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A.B.S.A
Accord de Bâle
Accord du Louvre
Accords de Maastricht
Action
Actualisation
Actualisé
A.D.P.
Agent de change
Agio
Agrégat monétaire
Arbitrage
Arbitragiste
A terme
Autocontrôle
Balance-devise
Bancor
Banque
Banque centrale
Banque des règlements internationaux (B.R.I.)
Banque internationale pour la reconstruction et le développement (B.I.R.D)
Banque mondiale
Base
Big bang
Bilan
Billet de trésorerie
B.I.R.D.
B.I.S.F.
B.M.T.N.
Bon à moyen terme négociable
Bon à terme
Bon de souscription d'action
Bon du Trésor
Bon du Trésor à intérêt annualisé
Bon du Trésor à taux fixe
Bon émis par les institutions et sociétés financières
Bonification
Bonifié
Boucle de Hansen
Bourse
Bretton Woods
B.R.I.
B.T.A.N.
B.T.F.
Bulle spéculative (ou financière)
Capitalisation boursière
Capacité d’autofinancement (C.A.F.)
Cash flow
C.D.V
Certain
Certificat de dépôt
Certificat de droit de vote
Certificat d’investissement
Change
Change fixe
Change flexible
Change flottant
Charge de la dette
Clearing
Club de Paris
Coefficient d’endettement
Compensation
Comptant
Compte à vue
Concours à l’économie
Consolidation d’une dette
Contrainte extérieure
Contrat à terme
Contrepartiste
Contrôle des change
Convertibilité
Cotation
Cotation en continu
Cote
Cote de crédit
Cote officielle
Courbe des rendements
Courbe des taux
Courbe en J
Cours
Coût d’opportunité
Couverture à terme
(se) Couvrir à terme
Credit crunch
Crise financière
Délit d’initié
Dénouer une position
Désintermédiation
Dévaluation
Dévaluer
Dichotomie
Dividende
Droit de tirage spécial (D.T.S.)
Ecole de Chicago
Economie de marchés (financiers)
Economie d’endettement
Ecu (european currency unit)Ecu privé
Effet de levier
Effet d'éviction
Effet financierElasticités critiques
Emetteur d'un titre financier
Emission monétaire
Encadrement du crédit
En continu
Endettement des pays en voie de développement
Endogène
Epargne
Escompte
Etalon de change-or
Etalon-or
Eurocrédit
Eurodevise
Euromarché
Euromonnaie
Euroobligation
Exigibilité
Exogène
F.C.C.
F.C.P.
Finance directe
Finance indirecte
Fixing
Flottement (d'une monnaie)
Flotter (pour une monnaie)
Fonds commun de créances
Fonds commun de placement
Fonds européen de coopération monétaire (Fecom)
Fonds monétaire international (F.M.I.)
Future
Globalisation financière
Gold bullion standard
Gold exchange standard
Gold point
Gold specie standard
Gold standard
Groupe de Carthagène
Groupe des sept (G7)
Hedger
Hors-cote
Hot money
I.B.F.
Incertain
Indice boursier
Inflation
Institut d’émissio
Intermédiation de bilan
Intermédiation de marché
International banking facilities
Investissement direct
Investisseur institutionnel
Jobber
Junk bond
Krach boursier
L.B.O.
Leverage buy out
Levier financier
Liquidation
Liquidité
Liquidités
Loi de Gresham
Loi de Say
Loi des débouchés
Loi des (N-1) prix
Marché à terme
Marché dérive
Marché des changes
Marché des options 
Marché gris
Marché monétaire
Marché primaire
Marché secondaire
M.A.T.I.F.
Masse monétaire
Mezzanine
Mobilier
Mobilisation
Moins-value
Monep
Monétarisme
Monnaie
Monnaie composite
Monnaie-panier
Moratoire
Multiplicateur de crédit
Nominal
Nouveau marché
Notionnel
Nouvel instrument financier (N.I.F.)
Numéraire
Obligataire
Obligation
Obligation assimilable du Trésor (O.A.T.)
Offre publique d’achat ou d’échange (O.P.A. ou O.P.E.)
O.P.A.
O.P.C.V.M.
O.P.E.
Option
Organisme de placement collectif en valeurs mobilières (O.P.C.V.M.)
Papier financier
Paradis fiscal
Parité de change
Part de collecte
Participation financière
Pavillon de complaisance
Planche à billets
Plan d’épargne-logement
Plan d’épargne populaire
Plus-value
Point d’or
Politique de règle
Politique discrétionnaire
Politique monétaire
Polymonnai
Pool de l’or
Pouvoir libératoire
Prêteur en dernier ressort
Price earning ratio (P.E.R.)
Principe de parité des pouvoirs d’achat (P.P.P.A.)
Produit dérivé
Profitabilité
Provision
Quantitativisme
Ratio Cooke
Réaménagement d’une dette
Réel 
Réévaluation
Régime financier
Règle de McCallum
Règle des trois D
Règle de Taylor
Règle d’or
Réglementation Q
Règlement immédiat
Règlement mensuel
Rendement
Rentabilité
Rente
Rente financière
Réserve obligatoire
Réserves officielles de change
Risque de change
Risque de système
Risque systématique
Rognage
Securitisation
Seigneuriage
Second marché
Serpent monétaire
Service de la dette
Sicav
Société de Bourse
Société d’investissement à capital variable
Solvabilité
Sous-jacent
Spéculation
Stérilisation
Subvention
Swap
Système monétaire européen (S.M.E.)
Taux administré
Taux bonifié
Taux courant
Taux de change
Taux d’intérêt
Taxe d’égalisation des intérêts
Taxe Tobin
Taux flottant 
Taux naturel
Théorème de Marshall-Lerner
Théorème des élasticités critiques
Thésaurisation
Titre de créances négociables (T.C.N.)
Titre mobilier
Titre participatif
Titrisation
Trader
Transformation bancaire
Trappe à liquidités
Trappe à monnaie
Triangle d’impossibilité (ou d’incompatibilité)
Twin deficit
Usure
Valeur du Trésor
Valeur liquidative
Valeur mobilière
Vente à réméré
Volatilité
Xénodevise
Xénomarché
Xénomonnaie
Zinzin
Zone-cible
Zone monétaire optimale (Z.M.O.) 

 

Ecole de Chicago Voir monétarisme.
Economie de marchés (financiers) Voir régime financier.
Economie d’endettement Voir régime financier.
Ecu (european currency unit) Monnaie composite par rapport à laquelle étaient déclarées les parités de change fixes du Système monétaire européen (S.M.E.). Jusqu’au 31/12/1998, il servait d’unité de compte pour les opérations entre les banques centrales des pays de la Communauté et le Fonds européen de coopération monétaire (écu "officiel").
Ses origines remontaient à 1962 lorsque la Communauté économique européenne (C.E.E.) se donna une unité de compte (U.C.) définie en or (35 U.C. par once de métal, comme le dollar de l’époque). Le 18 mars 1975, les Neuf la transformèrent en unité de compte européenne (U.C.E.), monnaie-panier dont la valeur, au départ égale à une ancienne U.C., fluctua ensuite comme la somme pondérée des variations des numéraires nationaux figurant dans le panier. L’écu reprenait cette définition (en y ajoutant plus tard le drachme) avec une composition modifiée et révisable tous les cinq ans ou lorsque le poids d’une monnaie avait changé de plus de 25% suite aux changements éventuels de parité. Le panier comprenait : 0,719 deutschemark, 1,31 franc français, 0,0878 livre sterling, 140 lires, 0,256 florin, 3,85 francs belgo-luxembourgeois 0,219 couronne danoise, 0,00871 livre irlandaise, 1,15 drachme.
Le taux de change officiel de chaque devise européenne par rapport à l’écu (cours-pivot) était déclaré au Fonds européen de coopération monétaire (Fecom) puis, par rapprochement, on déterminait les cours-pivots bilatéraux de conversion d’une monnaie contre une autre, que les banques centrales s’engageaient à "tenir" à ± 2,25% près. Tous les jours, la Communauté calculait la parité de chaque numéraire en écus telle qu’elle ressortait de l’observation des marchés. Comparée au cours-pivot officiel, elle disait quels pays membres devaient intervenir pour garantir les taux de change fixes annoncés.
Ecu privé Ecu utilisé par les banques commerciales, les entreprises et les particuliers pour libeller leurs opérations afin de diminuer leurs risques de change (jusqu’au 31/12/1998). Peu à peu, s’était installé un véritable marché avec une offre par les détenteurs de comptes en écus (pour des dépôts correspondants en une ou plusieurs monnaies nationales) et une demande, par exemple celle des grandes firmes qui émettaient des obligations ou des titres participatifs en monnaie composite.
Effet de levier Voir levier financier.
Effet d'éviction Phénomène observé lorsque les emprunts publics destinés à couvrir un fort déficit budgétaire viennent concurrencer la demande de fonds prêtables des agents privés en provoquant une hausse des taux d’intérêt préjudiciable à l’investissement productif et au niveau d’activité.
Effet financier Document attestant d’une créance d’origine financière, c’est-à-dire représentatif de futurs remboursements dus par un emprunteur à une banque qui peut, sous certaines conditions, échanger l’effet contre de la monnaie (sur le marché monétaire en particulier). On dit aussi "papier financier".
Elasticités critiques Voir théorème de Lerner-Marshall.
Emetteur d'un titre financier Agent qui, pour se financer, remet des titres financiers (actions, obligations, titres de créances négociable…) à d’autres agents qui, en contrepartie, lui versent en monnaie la valeur faciale des titres.
Emission monétaire Mise en circulation de quantités supplémentaires de monnaie.
Dans les économies modernes, elle est, pour l’essentiel, due aux crédits distribués par les banques de second rang aux entreprises et aux ménages ("concours à l’économie"). Les relations avec l’extérieur influent également sur les liquidités intérieures. Par exemple, les devises reçues de l’étranger par un exportateur sont converties en monnaie nationale puis utilisées par celui-ci, l’inverse étant vrai pour l’importateur ; un excédent de la balance des paiements accroît donc la masse monétaire et un déficit la restreint. Enfin, lorsque les prélèvements fiscaux ne couvrent pas les dépenses du budget de l’Etat, le Trésor public peut demander des "avances" à la banque centrale, monnaie émise sans création de richesses en contrepartie. On dit alors que le gouvernement utilise la "planche à billets".
Schématiquement, on retiendra que la monnaie est émise par les banques commerciales lorsqu’elles consentent des crédits aux entreprises qui en créeront la contre-valeur en biens et services et, grâce à leurs ventes, pourront rembourser leurs emprunts (on parle de "monnaie banques de second rang"). Ceci justifie l’adage "les crédits font les dépôts", inverse de la conception naïve selon laquelle les banquiers prêteraient les fonds reçus. En fait, les crédits, qui sont premiers, autorisent les bénéficiaires à établir des chèques reçus par leurs créanciers qui les remettront à d’autres guichets. Pour faire face aux retraits d’espèces de leurs clients, honorer les soldes de compensation et nourrir leurs réserves obligatoires, les établissements de crédit se refinancent auprès de la banque centrale qui, en émettant sa propre monnaie ("monnaie banque centrale" ou "monnaie centrale", c’est-à-dire les billets), occupe une situation déterminante dans le contrôle de la liquidité de l’économie.
Encadrement du crédit Limite que la Banque centrale impose au volume des crédits consentis par les banques de second rang (dans le cadre d’une politique monétaire quantitative).
En continu Voir cotation.
Endettement des pays en voie de développement Ensemble des dettes des pays en voie de développement (P.V.D.) à l’égard des Etats et des banques des nations industrialisées, ainsi que de certains organismes multilatéraux, tel le Fonds monétaire international (F.M.I.). La nécessité de rembourser bloque les possibilités de "démarrage" des intéressés tandis que leur éventuelle insolvabilité pourrait provoquer un krach financier mondial.
L’endettement des P.V.D. prend un tour dramatique au cours des années quatre-vingt à cause de la convergence de deux séries d’événements.
Stimulés par la croissance de la demande de produits primaires et son corollaire la hausse des cours, les pays en développement empruntent largement durant les années soixante-dix pour investir afin d’étendre leurs capacités de production (et aussi pour financer leurs importations courantes d’énergie alourdies par le premier choc pétrolier de 1973). Ils y sont encouragés par les taux réels d’intérêt très faibles, voire négatifs, de cette période (pétrodollars à recycler et faible demande de crédit dans les régions riches).
Lorsque les nouvelles installations des P.V.D. deviennent opérationnelles, la demande des pays industrialisés se déprime pour entrer dans la longue période de récession des années quatre-vingt (conjuguée aux économies de matières primaires). Parallèlement, la politique monétaire américaine devient radicalement quantitativiste à partir d’octobre 1979. Dorénavant, le Federal reserve board (banque centrale) contrôle rigoureusement l’émission (l’offre), quitte à laisser s’envoler les taux d’intérêt (le prix). Par contagion, le phénomène affecte l’ensemble du monde développé et la charge de la dette du Tiers monde augmente d’autant plus fortement que la plupart des contrats sont à taux flottant (le plus souvent indexé sur le L.I.B.O.R. - London interbank offered rate -, le taux interbancaire de Londres). En conséquence, les pays débiteurs doivent emprunter encore pour honorer leurs annuités !
Endogène Qui provient de l’intérieur du système auquel appartient l’élément étudié. Par exemple, les prix sont endogènes à l’économie de marché puisqu’ils sont déterminés par la loi de l’offre et de la demande. On opposera ce terme à "exogène".
Epargne Partie du revenu qui n’est pas consommée. On distingue l’épargne nette et l’épargne brute (remboursement des emprunts respectivement déduits et non déduits). On mesure l’épargne des ménages, des entreprises ou de la nation entière, soit en valeur absolue, soit en " taux d’épargne " (pourcentage du revenu qui lui est consacré).
A côté de la thésaurisation (monnaie conservée par-devers soi) et les comptes à vue non rémunérés, l’épargnant dispose d’une grande diversité de produits financiers pour "placer" son encaisse, c’est-à-dire la mettre à disposition d’autrui moyennant rémunération :
- les titres mobiliers "traditionnels" que sont les actions, les obligations, les titres participatifs, les certificats d’investissement ;
- les parts des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (O.P.C.V.M.), c’est-à-dire les sociétés d’investissement à capital variable (Sicav) et fonds communs de placement (F.C.P.) ;
- les bons à terme des banques (somme placée pendant une période donnée moyennant taux d’intérêt) ;
- les divers types de comptes d’épargne tenus par les établissements de crédit offrent des avantages variés (facilités d’emprunt ultérieur, exonération fiscale des rémunérations...) ;
- les plans d’épargne contractuelle comportent des engagements précis de la part du bénéficiaire (fonds bloqués sur une période donnée, versements réguliers...) ; on connaît par exemple les plans d’épargne-logement (P.E.L.) destinés à financer un investissement immobilier et les plans d’épargne populaire (P.E.P.) qui permettent de préparer un revenu additionnel futur.
A ces supports "traditionnels" d’épargne, il convient d’ajouter les "nouveaux instruments financiers" pour la plupart réservés aux entreprises.
Escompte Opération par laquelle une banque, moyennant taux d’intérêt, avance le montant d’un effet de commerce à son bénéficiaire puis recouvre la créance au terme indiqué sur le document.
Il s’agit d’un moyen d’émettre de la monnaie en contrepartie de "crédits à l’économie". Jusqu’à la fin des années soixante (en France), les établissements financiers pouvaient se refinancer auprès de la banque centrale en lui vendant les effets (réescompte) pour leur valeur nominale diminuée d’un " taux d’escompte ". De celui-ci, véritable coût de la matière première des banques, dérivaient tous les taux d’intérêt pratiqués sur le marché. De plus en plus réservé à des effets spécifiques, le réescompte a progressivement disparu des pratiques financières.
Etalon de change-or Système de paiements internationaux fondé sur l’existence d’une ou plusieurs monnaies convertibles en or par rapport auxquelles sont déclarées les parités de change fixe des autres devises. Le système de Gênes (1922) reposait sur le dollar et le sterling et celui de Bretton Woods (1944) sur le premier exclusivement. On dit aussi "gold exchange standard".
Les quarante-quatre pays signataires du traité de Bretton Woods s’engagent à :
- déclarer une parité pour leur monnaie soit en or, soit par rapport à un dollar librement convertible en métal jaune (35 $ l’once) ;
- maintenir cette parité à ± 1% près ; leur banque centrale achètera ou vendra de son propre numéraire contre des devises afin de jouer sur la demande ou sur l’offre ;
- revenir à la liberté des changes dès que la situation économique le permettra (point réalisé en 1958).
Pour intervenir sur leur marché, les banques centrales pourront se procurer des liquidités étrangères auprès du Fonds monétaire international (F.M.I.).
Dans la réalité, le système de Bretton Woods devient rapidement celui de l’étalon-dollar, finalement seule monnaie déclarée et convertible en or (les trois quarts des réserves métalliques sont outre-Atlantique en 1944). D’ailleurs, les pays européens endettés auprès des Etats-Unis demandent des billets verts au F.M.I. et en reçoivent au titre des crédits américains d’aide à la reconstruction ("plan Marshall"). En outre, la banque centrale qui détient des dollars peut toujours les échanger ultérieurement contre une autre devise avec un risque de change maximal de ± 1%, alors que stocker un numéraire "ordinaire" pour le vendre et en acheter un autre double la perte possible. Le dollar devient de fait monnaie de réserve.
Les vices du système apparaissent en 1965. A cette époque, la "planche à billets" couvre le déficit du budget fédéral des Etats-Unis et une partie des liquidités émises quitte le territoire, notamment à l’occasion des investissements directs des firmes multinationales en Europe. Le dollar, "as good as gold", est acquis par les banques centrales du reste du monde lors de leurs interventions sur les marchés des changes pour maintenir les parités annoncées. Ainsi, la monnaie américaine est garantie contre toute dévaluation et l’inflation est exportée des Etats-Unis (sortie des dollars émis) vers les nations européennes (monnaie domestique mise en circulation en échange de ces dollars par les banques centrales pour garantir la parité).
Le système est condamné par son asymétrie. Il s’effondre en 1971 lorsque le déficit de la balance commerciale américaine déchaîne la spéculation contre le billet vert. Le 15 août, le Président Richard Nixon déclare son inconvertibilité-or avant de le dévaluer à deux reprises. Finalement, le principe même de l’étalon de change-or est abandonné, dans les faits en mars 1973 lorsqu’on entre dans un régime de changes flexibles, puis officiellement à la conférence de la Jamaïque (1976).
Etalon-or Système de paiements internationaux fondé sur l’existence de monnaies convertibles en or. On dit aussi "gold standard".
Le taux de change entre deux numéraires est dans ce cas égal à l’inverse du rapport de leur poids de métal précieux. Il est donc fixe aux points d’or près. En outre, ce système assure, comme l’a démontré David Hume, l’autoajustement des balances des paiements. En effet, un déficit extérieur provoque des sorties de métal précieux, donc une diminution de la quantité de monnaie en circulation et, conformément à l’équation quantitative, la baisse des prix intérieurs. Les exportations, plus compétitives, tendent alors à s’accroître et les balances à retrouver leur équilibre, d’autant plus rapidement que le pays excédentaire connaît l’enchaînement inverse.
Après l’abandon de la convertibilité interne des monnaies (à partir de 1914), le système de l’étalon-or paraît déconnecté des réalités nationales. Le rapide développement du commerce exige la croissance des liquidités mondiales sinon, leur quantité augmentant moins vite que le volume des échanges, les prix libellés en monnaie à valeur métallique doivent diminuer. La déflation nécessaire devient vite insupportable au plan social (baisse des salaires) et le système est sapé par le recours aux dévaluations successives.
Eurocrédit Voir euromarché.
Eurodevise Voir euromonnaie.
Euromarché Marché sur lequel sont traitées des opérations libellées en euromonnaies et qui permet de profiter des variations des taux de change et des différences de taux d’intérêt entre les pays. D’un montant minimal de 100.000$, les transactions portent sur les "eurodevises" (échange d’une monnaie contre une autre), les "euroobligations" (négociables sur un marché secondaire), les "eurocrédits" à moyen et long terme (souvent à taux variable) et les swaps internationaux. On dit aussi "xénomarché".
Euromonnaie Monnaie en circulation en dehors du pays qui l’a émise. On dit aussi "xénomonnaie", "eurodevise" ou "xénodevise".
Le préfixe "euro" provient du nom de la "Banque commerciale pour l’Europe du Nord" située à Paris et contrôlée par l’Union soviétique qui l’utilisa durant les années cinquante pour placer ses avoirs en dollars issus de la guerre (devenus des "eurodollars").
Plusieurs facteurs combinés expliquent le formidable développement des xénomonnaies depuis lors :
- les lois américaines des années soixante ont repoussé le marché des crédits en dollars en dehors des Etats-Unis ; la "réglementation Q", qui limitait sévèrement la rémunération des capitaux, incitait les offreurs à rechercher un meilleur rendement à l’étranger où ils rencontrèrent une demande rendue abondante par la "taxe d’égalisation des intérêts" qui interdisait aux Américains de tirer de placements à l’extérieur des Etats-Unis une meilleure rentabilité que celle obtenue sur leur propre marché et écartait donc de ce pays les emprunteurs européens, japonais ou autres ;
- l’augmentation des prix de l’énergie multiplia l’alimentation du circuit en "pétrodollars" en quête de "recyclage" (utilisation des revenus pétroliers) ;
- les "international banking facilities" (I.B.F.), instituées en 1981 par le gouvernement américain, autorisent les banques d’outre-Atlantique à intervenir, depuis les Etats-Unis, en toute liberté et sans charge fiscale, sur les euromarchés, en particulier celui du xénodollar (il s’agit donc d’activités financières offshore).
Euroobligation Voir euromarché.
Exigibilité Caractère de ce qui doit être acquitté ou remboursé à une date connue.
Exogène Qui provient de l’extérieur du système auquel l’élément étudié appartient (à opposer à "endogène"). Par exemple, si l’on considère le progrès technique comme le fruit d’inventions "tombées du ciel" (dues au hasard de l’imagination), on dira qu’il est exogène à l’économie. En revanche, on peut admettre qu’il est endogène (l’endogénéiser) en observant que les innovations proviennent des dépenses de recherche, c’est-à-dire de la variable économique que sont les investissements.