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| Papier financier | Voir effet financier. |
| Paradis fiscal | Pays à régime fiscal particulièrement modéré où les groupes dentreprises font souvent apparaître leurs profits en y installant une holding. On citera le Luxembourg, Monaco, les Bahamas et, pour les activités maritimes, le Liberia et Panama ("pavillons de complaisance" sous lesquels sont exploités les navires moyennant de très faibles impôts et une législation sociale peu contraignante). |
| Parité de change | Voir taux de change. |
| Part de collecte | Pourcentage des dépôts détenu par une banque. Plus le nombre de ses clients est important, plus élevé sera le montant des chèques émis par dautres établissements quils lui remettront, et plus sera confortable sa situation en chambre de compensation. |
| Participation financière | Part dau moins 20% du capital dune société détenue par une autre entreprise dans le cadre de sa stratégie industrielle ou commerciale (et non dans la perspective du seul rendement financier). |
| Pavillon de complaisance | Voir paradis fiscal. |
| Planche à billets | Voir émission monétaire. |
| Plan dépargne-logement | Voir épargne. |
| Plan dépargne populaire | Voir épargne. |
| Plus-value | Augmentation de la valeur dun bien ou dun titre mobilier dont bénéficie son propriétaire lors de la revente (antonyme de "moins-value") |
| Point dor | Limite (à la baisse ou à
la hausse) des fluctuations du taux de change en régime détalon-or. On dit aussi
"gold point". Si les détenteurs dune devise craignent une diminution de son cours sur le marché des changes, ils peuvent en demander immédiatement la contre-valeur en or. Mais ils doivent alors supporter le prix du transport du métal précieux et, finalement, la conversion ne se fera que si la décote de la monnaie compense ce coût. Ce seuil (point dor) déclenche les transferts dor qui mettent fin à la dévalorisation du numéraire. Comme le mécanisme inverse joue dans le pays émetteur de la devise, les points dor déterminent le plancher et le plafond des changements de parité autour du cours officiel. |
| Politique de règle | Voir politique monétaire. |
| Politique discrétionnaire | Voir politique monétaire. |
| Politique monétaire | Ensemble des
moyens mis en uvre par les pouvoirs publics pour contrôler la quantité des moyens
de paiement en circulation et le coût du crédit. |
| Polymonnaie | Voir monnaie composite. |
| Pool de lor | Regroupement des principales banques centrales décidées à coordonner leurs efforts pour maintenir la parité de lor à 35 dollars lonce en intervenant sur les marchés, comme le voulait le système de létalon de change-or. Créé en 1961, il fut dissous en mars 1968, la spéculation savérant la plus forte. |
| Pouvoir libératoire | Faculté dun signe monétaire dêtre accepté en réglement dun achat ou dune dette. |
| Prêteur en dernier ressort | Agent chargé dassurer lalimentation de léconomie en liquidités et donc dassumer les risques dune éventuelle insolvabilité globale du système financier. Ce rôle est détenu par les banques centrales. |
| Price earning ratio (P.E.R.) | Rapport de la valeur dun titre financier à sa rémunération annuelle ; le P.E.R. indique, par exemple, le nombre de dividendes annuels que représente le cours dune action ; plus il est faible et plus lachat est recommandé. |
| Principe de parité des pouvoirs dachat (P.P.P.A.) | Loi économique qui stipule que, sous leffet de la concurrence, des taux de change librement débattus sur le marché égalisent le prix des importations converti en monnaie domestique et celui des produits nationaux similaires. Cette notion est due à G. Cassel. |
| Produit dérivé | Instrument financier construit à partir dun titre ou dun indice "sous-jacent" permettant à un agent de réaliser des opérations sur lavenir pour se couvrir contre les risques ou en profiter ; support privilégié de la spéculation, les transactions sur produits dérivés connaissent une explosion depuis la fin des années quatre-vingt ; on retiendra principalement les opérations à terme (futures), les options, les swaps de taux ou sur devises., |
| Profitabilité | Indication de ce que rapporte vraiment un actif après déduction du "coût d'opportunité" des sommes ainsi immobilisées, c'est-à-dire de la rémunération (le taux d'intérêt réel par exemple) qu'elles auraient pu générer si elles avaient été simplement placées sur les marchés financiers ; la profitabilité est exprimée en pourcentage du capital engagé. |
| Provision | Somme quune entreprise réserve à un usage déterminé soit après paiement de limpôt sur les bénéfices, soit en franchise fiscale (pour dépréciation de stocks, pour investissement dans le cadre de la participation des salariés aux fruits de lexpansion...). |
| Quantitativisme | Voir monétarisme. |
| Ratio Cooke | Rapport comptable que les banques ayant une activité internationale sont contraintes de respecter par suite dune décision des banques centrales des grands pays industrialisés (Accord de Bâle, 1988). Leurs fonds propres doivent représenter au moins 8% des crédits accordés. |
| Réaménagement dune dette | Modification des
modalités de remboursement dune dette adoptée après négociation entre le
créancier et le débiteur. Celui-ci obtient le plus souvent un prêt-relais à taux
dintérêt et délai avantageux immédiatement utilisé au paiement de son emprunt
précédent. |
| Réel | - Estimé après
déduction des effets de la hausse des prix ; on parle ainsi de salaire réel ou de
taux réel dintérêt ; en ce sens, cet adjectif est synonyme des expressions
"en francs constants" et "en pouvoir dachat" |
| Réévaluation | Augmentation du cours dune monnaie (en devises) décidée par les pouvoirs publics en régime de changes fixes. Lanalyse en est la même que celle de la dévaluation, au signe près. On opposera ce terme à celui de revalorisation utilisé plutôt pour désigner un accroissement de parité en système de changes flexibles |
| Régime financier | Mode de
financement caractérisé par deux systèmes opposés, léconomie dendettement
ou léconomie de marchés (distinction due à John Richard Hicks). |
| Règle de McCallum | Voir politique monétaire. |
| Règle des trois D | Voir globalisation financière. |
| Règle de Taylor | Voir politique monétaire. |
| Règle dor | Taux dexpansion
idéal qui permet dobtenir la consommation par tête maximale tout en respectant
lidentité fondamentale entre linvestissement et lépargne. Le
néoclassique E.S. Phelps indique que ce taux (t) doit être égal au pourcentage
daccroissement démographique (n) et au taux de profit (i) tandis que le profit (P)
doit égaliser lépargne (E) ; la règle sécrit t = n = i P = E |
| Réglementation Q | Voir euromonnaie. |
| Règlement immédiat | Voir Bourse. |
| Règlement mensuel | Voir Bourse et marché à terme. |
| Rendement | Voir rentabilité. |
| Rentabilité | Rapport des revenus générés par un actif au capital engagé ; on dit aussi "rendement". |
| Rente | Revenu régulier obtenu sans contribution spécifique à la production.Une rente foncière différentielle échoit aux propriétaires de terres agricoles fertiles du fait que le prix tiré de leurs récoltes est au moins égal au coût supporté par les producteurs des régions les plus ingrates. Lorsquune entreprise ou une personne se trouve en position dobtenir un revenu supérieur à ce que voudrait la loi du marché (monopole, oligopole...), on dit quelle bénéficie dune rente de situation. |
| Rente financière | Revenu périodique versé aux souscripteurs de certains emprunts publics. |
| Réserve obligatoire | Quantité de
monnaie que les banques commerciales sont tenues de déposer sans rémunération auprès
de la banque centrale. |
| Réserves officielles de change | Devises et or monétaire accumulés par une banque centrale lors des périodes dexcédent de la balance des paiements et utilisés en période de déficit de cette dernière concurremment aux emprunts extérieurs. |
| Risque de change | Risque de perte encouru par un opérateur du fait des variations futures des taux de change. Par exemple, un exportateur français prend ce risque en signant un contrat de vente en dollars car la monnaie américaine peut se déprécier par rapport au franc dici au règlement, parfois très lointain, de la facture (le mécanisme inverse prévaut pour limportateur). On peut se " couvrir " en achetant ou en vendant des devises à terme en contrepartie de la transaction initiale. |
| Risque de système | Voir risque systématique. |
| Risque systématique | Possibilité dun dysfonctionnement du système économique provenant de sa structure elle-même qui conduit les agents, individuellement rationnels, à des comportements préjudiciables à lensemble. Par exemple, la spéculation financière, se nourrissant elle-même de ses anticipations autoréalisatrices, conduit à la formation de bulles puis à des crises. |
| Rognage | Fait de limer les pièces dor ou dargent pour récupérer un peu de métal précieux et pouvoir en fondre de nouvelles ; on parle de "seigneuriage" lorsque ce sont les pouvoirs publics qui avilissent la monnaie pour surmonter leurs problèmes de financement. |
| Securitisation | Voir titrisation. |
| Seigneuriage | Voir rognage. |
| Second marché | Voir Bourse. |
| Serpent monétaire | Dénomination familière du système monétaire en vigueur à lintérieur de la Communauté économique européenne davril 1972 à mars 1979. Il était caractérisé par des marges maximales de fluctuation des taux de change de ± 2,25% entre deux devises de la zone, lensemble variant lui-même de ± 2,25% par rapport au dollar, doù la métaphore du "serpent dans le tunnel" (dont il sortira en juin 1972 pour flotter au gré du marché par rapport à la monnaie américaine). |
| Service de la dette | Ensemble des charges liées à une dette. Elles comprennent le paiement des intérêts et les échéances de remboursement du capital. |
| Sicav | Voir organisme de placement collectif en valeurs mobilières. |
| Société de Bourse | Voir agent de change. |
| Société dinvestissement à capital variable | Voir organisme de placement collectif en valeurs mobilières. |
| Solvabilité | Qualité reconnue à une personne physique ou morale qui peut faire face à ses engagements et payer ce quelle doit. |
| Sous-jacent | Voir produit dérivé. |
| Spéculation | Achat de biens,
de titres ou de devises par un agent qui anticipe une augmentation du prix et prévoit
ainsi de les revendre ultérieurement avec profit, sans rien attendre de lemploi ou
de la transformation des actifs concernés. |
| Stérilisation | Opération de la banque centrale qui retire de sa propre monnaie sur le marché monétaire dans le but de compenser (stériliser) lémission consécutive à une intervention sur le marché des changes (achat de devises contre de la monnaie domestique lorsque la parité de celle-ci tend à augmenter). |
| Subvention | Aide monétaire apportée par lEtat, une collectivité locale ou un organisme public à un autre agent. En faveur des entreprises, on trouve notamment les primes à la création demplois, le soutien des cours agricoles, le financement de la recherche, les déductions fiscales pour investissement, la prise en charge dune partie des intérêts dus par certains emprunteurs qui ne paient que le reste du taux (qualifié alors de "bonifié")... |
| Swap | Echange de dettes effectué par deux agents dans le but de réduire le coût du remboursement. Par exemple, si une entreprise française peut obtenir un crédit à 10% en francs ou à 12% en dollars tandis quune firme américaine dispose de sa propre monnaie à 9% et de francs à 11%, elles emprunteront chacune sur son propre marché pour séchanger ensuite les fonds. |
| Système monétaire européen (S.M.E.) | Système de paiements
internationaux en vigueur du 13/3/1979 au 31/12/1998 à lintérieur de la
Communauté économique européenne. Les membres sengageaient à entretenir un taux
de change fixe à ± 2,25% près par rapport aux autre monnaies de la zone
(± 6% pour la Lire jusquà début 1990). Pour cela, les banques centrales intervenaient sur leur marché des changes afin daccroître loffre ou la demande de devises communautaires lorsque la valeur de leur monnaie diminuait ou augmentait au point de franchir un " seuil de divergence " calculé par rapport à lécu. Pour financer du système, elles déposaient 20 % de leurs réserves officielles de change en or et devises auprès du Fonds européen de coopération monétaire (Fecom) qui leur consentait en contrepartie un crédit permanent en écus. Elles utilisaient celui-ci à rembourser les avances quelles se consentaient mutuellement, chacune en sa monnaie, pour alimenter leurs interventions sur le marché. |