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| A.B.S.A | Voir action. |
| Accord de Bâle | Voir ratio Cooke. |
| Accord du Louvre | Convention passée le 22
février 1987 entre les cinq principaux pays occidentaux aux termes de laquelle les
participants décident de limiter les fluctuations des taux de change de leur monnaie
autour de parités jugées économiquement souhaitables (concept des zones-cibles). Pour atteindre cet objectif, Etats-Unis, Japon, République fédérale allemande, France et Grande-Bretagne sengagent à coordonner les politiques économiques nationales et à intervenir sur les marchés des changes par lintermédiaire de leur banque centrale. Afin de déjouer la spéculation, les fourchettes de variation et les parités sont tenues secrètes. Cet accord fait suite à la réunion du même "groupe des cinq", au Plazza de New York le 22 septembre 1985, à lissue de laquelle les Etats-Unis ont annoncé leur volonté de laisser le dollar se dévaloriser dans le but de renforcer la compétitivité de léconomie américaine et de redresser leur balance commerciale lourdement déficitaire. Entre les deux dates, le billet vert a perdu environ un quart de sa valeur contre les autres monnaies. |
| Accords de Maastricht | Ensemble des décisions prises les 9 et 10 décembre 1991 par les pays de la Communauté économique européenne. Les signataires sengagent notamment à renforcer la "convergence" des politiques conjoncturelles nationales et à créer au 1er janvier 1994 un Institut monétaire européen (I.M.E.) chargé de préparer pour le 1er janvier 1997 (ou, au plus tard, le 1er janvier 1999) linstauration dune banque centrale européenne et dune monnaie unique (leuro) pour les membres qui rempliront les conditions posées par les institutions communautaires. Parallèlement à ces avancées de lUnion économique et monétaire (U.E.M.), les "Douze" ont projeté dapprofondir leur collaboration en matières diplomatique, militaire et sociale. |
| Action | Titre représentatif de la
propriété dune partie du capital dune société anonyme ou en commandite par
actions (sociétés de capitaux). Elle donne droit à participer aux assemblées
générales dactionnaires, qui élisent les dirigeants et prennent les décisions
fondamentales (une voie par action le plus souvent), et à une fraction des bénéfices
("dividende") proportionnelle à la part du capital de lentreprise que
représente laction. Celle-ci ne fait pas mention de lidentité du
propriétaire (titre "anonyme" ou "au porteur"). Il en existe divers types particuliers : - les "actions à droit de vote privilégié" donnent un droit de vote double à leur détenteur pourvu quils soient nominativement désignés depuis au moins deux ans ; - les "actions à bon de souscription daction" (A.B.S.A.) permettent aux porteurs dacquérir à prix convenu dautres actions de la société lors démissions ultérieures ; le bon lui-même peut être coté en Bourse ; - les "actions à dividende prioritaire" (A.D.P.) ne comportent aucun droit de vote mais rapportent en priorité aux porteurs des dividendes égaux au minimum à 7,5% de la valeur faciale du titre (elle-même égale à celle des actions ordinaires) ; - les certificats de droits de vote (CDV) permettent dattribuer le droit de participer aux assemblées générales à des personnes nayant apporté aucun fonds à la société. |
| Actualisation | Calcul de la valeur actuelle dun bien ou dun titre connaissant son prix à une date passée ou future. Dans le premier cas, il convient daugmenter ce prix et dans le second de le diminuer pour tenir compte de linflation et de leffet du temps qui déforme la perception psychologique de la valeur ("dépréciation du futur" selon Eugen Böhm-Bawerk). |
| Actualisé | Voir actualisation. |
| A.D.P. | Voir action. |
| Agent de change | Officier ministériel dont la charge consistait à intervenir à la Bourse des valeurs ou sur le marché des changes pour le compte de ses clients. Les agents de change avaient le monopole légal de cette activité en France mais ont été remplacés par 45 "sociétés de Bourse" qui ne jouissent plus de ce privilège depuis le 1er janvier 1992. |
| Agio | Différence entre la valeur nominale dun actif financier (devises, effet, titre mobilier) et la somme de monnaie quon espère retirer de sa vente ; lagiotage consiste à provoquer des variations des taux de change ou du cours des marchandises dans le but de réaliser un profit (un agioteur est un spéculateur). Une banque peut diminuer(débiter) le montant du compte courant dun de ses clients en retenant des agios, cest-à-dire un intérêt sur un débit passager. |
| Agrégat monétaire | Voir masse monétaire. |
| Arbitrage | Double opération dun agent qui simultanément achète et vend des produits financiers sur deux marchés différents afin de profiter dun écart de cours, de rendement, de taux de change. |
| Arbitragiste | Voir arbitrage. |
| A terme | Voir marché à terme. |
| Autocontrôle | Situation dune société qui contrôle son propre capital dont elle détient la majorité des actions, directement ou par lentremise de ses filiales. |
| Balance-devise | Dette dun pays à légard de non-résidents, libellée en sa propre monnaie. Par exemple, les détenteurs de dollars en circulation en-dehors des Etats-Unis (eurodollars) détiennent une créance sur léconomie américaine et, en cas de crise de confiance, ces balances-dollar peuvent nuire au taux de change du billet vert si les porteurs cherchent à les échanger massivement contre dautres devises. |
| Bancor | Etalon monétaire international dont la création fut proposée par John Maynard Keynes lors de la conférence de Bretton Woods (1944) et qui aurait servi de référence pour déclarer les taux de change. A lidée de lauteur britannique, le Traité préféra le système de létalon de change-or. |
| Banque | Entreprise dont
lactivité principale consiste à consentir des crédits et à collecter
lépargne, ce qui lui donne la fonction bien particulière démettre de la
monnaie. En outre, elle propose à sa clientèle des services divers (conseil aux
épargnants, réalisation dopérations financières, location de coffres...). Enfin,
elle peut investir directement dans le capital des sociétés à condition de respecter
des règles de sécurité quédictent les pouvoirs publics dans le but
déviter le krach (faillite bancaire) des établissements qui auraient trop misé
sur des affaires en difficulté (on sexposerait alors à lécroulement
dun système frappé par la défiance puis la panique des déposants). Les banques
sont répertoriées parmi les "établissements de crédit" dans la nomenclature
des secteurs institutionnels de la comptabilité nationale. On dit aussi "banque
commerciale" et "banque de second rang". Pour des raisons de prudence, la loi différenciait jusquen 1966 les banques de dépôt spécialisées dans la gestion des fonds reçus du public, moyennant une limitation sévère des risques (ressources et emplois de court terme), et les banques daffaires dont la mission consistait à investir dans les entreprises des disponibilités issues pour lessentiel de leurs fonds propres et demprunts à long terme. |
| Banque centrale | Etablissement financier chargé par la collectivité démettre la monnaie fiduciaire, de mettre en uvre la politique monétaire et de gérer les réserves officielles de change (par exemple, la Banque centrale européenne). Lorsquelle est autonome, elle définit elle-même cette politique conformément aux buts qui lui ont été assignés. On dit aussi "banque de premier rang" ou "Institut démission". |
| Banque des règlements internationaux (B.R.I.) | Organisme financier international chargé à l'origine de gérer les emprunts liés aux réparations de guerre allemandes. Installée à Bâle depuis sa création en 1930, la B.R.I., est une société anonyme ayant pour principaux actionnaires les grandes banques centrales européennes. Celles-ci lui demandent souvent d'intervenir en leur nom sur les marchés des changes. Elle constitue une cellule de réflexion très écoutée en matière monétaire et consent des prêts d'urgence aux pays débiteurs dont l'éventuelle défaillance mettrait en péril l'équilibre financier mondial. |
| Banque internationale pour la reconstruction et le développement (B.I.R.D) | Voir Banque mondiale. |
| Banque mondiale | Organisme financier créé en 1944 à Bretton Woods et dont les membres sont tous les Etats participants au F.M.I.. Le "Groupe de la Banque mondiale" comprend en fait trois organismes, l'Association internationale pour le développement (A.I.D.) qui consent des crédits avantageux aux pays très pauvres, la Société financière internationale (S.F.I.) chargée de prêter aux entreprises privées, et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (B.I.R.D.) dont il est plus particulièrement question ici. Durant l'après-guerre, la B.I.R.D. contribua à la reconstruction européenne. Aujourd'hui, elle se consacre surtout aux pays en développement et leur accorde des crédits destinés à financer des projets précis d'équipement ou les politiques d'ajustement conduites par les gouvernements. Les ressources de la B.I.R.D. proviennent de son capital, de l'émission d'obligations et de la revente de titres de créances. |
| Base | - Différence en
points entre taux long et taux court dintérêt sur la période de lopération
à terme envisagée ; |
| Big bang | Ensemble des mutations intervenues durant les années quatre-vingt sur la plupart des grandes places financières mondiales. Les innovations portent sur les produits (nouveaux instruments financiers) et les institutions. |
| Bilan | Document comptable indiquant ce que possède l'entreprise (actif) et ses sources de financement (passif) ; il s'agit donc d'une addition de stocks ; ses deux colonnes sont toujours d'un même montant puisqu'elles sont la contrepartie l'une de lautre. |
| Billet de trésorerie | Voir nouvel instrument financier. |
| B.I.R.D. | Voir Banque mondiale. |
| B.I.S.F. | Voir titre de créances négociables. |
| B.M.T.N. | Voir titre de créances négociables. |
| Bon à moyen terme négociable | Voir titre de créances négociables. |
| Bon à terme | Voir épargne. |
| Bon de souscription d'action | Voir action. |
| Bon du Trésor | Voir valeur du Trésor. |
| Bon du Trésor à intérêt annualisé | Voir valeur du Trésor. |
| Bon du Trésor à taux fixe | Voir valeur du Trésor. |
| Bon émis par les institutions et sociétés financières | Voir titre de créances négociables. |
| Bonification | Voir taux bonifié. |
| Bonifié | Voir taux bonifié. |
| Boucle de Hansen | Voir contrainte extérieure. |
| Bourse | Lieu où se rencontrent
loffre et la demande de titres mobiliers (bourse des valeurs) ou de marchandises
(bourse de commerce). La bourse des valeurs de Paris, installée au Palais Brongniart, offre plusieurs "compartiments" aux opérateurs : - la cote officielle des actions denviron 700 sociétés "admises" par la Commission des opérations de Bourse (C.O.B.) car elles réunissent certaines conditions de dimension et de sérieux ; elles confient au moins 25% de leur capital aux échanges (ou plus de 500.000 actions) ; - le "second marché" des actions de moyennes sociétés tenues de mettre en circulation au moins 10% de leur capital, ladmission étant très simplifiée par rapport à celle de la cote officielle ; - le nouveau marché accueille les jeunes entreprises espérant une forte croissance mais dont lactivité innovante présente des risques (déductions fiscales pour les épargnants) ; - le hors-cote pour les entreprises absentes des deux précédents compartiments ("marché gris" sans réglementation et aux cotations très irrégulières) ; - le marché des obligations sur lequel interviennent essentiellement les investisseurs institutionnels (caisses de retraite, compagnies dassurance, Sicav, Caisse des dépôts et consignations...), les trésoriers des très grandes entreprises et les banques. Les produits financiers séchangent de trois manières différentes. Au comptant ("règlement immédiat"), lopération est définitive et donne lieu à paiement le jour même. Sur le marché à terme (" règlement mensuel "), on convient dune transaction qui sera dénouée plus tard, à la liquidation mensuelle. Le compartiment des options permet de nacquérir quun droit dachat ou de vente quon fera éventuellement valoir à une date future. La Bourse est essentiellement un "marché de loccasion" des titres qui offre à lépargnant une grande liquidité pour ses placements (revente rapide) et aux sociétés de capitaux un financement à long terme (la circulation des actions naffecte pas les ressources de lentreprise). Plus généralement, elle facilite la rencontre de loffre et de la demande de fonds prêtables et assure la fluidité du marché de la monnaie. |
| Bretton Woods | Voir étalon de change-or. |
| B.R.I. | Voir Banque des règlements internationaux. |
| B.T.A.N. | Voir valeur du Trésor. |
| B.T.F. | Voir valeur du Trésor. |
| Bulle spéculative (ou financière) | Voir spéculation. |
| Capitalisation boursière | Valeur totale de tous les titres cotés sur un marché financier, y compris ceux qui ne sont pas appelés à changer de main ; pour chacun deux, on fait le produit du nombre de valeurs en circulation par le cours et on additionne le tout. |
| Capacité dautofinancement (C.A.F.) | Voir cash flow. |
| Cash flow | Ressources monétaires dégagées de lexploitation annuelle dune entreprise dont il indique la "capacité dautofinancement" (C.A.F.). Qualifié de brut, il comprend le bénéfice net, les provisions non exigibles et les amortissements ; en retranchant ces derniers, on obtient le cash flow net. |
| C.D.V | Voir action. |
| Certain | Voir taux de change. |
| Certificat de dépôt | Voir titre de créances négociables. |
| Certificat de droit de vote | Voir action. |
| Certificat dinvestissement | Voir nouvel instrument financier. |
| Change | Voir marché des changes. |
| Change fixe | Parité déchange
dune monnaie contre une autre maintenue au voisinage dune valeur fixe. Trois procédés peuvent être utilisés : - définir les deux monnaies par une quantité dor ou dargent, ce qui aboutit à un rapport déchange inverse de celui des poids de métal (régime de létalon-or) ; - centraliser les règlements internationaux (système de clearing) et en confier le monopole aux banques centrales ; - demander à celles-ci dacheter ou de vendre des devises sur un marché des changes libre pour agir sur loffre ou la demande et " tenir " le taux de conversion annoncé (étalon de change-or ou Système monétaire européen). Pour évaluer avantages et limites des changes fixes, il suffit dinverser les propositions émises à larticle "change flexible". |
| Change flexible | Parité déchange
dune monnaie contre une autre fluctuant librement sur un marché au gré de
loffre et de la demande. On dit aussi "change flottant" ou
"flottement du taux de change". Parce quil isole théoriquement lespace national, le régime des changes flexibles libère la politique économique dune partie des contraintes extérieures. Par exemple, une diminution du taux dintérêt pour encourager linvestissement provoquera une sortie des capitaux vers les marchés financiers étrangers plus rémunérateurs, ce qui modifiera larbitrage entre loffre et la demande des monnaies dans le sens dune dégradation du taux de change du numéraire domestique. Les prix des produits nationaux exprimés en devises vont alors décroître pour les clients du reste du monde et compenser linflation probablement induite par cette politique ; les exportations se développeront alors jusquà financer les importations stimulées par la relance. On voit que le flottement présente en outre la vertu de respecter théoriquement le principe de la parité des pouvoirs dachat. En revanche, de continuelles variations des taux de change provoquent dincessantes modifications des prix relatifs et, en corollaire, une recomposition permanente des flux commerciaux qui pourrait produire à terme une contraction des échanges. En outre, les opérateurs voudront se protéger contre le risque de change soit en traitant avec une compagnie dassurances, soit en augmentant leur tarif, soit en se couvrant à terme. Dans tous les cas, le coût supplémentaire est susceptible de handicaper le commerce international. |
| Change flottant | Voir change flexible. |
| Charge de la dette | Ensemble des dépenses occasionnées par une dette durant une période donnée (remboursement du capital et paiement des intérêts). |
| Clearing | Organisation centralisée et multilatérale des règlements internationaux dont le fonctionnement est calqué sur celui dune chambre de compensation. Les banques centrales annulent le maximum de leurs créances et de leurs dettes réciproques avant de procéder au règlement des soldes en devises ou en or ; travailler en clearing consiste donc dabord à compenser les achats entre deux ou plusieurs pays. LUnion européenne de paiements (U.E.P.) constituait un clearing entre pays européens avant louverture de marchés libres des changes (1944 à 1958). |
| Club de Paris | Voir réaménagement dune dette. |
| Coefficient dendettement | - Rapport (exprimé en
pourcentage) du montant des dettes extérieures dun pays à celui de ses
exportations de biens (et, par extension, de services) ; - Rapport (exprimé en pourcentage) du montant des dettes dun ménage à celui de ses revenus. |
| Compensation | Opération par laquelle les banques annulent un maximum de leurs dettes et créances réciproques (chèques émis par chacune delles, remis à ses concurrentes par ses clients). On procède dabord aux échanges bilatéraux (entre établissements pris deux à deux), puis à un arbitrage multilatéral (si A doit 100 à B qui doit 100 à C qui doit 100 à A, on annule les chèques). Les dettes non compensées sont honorées en monnaie banque centrale (billets). |
| Comptant | Voir Bourse. |
| Compte à vue | Compte tenu par une banque au nom de lun de ses clients qui peut utiliser à tout moment ("à vue") les fonds qui y sont déposés (par exemple, un compte-chèque ordinaire). |
| Concours à léconomie | Voir émission monétaire. |
| Consolidation dune dette | Remplacement dune dette ancienne par un financement à plus long terme, par exemple un nouvel emprunt dont les remboursements sont plus éloignés dans le temps ou une prise de participation du créancier dans le capital de lentreprise. |
| Contrainte extérieure | Limites imposées à la
politique économique nationale par les conséquences de louverture sur le reste du
monde. Lors dune phase de relance de lactivité, la contrainte la plus forte naît de la balance commerciale qui accuse un déficit lorsquune expansion économique intérieure trop vigoureuse entraîne une augmentation excessive des importations. Quand la politique de stimulation comporte une diminution des taux dintérêt dans le but dencourager les investissements, on risque de connaître une fuite des capitaux vers dautres marchés plus rémunérateurs. Enfin, le surcroît dinflation habituellement consenti dans ce cas provoque soit une régression des exportations en régime de changes fixes, soit, en cas de flottement des monnaies, une tendance à la diminution de la parité de change qui renchérira les importations et aggravera encore la hausse des prix (boucle de Hansen). Lintensité des contraintes extérieures dépend finalement du contexte préexistant à la politique de relance. Les structures techniques, économiques et sociales déterminent la propension à importer, les tendances des flux de capitaux et les tensions inflationnistes. Toujours est-il que le pilotage de la conjoncture intérieure doit être compatible avec lenvironnement international et cest pourquoi les économistes keynésiens recommandent un protectionnisme mesuré qui permet à lEtat de pratiquer un soutien de la demande afin de lutter contre le chômage. |
| Contrat à terme | Objet sur lequel porte une transaction à terme (voir marché à terme). |
| Contrepartiste | Agent chargé dassurer momentanément la contrepartie des offres et des demandes sur un marché financier et ainsi den assurer la liquidité ; on dit aussi jobber. |
| Contrôle des change | Réglementation administrative imposée aux transactions sur le marché des changes dans le but de freiner les flux de capitaux entre la monnaie domestique et les devises et de stabiliser les parités de conversion ; par exemple, on peut exiger des exportateurs le dépôt de leurs recettes en devises auprès de la banque centrale dans un délai donné et/ou ne remettre de monnaie étrangère quaux résidents justifiant une opération commerciale (importation) avec le reste du monde. |
| Convertibilité | Faculté déchanger une monnaie contre un poids donné de métal précieux en sadressant aux autorités monétaires ; on parle de convertibilité interne lorsque les agents en bénéficient pour leur propre numéraire, de convertibilité externe lorsquelle est réservée aux règlements internationaux (entre non-résidents et banque centrale ou entre banques centrales). En régime de gold specie standard, on obtient librement des pièces dor contre des billets tandis que le gold bullion standard limite les opérations aux lingots, cest-à-dire aux transactions importantes, dans le but de tarir la circulation de métal précieux. |
| Cotation | Détermination de la valeur ("cote") dun actif sur un marché ; à la Bourse, elle peut se faire à une heure donnée de la journée après rapprochement des ordres reçus depuis le début de la séance ("fixing") ou en permanence en fonction des offres et des demandes du moment ("cotation en continu"). |
| Cotation en continu | Voir cotation. |
| Cote | Voir cotation. |
| Cote de crédit | Taux dintérêt quun banquier exige dun de ses clients compte tenu de sa solvabilité. |
| Cote officielle | Voir Bourse. |
| Courbe des rendements | Voir courbe des taux. |
| Courbe des taux | Représentation graphique des taux dintérêt en fonction du terme. Dans la logique de Knut Wicksell, le loyer de largent de court terme représente le "taux courant" alors que celui à long terme figure plutôt le "taux naturel". Lorsque, logiquement, le premier est inférieur au second, les conjoncturistes anticipent lexpansion économique mais, si la relation inverse sétablit, ils redoutent une récession prochaine. On dit aussi "courbe des rendements". |
| Courbe en J | Voir théorème de Lerner-Marshall. |
| Cours | Valeur dun actif financier ou réel fixée par la rencontre de loffre et de la demande sur un marché. |
| Coût dopportunité | Manque-à-gagner du détenteur dune somme de monnaie, égal à ce quelle rapporterait si elle était placée. |
| Couverture à terme | Voir marché à terme. |
| Couvrir (se) à terme | Voir marché à terme. |
| Credit crunch | Effondrement du crédit redouté lorsque les banques, à la suite de pertes importantes sur des marchés financiers en crises, sont amenées à refuser les emprunts sollicités par leurs clients. |
| Crise financière | Grave dysfonctionnement de la sphère financière qui peut concerner les marchés boursiers (effondrement des cours), les réserves officielles de change, le crédit (créances massivement irrécouvrables) et/ou le système bancaire (risques excessifs et panique des déposants). Appauvris, les agents réduisent leurs dépenses (consommation, investissement, importations) tandis que la "chasse aux liquidités" accroît les taux dintérêt ; ainsi, la crise financière peut déboucher sur une crise de léconomie réelle. |
| Délit dinitié | Faute commise par un individu qui profite dinformations obtenues grâce à sa situation professionnelle ou politique pour spéculer sur lévolution boursière. Lorsquon peut le prouver, un délit dinitié est lourdement puni par la loi. |
| Dénouer une position | Acheter ou vendre des instruments financiers dans le but de mettre fin à une opération à terme (voir marché à terme). |
| Désintermédiation | Evolution du mode de financement observée en France depuis les années quatre-vingt et caractérisée par la préférence croissante des agents pour le face-à-face direct entre lépargne et linvestissement (par le truchement des titres tels quactions ou obligations), au détriment de la transformation bancaire ; on dit aussi "intermédiation de marché" (par opposition à l"intermédiation de bilan" caractérisant la transformation bancaire). |
| Dévaluation | Diminution du taux de
change dune monnaie en régime de parités fixes, selon un pourcentage décidé par
les pouvoirs publics. On la qualifie de "sauvage" lorsquelle est tellement
forte quelle entraîne les pays partenaires à faire de même pour défendre la
compétitivité de leurs produits. Par opposition, on utilisera le mot dévalorisation
pour désigner la régression dun taux de change dans un système de parités
flottantes (résultat de larbitrage du marché et non dune décision
politique, mais dont les conséquences sont identiques). Une dévaluation a pour objectif premier le rétablissement de la compétitivité des productions nationales sur les marchés mondiaux grâce à la diminution du prix des exportations exprimé en devises et à laugmentation de celui des importations converti en monnaie domestique. On espère ainsi restaurer léquilibre de la balance des opérations courantes. Fondamentalement, il sagit de desserrer les contraintes extérieures en donnant un avantage aux produits nationaux de façon à pouvoir éventuellement mettre en uvre une expansion anti-chômage, malgré linflation intérieure et laccroissement de la demande dimportations qui en découleront. Parallèlement, en diminuant le prix de sa monnaie, on la rend attractive pour la spéculation et on pourra pratiquer un taux dintérêt intérieur modéré pour stimuler les investissements, sans risquer une fuite des capitaux vers létranger. En outre, la dévaluation, satisfaisant les attentes des spéculateurs, doit renverser la tendance à la baisse du taux de change, donc éviter à la banque centrale de dilapider ses réserves en devises par ses interventions sur le marché. |
| Dévaluer | Voir dévaluation |
| Dichotomie | En économie, stricte séparation entre létude des phénomènes monétaires et lanalyse du réel (quantités de biens, de travail...). Ainsi, pour les classiques et néoclassiques, fidèles à la loi de SAY, le numéraire est un simple voile jeté sur le réel, régi par la concurrence, tandis que la masse monétaire, corrigée par la vitesse de circulation, détermine le niveau des prix. Pour expliquer le chômage et les crises, les keynésiens abandonneront la dichotomie. |
| Dividende | Voir action. |
| Droit de tirage spécial (D.T.S.) | Droit à un prêt du Fonds monétaire international attribué à une banque centrale. Sa valeur unitaire est égale à un panier des cinq principales devises (dollar, deutschemark, livre, yen, franc français), ce qui en fait une monnaie composite. |