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1. Laccès à
la nationalité française peut donc seffectuer par leffet de la filiation.
« Est français, lenfant dont lun des parents au moins est français ».
Cest lidée de base du droit du sang : la filiation transmet la nationalité.
Dautre part, létranger (ou létrangère) qui épouse une Française (ou
un Français) peut, après un délai de 1 an à compter du mariage, acquérir la
nationalité française par déclaration, à condition quà la date de cette
déclaration, la communauté de vie nait pas cessé entre les époux et que le
conjoint français ait conservé sa nationalité (article 21.2 du Code civil).2. Laccès à la nationalité
française peut également se faire par leffet de la naissance en France.
« Est français, lenfant né en France dun parent lui même né en France »
(par extension dun parent né en Algérie avant lIndépendance 03.07.1962).
Concernant les enfants nés en France de parents étrangers, ils acquièrent de plein
droit la nationalité française à lâge de 18 ans, à la condition davoir
résidé en France cinq ans au moins depuis lâge de 11 ans.
Cette dernière condition étant réalisée, il est possible pour un jeune né en France
de parents étrangers de demander la nationalité à lâge de 16 ans.
Enfin, des parents de nationalité étrangère résidant en France peuvent demander la
nationalité française pour leur enfant de 13 ans (avec son consentement personnel) à la
condition que ce dernier réside en France depuis lâge de 8 ans.
Afin de permettre aux jeunes étrangers nés en France de pouvoir justifier de leur
domicile et de leur identité, une « carte didentité républicaine » peut leur
être délivrée.
Il est cependant probable quune nouvelle loi (loi Guigou, 1998) apporte quelques
modifications à ces dispositions, en sinspirant du principe du « droit du sol ».
3. Autre possibilité
daccès à la nationalité française, leffet de la volonté, donc la
naturalisation, selon des conditions bien particulières.
Il faut avoir plus de 18 ans, ne pas avoir fait lobjet de condamnations, il faut une
bonne connaissance de la langue française et avoir résidé en France pendant les cinq
ans précédant le dépôt de la demande, (article 21.17 du Code civil).
4. Dernière possibilité
daccès à la nationalité française, par leffet de ladoption ou du
recueil de lenfant.
Ladoption plénière donne à ladopté la nationalité des parents adoptifs
dans les mêmes conditions que la filiation par le sang.
Quant à la double nationalité, le droit français lignore. Ainsi, un individu de
nationalité française, résidant dans un pays dont il possède la nationalité, ne peut
invoquer la protection diplomatique française. |