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La Déclaration des droits de
lHomme et du Citoyen marque la fin de lAncien Régime et ouvre la voie à de
nouveaux principes qui se réfèrent aux droits liés à lexercice de la liberté
individuelle : cest la première génération des droits liés à la personne
(liberté dopinion, propriété, résistance à loppression). Le rôle de
lÉtat est alors de garantir à chacun la jouissance de ses droits. Dautre part, le texte de 1789 définit
légalité dans le cadre de la participation du citoyen à la vie sociale :
égalité devant la loi, devant limpôt, devant lemploi. Cependant,
lévolution de la société vers lindustrialisation va faire naître la
nécessité soit daffirmer plus nettement certains droits (à linstruction, à
lassistance), soit de formuler de nouveaux droits, assurant à lindividu un
niveau de vie suffisant pour vivre dignement.
Ces nouveaux droits économiques, sociaux et
culturels vont engager lÉtat dans une nouvelle logique de responsabilités : une
fonction de redistribution afin de corriger les inégalités sociales (aide au logement,
à la scolarité, à la santé). Il sagit là dune deuxième génération de
droits au travers desquels lÉtat nest plus seulement le garant des libertés
individuelles, mais est redevable vis à vis des citoyens de légalité sociale.
Le préambule de la Constitution de 1946 et la
Déclaration universelle des droits de lHomme de 1948 sont les principaux textes de
référence à ces nouveaux droits. Depuis les années 1970, une troisième génération
des droits de lHomme est en train démerger. Il sagit des droits qui ne
sont pas encore codifiés, dans de nouveaux domaines tels que le droit à la paix, le
droit au développement, le droit à la qualité de lenvironnement. |