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A.B.S.A
Accord de Bâle
Accord du Louvre
Accords de Maastricht
Action
Actualisation
Actualisé
A.D.P.
Agent de change
Agio
Agrégat monétaire
Arbitrage
Arbitragiste
A terme
Autocontrôle
Balance-devise
Bancor
Banque
Banque centrale
Banque des règlements internationaux (B.R.I.)
Banque internationale pour la reconstruction et le développement (B.I.R.D)
Banque mondiale
Base
Big bang
Bilan
Billet de trésorerie
B.I.R.D.
B.I.S.F.
B.M.T.N.
Bon à moyen terme négociable
Bon à terme
Bon de souscription d'action
Bon du Trésor
Bon du Trésor à intérêt annualisé
Bon du Trésor à taux fixe
Bon émis par les institutions et sociétés financières
Bonification
Bonifié
Boucle de Hansen
Bourse
Bretton Woods
B.R.I.
B.T.A.N.
B.T.F.
Bulle spéculative (ou financière)
Capitalisation boursière
Capacité d’autofinancement (C.A.F.)
Cash flow
C.D.V
Certain
Certificat de dépôt
Certificat de droit de vote
Certificat d’investissement
Change
Change fixe
Change flexible
Change flottant
Charge de la dette
Clearing
Club de Paris
Coefficient d’endettement
Compensation
Comptant
Compte à vue
Concours à l’économie
Consolidation d’une dette
Contrainte extérieure
Contrat à terme
Contrepartiste
Contrôle des change
Convertibilité
Cotation
Cotation en continu
Cote
Cote de crédit
Cote officielle
Courbe des rendements
Courbe des taux
Courbe en J
Cours
Coût d’opportunité
Couverture à terme
(se) Couvrir à terme
Credit crunch
Crise financière
Délit d’initié
Dénouer une position
Désintermédiation
Dévaluation
Dévaluer
Dichotomie
Dividende
Droit de tirage spécial (D.T.S.)
Ecole de Chicago
Economie de marchés (financiers)
Economie d’endettement
Ecu (european currency unit)Ecu privé
Effet de levier
Effet d'éviction
Effet financierElasticités critiques
Emetteur d'un titre financier
Emission monétaire
Encadrement du crédit
En continu
Endettement des pays en voie de développement
Endogène
Epargne
Escompte
Etalon de change-or
Etalon-or
Eurocrédit
Eurodevise
Euromarché
Euromonnaie
Euroobligation
Exigibilité
Exogène
F.C.C.
F.C.P.
Finance directe
Finance indirecte
Fixing
Flottement (d'une monnaie)
Flotter (pour une monnaie)
Fonds commun de créances
Fonds commun de placement
Fonds européen de coopération monétaire (Fecom)
Fonds monétaire international (F.M.I.)
Future
Globalisation financière
Gold bullion standard
Gold exchange standard
Gold point
Gold specie standard
Gold standard
Groupe de Carthagène
Groupe des sept (G7)
Hedger
Hors-cote
Hot money
I.B.F.
Incertain
Indice boursier
Inflation
Institut d’émissio
Intermédiation de bilan
Intermédiation de marché
International banking facilities
Investissement direct
Investisseur institutionnel
Jobber
Junk bond
Krach boursier
L.B.O.
Leverage buy out
Levier financier
Liquidation
Liquidité
Liquidités
Loi de Gresham
Loi de Say
Loi des débouchés
Loi des (N-1) prix
Marché à terme
Marché dérive
Marché des changes
Marché des options 
Marché gris
Marché monétaire
Marché primaire
Marché secondaire
M.A.T.I.F.
Masse monétaire
Mezzanine
Mobilier
Mobilisation
Moins-value
Monep
Monétarisme
Monnaie
Monnaie composite
Monnaie-panier
Moratoire
Multiplicateur de crédit
Nominal
Nouveau marché
Notionnel
Nouvel instrument financier (N.I.F.)
Numéraire
Obligataire
Obligation
Obligation assimilable du Trésor (O.A.T.)
Offre publique d’achat ou d’échange (O.P.A. ou O.P.E.)
O.P.A.
O.P.C.V.M.
O.P.E.
Option
Organisme de placement collectif en valeurs mobilières (O.P.C.V.M.)
Papier financier
Paradis fiscal
Parité de change
Part de collecte
Participation financière
Pavillon de complaisance
Planche à billets
Plan d’épargne-logement
Plan d’épargne populaire
Plus-value
Point d’or
Politique de règle
Politique discrétionnaire
Politique monétaire
Polymonnai
Pool de l’or
Pouvoir libératoire
Prêteur en dernier ressort
Price earning ratio (P.E.R.)
Principe de parité des pouvoirs d’achat (P.P.P.A.)
Produit dérivé
Profitabilité
Provision
Quantitativisme
Ratio Cooke
Réaménagement d’une dette
Réel 
Réévaluation
Régime financier
Règle de McCallum
Règle des trois D
Règle de Taylor
Règle d’or
Réglementation Q
Règlement immédiat
Règlement mensuel
Rendement
Rentabilité
Rente
Rente financière
Réserve obligatoire
Réserves officielles de change
Risque de change
Risque de système
Risque systématique
Rognage
Securitisation
Seigneuriage
Second marché
Serpent monétaire
Service de la dette
Sicav
Société de Bourse
Société d’investissement à capital variable
Solvabilité
Sous-jacent
Spéculation
Stérilisation
Subvention
Swap
Système monétaire européen (S.M.E.)
Taux administré
Taux bonifié
Taux courant
Taux de change
Taux d’intérêt
Taxe d’égalisation des intérêts
Taxe Tobin
Taux flottant 
Taux naturel
Théorème de Marshall-Lerner
Théorème des élasticités critiques
Thésaurisation
Titre de créances négociables (T.C.N.)
Titre mobilier
Titre participatif
Titrisation
Trader
Transformation bancaire
Trappe à liquidités
Trappe à monnaie
Triangle d’impossibilité (ou d’incompatibilité)
Twin deficit
Usure
Valeur du Trésor
Valeur liquidative
Valeur mobilière
Vente à réméré
Volatilité
Xénodevise
Xénomarché
Xénomonnaie
Zinzin
Zone-cible
Zone monétaire optimale (Z.M.O.) 

 

F.C.C. Voir organisme de placement collectif en valeurs mobilières.
F.C.P. Voir organisme de placement collectif en valeurs mobilières.
Finance directe Voir régime financier.
Finance indirecte Voir régime financier.
Fixing Voir cotation.
Flottement (d'une monnaie) Voir change flexible.
Flotter (pour une monnaie) Voir change flexible.
Fonds commun de créances Voir organisme de placement collectif en valeurs mobilières.
Fonds commun de placement Voir organisme de placement collectif en valeurs mobilières.
Fonds européen de coopération monétaire (Fecom) Organisme créé en octobre 1972 avec pour mission de superviser et promouvoir les concours en devises entre banques centrales des pays de la Communauté économique européenne. De mars 1979 au 31/12/1998, il disposait de 20% des réserves de change, en numéraire et en or, des membres de la C.E.E.. Il accordait aux autorités monétaires nationales des crédits en écus utilisés au remboursement des emprunts à très court terme qu’elles se consentaient mutuellement pour intervenir sur leur marché des changes et respecter les parités officielles (le pouvoir libératoire de l’Ecu était cependant limité à 50% de la dette, le reste devant être honoré en devises, voire en or). Le Fecom a été remplacé par la Banque centrale européenne au 1er janvier 1999.
Fonds monétaire international (F.M.I.) Institution créée en 1944 par le traité de Bretton Woods dont la fonction essentielle est de consentir des prêts en devises aux banques centrales qui en font la demande pour honorer un déficit extérieur ou intervenir sur leur marché afin de respecter un engagement de taux de change fixe ; chaque pays membre alimente le Fonds en lui versant une quote-part (un quart en or, le reste en monnaie nationale). Pendant la période de fonctionnement du système de Bretton Woods, le F.M.I. a en outre fait fonction de "gendarme des parités" puisque les participants devaient en principe l’informer de toute dévaluation ou réévaluation, voire demander son accord pour un changement supérieur à 10%.
Future Voir produit dérivé.
Globalisation financière Transformation des institutions, techniques et pratiques des agents aboutissant à l’unification des marchés financiers dans l’espace (entre les pays) et dans le temps (entre les différents termes des opérations).
Henri Bourguinat caractérise la globalisation par la "règle des trois D" :
- le décloisonnement des marchés résulte de la liberté d’accès accordée à tous les agents, de la despécialisation des opérateurs, de l’abandon de la distinction banques d’affaires/banques de dépôts, des arbitrages permanents entre court et long termes, de la suppression du contrôle des changes et donc de l’interconnexion entre toutes les places mondiales… ;
- la déréglementation se lit dans la disparition progressive de l’encadrement du crédit, des taux d’intérêt administrés ou bonifiés, des prêts réservés à certaines activités, des règles prudentielles autrefois imposées aux banques… ;
- la désintermédiation s’analyse comme le développement de la finance directe de marchés où se rencontrent épargnants et emprunteurs, au détriment de la finance indirecte caractérisée par la transformation bancaire de l’épargne en prêts accordés aux emprunteurs.
Gold bullion standard Voir convertibilité.
Gold exchange standard Voir étalon de change-or.
Gold point Voir point d’or.
Gold specie standard Voir convertibilité.
Gold standard Voir étalon-or.
Groupe de Carthagène Ensemble des pays très endettés d’Amérique latine. Ils se réunissent parfois pour faire pression sur leurs créanciers ou s’accorder mutuellement des crédits.
Groupe des sept (G7) Ensemble des sept pays développés à économie de marché les plus puissants. Les représentants des Etats-Unis, du Japon, de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, de la Grande-Bretagne et du Canada (auxquels s’ajoute le Président de la Commission européenne) se réunissent régulièrement pour chercher des convergences entre leurs politiques économiques et leurs stratégies vis-à-vis du reste du monde.
Hedger

Agent qui procède à une opération de couverture sur un marché à terme.

Hors-cote Voir Bourse.
Hot money fonds très mobiles à la recherche de placements spéculatifs qui peuvent déstabiliser les taux de change par des mouvements massifs d’achat/vente entre devises.
I.B.F. Voir euromonnaie.
Incertain Voir taux de change.
Indice boursier Indice, base 100 à une date arbitraire, qui varie proportionnellement à la valeur des actions cotées sur une place financière, c’est-à-dire comme la somme des variations des cours, pondérée par l’importance de chacun des titres dans les échanges (indices "C.A.C. 40" - cotation assistée en continu - à Paris, Dow Jones à New York, Nikkei à Tokyo...).
Inflation Dérèglement macroéconomique affectant les processus de formation, de répartition et/ou de dépense du revenu et qui se manifeste par une hausse autoentretenue des prix. Alimentée par l’émission monétaire, elle a pour ressort la lutte pour le partage des richesses.
Institut d’émission Voir banque centrale.
Intermédiation de bilan Voir transformation bancaire.
Intermédiation de marché Voir désintermédiation.
International banking facilities Voir euromonnaie.
Investissement direct

Achat d'une partie significative (10%) du capital d'une entreprise par une firme d'une autre nationalité‚ qui poursuit ainsi une stratégie industrielle ou commerciale (la rémunération du placement passe au second plan).

Investisseur institutionnel Acteur particulièrement déterminant des marchés financiers du fait de l’importance des fonds qu’il est amené à y placer ; les investisseurs institutionnels (familièrement les "zinzin"), regroupent les organismes de placement collectif (OPC), les compagnies d’assurances et les fonds de pension.
Jobber Voir contrepartiste.
Junk bond ("Bon de pacotille") : obligation à haut risque et taux d’intérêt élevé émise par un individu ou une société qui désire racheter une entreprise mais ne dispose au départ que d’une petite fraction des fonds nécessaires (10 à 20%). Le plus souvent, l’acquéreur procède simultanément à un emprunt bancaire pour environ la moitié du montant de l’opération dans laquelle les junk bonds interviennent en complément (la "mezzanine"). Ce type de montage financier à base d’endettement est appelé leverage buy out (L.B.O.).
Krach boursier Effondrement brutal du cours des actions cotées sur une place financière. Il peut avoir des conséquences économiques dramatiques si, à cause de la détérioration de leur patrimoine, les entreprises renoncent à investir et les banques à financer le système productif.
L.B.O. Voir junk bond.
Leverage buy out Voir junk bond.
Levier financier Effet de multiplication ou de division du rendement des fonds propres d’une entreprise qui a contracté un emprunt.
Liquidation Voir marché à terme.
Liquidité

Qualité d’un marché financier sur lequel les opérateurs trouvent facilement une contrepartie à leur offre ou à leur demande.

Liquidités Ensemble des moyens de paiement en circulation.
Loi de Gresham Observation du fait que, lorsque deux monnaies métalliques circulent concurremment (bimétallisme), la "mauvaise" (celle qui inspire le moins confiance) chasse la "bonne" (qui disparaît car on la thésaurise). Inéluctablement, le monométallisme finit par s’imposer de lui-même.
Loi de Say Règle établie par Jean-Baptiste Say selon laquelle "les produits achètent les produits" puisque l’offre, en rémunérant travail et capital, distribue des revenus qui alimentent la demande correspondante. On dit aussi "loi des débouchés".
Loi des débouchés Voir loi de Say.
Loi des (N-1) prix Règle selon laquelle, lorsque n objets s’échangent, il existe (n-1) prix librement débattus (indépendants), dont se déduit le dernier. Si, en régime de troc, trois produits A s’échangent contre deux unités de B et quatre de C, B vaudra forcément deux biens C. Dans le cas d’une économie avec monnaie, l’objet sans prix débattu est le numéraire.
Marché à terme

Marché sur lequel on négocie quantité et prix d’une transaction qui sera exécutée (livraison et paiement) à une date future.
Les pratiques de la bourse des valeurs fournissent une bonne illustration du fonctionnement des marchés à terme (également utilisés pour les matières primaires et les devises).
Sur le marché du "règlement mensuel", on convient, un jour quelconque du mois boursier, d’une opération au cours en vigueur, qui sera dénouée à la liquidation (on procédera à l’échange lors de la septième séance quotidienne précédant la fin du mois, soit entre le 19 et le 23 selon les jours ouvrables). Cette procédure constitue une possibilité de spéculation lorsque, par exemple, on vend à terme le 5 des titres que l’on ne possède pas et que l’on achètera le 18, espérant une diminution de la cote entre les deux dates, ou lorsque, à l’inverse, on joue à la hausse en "prenant" en début de mois. Pour un investisseur, le règlement mensuel est aussi un moyen de se couvrir en réalisant conjointement une acquisition au comptant et une cession à terme ; il se garantit ainsi contre toute dépréciation du cours (il se "couvre à terme").
Plus métaphorique encore, le marché des options permet de n’acquérir (et négocier) que le droit d’acheter ou de vendre. Par exemple, le détenteur d’une action, qui craint la diminution du cours mais désire la conserver pour le cas où ce dernier augmenterait néanmoins, se procure une option de vente jusqu’à un cours plafond ; si, à la date convenue, le titre se trouve en-dessous de celui-ci, il sera vendu au prix prévu mais, s’il s’est apprécié, l’opérateur le conservera en perdant seulement le coût de son option, qui a donc joué pour lui un rôle d’assurance. Le mécanisme est inverse dans le cas d’un achat. Organisé depuis septembre 1987, le marché des options négociables de Paris (Monep) porte seulement sur les actions de quelques très grandes sociétés ou sur un "panier" virtuel de titres représentant l’indice C.A.C.40.
Enfin, sur le marché à terme international de France (M.A.T.I.F., anciennement marché à terme d’instruments financiers), on acquiert ou on vend dans le futur des contrats sur un "panier" virtuel d’obligations représenté par un titre imaginaire dit "emprunt notionnel" qui est par ailleurs l’objet de transactions à terme d’options. Sont également cotés des contrats sur le taux d’intérêt interbancaire européen et sur l’indice C.A.C.40. Le M.A.T.I.F. offre donc une couverture contre l’augmentation du taux d’intérêt (qui déprécie les obligations et les actions) et une possibilité de spéculer sur les variations futures de celui-ci. Les opérateurs sont forcément sélectionnés par le montant minimal des contrats (500.000F pour le notionnel) et, en fait, interviennent surtout les banques, les investisseurs institutionnels et les trésoriers des grandes entreprises.

Marché dérivé Voir produit dérivé.
Marché des changes Lieu où les monnaies s’échangent les unes contre les autres conformément à la loi de l’offre et de la demande. A Paris, il est situé au sous-sol du Palais Brongniart ("la Bourse").
Marché des options  Voir marché à terme.
Marché gris Voir Bourse.
Marché monétaire

Marché sur lequel les banques commerciales s’échangent leurs excédents et leurs besoins en monnaie fiduciaire contre des effets financiers et moyennant taux d’intérêt. La banque centrale y intervient elle-même pour refinancer l’économie et mettre la politique monétaire en œuvre. Aux opérations des établissements de crédit ("marché interbancaire") s’ajoutent celles des autres agents, qui ont tous accès à ce marché (depuis 1986 en France).
L’institut d’émission accroît ou réduit les liquidités en achetant ou en vendant des titres de créances négociables et des effets représentatifs de crédits contre son propre numéraire moyennant un taux d’intérêt qui influe largement sur le prix de la monnaie déterminé par le marché interbancaire ; ce "loyer de l’argent au jour le jour" varie tout au long de chaque séance quotidienne et commande, par contagion, tous les taux. La banque centrale contrôle ainsi l’émission monétaire en régulant le coût du crédit et donc les quantités de moyens de paiement mises en circulation. En fait, la plupart de ces opérations constituent des ventes à réméré : le papier financier est "pris en pension" lors de l’achat puis rendu au vendeur au terme convenu. Les transactions se déroulent par la voie des télécommunications et par l’intermédiaire de courtiers et de maisons de réescompte.

Marché primaire Marché financier sur lequel sont proposés des titres nouvellement émis.
Marché secondaire Marché financier sur lequel s’échangent des titres déjà en circulation ("d’occasion").
M.A.T.I.F. Voir marché à terme.
Masse monétaire Ensemble des moyens de paiement en circulation à une date donnée.
C’est généralement l’institut d’émission qui est chargé de tenir les statistiques monétaires. La Banque de France ventile les moyens de paiement en différents agrégats classés par ordre décroissant de liquidité :
- M1 comprend la monnaie fiduciaire (billets et pièces) et les dépôts à vue auprès des banques, de la Poste, du Trésor public et de la Caisse des dépôts et consignations (C.D.C.) ;
- M2 englobe M1 et les placements à vue, c’est-à-dire le montant des livrets et comptes d’épargne ;
- M3 ajoute à M2 les placements à terme (bons d’épargne et de caisse...), les avoirs en devises, les titres du marché monétaire émis par les établissements de crédit (certificats de dépôt, bons), les actions des Sicav de court terme et les parts des fonds communs de placement de court terme ; dans la terminologie de la Banque de France, M3 désigne la masse monétaire ;
- M4 additionne M3 et les titres du marché monétaire émis par les agents non financiers (billets de trésorerie des entreprises, bons de Trésor...) et l’épargne contractuelle (livrets d’épargne-logement…).
Pour apprécier la liquidité de l’économie, il convient évidemment de rapporter les agrégats monétaires au P.I.B.
Mezzanine Voir junk bond.
Mobilier Voir titre mobilier.
Mobilisation Echange d’un effet financier ou de commerce contre sa valeur en monnaie. Cette opération est faite à la demande soit d’une entreprise auprès d’une banque (escompte), soit de celle-ci auprès de l’institut d’émission (réescompte ou marché monétaire).
Moins-value Voir plus-value.
Monep Voir marché à terme.
Monétarisme Ensemble des économistes qui préconisent un strict contrôle de l’émission monétaire pour juguler l’inflation, selon eux source de désordres et de politiques de freinage, donc de chômage ultérieur. Ils appuient leur raisonnement sur l’équation de Fisher, désapprouvent l’intervention de l’Etat, le déficit budgétaire et les manipulations monétaires, et attribuent la responsabilité de la crise aux "fautes" contre le libéralisme (politique keynésienne, Etat-providence...). Leur maître incontesté est Milton Friedman (né en 1912), conseiller du Parti républicain des Etats-Unis, de Richard Nixon et de nombreux pays en voie de développement ; Jacques Rueff (1896-1978) et Allan Meltzer sont également membres de cette école qu’on qualifie aussi de "quantitativiste" ou encore "de Chicago" (où enseignait M. Friedman).
Monnaie

Symbole de la valeur économique à pouvoir libératoire, c’est-à-dire accepté en contrepartie d’un bien, d’un service, d’une créance ou d’un dommage. On dit aussi "numéraire".
A la suite du troc, ce sont des marchandises qui ont servi de monnaie (grains, barres de sel...) avant que n’apparaissent les numéraires métalliques (or, argent, bronze... sous forme de lingots ou de pièces d’abord "pesées" puis "comptées" pour leur valeur faciale). Plus pratiques, circulèrent ensuite des certificats de dépôt (les "billets"), documents convertibles en métal précieux et que la loi fait bientôt obligation d’accepter en paiement (cours légal). Leur multiplication ébranlera parfois la confiance des usagers (système de Law, assignats). A la faveur de la première guerre mondiale et presque partout dans le monde, les billets deviennent inconvertibles et prennent de ce fait la qualité de monnaie fiduciaire, c’est-à-dire fondée sur la confiance en l’autorité qui l’émet, puisque jamais plus on ne pourra en obtenir la contre-valeur en or (cours forcé) ; il en va de même pour la "monnaie divisionnaire", autrement dit les pièces. L’usage des chèques ("monnaie scripturale") puis de l’informatique (cartes, virements automatiques et autres outils de la "monnaie électronique" ou "monétique") achève le processus de dématérialisation des supports.
Quelle que soit sa forme, la monnaie doit assumer trois fonctions :
- favoriser les échanges en étant acceptée de tous comme équivalent général (fonction de transaction) ;
- mesurer la valeur grâce à un support divisible (fonction d’unité de compte) ;
- conserver son intégrité à travers le temps (fonction de thésaurisation).

Monnaie composite Unité de compte dont la valeur est fixée arbitrairement au départ puis évolue comme la moyenne pondérée des variations des monnaies nationales qui la composent ; elle représente en quelque sorte le centre de gravité d’un système monétaire. L’ancien écu européen et le Droit de tirage spécial (D.T.S.) du Fonds monétaire international constituent des exemples de monnaies composites. On dit aussi "monnaie-panier" ou "polymonnaie".
Monnaie-panier Voir monnaie composite.
Moratoire Délai accordé ou imposé à l’exécution d’une obligation légale ou contractuelle. Par exemple, on dit que le Mexique décida unilatéralement un moratoire sur sa dette lorsqu’il suspendit ses remboursements en 1982.
Multiplicateur de crédit Rapport de la masse monétaire au montant des billets et pièces en circulation. Il donne une indication sur la quantité de monnaie fiduciaire dont les agents doivent disposer et, à l’inverse, montre les conséquences de l’émission de celle-ci sur la liquidité de l’économie.
Nominal Tel qu’exprimé sur un document (en unité monétaire courante). Le prix nominal est indiqué sur l’étiquette du produit, le salaire nominal se lit sur la fiche de paie et une action porte l’inscription de sa valeur nominale. Ce terme est à opposer à "réel". On dit aussi "en francs courants".
Nouveau marché Voir Bourse.
Notionnel Voir marché à terme.
Nouvel instrument financier (N.I.F.) Moyen de collecte de l’épargne apparu (en France) durant les années quatre-vingt et qui a pour effet d’assouplir le système monétaire et de décloisonner les différents compartiments traditionnels (à court, moyen ou long termes, obligations/actions, taux d’intérêt fixe ou variable...). La création des nouveaux instruments financiers répond à la double ambition de faire de Paris une grande place internationale et de connecter les différents marchés de fonds prêtables afin de rendre efficace la régulation de l’émission monétaire par les taux d’intérêt.
A titre d’illustration, on citera quelques uns de ces nouveaux instruments financiers :

- les Sicav et fonds communs de placement de court terme proposent aux agents des rendements qui dépendent directement du marché monétaire où ces organismes placent 40% de leurs disponibilités (au maximum); les épargnants échappent ainsi à la règle qui limite très rigoureusement la possibilité de bénéficier d’un taux " libre " (suivant l’évolution du marché) sur les dépôts ;
- les titres participatifs émis par les entreprises nationalisées ou les coopératives et les certificats d’investissement des firmes privées offrent un compromis entre actions et obligations (ni droit de vote, ni échéance mais une rémunération pour partie fixe, pour partie indexée sur les résultats) ;
- les billets de trésorerie permettent aux entreprises de se financer mutuellement par des opérations de face-à-face, la banque n’intervenant que pour assurer la "ligne de substitution", c’est-à-dire la garantie de reprise du billet à l’échéance.

Numéraire Voir monnaie.
Obligataire Voir obligation.
Obligation Titre remis par une entreprise ou une administration aux épargnants qui ont souscrit une part de l’"emprunt obligataire" qu’elle a lancé. L’obligation rapporte un intérêt et est remboursable à terme convenu, souvent par tirages au sort annuels ("obligations à lots").
Il en existe divers types particuliers :
- les "obligations à coupon zéro" ne rapportent aucun intérêt mais donnent droit au versement d’une prime élevée et convenue d’avance lors du remboursement ;
- les "obligations à bon de souscription" offrent la possibilité à leur détenteur de souscrire à une ou plusieurs actions ou obligations de la société lors d’une émission ultérieure (à une date donnée et pour un prix convenu) ; le bon peut être coté en Bourse et sa valeur progresse plus rapidement que celle du titre auquel il est attaché lorsque celui-ci s’apprécie (effet de levier) ;
- les "obligations convertibles" servent un intérêt inférieur à celui du marché mais peuvent s’échanger contre une action ou une obligation de la société ;
- les "obligations à taux variable" rapportent un taux d’intérêt révisé périodiquement (une ou deux fois par an) en fonction d’un indicateur de référence (taux des émissions d’Etat par exemple).
Obligation assimilable du Trésor (O.A.T.) Titre remis aux épargnants qui ont souscrit à un emprunt à long terme (dix ou trente ans) de l’Etat français. L’O.A.T. rapporte un intérêt et est remboursable à terme convenu.
Offre publique d’achat ou d’échange (O.P.A. ou O.P.E.) Opération d’une société qui propose publiquement d’acheter à prix fixe (et élevé) les actions d’une autre entreprise, ou de les échanger contre les siennes, ceci dans le but d’en contrôler le capital.
O.P.A. Voir offre publique d'achat ou d'échange.
O.P.C.V.M. Voir organisme de placement collectif en valeurs mobilières.
O.P.E. Voir offre publique d'achat ou d'échange.
Option Voir marché à terme.
Organisme de placement collectif en valeurs mobilières (O.P.C.V.M.) 

Organismes proposant aux épargnants d’acheter des parts de leur capital qui est placé par des professionnels sur les marchés ; le rendement des valeurs ainsi détenues alimente la rémunération des parts de l’O.P.C.V.M. que l’on peut revendre sur un marché secondaire.
Les sociétés d’investissement à capital variable (Sicav) et les fonds communs de placement (F.C.P.) valorisent leur capital en actions, obligations, bons du Trésor, titres de créances négociables du marché monétaire... Aux termes de la loi, les Sicav possèdent un capital minimal supérieur à celui des F.C.P..
Les fonds communs de créances (F.C.C.) utilisent leurs disponibilités en achetant des paquets de créances détenues par les établissements de crédit (voir titrisation).