| Acte unique | Traité signé en 1986 qui organise lapprofondissement du marché commun en créant un marché unique. Lobjectif à atteindre avant 1993, est la libre circulation des marchandises, des services, des hommes et des capitaux. |
Voir aussi : Les ambitions du marché commun |
| Banque centrale | La banque centrale remplit une triple fonction :
La banque centrale peut être indépendante du gouvernement, elle remplit alors en pleine responsabilité les missions que lui fixe la loi. |
Voir aussi le mot : Banque centrale européenne |
| Banque centrale européenne | La Banque centrale européenne (BCE) est lorgane principal du Système européen de Banques centrales. En effet les banques centrales nationales ne disparaîtront pas, mais elles devront mettre en uvre la politique monétaire européenne définie par la BCE. La BCE est composée dun Conseil des gouverneurs (11 gouverneurs), qui définira la politique monétaire de lUnion, et dun Directoire de six membres, qui mettra en uvre cette politique et veillera à son exécution par les banques centrales nationales. La BCE sera indépendante des gouvernements et des institutions européennes ; elle devra assurer la stabilité des prix. Elle siégera à Francfort. Son premier Président est Wim Duisenberg (Néerlandais), auquel pourrait succéder en 2002 Jean-Claude Trichet, actuel Gouverneur de la Banque de France. |
Voir
aussi les mots : Banque centrale, SEBC |
| Changes fixes / changes flottants | ||
| Commission européenne. | La Commission européenne est constituée de 20 commissaires désignés pour 5 ans par leurs gouvernements et nommés après approbation par le Parlement européen : 2 commissaires pour chacun des 5 grands Etats, 1 pour les autres. Chaque commissaire reçoit un domaine de compétence précis et ne représente pas les intérêts de son pays. La Commission remplit une double fonction :
La Commission siège à Bruxelles, son Président actuel est le Luxembourgeois Jacques Santer qui a succédé à Jacques Delors en 1994. La commission est composée de 20 commissaires, désignés par chacun des Etats membres : 2 commissaires pour les 5 grands Etats, 1 pour les autres. Le Parlement européen doit approuver leur nomination. |
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| Conseil de leuro | Créé en 1997 il réunit les ministres de léconomie et des finances des pays " in ", cest à dire de la zone euro. |
Voir aussi le mot : Le conseil de leuro |
| Conseil de lUnion européenne (ex Conseil des ministres). | Appelé Conseil de lUnion depuis le traité de Maastricht, cest linstance de décision principale de lUnion européenne. Il réunit les ministres compétents de chacun des pays membres. Selon les sujets il prend ses décisions à la majorité qualifiée (les voix étant pondérées selon la taille des Etats) ou à lunanimité. La Présidence est assurée pour 6 mois et à tour de rôle par chacun des pays membres. |
Voir aussi le mot : Conseil ECOFIN |
| Conseil ECOFIN | Le conseil ECOFIN réunit, au moins une fois par mois, les ministres de léconomie et des finances des 15 états membres de la communauté. Selon le traité de Maastricht le conseil ECOFIN assure la coordination des politiques économiques menées par les états membres :
Le conseil ECOFIN pourrait devenir une structure essentielle pour mettre en uvre une politique européenne de lemploi. Sur certains sujets concernant la gestion de leuro, les pays " pré-in ", nadhérant pas encore à la monnaie unique, nont pas droit de vote. |
Voir aussi le mot : Conseil de leuro |
| Conseil européen | Il réunit au moins deux fois par an les chefs dEtat ou de gouvernement des pays membres, ainsi que le président de la Commission européenne. Cest linstance suprême de prise de décision où sopèrent les choix décisifs. |
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| Convergence | Des économies convergent lorsque leurs évolutions, appréciées par les principaux agrégats économiques et financiers, tendent à les rapprocher les unes des autres. On distingue généralement deux types de convergence :
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Voir aussi le mot : Critères de convergence |
| Cours légal | Une monnaie a cours légal lorsque la loi impose son acceptation en règlement dun achat ou dun dette. Selon le principe du ni-ni, ni obligation - ni interdiction, leuro naura pas cours légal entre le 1er janvier 1999 et le 1er janvier 2002. Par contre, au plus tard le 30 juin 2002, les monnaies nationales nauront plus cours légal. On peur remarquer que si toute monnaie repose sur la confiance, le cours légal participe fortement à linstauration de cette confiance. | |
| Crédibilité | Dans une économie dominée par les marchés, le pouvoir dintervention des autorités économiques et monétaires sest fortement réduit. Etat et banques centrales doivent convaincre les marchés que les mesures de politique économique prises sont bonnes et seront durablement appliquées. Si ces autorités sont crédibles, les marchés anticiperont les effets des mesures, ce qui en renforcera lefficacité. Si au contraire elles ne sont pas crédibles, les marchés anticiperont léchec de la politique. Dune manière générale on considère que lindépendance de la Banque centrale européenne, lui confère une certaine crédibilité. | |
| Critères de convergence | Il ne peut y avoir union monétaire sans convergence économique, cest-à-dire sans réduction des écarts entre les différentes économies adoptant la monnaie commune. Pour participer à la troisième et dernière étape de lUnion économique et monétaire, caractérisée par ladoption dune monnaie unique (leuro), les pays membres du Système monétaire européen (S.M.E.) doivent donc présenter des profils monétaires proches. Cette convergence sera appréciée à laide de 5 conditions ou critères, définis par le Traité de Maastricht : le taux dinflation, le taux dintérêt à long terme, la stabilité du taux de change, déficit budgétaire et le niveau de lendettement public. |
Voir aussi le mot : Les critères de convergence |
| Déficit budgétaire / Déficit public | Le déficit budgétaire correspond à un excès des dépenses de lEtat par rapport à ses recettes. Le déficit public prend également en compte les recettes et dépenses des collectivités locales et des organismes de sécurité sociale. Le déficit budgétaire peut être passif, ou subi ; il signifie alors que les dépenses publiques ne sont pas maîtrisées ou que les recettes sont inférieures aux prévisions en raison dune croissance économique insuffisante. Au contraire, dans une perpective keynésienne, lorsque le sous-emploi est dû à une demande insuffisante, le déficit peut être un instrument de relance de lactivité ; il sagit alors dun déficit volontaire ou actif. |
Voir aussi : Quelles politiques budgétaire après leuro. |
| Dette publique | La dette publique correspond à lensemble des emprunts contractés par lEtat, les collectivités locales et les organismes de sécurité sociale. |
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| Désinflation / Désinflation compétitive. | Il y a désinflation lorsque linflation est de moins en moins importante, les prix ne diminuent pas mais augmentent de moins en moins vite. La désinflation compétitive est une politique économique qui se fixe pour objectif un taux dinflation inférieur à celui des partenaires commerciaux du pays. Les prix nationaux augmentant moins vite que ceux des pays concurrents, les entreprises deviennent plus compétitives. Cela doit restaurer la balance commerciale, renforcer la monnaie, et donc favoriser la baisse des taux dintérêt. Une telle politique fut mise en uvre en France à partir de 1983-84. |
Voir aussi : La construction européenne a impulsé la modernisation de léconomie française |
| Dévaluation | En système de change fixe, la dévaluation est une décision des autorités monétaires, qui diminuent la valeur de la monnaie nationale exprimée en monnaie étrangère. Il faudra donc fournir davantage de monnaie nationale pour obtenir la même quantité de monnaie étrangère. En change flottant la valeur de la monnaie varie au jour le jour sur le marché des changes. Dans ce cas il ne peut y avoir dévaluation mais dépréciation, cest à dire constatation dune baisse de la valeur de la monnaie. Dévaluation et dépréciation diminuent le prix des biens exportés qui gagnent donc en compétitivité prix ; symétriquement elles renchérissent le prix des biens importés. Elles agissent donc sur léquilibre de la balance commerciale et sur linflation. |
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| Ecu | " European Currency Unit " ou Unité de compte européenne, crée en 1979. Lécu est une monnaie panier dont la valeur est une moyenne pondérée de la valeur de chacune des monnaies qui le composent. Lécu disparaîtra le 1er janvier 1999 au profit de lEuro |
Voir aussi le mot : SME |
| Euro | Le Conseil européen de Madrid de décembre 1995 à choisi dappeler " euro " la monnaie européenne. Leuro circulera sous forme scripturale dés le 1er janvier 1999 et sous forme fiduciaire à partir de 2002. Le " cent " sera la subdivision de leuro, lusage du terme centime simposera probablement en France. Il faudra attendre le 1er janvier 1999 pour connaître la valeur exacte de leuro en francs, sa valeur approchera les 6,50 francs. |
Voir
aussi : Leuro, une nouvelle monnaie Voir aussi le mot : Monnaie Voir aussi : Carte de la zone euro |
| Inflation | Linflation est un déséquilibre économique qui se concrétise par une hausse durable, générale et auto-entretenue (ou cumulative) des prix. Cette hausse est mesurée par le taux dinflation qui indique laugmentation moyenne des prix. |
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| Intégration économique | Lintégration économique est un processus qui transforme des économies et des marchés distincts en un espace économique commun. On retient généralement 5 formes ou stades, qui correspondent à des degrés croissant dintégration :
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Voir aussi le mot : Union monétaire |
| Marché commun | Un marché commun est une forme dintégration économique qui se caractérise par :
Le Traité de Rome (1957) avait pour but la construction dun marché commun. Cependant il faudra attendre la mise en uvre de lActe unique pour que la libre circulation des marchandises, des services, des hommes et des capitaux soit totale. |
Voir
aussi : Les ambitions du Marché commun. Voir aussi le mot : Traité de Rome |
| Marché unique | Un marché unique est un marché commun à lintérieur duquel les spécificités des marchés nationaux ont été suffisamment réduites pour quils ne constituent plus quun seul marché. Ceci exige en plus de la libre circulation des marchandises, des services, des hommes et des capitaux :
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Voir
aussi : Les ambitions du marché commun Voir aussi le mot : Acte unique |
| Monnaie | Une monnaie remplit trois fonctions. Elle permet de mesurer la valeur des biens et services (fonction dévaluation ou détalon de mesure), dacquérir ces biens et services (fonction de transaction) et dépargner (fonction de réserve). A partir de 2002 leuro sera la seule monnaie circulant en France. Toute monnaie repose sur la confiance qui lui est accordée ; depuis la disparition des monnaies métalliques les pièces et billets (la monnaie fiduciaire) nont en effet aucune valeur intrinsèque et ceci est encore plus vrai pour la monnaie scripturale (inscrite sur les comptes créditeurs des banques). La confiance dans leuro reposera à la fois sur la prospérité de léconomie européenne et sur la crédibilité de la Banque centrale européenne qui mènera une politique monétaire de stabilité des prix. Si leuro pourra être utilisé dés le 1er janvier 1999 il naura cours légal qua partir de 2002. Cela signifie que de 1999 à 2002 (période de transition), toute personne pourra refuser dêtre payée en euro ; par contre à partir du 1er juillet 2002 tous les paiements se feront exclusivement en euro. Une monnaie " forte " est une monnaie dont le taux de change a tendance à s'apprécier ; le taux de change de leuro par rapport au dollar et au yen jouera un rôle dans la compétitivité des entreprises européennes. Ces taux se fixent sur le marché des changes mais sont influencés par le niveau des taux dintérêt déterminés par les banques centrales, par linflation et par létat de la balance des paiements. |
Voir aussi le mot : Euro |
| Monnaie unique | Le projet dadoption dune monnaie unique, au sein de la Communauté européenne, prend forme à la fin des années 60-début des années 70, avec les rapports Barre et Werner. Il fut retardé par les difficultés monétaires internationales et la crise du SMI ; mais en même temps linstabilité monétaire internationale révélait lintérêt de la coordination monétaire. Le rapport Delors adopté par le Conseil européen en 1989 pose les bases dune Union économique et monétaire : lunion monétaire napparaît pas possible sans une certaine convergence économique. LUnion monétaire nexige pas une monnaie unique ; elle se caractérise par la liberté totale de circulation des capitaux et la conversion des monnaies à des taux irrévocablement (donc définitivement) fixes. Le choix dune monnaie unique accroît la crédibilité de lunion, rend plus difficile sa rupture et la charge dune dimension symbolique et politique forte, puisque lémission de monnaie est une des grandes prérogative de lEtat. Le traité de Maastricht fait de la monnaie unique une étape clé dans le processus dintégration économique et monétaire enclenché par le traité de Rome. |
Voir
aussi les mots : Union monétaire, Traité de Maastricht |
| Pacte de stabilité et de croissance | Accord signé à Amsterdam en 1997. Il contraint les pays participant à leuro à maintenir leurs déficits publics en dessous du seuil de 3% du PIB, seuil qui correspond aux critères de convergence. Un déficit excessif dans un pays pourrait en effet menacer la stabilité monétaire de toute la zone euro. Des sanctions financières sont prévues en cas de non respect. La procédure suivie en cas de déficit budgétaire excessif, cest à dire supérieur à 3% :
Les sanctions sont dabord politiques : publication des recommandations adressées à lEtat déficitaire ; puis après un délai de 10 mois, financières. |
Voir aussi le mot : Pacte de stabilité ou de croissance ? |
| Parité | La parité dune monnaie est le valeur de cette monnaie par rapport à un étalon de référence. Dans le système de Bretton-Woods la parité sexprimait par rapport à lor ou au dollar, dans le Système monétaire européen, elle sexprimait par rapport à lécu. |
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| Pays qualifiés (ou " in ") | Onze des quinze pays membres de lUnion européenne participeront à la monnaie unique dès le 1er janvier 1999 : lAllemagne, lAutriche, la Belgique, lEspagne, la Finlande, le France, lIrlande, lItalie, le Luxembourg, les Pays-bas, le Portugal. Si les Etats " in " sont les Etats qualifiés, les " pré-in " sont les Etats membres de lUnion européenne qui devraient à terme adhérer à la monnaie unique. |
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| Politique économique | Ensemble cohérent de mesure
destiné à atteindre les objectifs que se fixe les autorités (gouvernement, Banque
centrale, ...) On distingue généralement les politiques selon :
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Voir
aussi les mots : Politique budgétaire, Politique monétaire |
| Politique budgétaire | La politique budgétaire est lensemble cohérent de mesures qui vise, en agissant sur les recettes et les dépenses de lEtat, à atteindre les objectifs macro-économiques que se fixe le gouvernement. Au sein de lUnion monétaire ces politiques économiques seront coordonnées par le Conseil ECOFIN qui réunit les 15 ministres de léconomie et des finances. En cas de récession, une augmentation des dépenses financées par le déficit du budget peut relancer la demande et donc la croissance (phénomène du multiplicateur keynésien). Cependant lefficacité dune telle politique est aujourdhui limitée, à léchelon national, par la contrainte externe et le coût élevé de lendettement. Une politique budgétaire expansive serait envisageable à léchelle de lEurope, mais les conditions politiques ne sont pas réunies. Une politique budgétaire " orthodoxe " vise au contraire à équilibrer recettes et dépenses de lEtat. Dans ce cas lEtat nemprunte plus et lépargne reste disponible pour les investissements privés. Le pacte de stabilité et de croissance interdit un déficit budgétaire supérieur à 3 % du PIB. En cas de récession, les gouvernements voient leurs recettes budgétaires diminuer et leur déficit se creuser. Ils peuvent donc être obligés de réduire leurs dépenses pour respecter leur engagement. |
Voir
aussi : Quelles politiques budgétaires après
2002 ? Voir aussi le mot : Déficit budgétaire |
| Politique monétaire | La politique monétaire est lensemble cohérent de mesures prises par les autorités monétaires (banque centrale lorsquelle est indépendante) pour atteindre des objectifs macro-économiques ( croissance, plein emploi, stabilité des prix ), en agissant sur la masse monétaire et/ou le taux dintérêt. Lorsque la banque centrale est indépendante, cest la loi qui précise les objectifs quelle doit chercher à atteindre ; la Banque centrale européenne doit ainsi assurer la stabilité des prix. Par son action sur les taux dintérêt, la banque centrale influence également les mouvements de capitaux, donc le taux de change de la monnaie. La politique de change est donc une composante de la politique monétaire. Dans le cadre de lUnion, la Banque centrale européenne et le Conseil ECOFIN devront combiner harmonieusement la politique monétaire et la politique budgétaire (policy mix). |
Voir
aussi : Que sera la politique monétaire de la
banque centrale ? Voir aussi le mot : Taux dintérêt |
| SME bis | Le SME bis est un accord qui liera les pays adhérents à la monnaie unique et les autres pays membres de l'Union européenne. Pour ces monnaies, des taux pivots seront définis et les variations de taux de change devront respecter la limite de + ou 15 % définie par le SME. Le SME bis constituera un " sas dentrée " pour les pays candidats à la monnaie unique. |
Voir aussi le mot : SME |
| Système européen de Banques centrales (SEBC) | Le SEBC regroupe toutes les banques centrales des pays de lUnion européenne, quelles appartiennent ou non à lUnion économique et monétaire ; à sa tête se trouve la Banque centrale européenne. Les banques centrales nationales seront chargées dappliquer la politique commune et de surveiller le système bancaire dans leur pays. LInstitut Monétaire Européen a été créé pour renforcer la coopération entre les Banques centrales et préparer le SEBC. |
Voir
aussi : Les missions du système européen de banques centrales Voir aussi le mot : Banque centrale européenne |
| Système monétaire européen (SME) | Le SME a été créé en 1979 pour stabiliser les monnaies européennes les unes par rapport aux autres. Une unité de compte, lécu, permettait de définir des taux pivots (soit une valeur de référence) pour chaque monnaie ; le SME définissait les variations maximales de taux de change par rapport au taux pivot (+ ou 15 % depuis le 2 août 1993). Les Banques centrales intervenaient de façon concertée pour défendre ces parités. |
Voir aussi le mot : SME bis |
| Taux de change / change fixe / change flottant. | Le taux de change mesure la valeur dune monnaie nationale par rapport aux monnaies étrangères. Le taux de change est donc un prix. Il se fixe sur le marché des changes en fonction de loffre et de la demande de monnaie par les agents économiques et des interventions des autorités monétaires (banques centrales notamment). Un déficit de la balance des paiements entraîne un excédent de loffre de monnaie nationale par rapport à la demande et une dépréciation du change ; une hausse du taux dintérêt attire les capitaux étrangers, stimule la demande de monnaie nationale et donc pousse le taux de change à la hausse. Linstabilité des changes constitue un handicap au développement des échanges en créant un risque de taux pour les agents économiques. Si le taux de change varie entre le moment où est décidée une opération et le moment où le paiement est exécuté, cette opération (investissement, emprunt ) peut se révéler plus (ou moins ) coûteuse que prévue. Des changes fixes, à plus forte raison des parités définitivement stables comme dans un système de monnaie unique, favorisent des anticipations de long terme. Dans les systèmes de parités ou de changes fixes (SMI de Bretton Woods, SME), les autorités monétaires interviennent pour maintenir le taux de change officiel de la monnaie. En changes flottants au contraire les variations du taux de change (le prix de la monnaie) sont censées équilibrer offre et demande sur le marché des changes. Depuis 1973 et surtout 1976 ( accords de la Jamaïque), le système international est celui des changes flottants ; mais il sagit dun flottement impur, les autorités monétaires intervenant de façon concertées pour limiter les fluctuations monétaires des monnaies majeures (dollar, yen, mark ). Lincompatibilité entre changes flottants et intégration économique a conduit les pays de lUnion Européenne à instaurer le SME puis la monnaie unique. |
Voir aussi : Le nouveau partage monétaire |
| Taux d'intérêt | Lintérêt est un revenu, cest la rémunération, versée par lemprunteur (le débiteur) dun capital au prêteur (le créancier) ; il est calculé en % du capital prêté. Ainsi défini, lintérêt est le " loyer " de largent, il indique donc le rendement du prêt, ou placement, dun actif financier. Cest aussi un " pont entre présent et futur ", il indique le degré de préférence pour le présent. Linflation en réduisant la valeur de la monnaie amenuise la rémunération du prêteur ; cest pourquoi on calcule le taux dintérêt réel, égal au taux nominal moins le taux dinflation. Dans loptique néo-classique, le taux dintérêt rémunère labstinence de lépargnant qui renonce à consommer ; il équilibre offre et demande de capitaux. Dans loptique keynésienne le taux dintérêt ne détermine pas le montant de lépargne, égale au revenu moins la consommation ; mais les épargnants préfèrent détenir une épargne liquide : le taux dintérêt est alors le prix du renoncement à la liquidité. Il joue sur linvestissement, qui dépend de la comparaison du taux dintérêt avec lefficacité marginale du capital, ou, selon Malinvaud de la profitabilité (égale à la rentabilité financière moins le taux dintérêt réel). Le taux dintérêt est donc une variable économique fondamentale, à la fois instrument et objectif de la politique monétaire. |
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| Traité de Rome | Signé le 27 mars 1957 entre les six pays fondateurs, il créé la Communauté Economique Européenne (CEE). Il organisait entre les pays membres (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas) une union douanière : suppression des tarifs douaniers entre les pays membres et adoption dun tarif douanier commun envers les pays tiers. Au delà de la libre circulation des hommes, des marchandises et des capitaux, il visait également à développer des politiques communes, par exemple la Politique agricole commune. En 1973 lEurope sélargit à 9 membres avec lentrée du Royaume-Uni, de lIrlande et du Danemark. En 1981, la Grèce devient le 10ème membre de la CEE. En 1986, adhèrent lEspagne et le Portugal, et enfin en 1995, lAutriche, la Finlande et la Suède deviennent à leur tour membres. LEurope des quinze est alors constituée. Chypre, lEstonie, la Hongrie, la Pologne, la république Tchèque et la Slovénie sont aujourdhui candidats à lUnion. |
Voir
aussi : Les ambitions du marché commun Voir aussi le mot : Marché commun |
| Traité sur lUnion européenne (ou traité de Maastricht) | Traité signé à Maastricht le 7 février 1992 et entré en vigueur le 1er novembre 1993. Il approfondit le traité de Rome et organise le passage à la monnaie unique (leuro) au plus tard le 1er janvier 1999, dans le cadre de lUnion économique et monétaire (U.E.M.) Ratifié en 1992 ou 1993 selon les pays, ce traité élargit les compétences de lUnion européenne : en plus de la monnaie unique, lenvironnement, la politique sociale, la politique étrangère, la citoyenneté entrent dans le champ européen. En outre, les décisions peuvent désormais reposer sur un vote à la majorité qualifiée (et non plus à l'unanimité). Le Traité ne rend pas obligatoire la participation des pays signataires à la monnaie unique. Le Royaume-Uni a obtenu que les décisions éventuelles en matière de politique sociale ne lui soient pas applicables. |
Voir
aussi : Le calendrier de leuro Voir aussi le mot : euro |
| Union monétaire | Lunion monétaire est une forme dintégration économique caractérisée par :
Lunion monétaire nest donc pas synonyme de monnaie unique cependant ladoption dune monnaie unique, qui exige labandon des monnaies nationales, renforce le caractère irréversible, et donc la crédibilité, de lunion monétaire. LUnion latine (1865-1927) entre la France, la Belgique, lItalie, la Suisse et la Grèce, ainsi que le Zollverein qui aboutit à la création du mark en 1870, sont deux exemples historiques dunion monétaire. |
Voir aussi le mot : Monnaie unique |
| Union économique et monétaire | LUnion économique et monétaire est un des objectifs du Traité de Maastricht ; elle organise le passage à la monnaie unique en 3 étapes :
Les pays qui naccéderont pas à la monnaie unique doivent stabiliser leur taux de change par rapport à leuro et coordonner leur politique économique avec celle des autres membres de lUnion. La période de trois ans entre le 1er janvier 1999 au 31 décembre 2001, est une période de transition. Leuro sera alors la monnaie officielle des Etats membres, mais ceux-ci conserveront leurs monnaies nationales, considérées comme des subdivisions de leuro. Pendant cette période simposera le principe du " ni-ni ", qui signifie quil ny aura ni interdiction, ni obligation, dutiliser, ou daccepter, les paiements en euro. Il y aura parfaite équivalence juridique entre leuro et les monnaies nationales pendant toute cette période transitoire, ce qui est essentiel pour assurer la continuité des relations économiques et en particulier des contrats. |
Voir
aussi le mot : Traité de Maastricht Voir aussi le mot : euro Voir aussi : Carte de la zone euro |
| Zone euro / Bloc euro | La zone euro réunit lensemble des 11 pays qualifiés pour la monnaie unique. |
Voir aussi : Carte de la zone euro |