| Inégalités et exclusion pendant les 30 glorieuses | Thème 1 : Exclusions d'hier et d'aujourd'hui |
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par Dominique Sicot, |
Pendant les 30 glorieuses, le débat social sest structuré autour des inégalités. La pauvreté et lexclusion paraissaient résiduelles. (...) Au cours des Trente glorieuses, le débat sur les inégalités a mobilisé les syndicats et les partis politiques de gauche et alimenté la pensée des intellectuels. La prospérité économique, le progrès et le plein emploi semblent devoir assurer une élévation générale du niveau de vie. L'ensemble des salariés sont intégrés dans une série d'institutions légales ou conventionnelles qui garantissent la diffusion des effets de la croissance par des hausses de salaires, mais aussi par une extension et une amélioration du dispositif de protection sociale. C'était ce que certains économistes appellent le "compromis fordiste". Nul, ou presque, n'est laissé pour compte, même si le partage des fruits de la croissance demeure inégalitaire. |
Voir aussi le mot : fordisme | |||
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| Pendant les 30 Glorieuses, les formes extrêmes de pauvreté nont pas totalement disparu. |
Ce sont ces laissés-pour-compte de la prospérité (handicapés, personnes âgées, quart-monde...) que René Lenoir désigne sous le terme d' "exclus" au milieu des années soixante-dix. Si le mot s'impose au cours de la décennie suivante, il va prendre une toute autre signification. La crise économique et la montée massive du chômage bouleversent les termes du débat social. |
Voir
aussi : Appel de
l'abbé Pierre sur les ondes de Radio-Luxembourg : l'hiver 1954 Voir aussi : Le Père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD Quart-monde |
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| La ville de Noisy-le-Grand se trouve dans la banlieue est de Paris et fait désormais partie de la ville nouvelle de Marne-la-vallée. | ||||
| "Les exclus, un français sur dix", Le Seuil, 1974 |
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