Comment sont défendus les droits des enfants dans le monde PTINTERO.gif (1122 octets)

 

Les Nations Unies ont élaboré en 1989 une convention traitant des droits des enfants.
Ce texte fournit un cadre moral et juridique indispensable à la protection des mineurs contre les abus ainsi qu’à la défense de leurs droits politiques et culturels.

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La Convention relative aux droits de l’enfant se compose de 54 articles décrivant en détail les droits individuels que possède tout être humain âgé de moins de 18 ans de pouvoir se développer au mieux de ses possibilités, sans souffrir de la faim, de la pauvreté, de la négligence, de l’exploitation ou autres injustices.

Fruit de dix années d’études et de négociations, la Convention relative aux droits de l’enfant a été adoptée par les Nations Unies à l’automne 1989 et est entrée en vigueur le 2 septembre 1990.

Une fois ratifiée par un État, la Convention prend force obligatoire dans celui-ci ; un comité composé de 10 experts est chargé de vérifier l’application qui en est faite dans les États parties.

La Convention va plus loin que les textes jusqu’alors en vigueur : elle recherche un équilibre entre les droits de l’enfant et les devoirs des parents ou de ceux qui sont responsables de la survie, du développement et de la protection de l’enfant, en accordant à celui-ci le droit de participer aux décisions sur les questions l’intéressant actuellement et concernant son avenir.

Parmi les problèmes pressants visés par la Convention, dont certains apparaissent pour la première fois dans une convention internationale, figurent les obligations envers les enfants vivant dans des situations particulièrement difficiles, notamment les problèmes des enfants réfugiés (article 22), la protection contre l’exploitation sexuelle et les autres formes d’exploitation (articles 34 et 36), le problème de la drogue (article 33), les enfants en conflit avec la loi (article 40), l’adoption à l’étranger (article 35), les enfants dans les conflits armés (articles 38 et 39), les problèmes des enfants handicapés (article 23) et des enfants autochtones ou appartenant à des minorités (article 30).

L’éducation fait l’objet de deux articles importants (27 et 28), qui ont été renforcés par la Conférence mondiale sur l’éducation pour tous, tenue en Thaïlande du 5 au 9 mars 1990. L’enseignement primaire doit être obligatoire et gratuit pour tous. Il doit favoriser l’épanouissement de la personnalité de l’enfant, le développement de ses dons et de ses aptitudes naturelles, tout en respectant son identité, sa langue et ses valeurs culturelles. La nécessité de donner des chances identiques aux filles et aux garçons a été soulignée.

La force de cette nouvelle Convention est sa souplesse ; ainsi peut-elle s’adapter à l’approche de chaque pays qui poursuit le même objectif. Elle n’a pas reculé devant les questions épineuses, mais a découvert le moyen de faire coïncider différentes valeurs culturelles, religieuses et autres qui, à leur manière, répondent aux besoins universels des enfants.

Source : Le Courrier de l’UNESCO n° 1205