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A.B.S.A
Accord de Bâle
Accord du Louvre
Accords de Maastricht
Action
Actualisation
Actualisé
A.D.P.
Agent de change
Agio
Agrégat monétaire
Arbitrage
Arbitragiste
A terme
Autocontrôle
Balance-devise
Bancor
Banque
Banque centrale
Banque des règlements internationaux (B.R.I.)
Banque internationale pour la reconstruction et le développement (B.I.R.D)
Banque mondiale
Base
Big bang
Bilan
Billet de trésorerie
B.I.R.D.
B.I.S.F.
B.M.T.N.
Bon à moyen terme négociable
Bon à terme
Bon de souscription d'action
Bon du Trésor
Bon du Trésor à intérêt annualisé
Bon du Trésor à taux fixe
Bon émis par les institutions et sociétés financières
Bonification
Bonifié
Boucle de Hansen
Bourse
Bretton Woods
B.R.I.
B.T.A.N.
B.T.F.
Bulle spéculative (ou financière)
Capitalisation boursière
Capacité d’autofinancement (C.A.F.)
Cash flow
C.D.V
Certain
Certificat de dépôt
Certificat de droit de vote
Certificat d’investissement
Change
Change fixe
Change flexible
Change flottant
Charge de la dette
Clearing
Club de Paris
Coefficient d’endettement
Compensation
Comptant
Compte à vue
Concours à l’économie
Consolidation d’une dette
Contrainte extérieure
Contrat à terme
Contrepartiste
Contrôle des change
Convertibilité
Cotation
Cotation en continu
Cote
Cote de crédit
Cote officielle
Courbe des rendements
Courbe des taux
Courbe en J
Cours
Coût d’opportunité
Couverture à terme
(se) Couvrir à terme
Credit crunch
Crise financière
Délit d’initié
Dénouer une position
Désintermédiation
Dévaluation
Dévaluer
Dichotomie
Dividende
Droit de tirage spécial (D.T.S.)
Ecole de Chicago
Economie de marchés (financiers)
Economie d’endettement
Ecu (european currency unit)Ecu privé
Effet de levier
Effet d'éviction
Effet financierElasticités critiques
Emetteur d'un titre financier
Emission monétaire
Encadrement du crédit
En continu
Endettement des pays en voie de développement
Endogène
Epargne
Escompte
Etalon de change-or
Etalon-or
Eurocrédit
Eurodevise
Euromarché
Euromonnaie
Euroobligation
Exigibilité
Exogène
F.C.C.
F.C.P.
Finance directe
Finance indirecte
Fixing
Flottement (d'une monnaie)
Flotter (pour une monnaie)
Fonds commun de créances
Fonds commun de placement
Fonds européen de coopération monétaire (Fecom)
Fonds monétaire international (F.M.I.)
Future
Globalisation financière
Gold bullion standard
Gold exchange standard
Gold point
Gold specie standard
Gold standard
Groupe de Carthagène
Groupe des sept (G7)
Hedger
Hors-cote
Hot money
I.B.F.
Incertain
Indice boursier
Inflation
Institut d’émissio
Intermédiation de bilan
Intermédiation de marché
International banking facilities
Investissement direct
Investisseur institutionnel
Jobber
Junk bond
Krach boursier
L.B.O.
Leverage buy out
Levier financier
Liquidation
Liquidité
Liquidités
Loi de Gresham
Loi de Say
Loi des débouchés
Loi des (N-1) prix
Marché à terme
Marché dérive
Marché des changes
Marché des options 
Marché gris
Marché monétaire
Marché primaire
Marché secondaire
M.A.T.I.F.
Masse monétaire
Mezzanine
Mobilier
Mobilisation
Moins-value
Monep
Monétarisme
Monnaie
Monnaie composite
Monnaie-panier
Moratoire
Multiplicateur de crédit
Nominal
Nouveau marché
Notionnel
Nouvel instrument financier (N.I.F.)
Numéraire
Obligataire
Obligation
Obligation assimilable du Trésor (O.A.T.)
Offre publique d’achat ou d’échange (O.P.A. ou O.P.E.)
O.P.A.
O.P.C.V.M.
O.P.E.
Option
Organisme de placement collectif en valeurs mobilières (O.P.C.V.M.)
Papier financier
Paradis fiscal
Parité de change
Part de collecte
Participation financière
Pavillon de complaisance
Planche à billets
Plan d’épargne-logement
Plan d’épargne populaire
Plus-value
Point d’or
Politique de règle
Politique discrétionnaire
Politique monétaire
Polymonnai
Pool de l’or
Pouvoir libératoire
Prêteur en dernier ressort
Price earning ratio (P.E.R.)
Principe de parité des pouvoirs d’achat (P.P.P.A.)
Produit dérivé
Profitabilité
Provision
Quantitativisme
Ratio Cooke
Réaménagement d’une dette
Réel 
Réévaluation
Régime financier
Règle de McCallum
Règle des trois D
Règle de Taylor
Règle d’or
Réglementation Q
Règlement immédiat
Règlement mensuel
Rendement
Rentabilité
Rente
Rente financière
Réserve obligatoire
Réserves officielles de change
Risque de change
Risque de système
Risque systématique
Rognage
Securitisation
Seigneuriage
Second marché
Serpent monétaire
Service de la dette
Sicav
Société de Bourse
Société d’investissement à capital variable
Solvabilité
Sous-jacent
Spéculation
Stérilisation
Subvention
Swap
Système monétaire européen (S.M.E.)
Taux administré
Taux bonifié
Taux courant
Taux de change
Taux d’intérêt
Taxe d’égalisation des intérêts
Taxe Tobin
Taux flottant 
Taux naturel
Théorème de Marshall-Lerner
Théorème des élasticités critiques
Thésaurisation
Titre de créances négociables (T.C.N.)
Titre mobilier
Titre participatif
Titrisation
Trader
Transformation bancaire
Trappe à liquidités
Trappe à monnaie
Triangle d’impossibilité (ou d’incompatibilité)
Twin deficit
Usure
Valeur du Trésor
Valeur liquidative
Valeur mobilière
Vente à réméré
Volatilité
Xénodevise
Xénomarché
Xénomonnaie
Zinzin
Zone-cible
Zone monétaire optimale (Z.M.O.) 

 

A.B.S.A Voir action.
Accord de Bâle Voir ratio Cooke.
Accord du Louvre Convention passée le 22 février 1987 entre les cinq principaux pays occidentaux aux termes de laquelle les participants décident de limiter les fluctuations des taux de change de leur monnaie autour de parités jugées économiquement souhaitables (concept des zones-cibles).
Pour atteindre cet objectif, Etats-Unis, Japon, République fédérale allemande, France et Grande-Bretagne s’engagent à coordonner les politiques économiques nationales et à intervenir sur les marchés des changes par l’intermédiaire de leur banque centrale. Afin de déjouer la spéculation, les fourchettes de variation et les parités sont tenues secrètes.
Cet accord fait suite à la réunion du même "groupe des cinq", au Plazza de New York le 22 septembre 1985, à l’issue de laquelle les Etats-Unis ont annoncé leur volonté de laisser le dollar se dévaloriser dans le but de renforcer la compétitivité de l’économie américaine et de redresser leur balance commerciale lourdement déficitaire. Entre les deux dates, le billet vert a perdu environ un quart de sa valeur contre les autres monnaies.
Accords de Maastricht Ensemble des décisions prises les 9 et 10 décembre 1991 par les pays de la Communauté économique européenne. Les signataires s’engagent notamment à renforcer la "convergence" des politiques conjoncturelles nationales et à créer au 1er janvier 1994 un Institut monétaire européen (I.M.E.) chargé de préparer pour le 1er janvier 1997 (ou, au plus tard, le 1er janvier 1999) l’instauration d’une banque centrale européenne et d’une monnaie unique (l’euro) pour les membres qui rempliront les conditions posées par les institutions communautaires. Parallèlement à ces avancées de l’Union économique et monétaire (U.E.M.), les "Douze" ont projeté d’approfondir leur collaboration en matières diplomatique, militaire et sociale.
Action Titre représentatif de la propriété d’une partie du capital d’une société anonyme ou en commandite par actions (sociétés de capitaux). Elle donne droit à participer aux assemblées générales d’actionnaires, qui élisent les dirigeants et prennent les décisions fondamentales (une voie par action le plus souvent), et à une fraction des bénéfices ("dividende") proportionnelle à la part du capital de l’entreprise que représente l’action. Celle-ci ne fait pas mention de l’identité du propriétaire (titre "anonyme" ou "au porteur").
Il en existe divers types particuliers :
- les "actions à droit de vote privilégié" donnent un droit de vote double à leur détenteur pourvu qu’ils soient nominativement désignés depuis au moins deux ans ;
- les "actions à bon de souscription d’action" (A.B.S.A.) permettent aux porteurs d’acquérir à prix convenu d’autres actions de la société lors d’émissions ultérieures ; le bon lui-même peut être coté en Bourse ;
- les "actions à dividende prioritaire" (A.D.P.) ne comportent aucun droit de vote mais rapportent en priorité aux porteurs des dividendes égaux au minimum à 7,5% de la valeur faciale du titre (elle-même égale à celle des actions ordinaires) ;
- les certificats de droits de vote (CDV) permettent d’attribuer le droit de participer aux assemblées générales à des personnes n’ayant apporté aucun fonds à la société.
Actualisation Calcul de la valeur actuelle d’un bien ou d’un titre connaissant son prix à une date passée ou future. Dans le premier cas, il convient d’augmenter ce prix et dans le second de le diminuer pour tenir compte de l’inflation et de l’effet du temps qui déforme la perception psychologique de la valeur ("dépréciation du futur" selon Eugen Böhm-Bawerk).
Actualisé Voir actualisation.
A.D.P. Voir action.
Agent de change Officier ministériel dont la charge consistait à intervenir à la Bourse des valeurs ou sur le marché des changes pour le compte de ses clients. Les agents de change avaient le monopole légal de cette activité en France mais ont été remplacés par 45 "sociétés de Bourse" qui ne jouissent plus de ce privilège depuis le 1er  janvier 1992.
Agio Différence entre la valeur nominale d’un actif financier (devises, effet, titre mobilier) et la somme de monnaie qu’on espère retirer de sa vente ; l’agiotage consiste à provoquer des variations des taux de change ou du cours des marchandises dans le but de réaliser un profit (un agioteur est un spéculateur). Une banque peut diminuer(débiter) le montant du compte courant d’un de ses clients en retenant des agios, c’est-à-dire un intérêt sur un débit passager.
Agrégat monétaire Voir masse monétaire.
Arbitrage Double opération d’un agent qui simultanément achète et vend des produits financiers sur deux marchés différents afin de profiter d’un écart de cours, de rendement, de taux de change.
Arbitragiste Voir arbitrage.
A terme Voir marché à terme.
Autocontrôle Situation d’une société qui contrôle son propre capital dont elle détient la majorité des actions, directement ou par l’entremise de ses filiales.
Balance-devise Dette d’un pays à l’égard de non-résidents, libellée en sa propre monnaie. Par exemple, les détenteurs de dollars en circulation en-dehors des Etats-Unis (eurodollars) détiennent une créance sur l’économie américaine et, en cas de crise de confiance, ces balances-dollar peuvent nuire au taux de change du billet vert si les porteurs cherchent à les échanger massivement contre d’autres devises.
Bancor Etalon monétaire international dont la création fut proposée par John Maynard Keynes lors de la conférence de Bretton Woods (1944) et qui aurait servi de référence pour déclarer les taux de change. A l’idée de l’auteur britannique, le Traité préféra le système de l’étalon de change-or.
Banque Entreprise dont l’activité principale consiste à consentir des crédits et à collecter l’épargne, ce qui lui donne la fonction bien particulière d’émettre de la monnaie. En outre, elle propose à sa clientèle des services divers (conseil aux épargnants, réalisation d’opérations financières, location de coffres...). Enfin, elle peut investir directement dans le capital des sociétés à condition de respecter des règles de sécurité qu’édictent les pouvoirs publics dans le but d’éviter le krach (faillite bancaire) des établissements qui auraient trop misé sur des affaires en difficulté (on s’exposerait alors à l’écroulement d’un système frappé par la défiance puis la panique des déposants). Les banques sont répertoriées parmi les "établissements de crédit" dans la nomenclature des secteurs institutionnels de la comptabilité nationale. On dit aussi "banque commerciale" et "banque de second rang".
Pour des raisons de prudence, la loi différenciait jusqu’en 1966 les banques de dépôt spécialisées dans la gestion des fonds reçus du public, moyennant une limitation sévère des risques (ressources et emplois de court terme), et les banques d’affaires dont la mission consistait à investir dans les entreprises des disponibilités issues pour l’essentiel de leurs fonds propres et d’emprunts à long terme.
Banque centrale Etablissement financier chargé par la collectivité d’émettre la monnaie fiduciaire, de mettre en œuvre la politique monétaire et de gérer les réserves officielles de change (par exemple, la Banque centrale européenne). Lorsqu’elle est autonome, elle définit elle-même cette politique conformément aux buts qui lui ont été assignés. On dit aussi "banque de premier rang" ou "Institut d’émission".
Banque des règlements internationaux (B.R.I.) Organisme financier international chargé à l'origine de gérer les emprunts liés aux réparations de guerre allemandes. Installée à Bâle depuis sa création en 1930, la B.R.I., est une société anonyme ayant pour principaux actionnaires les grandes banques centrales européennes. Celles-ci lui demandent souvent d'intervenir en leur nom sur les marchés des changes. Elle constitue une cellule de réflexion très écoutée en matière monétaire et consent des prêts d'urgence aux pays débiteurs dont l'éventuelle défaillance mettrait en péril l'équilibre financier mondial.
Banque internationale pour la reconstruction et le développement (B.I.R.D) Voir Banque mondiale.
Banque mondiale Organisme financier créé en 1944 à Bretton Woods et dont les membres sont tous les Etats participants au F.M.I.. Le "Groupe de la Banque mondiale" comprend en fait trois organismes, l'Association internationale pour le développement (A.I.D.) qui consent des crédits avantageux aux pays très pauvres, la Société financière internationale (S.F.I.) chargée de prêter aux entreprises privées, et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (B.I.R.D.) dont il est plus particulièrement question ici. Durant l'après-guerre, la B.I.R.D. contribua à la reconstruction européenne. Aujourd'hui, elle se consacre surtout aux pays en développement et leur accorde des crédits destinés à financer des projets précis d'équipement ou les politiques d'ajustement conduites par les gouvernements. Les ressources de la B.I.R.D. proviennent de son capital, de l'émission d'obligations et de la revente de titres de créances.
Base

- Différence en points entre taux long et taux court d’intérêt sur la période de l’opération à terme envisagée ;
- Ecart entre les cours au comptant et à terme d’un même actif financier ou réel.

Big bang Ensemble des mutations intervenues durant les années quatre-vingt sur la plupart des grandes places financières mondiales. Les innovations portent sur les produits (nouveaux instruments financiers) et les institutions.
Bilan Document comptable indiquant ce que possède l'entreprise (actif) et ses sources de financement (passif) ; il s'agit donc d'une addition de stocks ; ses deux colonnes sont toujours d'un même montant puisqu'elles sont la contrepartie l'une de l’autre.
Billet de trésorerie Voir nouvel instrument financier.
B.I.R.D. Voir Banque mondiale.
B.I.S.F. Voir titre de créances négociables.
B.M.T.N. Voir titre de créances négociables.
Bon à moyen terme négociable Voir titre de créances négociables.
Bon à terme Voir épargne.
Bon de souscription d'action Voir action.
Bon du Trésor Voir valeur du Trésor.
Bon du Trésor à intérêt annualisé Voir valeur du Trésor.
Bon du Trésor à taux fixe Voir valeur du Trésor.
Bon émis par les institutions et sociétés financières Voir titre de créances négociables.
Bonification Voir taux bonifié.
Bonifié Voir taux bonifié.
Boucle de Hansen Voir contrainte extérieure.
Bourse Lieu où se rencontrent l’offre et la demande de titres mobiliers (bourse des valeurs) ou de marchandises (bourse de commerce).
La bourse des valeurs de Paris, installée au Palais Brongniart, offre plusieurs "compartiments" aux opérateurs :
- la cote officielle des actions d’environ 700 sociétés "admises" par la Commission des opérations de Bourse (C.O.B.) car elles réunissent certaines conditions de dimension et de sérieux ; elles confient au moins 25% de leur capital aux échanges (ou plus de 500.000 actions) ;
- le "second marché" des actions de moyennes sociétés tenues de mettre en circulation au moins 10% de leur capital, l’admission étant très simplifiée par rapport à celle de la cote officielle ;
- le nouveau marché accueille les jeunes entreprises espérant une forte croissance mais dont l’activité innovante présente des risques (déductions fiscales pour les épargnants) ;
- le hors-cote pour les entreprises absentes des deux précédents compartiments ("marché gris" sans réglementation et aux cotations très irrégulières) ;
- le marché des obligations sur lequel interviennent essentiellement les investisseurs institutionnels (caisses de retraite, compagnies d’assurance, Sicav, Caisse des dépôts et consignations...), les trésoriers des très grandes entreprises et les banques.
Les produits financiers s’échangent de trois manières différentes. Au comptant ("règlement immédiat"), l’opération est définitive et donne lieu à paiement le jour même. Sur le marché à terme (" règlement mensuel "), on convient d’une transaction qui sera dénouée plus tard, à la liquidation mensuelle. Le compartiment des options permet de n’acquérir qu’un droit d’achat ou de vente qu’on fera éventuellement valoir à une date future.
La Bourse est essentiellement un "marché de l’occasion" des titres qui offre à l’épargnant une grande liquidité pour ses placements (revente rapide) et aux sociétés de capitaux un financement à long terme (la circulation des actions n’affecte pas les ressources de l’entreprise). Plus généralement, elle facilite la rencontre de l’offre et de la demande de fonds prêtables et assure la fluidité du marché de la monnaie.
Bretton Woods Voir étalon de change-or.
B.R.I. Voir Banque des règlements internationaux.
B.T.A.N. Voir valeur du Trésor.
B.T.F. Voir valeur du Trésor.
Bulle spéculative (ou financière) Voir spéculation.
Capitalisation boursière Valeur totale de tous les titres cotés sur un marché financier, y compris ceux qui ne sont pas appelés à changer de main ; pour chacun d’eux, on fait le produit du nombre de valeurs en circulation par le cours et on additionne le tout.
Capacité d’autofinancement (C.A.F.) Voir cash flow.
Cash flow Ressources monétaires dégagées de l’exploitation annuelle d’une entreprise dont il indique la "capacité d’autofinancement" (C.A.F.). Qualifié de brut, il comprend le bénéfice net, les provisions non exigibles et les amortissements ; en retranchant ces derniers, on obtient le cash flow net.
C.D.V Voir action.
Certain Voir taux de change.
Certificat de dépôt Voir titre de créances négociables.
Certificat de droit de vote Voir action.
Certificat d’investissement Voir nouvel instrument financier.
Change Voir marché des changes.
Change fixe Parité d’échange d’une monnaie contre une autre maintenue au voisinage d’une valeur fixe.
Trois procédés peuvent être utilisés :
- définir les deux monnaies par une quantité d’or ou d’argent, ce qui aboutit à un rapport d’échange inverse de celui des poids de métal (régime de l’étalon-or) ;
- centraliser les règlements internationaux (système de clearing) et en confier le monopole aux banques centrales ;
- demander à celles-ci d’acheter ou de vendre des devises sur un marché des changes libre pour agir sur l’offre ou la demande et " tenir " le taux de conversion annoncé (étalon de change-or ou Système monétaire européen).
Pour évaluer avantages et limites des changes fixes, il suffit d’inverser les propositions émises à l’article "change flexible".
Change flexible Parité d’échange d’une monnaie contre une autre fluctuant librement sur un marché au gré de l’offre et de la demande. On dit aussi "change flottant" ou "flottement du taux de change".
Parce qu’il isole théoriquement l’espace national, le régime des changes flexibles libère la politique économique d’une partie des contraintes extérieures. Par exemple, une diminution du taux d’intérêt pour encourager l’investissement provoquera une sortie des capitaux vers les marchés financiers étrangers plus rémunérateurs, ce qui modifiera l’arbitrage entre l’offre et la demande des monnaies dans le sens d’une dégradation du taux de change du numéraire domestique. Les prix des produits nationaux exprimés en devises vont alors décroître pour les clients du reste du monde et compenser l’inflation probablement induite par cette politique ; les exportations se développeront alors jusqu’à financer les importations stimulées par la relance. On voit que le flottement présente en outre la vertu de respecter théoriquement le principe de la parité des pouvoirs d’achat.
En revanche, de continuelles variations des taux de change provoquent d’incessantes modifications des prix relatifs et, en corollaire, une recomposition permanente des flux commerciaux qui pourrait produire à terme une contraction des échanges. En outre, les opérateurs voudront se protéger contre le risque de change soit en traitant avec une compagnie d’assurances, soit en augmentant leur tarif, soit en se couvrant à terme. Dans tous les cas, le coût supplémentaire est susceptible de handicaper le commerce international.
Change flottant Voir change flexible.
Charge de la dette Ensemble des dépenses occasionnées par une dette durant une période donnée (remboursement du capital et paiement des intérêts).
Clearing Organisation centralisée et multilatérale des règlements internationaux dont le fonctionnement est calqué sur celui d’une chambre de compensation. Les banques centrales annulent le maximum de leurs créances et de leurs dettes réciproques avant de procéder au règlement des soldes en devises ou en or ; travailler en clearing consiste donc d’abord à compenser les achats entre deux ou plusieurs pays. L’Union européenne de paiements (U.E.P.) constituait un clearing entre pays européens avant l’ouverture de marchés libres des changes (1944 à 1958).
Club de Paris Voir réaménagement d’une dette.
Coefficient d’endettement - Rapport (exprimé en pourcentage) du montant des dettes extérieures d’un pays à celui de ses exportations de biens (et, par extension, de services) ;
- Rapport (exprimé en pourcentage) du montant des dettes d’un ménage à celui de ses revenus.
Compensation Opération par laquelle les banques annulent un maximum de leurs dettes et créances réciproques (chèques émis par chacune d’elles, remis à ses concurrentes par ses clients). On procède d’abord aux échanges bilatéraux (entre établissements pris deux à deux), puis à un arbitrage multilatéral (si A doit 100 à B qui doit 100 à C qui doit 100 à A, on annule les chèques). Les dettes non compensées sont honorées en monnaie banque centrale (billets).
Comptant Voir Bourse.
Compte à vue Compte tenu par une banque au nom de l’un de ses clients qui peut utiliser à tout moment ("à vue") les fonds qui y sont déposés (par exemple, un compte-chèque ordinaire).
Concours à l’économie Voir émission monétaire.
Consolidation d’une dette Remplacement d’une dette ancienne par un financement à plus long terme, par exemple un nouvel emprunt dont les remboursements sont plus éloignés dans le temps ou une prise de participation du créancier dans le capital de l’entreprise.
Contrainte extérieure Limites imposées à la politique économique nationale par les conséquences de l’ouverture sur le reste du monde.
Lors d’une phase de relance de l’activité, la contrainte la plus forte naît de la balance commerciale qui accuse un déficit lorsqu’une expansion économique intérieure trop vigoureuse entraîne une augmentation excessive des importations. Quand la politique de stimulation comporte une diminution des taux d’intérêt dans le but d’encourager les investissements, on risque de connaître une fuite des capitaux vers d’autres marchés plus rémunérateurs. Enfin, le surcroît d’inflation habituellement consenti dans ce cas provoque soit une régression des exportations en régime de changes fixes, soit, en cas de flottement des monnaies, une tendance à la diminution de la parité de change qui renchérira les importations et aggravera encore la hausse des prix (boucle de Hansen).
L’intensité des contraintes extérieures dépend finalement du contexte préexistant à la politique de relance. Les structures techniques, économiques et sociales déterminent la propension à importer, les tendances des flux de capitaux et les tensions inflationnistes. Toujours est-il que le pilotage de la conjoncture intérieure doit être compatible avec l’environnement international et c’est pourquoi les économistes keynésiens recommandent un protectionnisme mesuré qui permet à l’Etat de pratiquer un soutien de la demande afin de lutter contre le chômage.
Contrat à terme Objet sur lequel porte une transaction à terme (voir marché à terme).
Contrepartiste Agent chargé d’assurer momentanément la contrepartie des offres et des demandes sur un marché financier et ainsi d’en assurer la liquidité ; on dit aussi jobber.
Contrôle des change

Réglementation administrative imposée aux transactions sur le marché des changes dans le but de freiner les flux de capitaux entre la monnaie domestique et les devises et de stabiliser les parités de conversion ; par exemple, on peut exiger des exportateurs le dépôt de leurs recettes en devises auprès de la banque centrale dans un délai donné et/ou ne remettre de monnaie étrangère qu’aux résidents justifiant une opération commerciale (importation) avec le reste du monde.

Convertibilité Faculté d’échanger une monnaie contre un poids donné de métal précieux en s’adressant aux autorités monétaires ; on parle de convertibilité interne lorsque les agents en bénéficient pour leur propre numéraire, de convertibilité externe lorsqu’elle est réservée aux règlements internationaux (entre non-résidents et banque centrale ou entre banques centrales). En régime de gold specie standard, on obtient librement des pièces d’or contre des billets tandis que le gold bullion standard limite les opérations aux lingots, c’est-à-dire aux transactions importantes, dans le but de tarir la circulation de métal précieux.
Cotation

Détermination de la valeur ("cote") d’un actif sur un marché ; à la Bourse, elle peut se faire à une heure donnée de la journée après rapprochement des ordres reçus depuis le début de la séance ("fixing") ou en permanence en fonction des offres et des demandes du moment ("cotation en continu").

Cotation en continu

Voir cotation.

Cote Voir cotation.
Cote de crédit Taux d’intérêt qu’un banquier exige d’un de ses clients compte tenu de sa solvabilité.
Cote officielle Voir Bourse.
Courbe des rendements Voir courbe des taux.
Courbe des taux Représentation graphique des taux d’intérêt en fonction du terme. Dans la logique de Knut Wicksell, le loyer de l’argent de court terme représente le "taux courant" alors que celui à long terme figure plutôt le "taux naturel". Lorsque, logiquement, le premier est inférieur au second, les conjoncturistes anticipent l’expansion économique mais, si la relation inverse s’établit, ils redoutent une récession prochaine. On dit aussi "courbe des rendements".
Courbe en J Voir théorème de Lerner-Marshall.
Cours Valeur d’un actif financier ou réel fixée par la rencontre de l’offre et de la demande sur un marché.
Coût d’opportunité Manque-à-gagner du détenteur d’une somme de monnaie, égal à ce qu’elle rapporterait si elle était placée.
Couverture à terme Voir marché à terme.
Couvrir (se) à terme Voir marché à terme.
Credit crunch Effondrement du crédit redouté lorsque les banques, à la suite de pertes importantes sur des marchés financiers en crises, sont amenées à refuser les emprunts sollicités par leurs clients.
Crise financière Grave dysfonctionnement de la sphère financière qui peut concerner les marchés boursiers (effondrement des cours), les réserves officielles de change, le crédit (créances massivement irrécouvrables) et/ou le système bancaire (risques excessifs et panique des déposants). Appauvris, les agents réduisent leurs dépenses (consommation, investissement, importations) tandis que la "chasse aux liquidités" accroît les taux d’intérêt ; ainsi, la crise financière peut déboucher sur une crise de l’économie réelle.
Délit d’initié Faute commise par un individu qui profite d’informations obtenues grâce à sa situation professionnelle ou politique pour spéculer sur l’évolution boursière. Lorsqu’on peut le prouver, un délit d’initié est lourdement puni par la loi.
Dénouer une position Acheter ou vendre des instruments financiers dans le but de mettre fin à une opération à terme (voir marché à terme).
Désintermédiation Evolution du mode de financement observée en France depuis les années quatre-vingt et caractérisée par la préférence croissante des agents pour le face-à-face direct entre l’épargne et l’investissement (par le truchement des titres tels qu’actions ou obligations), au détriment de la transformation bancaire ; on dit aussi "intermédiation de marché" (par opposition à l’"intermédiation de bilan" caractérisant la transformation bancaire).
Dévaluation Diminution du taux de change d’une monnaie en régime de parités fixes, selon un pourcentage décidé par les pouvoirs publics. On la qualifie de "sauvage" lorsqu’elle est tellement forte qu’elle entraîne les pays partenaires à faire de même pour défendre la compétitivité de leurs produits. Par opposition, on utilisera le mot dévalorisation pour désigner la régression d’un taux de change dans un système de parités flottantes (résultat de l’arbitrage du marché et non d’une décision politique, mais dont les conséquences sont identiques).
Une dévaluation a pour objectif premier le rétablissement de la compétitivité des productions nationales sur les marchés mondiaux grâce à la diminution du prix des exportations exprimé en devises et à l’augmentation de celui des importations converti en monnaie domestique. On espère ainsi restaurer l’équilibre de la balance des opérations courantes. Fondamentalement, il s’agit de desserrer les contraintes extérieures en donnant un avantage aux produits nationaux de façon à pouvoir éventuellement mettre en œuvre une expansion anti-chômage, malgré l’inflation intérieure et l’accroissement de la demande d’importations qui en découleront. Parallèlement, en diminuant le prix de sa monnaie, on la rend attractive pour la spéculation et on pourra pratiquer un taux d’intérêt intérieur modéré pour stimuler les investissements, sans risquer une fuite des capitaux vers l’étranger. En outre, la dévaluation, satisfaisant les attentes des spéculateurs, doit renverser la tendance à la baisse du taux de change, donc éviter à la banque centrale de dilapider ses réserves en devises par ses interventions sur le marché.
Dévaluer Voir dévaluation
Dichotomie En économie, stricte séparation entre l’étude des phénomènes monétaires et l’analyse du réel (quantités de biens, de travail...). Ainsi, pour les classiques et néoclassiques, fidèles à la loi de SAY, le numéraire est un simple voile jeté sur le réel, régi par la concurrence, tandis que la masse monétaire, corrigée par la vitesse de circulation, détermine le niveau des prix. Pour expliquer le chômage et les crises, les keynésiens abandonneront la dichotomie.
Dividende Voir action.
Droit de tirage spécial (D.T.S.) Droit à un prêt du Fonds monétaire international attribué à une banque centrale. Sa valeur unitaire est égale à un panier des cinq principales devises (dollar, deutschemark, livre, yen, franc français), ce qui en fait une monnaie composite.