L'Homme est-il supérieur à la Femme PTINTERO.gif (1122 octets)

 

Du côté de la nature, homme et femme sont une combinaison de différences et d’identités.

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« La femme est-elle le brouillon de l’homme » comme l’assurent les thèses machistes trouvant dans la nature la justification de l’asservissement de la femme par l’homme ; ou « l’homme est-il une femme ratée » comme l’affirment certains courants féministes pour contrecarrer la domination millénaire de l’homme sur la femme ?

Qu’en est-il de la nature de l’homme et de la femme ?

Regardons d’abord du côté des différences indiscutables, les réponses de la génétique et de la biologie.

L’espèce humaine se détermine en deux genres, le masculin et le féminin différenciés par la 23e paire de leurs chromosomes : XX chez la femme, XY chez l’homme.

Cette appartenance génétique à un sexe donné crée pour chacun un destin de l’ordre de la nature : la femme recevra la semence de l’homme, portera l’enfant dans son ventre, accouchera, pourra allaiter ses petits. Ainsi la perpétuation de l’espèce est-elle assurée. Il en va de même pour tous les mammifères.

C’est sur instructions des gènes de la 23e paire que vont se construire l’appareil génital et le système hormonal de l’un et l’autre sexe. Ensuite, c’est une question d’hormones : androgènes chez le garçon, oestrogènes chez la fille.

La pathologie peut interférer sur les données de base, modifiant ainsi la programmation initiale : les organes sexuels ne correspondent pas au sexe chromosomique (hermaphrodisme vrai, pseudo-hermaphrodisme masculin ou féminin). Le système hormonal, existant dès la naissance, est mis en veilleuse jusqu’à la puberté. Son redémarrage affecte alors l’être biologique dans son entier : d’anatomique et potentielle, la différence devient alors fonctionnelle. Ce sont les hormones qui fixent entre autres le comportement sexuel, le comportement des différents organes et très certainement celui du cerveau.

Si le biologique signe la différence entre l’homme et la femme, il marque aussi l’identité de l’un et l’autre sexe.

Voyons du côté de la ressemblance.

  • D’abord l’être humain naît obligatoirement d’une femme XX et d’un homme XY. Aucune manipulation n’a permis jusqu’à ce jour la création d’un embryon viable par d’autres types de combinaisons.
  • Ce que l’homme et la femme ont aussi en commun, ce sont 22 paires de chromosomes sur les 23 ; a priori elles n’interviennent pas dans la différenciation sexuelle. La moitié est transmise par le père, l’autre par la mère.
  • L’embryon, jusqu’à la 4e semaine, passe par un stade d’indifférenciation sexuelle. Il n’existe chez l’embryon mâle aucun indice anatomique ou physiologique de masculinité, d’où l’idée « sexiste » qu’à l’origine tous les hommes sont des femmes ! Ce sont bien sûr les hormones qui font la différence, mais ce sont les mêmes hormones qui vont faire la femme et l’homme dans leur différence.En effet, dans le sang de l’un et l’autre se trouvent androgènes, hormones mâles et progestérones, hormones femelles. Selon le genre, seule leur quantité varie : un peu plus d’oestrogènes pour l’homme voila des seins, d’androgène pour la femme voila des muscles.

Différences et identités déterminent le genre humain.

Cette ambivalence permet difficilement de conclure à une quelconque supériorité de l’un sur l’autre sexe. Tout au plus peut-on parler de différences qui tiennent moins à la nature intrinsèque de l’un et l’autre qu’à un savant dosage hormonal.

Si la domination de la femme par l’homme est la norme sur toute la surface du globe, on ne peut pas dire qu’il soit dans l’ordre de la nature de créer des destinées aussi inégalitaires.