1 heure) : le dernier chapitre
Pourquoi porte-t-il le titre " Apologie " ? (attention ! autre titre dans certaines traductions).
Ce n’est pas l’éloge de Poirot et de son intelligence que fait le narrateur, mais son propre éloge

    – en tant que personnage (criminel fort habile),
    – en tant que narrateur (rapporteur adroit),
    – en tant qu’auteur de récits policiers.
    Quel rôle joue le récit de Sheppard dans l’intrigue policière elle-même ?
    – en écrivant, il cherche à égarer l’éventuel lecteur, à détourner les soupçons (sur Ralph Paton notamment),
    – sans la présence de Poirot, ce récit aurait passé pour véridique, et trompé tout le monde.

 

FICHE 4 - La Fée Carabine

  Daniel PENNAC Niveau : Seconde
 
TRAVAIL SUR UN ROMAN POLICIER À TENDANCE SOCIOLOGIQUE
(Folio n° 2043)

Lire aux élèves le premier chapitre, pour leur mettre l’eau à la bouche.
Ne pas présenter le livre, mais retrouver les éléments de la première scène sur la couverture de l’édition Folio.
Leur demander de continuer la lecture.

PREMIÈRE SÉANCE : les personnages

Recensement :
Jeu : chaque élève vient écrire au tableau le nom d’un personnage. On pourra faire deux tours, puisqu’il y a une soixantaine de personnages.

Classement : pour faire apparaître des groupes, des types : personnages stéréotypés, conformes aux " emplois " du polar (policiers, enquêteurs, petits délinquants, gangsters) ou types sociaux de la société contemporaine (le corps médical ; les vieux ; les émigrés/immigrés ; les notables ; les restaurateurs...).
Repérer, dans chaque groupe, les " bons " et les " méchants ".
D. Pennac introduit donc beaucoup de nuances, et casse le manichéisme, chaque catégorie ayant ses bons et ses méchants, ses personnages intègres et ses " ripoux ".

On peut accorder une importance particulière aux liens familiaux que l’auteur décline en une multitude de situations (famille nombreuse des Malaussène, mais aussi famille de Pastor, de Thian, de Papy Verdun, de Julie Corrençon, d’Amar, famille Ponthard-Delmaire).

En tenant compte des différentes intrigues/énigmes qui se croisent, on peut faire apparaître les différents rôles que jouent les personnages (la police veut protéger les vieilles dames de Belleville ; Julie veut venger son père ; Benjamin veut retrouver Julie ; Pastor veut venger ses parents ; le gang Cercaire-Ponthard-Le Capelier veut réaliser une juteuse opération immobilière).

DEUXIÈME SÉANCE : la société urbaine de la fin du XXe vue par Pennac

Travailler par petits groupes.
Chaque groupe :

    – tire au sort un des sept sujets suivants : les vieux, la drogue, l’exclusion et le racisme, la corruption, la famille, l’insécurité et la peur, la délinquance,
    – répond au questionnaire ci-dessous,
    – présente ses réponses à la classe sous forme de tableau commenté (à photocopier sur transparent, si possible).

Questionnaire :

    – Qui sont les personnages (individus ou groupes) concernés par ce problème dans La Fée Carabine ? Distinguer les victimes et les " profiteurs ".
    – Pourquoi ce problème ? Comment se pose-t-il exactement ? Est-ce une fatalité ou le résultat d’une " combine " ? Si oui, laquelle ?
    – Que faire ? Quels sont les remèdes proposés, à travers le roman ? Faire éclater la vérité (les enquêteurs) ? Punir (les justiciers) ? Aider, aimer (les solidarités) ? Prendre de la distance (grâce à l’humour, au rêve, à la littérature) ?

Mise en commun et réflexion
Ce roman est-il désespéré ? Quelle solution Pennac envisage-t-il aux multiples problèmes de notre société ? Comment remet-il en cause les idées reçues et les clichés ? La famille Malaussène est-elle une famille modèle ?

N.B.: On peut aussi observer et expliquer les changements de narrateur, ou étudier plus particulièrement le thème de la littérature dans ce roman.