|
|
Par exemple, un employeur a été
condamné pour avoir congédié un salarié au motif quil était de nationalité
marocaine. De même, il a été jugé que se
rend complice du délit le directeur dune agence nationale pour lemploi qui
accepte denregistrer et de diffuser des offres demploi excluant tout demandeur
dorigine nord-africaine ou restreintes à des personnes de nationalité française.
Le coupable dune telle infraction risque une peine demprisonnement de deux ans
et/ou une amende de 200 000 F. Il court de plus le risque dêtre privé
temporairement du droit déligibilité et davoir lobligation de fermer
temporairement ou définitivement son établissement ou son entreprise.
Dautre part lArticle 225-2 du Code
pénal sanctionne quiconque aura, par son action ou omission, contribué à rendre plus
difficile lexercice dune quelconque activité économique à toute personne,
en raison de son « origine nationale » ou de son appartenance, vraie ou supposée, à
une « ethnie, une race, ou une religion déterminée ».
Enfin, le Code pénal réprime de manière
spécifique les discriminations raciales ou religieuses émanant dun fonctionnaire
public, qui, abusant de son autorité, fait obstacle, dans le cadre de ses attributions,
à la reconnaissance dun droit ou dune activité (par exemple, le refus
dune promotion ou dune nomination, la non délivrance dun acte ou
dun titre). |