Que peut-on faire si l'on est victime d'un acte de racisme PTINTERO.gif (1122 octets)

 

La législation française protège les victimes de comportements de type raciste. Elles bénéficient des moyens d’action traditionnels et ont la possibilité d’agir par l’intermédiaire d’associations de lutte contre le racisme.
Lorsqu’elles sont victimes d’une infraction à la loi de 1881 (propos écrits à caractère raciste), elles disposent en outre d’un droit de réponse.

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Les victimes des délits inspirés de motifs racistes peuvent engager des poursuites pénales contre l’auteur de l’infraction, soit en saisissant directement la justice pénale, soit en portant plainte auprès du Procureur de la République, ou au commissariat, ou à la gendarmerie, soit en déposant une plainte auprès du juge d’instruction.

Bien souvent cependant, les victimes ne connaissent pas leurs droits, ou n’osent pas porter plainte.

C’est pourquoi le législateur a donné aux associations de lutte contre le racisme un rôle privilégié dans l’engagement des poursuites pénales.

L’article 48-1 de la loi de 1881 autorise les associations qui se proposent par leurs statuts « de combattre le racisme » d’exercer les droits reconnus à la partie civile.

La loi du 13 juillet 1990 a étendu cette possibilité aux associations qui se proposent « d’assister les victimes de discriminations fondées sur leur origine nationale, ethnique, raciale ou religieuse ».

Les associations peuvent donc prendre attache avec le parquet sur l’existence d’une infraction et même déclencher directement des poursuites pénales.

D’autre part, la loi accorde un droit de réponse « à toute personne nommée ou désignée dans le journal ou écrit périodique quotidien ».

La jurisprudence admet que ce droit de réponse est reconnu aussi bien aux personnes morales qu’aux personnes physiques. En conséquence si les associations qui combattent le racisme sont diffamées, elles peuvent exercer leur droit de réponse.

Depuis la loi du 13 juillet 1990, ces associations ont la possibilité d’exercer le droit de réponse aux lieu et place des personnes diffamées, aussi bien dans la presse écrite que par un moyen de communication audiovisuelle.