| Agenda 2000 : les axes politiques. | Thème 1 : L'Union européenne : les acquis. | |
| Commission européenne, Note de presse IP/97/660 Strasbourg/Bruxelles, le 16 juillet 1997 |
L'Agenda 2000 ( ) décrit, dans un cadre unique, les grandes perspectives de développement de l'Union européenne et de ses politiques pour le début du siècle prochain, les problèmes horizontaux liés à l'élargissement et le futur cadre financier d'après l'an 2000, en tenant compte de la perspective de l'élargissement de l'Union. En présentant la Communication "Agenda 2000", le Président de la Commission, Jacques Santer, a souligné: "L'environnement interne et externe de l'Union est en rapide mutation: l'Europe doit s'adapter, évoluer, se réformer. L'élargissement est un dessein historique pour l'Europe. C'est aussi une chance pour l'Europe: pour sa sécurité, pour son économie, pour sa culture, pour sa place dans le monde." ( )
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Voir aussi : Agenda 2000 : le compromis budgétaire. | |||
| Les paquets financiers dont il est question dans le texte sont les montants affectés à la politique régionale pour le périodes 1989 -1993 et 1994 - 1999. | La Commission ( ) rappelle les modifications considérables qui ont affecté l'Europe en l'espace d'une décennie (deux élargissements, deux réformes majeures des Traités, deux grands paquets financiers) et la nouvelle dynamique d'intégration déclenchée par ces développements comme par les évolutions externes (notamment la fin de la guerre froide et l'effondrement de l'Union soviétique). (Mais des difficultés subsistent) . Le ralentissement conjoncturel a provoqué un niveau de chômage inacceptable et a rendu les réformes budgétaires et structurelles des Etats membres plus difficiles à réaliser. En revanche, ces phénomènes ont stimulé les efforts de convergence et de coordination en vue de préparer l'Union économique et monétaire et afin de mettre à profit le potentiel de l'UE en tant qu'entité économique unique. Parmi les difficultés d'ordre politique et psychologique, la Commission souligne la distance trop grande entre l'UE et ses citoyens. Le Traité d'Amsterdam contribuera à réduire cet écart ( ). |
Voir aussi : dossier euro.
Voir aussi : Le traité d'Amsterdam. |
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| En effet même si le Traité d'Amsterdam a étendu le champ d'application du vote à la majorité qualifiée, des domaines restent soumis au vote à l'unanimité. Plus il y aura d'États membres à l'Union plus cette unanimité pour adopter des actes juridiques européens sera difficile à trouver. |
En ce qui concerne la réforme institutionnelle, le travail reste cependant à parfaire. ( ) Une nouvelle Conférence Intergouvernementale devrait être convoquée aussitôt que possible après 2000 pour préparer l'UE à un élargissement substantiel par une réforme en profondeur des dispositions institutionnelles du Traité, y compris l'introduction généralisée du vote à la majorité qualifiée ( ). La réussite de l'Union économique et monétaire et l'exploitation pleine et entière des possibilités offertes par le marché unique seront bénéfiques à l'affirmation de l'Europe en tant qu'entité économique et contribueront ainsi à une croissance durable. Sa compétitivité dépend du dynamisme de ses entreprises et des aptitudes et du savoir de sa population. Pour transformer la croissance en emplois, il convient également de moderniser les structures du marché du travail. Au delà de ces objectifs économiques, les Européens aspirent également à une société cohésive et solidaire, fondée sur un ensemble d'éléments tels que la qualité de la vie, la qualité de l'environnement, la liberté, la sécurité et la justice. Les politiques internes de l'Union doivent être plus résolument ciblées sur la réalisation de ces objectifs.
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| La politique de cohésion économique et sociale est aussi appelée politique régionale. | La priorité politique de la cohésion économique et sociale doit être clairement maintenue. En fait, la perspective de l'élargissement à de nouveaux pays aux niveaux de développement très divergents en accroît encore la nécessité. La solidarité européenne sera plus que jamais requise afin de poursuivre l'objectif majeur de réduction des écarts de développement ( ). Elle constitue une contribution essentielle à la stabilité de l'UE et à la promotion d'un niveau d'emploi élevé. Il faudra continuer à répondre à l'inégale capacité des régions à engendrer un développement durable et aux difficultés d'adaptation aux nouvelles conditions du marché du travail, exigeant un renouvellement plus anticipatif des compétences des hommes et des femmes. L'action des fonds structurels doit favoriser partout dans l'UE un développement compétitif ainsi qu'une croissance durable et créatrice d'emplois. Le moment ( ) venu d'approfondir la réforme (de la Politique agricole commune) et de poursuivre le passage aux prix du marché mondial associé à des aides directes au revenu. Une telle approche se justifie pour de nombreuses raisons: risque de nouveaux déséquilibres du marché, perspective d'un nouveau cycle de négociations commerciales, aspiration à une agriculture plus respectueuse de l'environnement et plus soucieuse de qualité et, chose non moins importante, la perspective de l'élargissement. Simultanément, le besoin d'une politique de développement rural à part entière se fait sentir de manière de plus en plus pressante.
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Voir aussi : Agenda 2000 : le compromis budgétaire.
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Dans ses relations extérieures, l'UE est en voie d'occuper une position prépondérante sur la scène internationale. Le moment est venu de mener une politique étrangère pleinement opérationnelle. Le traité d'Amsterdam dote l'Union d'un instrument mieux adapté pour développer la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC). L'euro lui confère un chance unique de devenir l'un des grands leaders financiers. L'élargissement accroîtra son influence ( ). L'UE doit se montrer à la hauteur de ces attentes tant parce qu'elle a des intérêts politiques et économiques à défendre que parce qu'elle a une importante contribution à apporter à la paix et à la défense des droits de l'homme et des valeurs humaines.
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Voir aussi : L'Europe et sa défense autonome. | |||
| Sur la base de ces orientations le Conseil européen de Berlin a fixé le 26 mars 1999 le cadre budgétaire de l'Union pour la période 2000-2006. | L'environnement interne et externe de l'UE est en rapide mutation. Elle doit, plus que par le passé, se concentrer sur l'essentiel et privilégier les domaines d'action où elle peut apporter une réelle valeur ajoutée. ( ) |
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