|
Comment mettre en appétit les jeunes
lecteurs ?
Une réponse possible à cette question délicate est de
proposer létude dun roman policier.
On trouvera ci-après un ensemble de fiches présentant
chacune, sur un livre donné, des exercices ou des pistes de travail.
(1) Signalons également, dans
louvrage collectif de lAFEF, Nous enseignons la littérature (Syros, coll.
Contre-Poisons) un article de R. Le Loch (p. 120 à 127) sur Lîle aux trente
cercueils de M. Leblanc.
(2) Les livres dAgatha Christie ayant
fait lobjet, dans la collection " Le Masque ", dune nouvelle
traduction en 1993, il faudra sassurer que tous les élèves aient la même
édition.
Christian POSLANIEC
Niveau : Cinquième
OU L'ON VERRA QUE LE ROMAN POLICIER INSTALLE UNE
REFLEXION SUR LA LECTURE ET LA PLACE DU LECTEUR
Tous des Agatha Christie, tous des
enquêteurs ?
Une séquence de lecture suivie établie à partir du
roman policier pour la jeunesse Le treizième chat noir de C. Poslaniec, a été
menée pour des élèves de 5e, par un professeur résolu à faire prendre conscience aux
collégiens des indices annonciateurs de possibilité narrative que l'auteur prend soin de
disséminer au fil de son texte. Indices que des lecteurs-enquêteurs de sens devaient
repérer afin de construire un scénario plausible.
Le treizième chat noir met en scène un personnage,
Christie Spivac, jeune écrivain, qui se rend à des événements mystérieux : vol de
livres à la bibliothèque municipale, agression d'une vieille dame, pour finir il est
sans cesse fait allusion à la légende du Chat du Diable. Christie Spivac est par la
suite injustement accusé par les habitants de Beaugency et doit fuir leur colère.
Travail des lecteurs-détectives ou
mise en place d'un dispositif de méta-lecture
Arrivés au chapitre XV, juste avant que l'auteur donne
la solution de l'énigme, les élèves sont invités à écrire leurs hypothèses sur la
machination contre le personnage de C. Spivac et sur l'existence du fantôme de la
Bibliothèque.
Les constructions de sens des élèves ont été lues,
ensuite, et confrontées avec la fin du roman. Plusieurs collégiens se sont rendu compte
que " l'auteur avait eu les mêmes idées qu'eux " !
Cette interruption dans la poursuite des séances de lecture
du roman policier a visé à mettre en évidence ce que U.Eco nomme dans son essai Lector
in Fabula, " la coopération interprétative " . Plus que tout autre genre
littéraire, le roman policier doué de son originalité fondamentale d'agencement
narratif, " construit " les compétences de son lecteur. En effet, le roman
policier tend son miroir au lecteur modèle qu'il met en demeure de mobiliser sa
perspicacité.
Les élèves ayant trouvé " la solution " ont eu
le bonheur d'avoir tracé un itinéraire de lecture, qui a coïncidé parfaitement avec la
stratégie textuelle de C. Poslaniec. Pour les autres, le professeur n'a pas voulu
écarter les " mauvaises solutions " mais au contraire a pris acte des "
ratés " dans la résolution de l'énigme du roman policier. Un faible pourcentage de
collégiens a fourni des réponses erronées parce que ceux-ci n'avaient pas vu les
fonctions des personnages du roman. D'autres s'en sont remis à une solution de type deus
ex machina qu'ils n'ont pu justifier. Le professeur a relevé des explications qui ne
correspondaient pas à la fin du roman telle que l'avait écrite l'auteur, mais il a
examiné avec les élèves des éléments textuels qui pouvaient être intégrés dans un
autre scénario possible.
Ainsi, la solution de type merveilleux a été avancée :
la légende du chat noir intervenant de façon omnipotente tirait la fin du roman du
côté du conte ; alors que C. Poslaniec donnait une version totalement réaliste de son
énigme policière : le personnage, C. Spivac, victime... d'un comité d'accueil
pittoresque, de villageois décidés à tester leur lauréat et à l'immerger dans une
intrigue policière montée par eux.
Les élèves ont pu percevoir (osons jargonner un peu) les
virtualités signifiantes s'enclencher facilement. Enfin, nous croyons que l'exercice de
l'interprétation, sur ce roman, achemine les jeunes élèves vers une future littéraire
à " plus haut sens " selon la formule de Rabelais.
Addenda : dans le cas où le lecteur
de ces lignes n'aurait pas été covaincu de l'utilité du Roman Policier Jeunesse au
collège
1. Le roman policier constitue un genre
littéraire qui déploie par nature les instruments de captation du lecteur. Il met en
place pour les jeunes lecteurs une situation-problème qui sollicite la logique de celui
qui le lit.
2. Le roman policier : un terrain d'aventures pour les
élèves ; plaisir du bruissement des genres par la tension surgissant du connu du lecteur
(repères dans le système narratif - crime - victime - suspect - enquête) et la marge
d'inédit créée par la fiction singulière de l'auteur.
3. Le roman policier provoque le dynamisme de la lecture.
L'avancée de l'action, avec la mise en place d'indices, force le lecteur à poursuivre sa
lecture, tout en la suspendant pour émettre des hypothèses. Nous avons organisé cette
interruption dans la séquence de lecture suivie du Treizième chat noir de
manière à ce que les élèves fassent le bilan des pistes de résolution de l'énigme et
se prononcent en argumentant sur le ou les suspects.
Le processus d'élucidation de l'intrigue, jusqu'à la
révélation finale de la vérité, fait partie du plaisir dans la poursuite de la
lecture, qui une fois interrompue, engendre une frustation propre à augmenter la
pugnacité du jeune lecteur à découvrir le texte policier.
Y a-t-il Daniel Pennac dans la salle ?
Criminellement vôtre.
Agatha CHRISTIE
Niveau : Quatrième
Dix cartes blanches pour Dix petits nègres
Edition de 1993, Le masque n°299
Ces propositions dexercices pour une classe de 3e
sont appliquées à des passages précis de Dix petits nègres, mais certaines sont
transposables à dautres passages et pourquoi pas à dautres textes.
1) Les personnages : il est intéressant de faire
établir aux élèves des fiches sur chaque personnage dans le chapitre I en précisant à
quels champs lexicaux appartiennent les éléments descriptifs.
2) Discours direct/Discours indirect :
- Etudier (page 16) dans le dernier fragment du chapitre I
par exemple, le rôle des phrases entre guillemets, des phrases de discours direct sans
guillemets.
- Elargir sur des exercices de reformulation permettant de
retravailler le discours indirect dans le récit. Exemple : Tony Marston se demandait...
(avant dernier fragment du chapitre I).
3) Le dialogue de la fin du chapitre I
Quels sont les indices narratifs ?
Quelles interventions du narrateur ?
En quoi cela répond-il à ce que lon attend du roman
policier ?
4) Vocabulaire
Choisir dans le texte une liste de mots (qui auront un autre
sens dans un autre contexte), demander lexplication rédigée de deux ou trois
dentre eux, puis pour chacun une phrase dans laquelle le mot présentera une autre
signification ; par exemple : " tenue, embarras, piqûre, leçon, parcourue ".
5) Constructions de phrases :
Chercher des expressions équivalentes de certaines
constructions, par exemple " Auréolée de rigorisme et de principes inébranlables
Miss Brent endurait stoïquement linconfort et la chaleur ", en faisant
apparaître lexpression de la cause.
6) Expression écrite :
Rédiger un rapide portrait à partir des caractéristiques
de Miss Brent (pages 11 à 13).
7) Etude dun motif : le rêve (ch. VI page 69)
Du début à " Le Dr Armstrong se réveilla tout à
fait ".
-Mise en place des conditions du rêve :
* les indices de la chaleur
* Le rêve : action de la réalité à travers le
souvenir/rêve
* Image de la victime : corps, visage, identité
-Le retour à la réalité
* Rôle des sons/bruits
* Rôle des mouvements
-Rôle du rêve dans lénigme policière :
* un médecin rêve de meurtre : intérêt ?
* est-il un coupable possible ?
-Montrer que les déclencheurs et les phénomènes qui
interrompent le rêve fonctionnent de la même manière dans des textes mettant en scène
la montée de la peur et lapparition de limaginaire, comme par exemple dans Sur
leau de Maupassant.
8) Le point de vue de la narration
Qui est le narrateur ? Quel est le point de vue proposé ?
Analyse des sujets des verbes (ch. I)
9) Les indices de lieu : train/voiture ; île ; lieux
fermés..., et les indices temporels.
10) La résolution de lénigme :
Relever les indices destinés à égarer le lecteur par
exemple dans linterrogatoire de Rogers après le décès de son épouse.
On peut demander à des groupes de travailler sur "
lenquête " en suivant la mort de chacune des victimes. Chaque groupe présente
ses conclusions qui, mises en tableau ou sur papier, peuvent être confrontées.
Agatha CHRISTIE
Attention aux éditions. Il serait
prudent de faire une commande collective, les traductions différant sensiblement, au
point que lon a du mal à lire des passages en classe. Le titre du dernier chapitre
notamment pose problème. Les références données ici renvoient à lédition Le
Masque traduction Myriam Dou-Desportes.Niveau : Seconde
LA QUESTION DU NARRATEUR
PREPARATION
Demander aux élèves de lire le roman jusquau
chapitre XII (qui fait le point à mi-parcours, sur lenquête). Hercule Poirot y
réunit tous les protagonistes, mais nobtient de leur part aucun aveu. Tous ont un
secret à protéger.
Chaque élève préparera, sur ces chapitres, une "
question piège " pour ses camarades (voir ci-dessous une série de questions
possibles).
Liste de questions :
Qui a été tué ? qui est mort ?
Sur qui portent les soupçons ?
Qui a prévenu le Docteur Sheppard de
lassassinat de R. Ackroyd ?
Quels indices attirent lattention
dHercule Poirot ?
Quel chapitre contient le récit du meurtre ?
Qui est le narrateur (nom, métier, nationalité,
situation familiale) ?
Qui a vu R. Ackroyd vivant pour la dernière fois ?
Qui est amoureux de Flora Ackroyd ?
Le chapitre XI raconte deux visites. Lesquelles ?
Comment sappellent les propriétés de R.
Ackroyd et dH. Poirot ?
Une seule personne na pas dalibi.
Laquelle ?
PREMIÈRE SÉANCE (1 heure)
Premier bilan de lecture (objectif secondaire : stimuler les
retardataires).
Consigne : interdiction de révéler lidentité du
criminel, même si on a lu jusquau bout le livre.
Travail sous forme de jeu de questions-réponses : on pose
à tour de rôle sa question. Chaque élève essaye de répondre à une question au moins.
Lauteur de la question évalue la réponse fournie (il peut être utile de relever
les questions au préalable, pour organiser la séance).
DEUXIÈME SÉANCE (2 heures) : la
question du narrateur
1. Etude dans le roman
(Le narrateur, dans ce roman, est le criminel : meurtrier et
maître chanteur).
Les questions ci-dessous peuvent être utilisées pour un
contrôle sur la lecture complète du roman, ou faire lobjet dune recherche en
classe, par petits groupes. Il y a lieu ensuite de les travailler ensemble, pour faire
apparaître le fonctionnement et lintérêt de certaines techniques de narration.
Première question :
Qui raconte ? Distinguer lauteur A. Christie et le
dédicataire Punkie (mais la dédicace ne figure pas dans toutes les éditions...), et le
narrateur, le docteur Sheppard, qui est aussi un personnage, doù récit à la
première personne.
Deuxième question :
Pourquoi ? Pour qui ? (réponse chapitres XXIII et XXVII).
Pour la publication, au départ. Ceci est vrai jusquau
chapitre XX. Afin de ridiculiser H. Poirot, et parce quil aime les romans policiers.
Voir au chapitre XXIII, page 223 : " En vue dune
publication possible... vingt chapitres ", et au chapitre XXVII, page 248 : "
récit que je voulais publier... échec de Poirot ".
Ce récit est confié à Poirot par le Docteur (cf. ch.
XXIII : "... jouvris un tiroir et jy pris une pile de feuilles
manuscrites que je lui tendis "). Son intention est, sous prétexte daider le
détective, de lui présenter sa propre version des faits, et dégarer son
attention.
Les six derniers chapitres sont écrits en une nuit, et
seront expédiés par la poste à Poirot qui les lira après le suicide de Sheppard (cf.
XXI à XXVI inclus).
Troisième question :
Quand le Docteur Sheppard rédige-t-il son récit ?
Daprès les pages citées ci-dessus, les événements
sont racontés au fur et à mesure, sans doute chaque soir. Le Docteur rapporte les faits
jusquà la fin de la seconde réunion organisée par Poirot (qui occupe les
chapitres XXIII à XXVI). Les événements survenus pendant la dernière journée, sont
écrits en une nuit (cf. début du chapitre XXVII). Le chapitre XXVII forme une sorte
dépilogue où le narrateur se dévoile et commente son propre récit.
2. Réflexion collective à partir des
réponses à ces questions :
Quel est lintérêt du choix fait par A. Christie ?
Comment le choix dun tel narrateur brouille-t-il les pistes ?
Le narrateur est le médecin du village, donc :
il connaît tout le monde, depuis longtemps,
on lui confie beaucoup de secrets,
on lappellera, aussitôt le meurtre découvert,
pour constater la mort,
il soigne et guérit : par profession, il ne peut pas
tuer (cf. son nom Sheppard = berger),
cest un notable, donc supposé honnête.
Le narrateur est insoupçonnable, aux yeux du
lecteur, parce quil est le narrateur :
il raconte, donc il ne peut pas mentir, a priori,
il fait un récit très précis et détaillé, donc
il ne cache rien,
il est un narrateur discret, cest donc par
modestie quil minimise son propre rôle.
3. Les " blancs " du récit
Préparation individuelle " à la maison " :
comparaison du premier récit du meurtre et de sa découverte (ch. IV et V), fait par
Sheppard, avec la reconstitution quen donne Poirot aux chapitres XXV et XXVI
("Je vais vous faire suivre le chemin que jai suivi moi-même..."). Donner
des éléments de la colonne de gauche et demander de remplir la colonne de droite à
laide des chapitres XXV, XXVI, XXVII.
|
Lecture naïve |
explication |
|
| p. 30 |
le sac noir du Docteur (Dr) |
sert en réalité à apporter les souliers
de R. PATON |
p. 245 |
|
Le Dr est seul au salon |
il peut tout organiser
|
|
| p. 32 |
il soulève la vitrine pour observer une
figurine |
en fait, il prend le poignard |
|
| p. 34 |
Ackroyd (A) désire rester seul avec le Dr
et celui-ci accède à son désir |
celui-ci pourra accomplir son meurtre |
|
| p. 36 |
A envoie le Dr fermer la fenêtre |
en réalité, celui-ci la laisse ouverte |
p. 245 |
| p. 37 |
A souhaite se décharger dun lourd
secret qui le tourmente. Le Dr linvite à tout lui raconter |
(Cela lui permet de vérifier que Mrs
Ferrars a raconté à A quon la fait chanter, mais na pas révélé le nom du
maître chanteur) |
cf. p.39 |
| p. 41 |
le Dr insiste à plusieurs reprises pour
que A lise jusquau bout la lettre que lui a adressée Mrs Ferrars avant de se donner
la mort |
connaissant bien A, le Dr sait que
cest le meilleur moyen pour quil sentête à ne pas la lire
|
ch. XXVII |
|
On apporte cette lettre à A à 9 heures
moins 20. Le Dr le quitte à 9 heures moins 10 et franchit la grille du parc à 9 heures |
cf. révélations de Poirot, commentaire
par le Dr lui-même |
p. 244
ch. XXVII |
| p. 46 |
Parker va chercher de laide, et le Dr
fait, en son absence, " le peu quil y a à faire ". |
il reprend le dictaphone et remet la
bergère en place |
|
Ce travail met en évidence la liberté de celui qui
raconte pour agencer son récit à sa convenance.
Observer les appréciations que fait Poirot sur le récit
du Docteur (p. 244, ch. XXVII), et les réactions de celui-ci.
TROISIÈME SÉANCE (1 heure) : le
dernier chapitre
Pourquoi porte-t-il le titre " Apologie " ?
(attention ! autre titre dans certaines traductions).
Ce nest pas léloge de Poirot et de son
intelligence que fait le narrateur, mais son propre éloge
en tant que personnage (criminel fort habile),
en tant que narrateur (rapporteur adroit),
en tant quauteur de récits policiers.
Quel rôle joue le récit de Sheppard dans
lintrigue policière elle-même ?
en écrivant, il cherche à égarer léventuel
lecteur, à détourner les soupçons (sur Ralph Paton notamment),
sans la présence de Poirot, ce récit aurait passé
pour véridique, et trompé tout le monde.
Daniel PENNAC Niveau : Seconde
TRAVAIL SUR UN ROMAN POLICIER À TENDANCE SOCIOLOGIQUE
(Folio n° 2043)
Lire aux élèves le premier chapitre, pour leur mettre
leau à la bouche.
Ne pas présenter le livre, mais retrouver les éléments de
la première scène sur la couverture de lédition Folio.
Leur demander de continuer la lecture.
PREMIÈRE SÉANCE : les personnages
Recensement :
Jeu : chaque élève vient écrire au tableau le nom
dun personnage. On pourra faire deux tours, puisquil y a une soixantaine de
personnages.
Classement : pour faire apparaître des groupes,
des types : personnages stéréotypés, conformes aux " emplois " du polar
(policiers, enquêteurs, petits délinquants, gangsters) ou types sociaux de la société
contemporaine (le corps médical ; les vieux ; les émigrés/immigrés ; les notables ;
les restaurateurs...).
Repérer, dans chaque groupe, les " bons " et les
" méchants ".
D. Pennac introduit donc beaucoup de nuances, et casse le
manichéisme, chaque catégorie ayant ses bons et ses méchants, ses personnages intègres
et ses " ripoux ".
On peut accorder une importance particulière aux liens
familiaux que lauteur décline en une multitude de situations (famille nombreuse
des Malaussène, mais aussi famille de Pastor, de Thian, de Papy Verdun, de Julie
Corrençon, dAmar, famille Ponthard-Delmaire).
En tenant compte des différentes intrigues/énigmes qui
se croisent, on peut faire apparaître les différents rôles que jouent les
personnages (la police veut protéger les vieilles dames de Belleville ; Julie veut venger
son père ; Benjamin veut retrouver Julie ; Pastor veut venger ses parents ; le gang
Cercaire-Ponthard-Le Capelier veut réaliser une juteuse opération immobilière).
DEUXIÈME SÉANCE : la société
urbaine de la fin du XXe vue par Pennac
Travailler par petits groupes.
Chaque groupe :
tire au sort un des sept sujets suivants : les
vieux, la drogue, lexclusion et le racisme, la corruption, la famille,
linsécurité et la peur, la délinquance,
répond au questionnaire ci-dessous,
présente ses réponses à la classe sous forme de
tableau commenté (à photocopier sur transparent, si possible).
Questionnaire :
Qui sont les personnages (individus ou groupes)
concernés par ce problème dans La Fée Carabine ? Distinguer les victimes et les
" profiteurs ".
Pourquoi ce problème ? Comment se pose-t-il
exactement ? Est-ce une fatalité ou le résultat dune " combine " ? Si
oui, laquelle ?
Que faire ? Quels sont les remèdes proposés, à
travers le roman ? Faire éclater la vérité (les enquêteurs) ? Punir (les justiciers) ?
Aider, aimer (les solidarités) ? Prendre de la distance (grâce à lhumour, au
rêve, à la littérature) ?
Mise en commun et réflexion
Ce roman est-il désespéré ? Quelle solution Pennac
envisage-t-il aux multiples problèmes de notre société ? Comment remet-il en cause les
idées reçues et les clichés ? La famille Malaussène est-elle une famille modèle ?
N.B.:
On peut aussi observer et expliquer les changements de narrateur, ou étudier plus
particulièrement le thème de la littérature dans ce roman. |