|
|
- La Convention européenne a fondé « lEurope
des libertés ».
- Elle reconnaît le droit à la vie et les libertés
fondamentales.
- Elle condamne lesclavage, la torture, le
travail forcé.
- Elle refuse toute discrimination fondée sur la
religion ou la naissance.
- Elle ne traite ni des droits économiques, ni des
droits sociaux, ceux-ci relevant des législations particulières des États.
- Son originalité réside dans la mise en place de
deux organismes élus :
- la Commission européenne des droits de lHomme.
- la Cour européenne des droits de lHomme.
- Comme le Conseil de lEurope, ces deux
organismes siègent à Strasbourg.
- La Commission européenne des droits de lHomme
est un organisme de recours unique dans le droit international : tout État comme tout
individu peut sy adresser.
- Tout particulier peut porter plainte contre un
État, dont le sien, à condition bien sûr davoir épuisé toutes les solutions de
recours dans son propre pays.
- La France a signé la Convention européenne le 3
mai 1974 et a reconnu le recours individuel le 2 octobre 1981, ce qui impliquait un
infléchissement dans la conception française de la souveraineté nationale au profit de
la supranationalité de lEurope.
Document
La Convention européenne de
sauvegarde des droits de lHomme et des libertés fondamentales (Rome, 6 novembre
1950).
Les gouvernements signataires, membres du Conseil de lEurope... considèrent que le
but du Conseil de lEurope est de réaliser une union plus étroite entre ses
membres, et que lun des moyens datteindre ce but est la sauvegarde et le
développement des droits de lHomme et des libertés fondamentales.
Réaffirment leur profond attachement à ces libertés fondamentales qui constituent les
assises mêmes de la justice et de la paix dans le monde et dont le maintien repose
essentiellement sur un régime politique véritablement démocratique, dune part,
et, dautre part, sur une conception commune et un commun respect des droits de
lHomme dont ils se réclament.
Résolus, en tant que gouvernements dÉtats européens animés dun même
esprit et possédant un patrimoine commun didéal et de traditions politiques, de
respect de la liberté et de prééminence du droit, à prendre les premières mesures
propres à assurer la garantie collective de certains des droits énoncés dans la
Déclaration universelle ; [...]
Article 13. Toute
personne dont les droits et libertés, reconnus dans la présente Convention ont été
violés, a droit à loctroi dun recours effectif devant une instance
nationale, alors même que la violation aurait été commise par des personnes agissant
dans lexercice de leurs fonctions officielles.
Source : Commission des communautés
européennes. |