Que risque l'auteur d'un écrit ou d'un discours de type raciste PTINTERO.gif (1122 octets)

 

La Liberté d’opinion est un des principes fondamentaux de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948.
Cependant, la liberté d’opinion et d’expression n’est pas illimitée. C’est pourquoi la loi sanctionne les propos ou les écrits à caractère raciste.

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Les supports incriminés peuvent être des écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans des réunions publiques, placards ou affiches exposés au regard du public, ainsi que tout moyen de communication audiovisuel.

Il convient de préciser que les auteurs de graffiti et inscriptions racistes sur des édifices publics ou privés s’exposent à des poursuites au titre des dégradations volontaires mais aussi au titre des infractions racistes.

D’autre part, la loi ne se contente pas de sanctionner la personne qui a, dans les faits, personnellement commis le délit. Elle permet d’atteindre une personne qui peut n’avoir pris aucune part directe dans la réalisation de l’infraction, mais a contribué de par sa qualité ou sa fonction à sa manifestation. Il s’agit par exemple de directeurs de publications ou d’éditeurs, d’imprimeurs, de distributeurs, de vendeurs et d’afficheurs. C’est donc dire que lorsqu’un journal rapporte des propos racistes recueillis au cours d’une interview, l’auteur principal de l’infraction est le directeur de la publication, alors que l’auteur du propos raciste ne sera poursuivi que comme complice.

Pour provocation à la discrimination, à la haine raciale ou à la violence raciale, les peines encourues vont de un an d’emprisonnement au plus, et/ou une amende de300 000 F. maximum, avec interdiction d’être éligible ou d’exercer une fonction juridictionnelle pendant cinq ans maximum.

Pour une injure raciale, la peine est de six mois d’emprisonnement au plus et/ou une amende de 150 000 F. maximum.