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| Taux administré | Taux dintérêt particulier fixé par les pouvoirs publics dans le cadre de leur politique économique. |
| Taux bonifié | Taux dintérêt réduit réservé à certaines opérations jugées prioritaires dans le cadre de la politique économique (exportation, investissement, agriculture ) ; la différence avec le taux du marché (" bonification ") est prise en charge par les pouvoirs publics. |
| Taux courant | Voir taux dintérêt. |
| Taux de change | Valeur dune monnaie exprimée en devises. Selon que, en France par exemple, on indique 1 $ = 5F ou 1F = 0,2$, on dit que lon cote "lincertain" ou "le certain". On dit aussi "parité de change". |
| Taux dintérêt | Pourcentage dune
somme prêtée que le débiteur doit payer annuellement à son créancier en
rémunération du service rendu (prix du temps pendant lequel le premier a disposé
dun actif dont le second sest trouvé privé). Le montant de lintérêt
sajoute au principal à rembourser. Le plus souvent, le taux dintérêt est fixe pour toute la durée de lemprunt. Cependant, le contrat le prévoit parfois variable (ou "flottant"), cest-à-dire indexé sur lévolution dune grandeur économique, par exemple le taux pratiqué sur le marché monétaire. Sur le plan macroéconomique, Knut Wicksell observe que le taux "courant", qui est constaté sur le marché, peut être supérieur ou inférieur au taux "naturel", celui qui arbitrerait de manière optimale entre la demande et loffre de fonds prêtables. Dans le premier cas, il décourage les emprunteurs, donc les investisseurs, et risque de déclencher une récession alors que, dans le second, il peut aboutir à la surchauffe. |
| Taxe dégalisation des intérêts | Voir euromonnaie. |
| Taxe Tobin | Redevance que léconomiste américain James Tobin souhaite instituer sur les transactions en devises afin de mettre " un peu de sable dans les rouages " de la spéculation dans lespoir de réduire la volatilité des flux financiers et les risques de crise. |
| Taux flottant | Voir taux dintérêt. |
| Taux naturel | Voir taux dintérêt. |
| Théorème de Marshall-Lerner | Loi selon
laquelle une dévaluation de la monnaie nationale améliore le solde de la balance des
opérations courantes si et seulement si la somme des valeurs absolues des
élasticités-prix des importations et des exportations est supérieure à lunité.
Cet énoncé sous-entend les hypothèses de libre-échange, déquilibre initial de
la balance, de capacités doffre infinies et dun pays suffisamment petit pour
ne pas influencer le marché mondial. On dit aussi "théorème des
élasticités-critiques". |

| Théorème des élasticités critiques | Voir théorème de Lerner-Marshall. |
| Thésaurisation | Voir épargne. |
| Titre de créances négociables (T.C.N.) | Effet financier admis à
léchange sur le marché monétaire français.Les différents types de titres
couvrent tous les termes (de dix jours à un an pour les trois premières catégories,
plus dun an pour les bons à moyen terme négociables) : - certificats de dépôt émis par les banques ou caisses dépargne - billets de trésorerie qui financent les entreprises - bons émis par les institutions et sociétés financières (B.I.S.F.) - bons à moyen terme négociables (B.M.T.N.) pouvant être placés par tous les agents déjà cités. Tous les T .C.N. sont dun montant unitaire de un million de francs et servent un taux fixe (sauf les B.I.S.F.). Comme autre support du marché monétaire au comportement similaire, on peut ajouter les bons de Trésor négociables qui représentent des créances sur lEtat. |
| Titre mobilier | Document financier négociable sur un marché et qui rapporte une rémunération à son porteur-(action, obligation, billet de trésorerie...). On dit aussi "valeur mobilière". |
| Titre participatif | Voir nouvel instrument financier. |
| Titrisation | Augmentation du poids des titres mobiliers dans le bilan des entreprises due à lévolution des circuits financiers au profit de la relation directe épargnants-emprunteurs (actions, obligations...) et au détriment de la transformation par les établissements de crédit. On dit aussi securitisation (du terme américain securities qui signifie obligations). |
| Trader | Opérateur professionnel exerçant sur un marché financier. |
| Transformation bancaire | Fonction des banques commerciales qui consiste à convertir lépargne de court terme quelles reçoivent en prêts dune durée moyenne beaucoup plus longue ; on dit aussi "intermédiation de bilan" (par opposition à l"intermédiation de marché" caractérisant la finance directe). |
| Trappe à liquidités | Taux dintérêt suffisamment bas pour que les agents renoncent à placer leur épargne et la réservent à la thésaurisation, conformément au principe keynésien de la préférence pour la liquidité. Lauteur de cette expression, Denis Robertson, indique un seuil denviron 2%. On dit aussi "trappe à monnaie". |
| Trappe à monnaie | Voir trappe à liquidités. |
| Triangle dimpossibilité (ou dincompatibilité) | Représentation graphique
du fait qu'on ne peut avoir à la fois la fixité des taux de change, la liberté des
mouvements de capitaux et l'autonomie de la politique monétaire. ; les gouvernements
doivent choisir deux de ces trois propositions ; on dit aussi triangle
"d'Aglietta", "de Tinbergen" ou "de Mundell", du nom des auteurs ayant développé
cette question. Voir le schéma ci-dessous : |

| Twin deficit | Double déficit
du budget de lEtat et du commerce extérieur. On utilise cette expression pour
souligner la relation qui existe entre les deux indicateurs et qui constitue lun des
aspects de la contrainte extérieure. |
| Usure | Fait de prêter de la monnaie à un taux dintérêt excessif, cest-à-dire supérieur au "taux dusure" fixé par la loi (qui sanctionne l"usurier"). |
| Valeur du Trésor | Titre financier
représentatif de la dette du Trésor public qui rapporte un intérêt à son détenteur
et est remboursable à terme convenu. |
| Valeur liquidative | Prix dune action de Sicav ou dune part de fonds commun de placement obtenu en divisant le montant total de lactif de cet organisme par le nombre de titres en circulation. |
| Valeur mobilière | Voir titre mobilier. |
| Vente à réméré | Vente assortie dun
engagement de rachat à terme par le vendeur. Lorsque, pour se refinancer en monnaie centrale, les banques commerciales demandent à linstitut démission de prendre des effets financiers en pension, elles procèdent en fait à une vente à réméré. |
| Volatilité | Forte instabilité dun indicateur économique. La volatilité des taux de change et des cours boursiers conduit les opérateurs à se prémunir contre les risques en exigeant un rendement élevé de leurs actifs, doù par contagion une tendance à la hausse des taux dintérêt. |
| Xénodevise | Voir euromonnaie. |
| Xénomarché | Voir euromarché. |
| Xénomonnaie | Voir euromonnaie. |
| Zinzin | Voir investisseur institutionnel. |
| Zone-cible | Fourchette de valeurs à
lintérieur de laquelle on souhaite maintenir un taux de change. Laccord du Louvre (1987) repose sur ce concept de léconomiste américain J. Williamson qui définit le "taux de change fondamental" comme étant celui qui provoque les flux de capitaux (entrées ou sorties) compensant exactement le solde (déficit ou excédent) de la balance des opérations courantes, ceci en l'absence d'interventions de la banque centrale et de restrictions commerciales. Cette parité réaliserait donc un équilibre spontané intégrant les effets des politiques économiques internes et des évolutions structurelles. Grâce à des taux d'intérêt adéquats et concertés, les autorités monétaires devraient maintenir le change courant du marché à l'intérieur de marges ("zone") de ± 10% autour de ce taux de conversion idéal ("cible"). Il leur resterait alors à fixer collectivement un "objectif-cible" de croissance de la demande mondiale compatible avec la lutte contre l'inflation et à le répercuter à l'intérieur de chaque pays au moyen de leur politique budgétaire. |
| Zone monétaire optimale (Z.M.O.) | Espace économique formé
par plusieurs pays pratiquant entre eux à la fois des changes fixes et une mobilité des
facteurs, travail et capital, plus intense que celle observée entre les partenaires et le
reste du monde. Pour éclairer ce concept dû à l'auteur américain Robert Mundell, il convient de partir des deux alternatives extrêmes possibles : - multiplicité des bassins homogènes d'emploi munis chacun d'une monnaie spécifique à taux de change flexible ; - monnaie unique ou parités fixes concernant plusieurs nations entre lesquelles le travail jouit d'une mobilité parfaite. L'optimum se situe entre ces deux hypothèses d'école, au point où les coûts de l'intégration, fonction croissante de la dimension de la région homogénéisée, égalisent ses bénéfices. La stabilité des parités implique des taux d'intérêt liés, donc des politiques monétaires coordonnées et des rythmes voisins d'inflation. Mais, pour la même hausse des prix et des salaires, les participants à la Z.M.O., contraints par leurs propres structures socio-économiques, présenteraient durablement des niveaux de chômage distincts si les marchés du travail demeuraient cloisonnés (chaque nation conserverait une courbe de Phillips spécifique). La zone est viable à long terme à condition que la concurrence règne entre les actifs de tous les membres. R. McKinnon relève que plus une nation est ouverte sur le reste du monde, et plus les variations des taux de change perturbent son économie (restructuration de la demande entre le marché intérieur et le commerce extérieur, changement des prix relatifs entre le secteur participant aux échanges internationaux et celui des activités protégées -services de proximité, artisanat...-). Les parités fixes présentent un avantage surtout pour les petits pays fortement dépendants de leurs relations avec leurs voisins. |