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••• L’enseignement du catalan dans l’académie de Montpellier
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Projets 1er et 2nd degré
Compte-rendu d’expérience
Segons el Marc Europeu Comú de Referència per les llengües, cal mobilitzar els aprenents al torn de tasques comunicatives que obliguin a coneixements lingüístics obligatoris i compatibles (els que han de fer l’objecte d’un aprenentatge).
Le projet de conte bi-plurilingue
Le projet bilingue se situe dans une pédagogie d’approche actionnelle, selon les recommandations du CECR. Il mobilise et implique l’apprenant autour de tâches communicatives qui débouchent sur une production ayant une résonance sociale. Nous avons mis en place un projet de spectacle bilingue pour les autres classes de l’école. Dans un projet bilingue, il y a utilisation des deux langues dans toutes les phases du déroulement. Pour les phases régulatives, j’ai planifié l’utilisation de chaque langue selon les séances (voir mention entre parenthèses). Lors des phases constitutives, l’élève fait lui-même le choix de la langue dans laquelle sa marionnette parle. Il y a donc dans cette séquence une double macro-alternance, celle qui relève du choix de l’enseignant et celle qui est le fait de l’apprenant.
Description et analyse des séances
Objectif général : Aborder le langage d’accompagnement de l’action. Objectif spécifique : Prêter sa voix à une marionnette. Objectif de la séquence : Faire interagir sa marionnette, en catalan ou en français, avec celles des camarades, dans une histoire créée à partir d’albums déjà lus.
• Séance 1 : (en français)
• Séance 2 : (en catalan)
• Séances 3, 4 et 5 : (en catalan ou en français)
• Séance 6 : (en catalan ou en français)
• Séance 7 : (en catalan ou en français)
Les élèves ont dû être capables, dans les séances 1 et 2, de mettre en mots leurs idées et de choisir leur langue en fonction de la situation de communication. Derrière le castelet, séances 3, 4 et 5, le libre choix de la langue a été laissé aux enfants pourvu qu’ils communiquent entre eux et qu’ils puissent réinvestir ce qui avait été abordé lors des séances sur les réseaux littéraires. Pour la création de textes, les élèves ont pris comme « modèles » les albums que j’avais racontés depuis le début de l’année et notamment Els Tres Porquets, de David Wiesner, dans lequel les personnages sortent du livre et rentrent dans d’autres histoires. Nous avons obtenu des productions en français et en catalan à peu près équivalentes en nombre, et même une réplique en anglais. L’utilisation du castelet a levé les inhibitions des élèves en difficulté. Ils ont utilisé un langage d’évocation pour accéder à la langue catalane et à la langue française, langage proche de l’écrit, c’est à dire « assez explicite pour être compréhensible en tout temps et en tout lieu ». Ils se sont entraidés lors des essais en binôme. Dans l’ensemble, mon intervention a porté davantage sur le plan cognitif et culturel que sur le plan linguistique. Il était pour moi très important de laisser d’abord les élèves reformuler, associer, expliciter, commenter et réaliser leur choix en fonction du public visé. Je n’ai apporté mon guidage linguistique que lorsqu’il a fallu produire le texte écrit, afin qu’ils comprennent que l’oral et l’écrit sont régis par deux codes différents.
Pour mettre ce travail en mémoire, lors de la séance 6, nous avons écrit les textes lors d’ateliers spécifiques au cours desquels j’ai aidé individuellement l’élève à passer de l’oral à l’écrit, en catalan ou en français, selon son propre choix :
- Que veux-tu dire ? / - Què vols dir ?
Dans ses formulations, l’élève a utilisé un langage oral d’évocation, compétence qu’il s’est forgée grâce à la programmation bilingue annuelle en littérature.
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| L’Espace académique langues régionales est une création de l’Inspection pédagogique régionale et du CRDP de l’Académie de Montpellier, Décembre 2006. |
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