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LES BESOINS PHYSIOLOGIQUES DES ENFANTS DE 2 ANS

Marie-Christine BASSAGET
Enseignante maternelle Florian
Sauve (30)


1. ALIMENTATION

Une nourriture adaptée et équilibrée est nécessaire pour une croissance harmonieuse. L'alimentation doit être adaptée à chaque enfant (quantité, qualité par rapport à sa taille, à son poids, son mode de vie, son appétit, sa culture).

À cet âge, il convient de répartir les besoins nutritionnels sous forme de trois repas et de deux collations.

Les enfants se déshydratent rapidement, ils doivent pouvoir boire quand ils ont soif.

Le rôle de l'enseignant

  • Mettre en place deux collations : une à 10h, l'autre à 16h ;

  • Prévoir des gobelets accessibles à la demande.

2. SOMMEIL

Endormissement : l'endormissement se manifeste par un rythme de base ralenti ; bâillements (l'enfant se frotte les yeux), les muscles se relâchent, l'œil plafonne, la paupière tombe (réflexe de nidation). Si ce besoin de dormir n'est pas satisfait l'enfant va manifester des phénomènes de défense (des pleurs, une excitation...). Cette phase d'endormissement n'apparaîtra que deux heures plus tard.

Sommeil lent : le sommeil est de plus en plus profond, il y a récupération de la fatigue corporelle et fabrication d'hormones de croissance.

Sommeil rapide (paradoxal) : le rythme cardiaque s'accélère, la respiration est irrégulière, le visage prend diverses expressions, gémissements. C'est la phase de récupération de la fatigue psychique et de la consolidation de la mémoire.

Phase de réveil ou phase intermédiaire : c'est le seul moment où l'on peut éventuellement réveiller un enfant. Mouvements du corps, profonds soupirs, augmentation du tonus musculaire, perception des bruits extérieurs.

Les besoins de sommeil varient d'un enfant à l'autre, d'un jour à l'autre. Il existe cependant des constances physiologiques comme le besoin de dormir après le repas de midi et la baisse des capacités d'attention entre 11h et 15h.

Le rôle de l'enseignant

  • Favoriser le réveil spontané (dès la phase de réveil) et ne pas écourter le sommeil paradoxal ;

  • Veiller à ce que chaque enfant retrouve son lit (pour des raisons d'hygiène bien sûr, mais aussi de bien être affectif) ;

  • Veiller au confort. L'enfant doit être légèrement vêtu et ne souffrir ni du froid ni de la chaleur ;

  • Lui permettre de retrouver ses repères naturels comme les odeurs (sentir son bras, son " objet transitionnel ") ;

  • Lui permettre de retrouver les sensations tactiles (toucher son " doudou ", ses cheveux) ;

  • Lui permettre de retrouver ses rites corporels d'endormissement (nidation, bercement, succions, frottements sous le nez...) ;

  • Caresser l'enfant en évitant de le faire parler.

Si, malgré l'intervention individualisée apaisante de l'adulte, un enfant ne s'est pas endormi au bout d'une demi-heure environ, il doit pouvoir se lever et trouver des activités calmes.

3. LA PROPRETÉ

À son entrée à l'école maternelle, le contrôle véritable des sphincters est une acquisition récente construite à partir d'habitudes et de rites familiaux. Certaines régressions peuvent être constatées dans les premiers temps de fréquentation.

Le rôle de l'enseignant

  • Inciter à se rendre seul, " à la demande ", aux toilettes ;

  • Éviter (quand l'architecture de l'école le permet) les passages collectifs qui provoquent souvent tension et énervement ;

  • Associer l'ATSEM à la responsabilité de l'encadrement pour aider l'enfant à acquérir son autonomie ;

  • Veiller à ce que du papier toilette soit constamment à disposition des enfants ;

  • Enseigner le respect de l'autre (penser à tirer la chasse d'eau après son passage...) ;

  • Inciter les enfants à défaire leurs vêtements et à se rhabiller tout seuls ;

  • Apprendre aux enfants à se laver les mains après leur passage aux toilettes ;

  • Veiller à ce que l'enfant qui salit sa culotte ne soit pas grondé et humilié.

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