Associations et occupations de logement

Thème 10 : Vaincre l'exclusion : les interventions de la société civile

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par Christine Garin, Le Monde,  20 mai 1997, 21 janvier, 17 et  27 mars, et 11 février 1998 (extraits).

 

Une centaine de personnes ont occupé un immeuble en construction de l'OPAC de la Ville de Paris dans le 13e arrondissement.
Une centaine de personnes ont, à l'initiative du comité des sans-logis, occupé, dimanche 15 mars, un immeuble en construction de l'OPAC de la Ville de Paris, dans le 13e arrondissement. Les manifestants, qui ont évacué le bâtiment dimanche soir, voulaient attirer l'attention sur la reprise possible des expulsions de locataires à partir du 16 mars. D'autre part, un "collectif des chômeurs et précaires" a occupé, dimanche matin, un immeuble inoccupé du 18e arrondissement appartenant à la Ville de Paris, afin d'y ouvrir une "maison des associations".


Le DAL de Lille a installé sept familles dans un immeuble vide.

Le comité Droit au logement (DAL) de Lille a installé, vendredi 16 janvier, sept familles dans un immeuble vide, promis à la démolition, appartenant à la SA d'HLM Logicil, dans la commune de Croix (Nord), entre Lille et Roubaix. Logicil s'est engagée à les maintenir provisoirement sur place, le temps d'étudier des solutions définitives de relogement.

Des familles parisiennes ont occupé pendant près d'une heure le siège parisien de la société HLM 3F.
Des familles parisiennes, en attente d'un logement social depuis plusieurs années, ont occupé, mercredi 25 mars, pendant près d'une heure le siège parisien de la société HLM 3F, à l'appel de Droit au logement (DAL). Les manifestants ont quitté les lieux après avoir obtenu une promesse de relogement pour une cinquantaine de familles.

Le DAL s'invite à la mairie de Paris .
UNE CENTAINE de familles menacées d'expulsion de leur logement ont envahi, lundi 9 février, avec le soutien de l'association Droit au logement (DAL), une salle de restaurant de la mairie de Paris située en face de l'Hôtel de Ville où se tenait le conseil de Paris. A un peu plus d'un mois de la fin de la trève hivernale des expulsions, le DAL, qui dispose d'une liste de 5 000 familles en attente d'un HLM à Paris, entendait "faire avancer les choses". Les représentants des familles ont été reçus par Michel Bulté, adjoint au maire chargé du logement, avec promesse d'une nouvelle rencontre le 17 février. Elles revendiquent notamment un appartement pour quelque 350 familles en attente de logement social depuis huit à vingt-cinq ans, et pour 500 autres, locataires de vingt-cinq immeubles insalubres appartenant à la Ville de Paris, dans l'Est parisien, et visées par une procédure d'expulsion.

Le DAL occupe un immeuble du Crédit lyonnais.
A L'APPROCHE du premier tour des élections législatives, l'association Droit au logement (DAL) multiplie les opérations de réquisition spectaculaires pour faire entendre la voix des mal-logés de la capitale. Après l'occupation, le 1er mai, d'un immeuble de la rue du Bac, dans le 7e arrondissement, environ 250 personnes, parmi lesquelles M Jacques Gaillot, le professeur Léon Schwartzenberg, l'actrice Marina Vlady et une soixantaine de "marcheurs européens contre le chômage", ont occupé, dimanche 18 mai, pendant quatre heures, un immeuble de bureau de la place Iéna, dans le 16e arrondissement.

Malgré la présence des forces de l'ordre, qui ont tenté d'en interdire l'accès en chargeant violemment le premier cordon de manifestants, quatre-vingts familles ont pu pénétrer dans l'immeuble. Ancien siège du Comptoir français de l'Afrique orientale, ces locaux de 15000 mètres carrés, inoccupés depuis 1991, appartiennent au Crédit lyonnais. C'est un lieu symbolique pour le DAL, qui avait déployé deux immenses banderoles sur la façade : "100 milliards pour le Crédit lyonnais. Rien pour les sans-logis !" et "Justice dans les attributions HLM !".

Selon un scénario désormais rodé, des matelas et des couvertures avaient été rapidement introduits dans les lieux, et des drapeaux frappés du signe de DAL juchés au sommet de l'immeuble et sur les balcons. Les responsables de l'association ont tenté en vain d'établir le contact avec le Crédit lyonnais et la préfecture pour obtenir des relogements. Vers 19 heures, la police a fait évacuer l'immeuble.

Le Comité des sans-logis a, de son côté, occupé, dimanche matin, un petit hôtel particulier, vide, situé au 6 de la rue Léonard-de-Vinci (16e arrondissement) afin d'y loger une vingtaine de jeunes dépourvus de ressources. Les occupants ont été évacués en début d'après-midi par la police.

 

Voir aussi : Le DAL : droit au logement


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